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ImageDans sa chronique du lundi 24 septembre 2012, intitulée « En quoi les musulmans sont-ils utiles à l’humanité ? », le jeune penseur Algérien Kamel Daoud affirme : « Je suis algérien et pas arabe. Je suis humain et j’ai le choix d’être musulman ou pas. A ma manière, discrètement, entre moi et le ciel, Dieu et le murmure (…) L’Islam est à revoir, repenser et redéfinir et à ramener à la raison ou à déclarer inapte. L’enjeu est notre place et notre utilité au reste de l’humanité qui avance sans se proclamer le centre du monde ni le « peuple de la vérité ».  Et qu’on arrête de crier au complot, de se croire victime d’une théorie mondiale, de voir les juifs partout même dans mon nom de famille et de multiplier les analyses fumeuses : l’évidence est là (…). Il faut choisir vite : rejoindre l’humanité ou pas. Repenser l’Islam ou pas. Car pour le moment il y a de quoi pleurer et rire en regardant des hirsutes (incultes) brûler un drapeau allemand pour dénoncer l’Amérique et confondre un Etat et un malfrat (…). Dieu et une barbe. Musulman/Arabe ? Non, ce qui est écrit sur mon passeport est clair : « algérien ». Cela ne tombe pas du ciel ni ne me vient de mes ancêtres. C’est quelque chose que je fabrique moi-même pour mes enfants. (…) En quoi faisons-nous avancer le progrès, le mieux, le Droit, la justice ? Qu’avons-nous inventé, musulmans de croyance ou musulmans par la culture, depuis le dernier Astrolabe ? Quand allons-nous enfin admettre que nous sommes devenus un poids mort pour l’humanité et un problème pour la collectivité ? (…) si nous sommes aussi manipulables c’est parce que nous sommes les êtres d’un malaise. Les habitants d’une planète qui a un pied dans l’Iphone 5 et un autre dans les babouches ancestraux. C’est qu’il y a irrésolution, fausse naissance, inadaptation et décalage et donc douleur et donc violence ».

Cette chronique peut être reprise à l’identique pour tout le continent africain. Et se reposer les mêmes questions : « En quoi les Africains sont-ils utiles à l’humanité ? »  Et on se rendrait compte très vite qu’une telle question n’a jamais été la priorité des théoriciens africains, qui ont, pour la plupart, par leur silence complice ou par leur ingénuité cérébrale, alimenté le système d’infantilisation religieuse ou bien ont tourné la tête ailleurs très loin, souvent vers l’Egypte antique, pour éviter de se frotter au présent incandescent et laisser ainsi s’installer et prospérer une sorte de dés-éducation de masse pour ramener tout le peuple à des pratiques religieuses propres au Moyen-Age européen et arabe, garantissant ainsi un retard mental certain sur les autres peuples. Peut-on prétendre fixer le cap pour sortir un peuple de l’humiliation et la souffrance, sans pour autant s’attaquer aux instruments qui ont permis cet état des choses ? L’islam et le christianisme sont-ils en Afrique des problèmes ou des solutions ? En d’autres termes, y a-t-il un seul exemple de pays du continent africain qui, grâce à l’islam ou au christianisme a pu résoudre ses problèmes de chômage, de croissance, de suicide, de santé etc. ? Personnellement, je n’en connais aucun. Donc, nous sommes pour le moins certains que ces 2 religions ne font pas partie de la solution. Y a-t-il des pays, des villes, des communautés en Afrique qui soient entrés en guerre à cause de l’islam et/ou du christianisme ? Du Sénégal au Kenya, en passant par le Mali, l’Egypte, la Cote d’Ivoire, le Nigeria, le Cameroun etc. on peut répondre sans hésiter par un oui, gros comme un éléphant. Donc ces 2 religions font partie du problème.

Lorsque j’ai souvent abordé dans mes leçons et mes chroniques mon hostilité envers ces deux religions déistes en Afrique, j’ai plus d’une fois été violemment pris à partie par les nombreux fidèles africains. Les moins virulents m’ont demandé avec quoi ils devaient remplacer leurs religions puisque je ne voulais pas qu’ils croient en Dieu. Car selon eux, la religion console de la misère matérielle. Sauf qu’à bien y voir de plus près, on peut constater que l’erreur des personnes qui prennent l’alcool pour soi-disant noyer les soucis est de ne pas comprendre que ces soucis seront toujours là, plus présents que jamais, surtout après que les effets hallucinogènes se seront dissipés et qu’on aura récupéré notre raison. L’alcool est donc une sorte de minuterie qui retarde le moment de prendre à bras le corps un problème sérieux.  C’est pour cela que celui qui ne boit pas et donc, ne noie pas ses soucis, est mieux outillé pour les affronter, car avec le temps, son corps se sera bien entrainé à aller au front sans plus attendre, sans minuterie. C’est la même chose pour les religions. Des études ont montré que beaucoup de personnes se convertissent à la suite d’un triste événement ou d’un accident de parcours dans la vie, parce qu’ils croient par erreur y trouver du réconfort. Et de certaines religions classées comme sectes dans plusieurs pays européens ciblent particulièrement des familles avec des douleurs récentes pour être certaines de recruter plus facilement de nouveaux adeptes. La vérité est qu’on a beau prier et prier encore, les chants et les louanges au Seigneur n’ont jamais effacé la dette qu’on a avec sa banque, n’ont jamais payé les factures de téléphone ou d’électricité. Dans mon village, Batié (Cameroun), il existe un dicton très prisé par les anciens : « des mots bien  agencés n’ont jamais aidé à piler le taro ». En d’autres termes, pour manger le taro, il faudra utiliser son cerveau pour savoir comment et où aller chercher du bois, ensuite il faudra le cuire ce taro et le piler ensuite. Aucune de ces opérations ne sera exécutée par de beaux discours, par des prières ou par des incantations, mais uniquement par la sueur de notre front. La religion qui devrait représenter un lieu de consolation se transforme ainsi très vite en piège qui fragilise ses adeptes, non habitués à « piler le taro » dès qu’ils ont faim, mais d’abord à agencer les beaux mots, à chanter des cantiques et à prier avant de se rendre compte que le taro est encore cru. Et c’est avec un retard certain sur les autres qui va leur coûter cher, et c’est, affaiblis par la famine prolongée, qu’ils vont effectuer la tache par laquelle ils auraient dû commencer : réfléchir à comment solutionner un problème et se retrousser les manches pour y parvenir plutôt que de se mettre à chanter et à prier.

J’ai toujours pensé que les Africains qui croyaient en Dieu étaient dans l’erreur, pire, qu’ils étaient de vrais manipulables. J’ai passé des mois à étudier les réactions de ces Africains face à mes différentes publications sur la religion pour me rendre compte que c’était moi qui me trompais, c’était moi qui étais dans l’erreur parce que je n’avais pas compris que ces Africains n’étaient capables de comprendre sereinement qu’ils pratiquaient des religions qu’ils n’avaient pas choisies, que leurs ancêtres n’avaient pas choisies, mais qui leur avaient été imposées suite à une très longue période de violences et de viols, rythmée par des phases de déportation et de mise en esclavage. Dans ces conditions on ne peut pas parler de libre choix, puisque leurs grands-parents, leurs aïeux ont été forcés d’abandonner leur religion pour pratiquer celles de leur bourreaux. C’est ce qui explique que l’Afrique sahélienne, où arrivaient les caravanes des chasseurs d’esclaves arabes, soit en majorité musulmane ; et que les côtes où accostaient les bateaux de chasseurs d’esclaves européens, soient en majorité chrétiennes. Mon erreur venait du fait que je n’avais pas pris en compte le fameux complexe de Stockholm qui veut que la victime d’un viol, d’un séquestre finisse par aimer son bourreau au point d’en devenir son meilleur défenseur. Après l’holocauste qui s’est terminée avec la mort violente de 6 millions de juifs tués par les chrétiens, tous les juifs ont appris à mettre sur place une sorte de thérapie de masse qui a consisté à identifier chaque victime et à avoir des jours de la mémoire pour eux. Rien de tout cela n’a été fait par les Africains ni à la fin de l’esclavage arabe, encore moins à la fin de l’esclavage européen. Il n’existe pas en Afrique une place, une rue dédiée à la mémoire des victimes des deux esclavages. A sa place, on célèbre la mémoire des bourreaux, on érige des cathédrales en leurs noms, on construit des mosquées en leur gloire. Et c’est comme cela que, les africains se sont lancés dans une fuite en avant, en se mentant à eux-mêmes et en faisant semblant de croire que rien ne s’est jamais passé. Ils auraient voulu que ce fût juste un mauvais rêve. C’est ce qui va justifier en partie la course effrénée de certains africains vers la recherche de l’amitié de façade avec les bourreaux d’hier, parce que cela leur donne l’illusion de ne plus être les esclaves, de ne plus être inférieurs, mais d’être aussi leurs amis, donc d’être peut-être aussi leurs égaux.

Dans une société multiculturelle comme les Etats-Unis d’Amérique, il y a des Américains qui vont devenir Bouddhistes, Hindouistes etc. Mais les populations d’origine africaine, les descendants d’anciens esclaves ne vont migrer qu’entre les deux religions de leurs anciens maîtres : s’ils quittent l’Islam, ils vont devenir chrétiens. S’ils quittent le christianisme, ils vont devenir musulmans et rien d’autre. Il existe peut-être deux cent choix religieux possibles, mais ils ne vont se limiter qu’à ces deux religions. Si les anciens bourreaux chrétiens haïssaient les juifs, ils vont aller chercher dans la Bible ces pages de haine contre les juifs afin de ressembler au mieux au maître. Si l’ex-bourreau arabe déteste les Juifs, ils vont être les plus grands historiens d’un genre nouveau et réécrire une histoire complaisante pour prouver au maître qu’ils peuvent exceller dans l’art de de haïr les juifs. Il suffit de voir pour cela les écrits des éminents imams africains-américains et bien d’autres encore. Les Africains et les Afro-américains ne sont que chrétiens et musulmans par mimétisme du maître. Ils sont des esclaves qui ignorent qu’ils le sont. Et pour les aider à couper ces chaines invisibles de l’esclavage, il ne suffit pas de les accuser, mais de leur donner les instruments qui vont leur permettre de comprendre pourquoi et comment ils en sont arrivés là. Il faut les aider à se poser à eux-mêmes les questions dérangeantes qu’ils n’ont jamais osé se poser comme : pourquoi suis-je musulman et non shintoïste ? Pourquoi suis-je chrétien et non hindouiste ? Si mon pays avait été colonisé par le Japon ou l’Inde, serais-je chrétien ou musulman ?  Si je crois que Dieu existe et que ceux qui suivent la religion de l’ancien maître ont une place au paradis, pourrai-je y rencontrer mes ancêtres qui sont morts avant l’arrivée en Afrique de ces religions ? Pourquoi mes maîtres arabes et européens qui ne me veulent pas avec eux ici sur terre pour une durée de vie somme toute limitée à moins de 100 ans, seraient-ils subitement si bons et généreux de me convertir à leur religion, s’ils étaient eux-mêmes convaincus qu’il existait le moindre risque de partager avec nous leur paradis et nous voir vivre à côté d’eux non plus pendant 100 ans, mais pour toute l’humanité ? Depuis la classe de 6ème (13 ans) j’ai travaillé comme domestique chez des particuliers, le plus souvent des membres les plus fortunés de ma propre famille. Ils étaient mes patrons et je n’étais qu’un pauvre élève qui mangeait à peine une fois par jour. 30 ans après, les positions et les classes sociales se sont inversées. Et l’affamé d’hier est devenu le rassasié d’aujourd’hui et les rassasiés d’hier sont devenus les affamés d’aujourd’hui. Mais il m’est arrivé dans une dispute avec une personne qui n’était encore qu’un bébé à l’époque où je faisais ses lessives, qu’elle me dise lorsqu’elle n’avait plus d’argument : « même si tu es devenu ce que tu es devenu, tu restes et resteras toujours notre boy (domestique) ». Cette phrase m’avait beaucoup choqué. Mais à force de la ruminer, je suis parvenu à faire le parallèle avec les nations et de conclure que lorsqu’un pays a colonisé un autre, lorsqu’un peuple a fait d’un autre son esclave, que le peuple réduit en esclavage monte ou descende, découvre le pétrole ou pas, le colonisateur, même s’il est devenu entre-temps plus pauvre et criblé de de dettes, aura toujours du mal à avouer ses difficultés financières et dans tous les cas, il continuera à voir son ex-colonisé comme ni plus ni moins qu’un colonisé. Au niveau des religions, le nombre croissant d’africains dans la religion musulmane n’a pas suffi pour faire changer dans la langue arabe l’appellation des Africains : ZEMDJ, c’est-à-dire ESCLAVE. En arabe tunisien, les africains sub-sahariens sont appelés « Ya Kahlouch », c’est-à-dire : Serviteur, Esclave. Chez les juifs, on nous appelle : « oussif », c’est-à-dire le valet, le domestique. En arabe marocain, nous sommes appelés : « Azzi », c’est-à-dire : l’inférieur, le serf. En Egypte, les populations noires autochtones, confinées dans la région d’Assouan subissent une marginalisation économique et sociale pire de l’apartheid subies par les africains des racistes blancs sud-africains.  Pour comprendre pourquoi environ 17 millions d’africains subsahariens ont été capturés, castrés et faits esclaves dans les pays arabes il faut dire que le coran est le seul des livres sacrés des 3 religions monothéistes à encourager expressément la pratique de l’esclavage. Et pour comprendre pourquoi le racisme anti-noir transforme encore aujourd’hui la vie des nombreux africains dans les pays arabes en véritable cauchemar, les bourreaux invoquent le coran qui demande ne pas être généreux avec l’esclavage, car si on le fait, il risque de prétendre d’être votre égal. C’est notamment la Sourate 16 :71 qui dit ceci :  » Allah (Dieu) a favorisé certains d’entre vous, plus que d’autres, dans la répartition de ses dons. Que ceux qui ont été favorisés ne reversent pas ce qui leur a été accordé à leurs esclaves, au point que ceux-ci deviennent leurs égaux.  » C’est aussi ce qui va expliquer que les derniers pays de la planète, contraints par les Nations-Unies à abolir l’esclavage des africains subsahariens sont les pays arabes, comme l’Arabie Saoudite en 1962, 1965 l’ile du Sultanat Zanzibar sous contrôle du sultanat d’Oman, où une révolte des noirs, un conflit racial conduit par un certain Nyerere va conduire au massacre de 17.000 arabes pour arriver à l’indépendance de l’île et l’union avec le Tanganyika, pour former l’actuelle Tanzanie le 26 Avril 1964 ; la Mauritanie va abolir l’esclavage des noirs en 1982, mais va continuer dans les faits à le pratiquer. Au Soudan, l’Unicef dénombre encore 16.000 esclaves noirs en l’an 2000.

Ce n’est pas parce que l’Afrique est devenue le terrain de conquête du christianisme avec ses nombreuses églises réveillées et des adeptes qui se comptent par des dizaines de millions que la Bible changera sa division raciale qui fait des Africains le peuple maudit de Noé. Les Africains restent un peuple maudit aux yeux de tous les chrétiens du monde. C’est la fameuse nudité de Noé et la conséquente malédiction de Canaan (Genèse 9:18 – 10:32).

On est donc en droit de se poser une question légitime : pourquoi les Africains sont-ils le seul peuple au monde qui adhère et milite dans des religions qui les humilient ? Chaque peuple à travers sa religion se peint comme le peuple béni et utilise les autres peuples comme des souffre-douleurs : comment les Africains n’arrivent-ils pas à comprendre qu’ils sont les dindons de la farce de toutes les religions du maître auxquelles ils adhèrent en masse. Comment n’arrivent-ils pas à comprendre que les religions qui leur vendent le paradis et leur crée la peur de l’enfer sont la confirmation du fait que Dieu n’existe pas ?  Lorsque des pasteurs et prêtres des nombreuses églises dites « réveillées » vendent le vent en promettant le travail aux chômeurs, le fiancé à la fille seule, la santé aux malades, la chance aux fainéants autoproclamés « malchanceux », ils confirment par leurs activités de banditisme spirituel qu’eux-mêmes ne croient pas en dieu qu’ils professent et au nom de qui ils parlent. Et nous amène à répondre à la question : est-ce que Dieu existe ? Bien sûr que NON. Et nous allons voir comment et pourquoi.

LA HAINE ENTRE DEISTES

Le mathématicien grec Euclide qui a vécu de 325 à 265 avant notre ère disait que : « Ce qui est affirmé sans preuve peut être nié sans preuve ». Ce qui veut dire qu’à partir du moment où tous ceux qui disent que Dieu existe n’ont jamais apporté la moindre preuve de son existence, je me réserve aussi le droit d’affirmer le contraire et dire qu’il n’existe pas, sans la nécessité de prouver mes propos.  C’est moi qui ne vais apporter aucune preuve de l’inexistence de Dieu, mais ce sont les croyants qui vont nous la procurer. En d’autres mots, ce sont ceux qui crient haut et fort que Dieu existe qui vont nous apporter les preuves de l’inexistence de Dieu. Pour y parvenir, je vais dans les lignes qui suivent, utiliser une logique enfantine, en essayant de me poser les bonnes questions et en y apportant les réponses les plus simples possibles pour que nous puissions nous rapprocher de la vérité qui n’a après tout pas besoin d’être complexe.

C’EST PARCE QUE LES RELIGIONS DEISTES EXISTENT QUE DIEU N’EXISTE PAS

Il existe au monde 3 religions dites déistes, c’est-à-dire les religions qui pratiquent le culte d’un dieu unique : le judaïsme, le christianisme et l’islam, connues en sociologie politique comme les religions occidentales.  Elles ont toutes 5 points communs :

  • elles utilisent un texte sacré qui renferme les préceptes à suivre par les adhérents ;
  • elles possèdent un lieu où tous les adhérents vont se prosterner, elles pratiquent un rituel une fois par semaine, le vendredi pour l’islam, le samedi pour le judaïsme et le dimanche pour le christianisme ;
  • elles pratiquent toutes la prière pour demander quelque chose à cet hypothétique être suprême ;
  • elles remontent toutes à un seul ancêtre, un certain Abraham, d’où leur appellation de religions Abrahamiques.
  • elles ont toutes un paradis et un enfer et c’est à ce niveau que se situe le moment de vérité qui va nous prouver l’inexistence de dieu.
  • Ils croient tous à un paradis pour récompenser les bons et à un enfer pour punir les méchants. Oui, mais ils n’ont pas tous la même conception du bien et du mal, ils n’ont donc pas les mêmes conditions pour entrer au paradis et aller en enfer, ils n’ont tout simplement pas le même paradis, encore moins le même enfer.  La conclusion logique c’est qu’ils n’ont pas le même dieu. Donc si chacun d’eux a un dieu différent, c’est qu’ils ont au total 3 dieux. Et si nous n’avons qu’un seul monde et non 3, c’est que mathématiquement quelqu’un a menti et certainement pas celui qui ne croit pas en dieu. Chacune de ces 3 religions a son propre paradis, antagoniste des deux autres où iront uniquement ses adhérents pour rencontrer son dieu ; les adhérents des autres 2 religions devant aller directement en enfer. S’il existait dieu, il aurait bien entendu une demeure et si cette demeure doit s’appeler paradis, il n’y en aurait qu’une seule. Le fait qu’il y ait 3 paradis signifie que pour les adeptes des religions déistes, en créant 3 paradis, ils ont contribué sans le savoir à affirmer au monde entier que Dieu n’existe pas et ils en ont ainsi livré eux-mêmes la preuve.
  • Pire, chacune des religions stipule qu’elle est la seule vraie et que son dieu est le seul vrai dieu et par conséquent, les dieux des deux autres religions concurrentes sont des imposteurs. Ils vont même plus loin en stipulant que si on tue les adeptes des religions concurrentes, on va tout droit au paradis, confirmant ainsi qu’il ne s’agit pas bien entendu du même paradis.  Il s’agit de la logique des pèlerinages armés organisés au moyen-âge de 1095 à 1291 par les papes catholiques depuis Rome pour aller combattre les infidèles musulmans de dénommé « croisades ». L’abbé de Citaux en France et ambassadeur du pape, Arnaud Amalric, n’a-t-il pas dit lors de la prise de Béziers en 1209 : « Tuez-les tous, car Dieu saura reconnaître les siens ! » ? Si Dieu existait, les religions déistes ne mèneraient pas cette lutte acharnée contre les deux autres pour se proclamer seule légitime. Sur le plan politique, cette preuve est encore plus pressante. Si la Turquie n’était pas à majorité musulmane, il y a longtemps qu’elle serait membre de l’Union Européenne. Sa demande d’adhésion est restée la plus ancienne avec le Maroc non acceptée pour des raisons purement religieuses. Lorsqu’aux USA le regroupement politique d’extrême droite dénommé « Tea Party » dit que leur président Obama est un musulman, il s’agit pour eux d’une véritable insulte. Lorsque le pape de Rome parle des racines chrétiennes de l’Europe, il ne le dit pas pour affirmer des valeurs mais par exclusion, pour se protéger du concurrent islamique.

Donc, contrairement à une idée reçue, les ennemis des gens qui croient en Dieu ne sont pas les athées, mais des croyants en un dieu concurrent. Plutôt que de s’allier pour nous prouver son existence, ils se battent entre eux, ce qui nous confirme qu’au plus profond des plus intelligents parmi eux, ils ne croyaient pas en ce qu’ils professent. Ils sont les premiers non-croyants. Avant de chercher dans les différents livres saints leur haine contre les autres croyants, il me plaît de rappeler que la manifestation de la haine n’a pas la même virulence une fois qu’il y a moins de concurrents sur l’échiquier pour se disputer les zouaves au supermarché des âmes crédules. Ainsi, les juifs vont ouvrir les hostilités en se définissant peuple élu de Dieu. Les chrétiens vont suivre en affirmant que les juifs étaient maudits ainsi que tous leurs descendants pour avoir participé à la mort du fils unique de Dieu. Il s’agit d’une mise en scène, parce que s’il fallait qu’il meure pour effacer les péchés et sauver la planète, pour y parvenir, il fallait bien qu’à 33 ans une voiture lui passe dessus et en absence de voiture à l’époque, quelqu’un devait bien s’y prêter, puisque Dieu décide de tout à l’avance.

LA HAINE DES MUSULMANS CONTRE LES CHRETIENS ET JUIFS

Lorsqu’on lit le Coran du début à la fin, on ne peut s’empêcher de constater que près de 70% de ce livre est consacré à parler des frères ennemis chrétiens et juifs accusés tour à tour d’être des infidèles, des imposteurs etc. En voici quelques extraits :

  • Coran – Sourate 9 verset 30 : « Les Juifs appellent Uzair un fils d’Allah, et les Chrétiens appellent Christ le fils d’Allah. C’est ce qu’ils disent de leur bouche; ils imitent ce que les infidèles disaient. Qu’Allah les maudisse : comme ils sont loin de la Vérité ! »
  • Coran – Sourate 9 – verset 29 : « Combattez ceux qui rejettent Allah et le jugement dernier et qui ne respectent pas Ses interdits ni ceux de Son messager, et qui ne suivent pas la vraie Religion quand le Livre leur a été apporté, (Combattez-les) jusqu’à ce qu’ils payent tribut de leurs mains et se considèrent infériorisés. »
  • Coran – Sourate 4 – verset 51 : « N’as-tu pas tourné ton regard vers ceux qui ont reçu une partie du Livre ? Ils croient à la sorcellerie et aux faux dieux, et disent aux idolâtres qu’ils sont mieux guidés que les croyants ! »
  • Coran – Sourate 9 – verset 34 : « O vous qui croyez ! Nombreux sont parmi les rabbins et les moines qui, dans la Fausseté, dévorent la richesse des hommes et les détournent de la voie d’Allah. Et ceux qui enterrent l’or et l’argent et ne le dépensent pas dans la voie d’Allah : annonce leur une punition douloureuse. »
  • Coran – Sourate 5 – verset 82 : « Les plus fortement hostiles envers les croyants que vous trouverez parmi les hommes sont les Juifs et les Païens; et vous trouverez les plus proches en affection envers les croyants ceux qui disent « Nous sommes chrétiens » : car parmi eux sont des prêtres et des moines, et ils ne sont pas arrogants. »

LA HAINE DES CHRETIENS CONTRE LES JUIFS

Les chrétiens ont inventé une expression pour qualifier les juifs : le « peuple déicide », c’est-à-dire le peuple qui a tué Dieu. Par ce mot de « déicide », les chrétiens nous apportent une autre preuve que Dieu n’existe pas. Car si c’est lui qui a tout crée, il est omnipuissant et omniprésent, il ne peut donc pas mourir, il ne peut pas souffrir comme faiblesse de l’élément qui est le fondement de sa force : la création du monde, l’invention de la vie. S’il meurt, c’est donc qu’il n’est pas ce qu’on nous a décrit.

Revenons à la haine  des chrétiens pour les juifs qui trouve son point le plus comique et en même temps tragique. S’il existait un palmarès du cynisme de la haine religieuse, c’est l’Eglise catholique qui remporterait la médaille d’or. L’incroyable histoire ci-dessous vous fera comprendre pourquoi : en janvier 1965 dans le mensuel juif « Commentary », de l’American Jewish Committee (New York, Chicago, Los Angeles), no 1, vol. 39, p. 19-29 ; est publié un texte avec le titre la « prière » qui figure à la page 21, et qui a été donnée par les autorités catholiques de Chicago, comme étant le testament du pape Jean XXIII de son vrai nom : Angelo Roncalli (1881-1963), qui aurait demandé que ce soit lu dans toutes les églises catholiques du monde pour demander pardon aux juifs de la haine des chrétiens envers eux :

« Nous sommes aujourd’hui conscients de ce que beaucoup, beaucoup de siècles d’aveuglement ont offusqué nos yeux de sorte que nous ne pouvons plus ni voir la beauté de Ton Peuple Élu ni reconnaître sur leurs faces les traits de nos frères privilégiés. Nous nous rendons compte de ce que la marque de Caïn est inscrite sur nos fronts. Au cours des siècles, notre frère Abel est resté étendu dans le sang que nous avions versé ou a répandu les larmes que nous provoquions par notre oubli de Ton Amour. Pardonne-nous la malédiction que nous avons faussement attachée à leur nom de juifs. Pardonne-nous de T’avoir une seconde fois crucifié dans leur chair. Car nous ne savions pas ce que nous faisions… »

Voilà l’exemple même d’une religion qui professe l’humilité et le pardon.

En 1966, la revue ecclésiale dénommée « La Documentation catholique » publie un article avec le titre : « Une Prière de Jean XXIII pour les juifs », citant un autre journal ecclésiastique « La Liberté de Fribourg (Suisse) » du 9 septembre 1966, la revue commente :

« Les milieux du Vatican ont confirmé le 7 septembre l’existence et l’authenticité d’une prière composée par Jean XXIII quelques jours seulement avant sa mort et dans laquelle le Pape demande pardon à Dieu pour toutes les souffrances que l’Église catholique a fait subir aux juifs. L’existence de cette prière qui, selon les intentions de son auteur, aurait dû être récitée dans toutes les églises, avait été annoncée récemment au cours d’une conférence a Chicago par Mgr John S. Quinn, qui fut un des experts du Concile ».

Quelques semaines plus tard, des frondes vont se lever au Vatican même, jugeant le pape mort, trop indulgent avec les juifs et trop durs avec les chrétiens. Dès le 26 octobre 1966, c’est le Secrétariat d’état du Vatican qui va publier un communiquer pour invalider le testament de Roncalli et le taxer de faux. C’était trop beau pour être vrai. Mais les juifs ont rêvé un instant que la haine des chrétiens puisse cesser. C’était sans compter sur les spécialistes de la phobie qui ont fondé toute leur carrière de prêtre, d’évêque, de cardinal sur la malédiction des méchants juifs. Ainsi va la religion, mais pourquoi un Africain crierait-il haut et fort sa haine pour les juifs ? Pourquoi un Africain adhérerait-il à des confessions religieuses qui ont besoin d’un ennemi, d’un méchant, d’un diable pour leur tracer la voie vers  le paradis, vers le bonheur hypothétique ?

LA HAINE DES JUIFS CONTRE LES MUSULMANS

Lorsqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale les américains et les soviétiques veulent réparer les torts commis en offrant aux juifs du monde une partie de l’Allemagne dont ils pourraient faire un territoire autonome et indépendant, c’est la grande stupeur, lorsqu’ils refusent et préfèrent s’attacher à la Palestine, la promesse d’une terre que Dieu aurait faite à Moïse. Encore une fois, nous sommes en présence d’un moment où la déraison religieuse prend le dessus sur la logique et crée une catastrophe dont personne ne voit l’issue 60 ans après. Sans la religion, dès le début, il n’y aurait pas eu de conflit israélo-palestinien. Parce que c’est une religion qui a indiqué le lieu de sa création, c’est la même religion qui alimente l’espoir de sa survie et c’est une autre religion qui la combat depuis sa création. Si on veut vraiment solutionner ce problème de deux états palestiniens et israéliens, il faudrait sortir le dossier des mains des déistes qui les gèrent aujourd’hui, avec une émotivité et une haine qui encore une fois trouve son origine dans la philosophie des régions déistes qui sont exclusives, intolérantes, arrogantes. Leur laisser le devoir de trouver la solution à ce problème est comme confier à un pyromane le devoir d’éteindre une incendie. Encore une fois, ceci nous confirme qu’aucune des forces en présence, aucune religion impliquée dans le conflit ne croit réellement en Dieu. Chacun croit en son dieu, en un dieu personnel et qui par définition ne peut pas être Dieu, mais un dieu, le dieu des juifs, le dieu des musulmans et le dieu des chrétiens, puisque les 3 religions monothéistes n’ont pas une unicité  déiste. Les appeler même religions monothéistes me semble une véritable entorse à la rigueur de la langue. On devrait plutôt les appeler : « religion à déisme exclusif », le dieu n’étant unique que parce que chacun revendique la validité du sien, cultivant une ignorance totale, lorsqu’il ne s’agit pas d’antipathie contre le dieu des autres 2 religions concurrentes.

Lorsqu’on regarde de plus près les plus grands conflits de ce monde, il a très souvent opposé ces 3 mêmes religions, qui regroupent une grande partie des victimes du monde entier des bombes israéliennes sur Gaza, à  la voiture piégée de musulmans contre d’autres musulmans à Bagdad en passant par les assauts et contre assauts entre chrétiens et musulmans en Afghanistan, les tueries avec les armes de guerre des chrétiens contre d’autres chrétiens dans les écoles et universités américaines, mais aussi, les morts des assauts dans les mosquées et églises du Nigeria et du Kenya et les mains amputés des musulmans par d’autres musulmans au nord du Mali.

La 67ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies commencée le mardi 25 septembre 2012 a encore une fois vu ces 3 religions réclamer le devant de la scène. Dès l’ouverture, c’est le chrétien et président américain Obama qui jurait au nom de Dieu (chrétien) que le musulman de l’Iran était un diable que tous les pays des Nations Unies devaient combattre, avec ces mots : “Le gouvernement iranien continue de soutenir un dictateur à Damas et soutient des groupes terroristes à l‘étranger. Maintes et maintes fois, il a manqué de saisir l’occasion de démontrer que son programme nucléaire est pacifique”. Ce que le président américain ne dit pas c’est que la Chine aussi soutient ce qu’il appelle le dictateur de Damas, sans qu’il songe un tant soit peu à l’accabler. La vraie différence est que l’Iran est croyante et la Chine pas. Et comme par définition celui qui croit en Dieu n’a de plaisir qu’à attaquer un autre croyant, voilà ce qui va expliquer en partie le fait que la Chine qui va même jusqu’à bloquer les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour soutenir la Syrie n’apparait même pas une seule fois dans les accusations d’Obama à propos de la Syrie qui semble selon lui ne tenir debout que grâce à l’Iran. Et lorsqu’il accuse l’Iran de soutien au terrorisme, il oublie qu’en Syrie, c’est lui qui soutient ceux qui mettent les bombes à Damas, qui tuent sans discernement hommes, femmes, enfants, ministres, militaires. La moitié du gouvernement de Damas a été décimée par une bombe qui a explosé lors d’un conseil de ministres, une bombe fabriquée et posée par des personnes soutenues et financées par Obama. Comment peut-il accuser l’Iranien de quelque chose que c’est lui qui fait ? Qu’importe,  ceux qui croient en Dieu sont tellement habitués à reposer sur le mensonge qu’ils en deviennent pathétiques. Obama n’a pas dit à l’Assemblée Générale qu’il a refusé le visa à 20  hautes personnalités iraniennes comptant des ministres et des conseillers qui devaient accompagner le président iranien à New-York, alors que cette information a été rendue publique le jour même par le quotidien israélien Haaretz.

Le jeudi 28 septembre 2012, c’était au tour du Juif, premier ministre d’Israël,  Netaniyahou de demander de tous s’unir contre le musulman Iran, en expliquant avec un dessin représentant une bombe avec une mèche allumée, comment le méchant musulman de l’Iran était presque en train de finir sa bombe atomique si l’humanité ne lui livrait pas une guerre immédiatement pour la stopper. Il va dire avec le mensonge professionnel propre des croyants : « Au printemps prochain, au maximum l’été prochain au rythme où ils poursuivent actuellement l’enrichissement (…), ils pourront passer à l’étape finale. (…) Ils n’ont besoin que de quelques mois, peut-être quelques semaines, avant d’avoir suffisamment d’uranium enrichi pour la première bombe. Le temps presse, il est très tard. L’avenir du monde est en jeu (…), rien ne peut mettre davantage en péril notre avenir qu’un Iran doté d’armes nucléaires ». Alléluia. Ce que le premier ministre ne dit pas, c’est que lorsqu’on revient en arrière de 2, 3, 4 ans, on retrouve exactement le même discours prononcé à la même assemblée en nous annonçant qu’après quelques semaines, l’Iran finaliserait sa bombe atomique. Ou les temps bibliques ne sont pas les mêmes que les nôtres, ou alors BIBI nous prend pour des imbéciles.

Pour le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, comme les discours sont les mêmes depuis 5 ans et les mensonges religieux qui les accompagnent, je vais prendre au hasard un de ses discours à l’assemblée générale, comme celui de 2011 à la 66ème session, qui a vu comme chaque année, le même rituel : les juifs et les chrétiens ont quitté la salle durant ce discours de 20 minutes qui a commencé ainsi : « Au nom de Dieu, le Compatissant, le Miséricordieux, Loué soit Allah, le Seigneur de l’Univers, paix et bénédiction soient sur notre Maître et Prophète, Mahomet, sa pure demeure, ses nobles Compagnons et tous ses divins messagers. Ô Dieu, hâte l’arrivée de l’imam Al-Mahdi et accorde lui une bonne santé ainsi que la victoire et fais de nous ses disciples et ceux qui témoignent de sa justesse. M. le Président, Excellences, Mesdames et Messieurs, Je suis reconnaissant au tout-puissant Allah qui m’a accordé, une fois de plus, l’opportunité de paraître devant cette assemblée mondiale. » On peut constater dès le début que ces 3 religions utilisent l’assemblée générale des nations unies comme scène pour le show de prosélytisme religieux à peine voilé. On peut ainsi compter dans ce discours de Mahmoud Ahmadinejad, 1 fois le mot Jésus, 2 fois le mot Islam, 3 fois le mot Allah, 5 fois le mot dieu, 6 fois le mot prophète, 11 fois le mot divin etc. Et avec l’arrogance qui caractérise les croyants, il va même oublier que le monde entier auquel il s’adresse est composé des 2/3 de pays qui pratiquent des religions dites non-déistes, c’est-à-dire des religions où il n’y a pas de dieu et il va en quelques phrases accuser ses 2 concurrents juifs et chrétiens  et expliquer ensuite comment lui-même pratique ce qu’il reproche aux autres en ces termes : « Ils [juifs et chrétiens] insistent pour imposer leur style de vie et leurs croyances aux autres (…) Un futur qui sera construit lorsque l’humanité commencera à emprunter le chemin des divins prophètes et des justes sous le commandement de l’Imam Al-Mahdi, le sauveur ultime de l’humanité et l’héritier de tous les messagers divins et des meneurs et la génération pure de notre grand prophète. » Amen. Et sans commentaire.

QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

Plusieurs études sociologiques concordantes démontrent que plus les gens sont pauvres et plus ils sont croyants et plus ils sont croyants et plus ils sont intolérants, pace que leur vie se limite à des interdits. En Afrique, les régions les plus croyants sont aussi les plus pauvres. Les groupes ethniques les plus religieux sont aussi les plus pauvres. Parce que souvent, le fait d’avoir perdu les racines et le culte des ancêtres a créé un nouvel individu qui ne sait pas qui il est, dans un monde qu’il a du mal à maitriser. On se retrouve ainsi avec des sans domicile fixe culturels, qui ne savent pas d’où ils viennent, encore moins où ils vont. Ce qui les rend très vulnérables et facilement manipulables par le premier guru arrivé qui s’enrichit sur leur dos en leur promettant, la chance, l’amour, la santé et l’argent. Aux Etats-Unis d’Amérique, par exemple, les états les plus pauvres sont les états les plus croyants en dieu. Il n’a pas été déterminé s’ils sont pauvres parce qu’ils croient en dieu ou s’ils croient en dieu parce qu’ils sont pauvres. L’état le moins croyant, la Californie, est le plus tolérant, mais aussi celui qui met la créativité humaine en avant avec des centres d’excellence comme la Silicon Valley, avec des réalisations de niveau mondial comme Microsoft, Google, Apple etc… Les états du sud les plus croyants comme le Mississipi, l’Alabama, la Géorgie ne sont pas seulement les plus pauvres mais aussi les plus racistes contre les Noirs. Plus on croit en Dieu et plus on applique la discrimination résultant de la division biblique et coranique des races selon laquelle l’Africain est un maudit. Sur ce point, les 3 religions déistes sont concordantes : les Africains sont des descendants de Cham, lui-même à commencer par son fils Canaan, condamnés par Noé à être les esclaves des autres races, c’est-à-dire les descendants de ses frères Sem que sont les Sémites (Arabes et Juifs) les descendants de Japhet que sont les Caucasiens, les originaires d’Europe. C’est d’ailleurs cette explication qui justifie que le groupe raciste Ku Klux Klan utilise une croix comme symbole de la pureté raciale, mais aussi pour se distinguer des personnes d’origine africaine, maudites selon les textes des 3 religions.  C’est la même explication que les racistes d’Afrique du Sud utiliseront pour mettre sur pied leur politique d’apartheid.

Lorsque des Africains se disent chrétiens ou musulmans, ils adhèrent à des idéologies religieuses qui les humilient depuis leur création. Ils acceptent d’être des maudits, d’être les esclaves des autres races. S’ils le font par ignorance, c’est tout aussi grave, parce qu’ils ont eu la chance de savoir lire et écrire et auraient dû mettre à profit cette grâce pour établir et différencier avec précision et rigueur ce qui concourt de ce qui nuit à leurs intérêts pour l’accomplissement de la dignité humaine et de la liberté mentale.

Je suis souvent interpellé sur ce sujet avec des questions du genre : « si tu dis de ne plus croire en dieu, alors avec quoi le remplacerons nous ? » Cette question en apparence anodine est très importante et pleine de signification, parce qu’elle trahit l’état de subalternité de ces croyants qui ne s’imaginent pas libres, libres de ne pas croire, libres de ne pas avoir peur, libres de  se concentrer sur l’avenir de leurs enfants sans d’autres conditionnements, libres de vivre sans interdits en dehors de ce que la loi civile du pays impose, ils ne s’imaginent pas un seul instant, tout simplement libre de vivre.   Je suggère la solution de revenir à nos sources, à nos racines, pas pour remplacer une prison religieuse par une autre, mais pour marquer le point zéro du départ de la thérapie qui nous manque pour faire face à nos vieux démons de l’esclavage arabe et européen pour finalement avoir l’espace de nous libérer de la pression de nos bourreaux d’hier et d’aujourd’hui pour ruminer notre défaite, pour souffrir du poids de l’humiliation, pour que ça ne se répète plus jamais et pouvoir repartir sur de nouvelles bases, sur des bases plus saines dépolluées de notre plus grande maladie au contact de l’humanité, notre complexe d’infériorité.

On peut brûler les étapes en reniant la spiritualité de nos grands-parents jugée primitive, pour embrasser sans vergogne celle de nos bourreaux, mais c’est une navigation à vue, sans cap qui nécessitera tôt ou tard de retourner repartir de là où on aurait dû fixer le départ : de nos racines.

Sans cela, nous connaissons le futur qui attend nos enfants et qui est celui non enviable des Africains en Occident qui ne respirent que par le dieu des bourreaux et qui au final se retrouvent avec les 4 sur 5 des populations des quartiers noirs de certains villes américaines à devoir s’attendre à passer un jour ou l’autre par la case prison.  Il suffit de visiter les prisons de Grande Bretagne ou de France pour se rendre compte qu’elles sont remplies à près de la moitié des enfants d’Africains qui ont grandi couvés par des mamans croyantes jusqu’aux os, qu’elles soient musulmanes ou chrétiennes.

Dans son livre The New Jim Crow: Mass Incarceration in the Age of Colorblindness, Michelle Alexander, ancienne assistante du juge de la Cour suprême américaine, constate : «Il y a aujourd’hui plus d’hommes africains-américains en prison ou en détention, en liberté surveillée ou liberté conditionnelle, que de noirs qui furent soumis à l’esclavage en 1850 avant que la guerre civile ne commence.» Et pour ceux d’entre eux qui ne sont pas condamnés à mort, ou à vie, mais seront libérés tôt ou tard, qu’est–ce qui les attend ? Elle répond : «70% d’entre eux retournent en prison dans les deux ans qui suivent, voilà ce qui les attend.» Presque tous ces enfants ont été éduqués par des mamans qui ne jurent que par la religion. Oui mais voilà, l’erreur de ces mamans et papas est de croire que la fréquentation des institutions religieuses suffit pour redresser un enfant, qu’il suffit de faire réciter le Coran ou la Bible à un enfant pour qu’il soit éduqué. L’éducation consiste aussi à faire lire à l’enfant autre chose que la Bible, autre chose que le Coran, car tant que l’enfant est petit, on peut lui faire croire ce qu’on veut, mais comme il vit dans une société ouverte, il commence à comprendre à l’adolescence que le message religieux de son enfance selon lequel nous sommes tous des frères, contraste avec un univers rude et violent, il remet alors en doute toute la crédibilité des parents et balaie d’un revers de main tous les enseignements reçus, même les plus bons, mêmes les plus utiles pour tâtonner sa propre compréhension du monde. A partir de ce moment, il est livré à lui-même et doit se reconstruire seul, réinventer une autre vérité qui va le mettre au centre d’un monde qu’il ne connait pas, d’une vie dont il ne maîtrise pas les règles de jeu et qui vont le broyer et conduire tout droit en prison. On lui a enseigné que quoi qu’il arrive, Dieu sera là pour l’assister et trouver des solutions à tous ses problèmes. Le voilà devant des problèmes insurmontables de la vie courante où on ne lui a pas enseigné à se battre, mais prier et prier encore. Sauf que cette fois-ci, rien ne se passe de positif malgré ses prières et il va tenter le tout pour le tout, jusqu’aux braquages dans les banques, jusqu’aux homicides pour une poignée d’argent. Sauf que oui, si tuer un mécréant est récompensé par le paradis, pour la société, tuer un mécréant ou non, c’est tuer un être humain et cela va l’amener droit sur la chaise électrique. Le Sociologue africain-américain William Dubois a écrit en 1899 que la différence entre les Blancs et les Noirs aux USA, n’est pas juste une question de portemonnaie, mais une question d’éducation, de culture. Selon lui, alors que les Blancs auront tendance à avoir soit du Machiavel soit la Bible comme livre de chevet, mais en proportions égales, alors que chez les Noirs, il n’y a que la Bible, rien d’autre que la Bible comme unique littérature à laquelle ils accèdent devenant complètement des abrutis et des manipulables, ce qui fait d’eux des esclaves qui ne sortiront jamais de leur état d’esclavage, tant qu’ils ne lisent pas autre chose que la bible.  Car même ces 50% des Européens-Américains qui lisent la bible, ne vont pas lire que la bible. Ils vont se cultiver au maximum et c’est comme cela que des communautés religieuses vont être présentes dans tous les secteurs sur lesquels repose la prospérité de la nation américaine, du cinéma (Hollywood), à l’électronique, la mécanique etc.

Le 6 décembre 2003, lors de son voyage officiel au Liban, voici ce que le président algérien Bouteflika dénonce les méfaits sur la prospérité lorsqu’un peuple ne se concentre qu’à la religion et ne lit que les textes religieux. Il déclare dans son discours au peuple arabe à Beyrouth:  « Le nombre total de livres traduits par les Arabes depuis l’époque du Khalife Al-Maamoun (9e siècle de notre ère) équivaut au nombre de livres traduits chaque année en Espagne; le nombre de brevets d’invention déposés par des Arabes entre 1980 et 2000 est de 370, contre 7.652 pour Israël (pour la même période) » (Sources  « Algérie Presse du 7 décembre 2003, repris par Liban.com du 28 mars 2007.)  On peut amener une société à ne lire que la Bible ou le Coran, et considérer toutes les autres littératures comme étant l’émanation du diable ou de Satan, mais il y a une réalité à laquelle on ne peut pas échapper, c’est que l’Afrique est en contact avec l’humanité et si elle ne veut pas arracher sa place de protagoniste dans le concert des nations, elle continuera à être l’esclavage. Notre intelligence doit être libérée pour enfin développer la créativité de nos enfants pour qu’ils rivalisent avec l’humanité en nombre de brevets déposés par an. A ce jour, l’Afrique que d’aucuns racontent si fière et croyante, est complètement absente de ce genre de classement. Il faut enseigner aux enfants que les brevets sont l’œuvre de l’être humain, que la malchance n’existe pas, que la prière n’apportera rien et que seul le travail acharné paie. S’enfermer dans une logique de vérité religieuse est se condamner à ne rien inventer pour l’humanité. J’ai commencé cette leçon avec le travail d’un penseur algérien et je le complète avec la pensée du chef d’état algérien, voilà deux intellectuels d’Afrique du nord qui contribuent à leur manière à la modernité de la pensée séculaire de leur pays. Où sont passés les idéologues de l’Afrique sub-sahélienne ? Quelles contributions pensent-ils apporter à la modernité et la sécularisation de la société africaine ? En attendant de les voir sortir de leur mutisme coupable, est-il exagéré de conclure que l’adhésion inconditionnée de la société africaine à la spiritualité chrétienne et musulmane fait de l’Afrique un poids mort pour l’humanité ?

Jean-Paul Pougala (Ex-vendeur d’arachides)