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Pour la deuxième fois en quatre mois, la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont opposé leur véto à un projet de résolution condamnant la répression en Syrie et demandant le départ du président syrien Bachar Al-Assad. Le texte, calquée sur le plan de sortie de crise de la Ligue arabe, a reçu le soutien des treize autres membres du Conseil.

L’ambassadeur français Gérard Araud a dénoncé ce « double veto », parlant de « triste jour pour ce Conseil, pour les Syriens et pour les amis de la démocratie ». Rappelant les « massacres » de Hama en 1982, sous la présidence de Hafez Al-Assad, et ceux de Homs la nuit dernière, il a ajouté : « l’horreur est héréditaire à Damas ».

L’ambassadrice américaine Susan Rice s’est dite « dégoûtée » par l’attitude de la Russie et de la Chine et a prévenu que « toute nouvelle effusion de sang sera de leur responsabilité ». Son homologue britannique, Mark Lyall, s’est dit « consterné ».

L’ambassadeur russe Vitali Tchourkine a justifié son geste en prétextant que le projet de résolution était « déséquilibré » et « ne reflétait pas la réalité de la situation en Syrie », accusant les Occidentaux d’avoir manqué de « souplesse » dans les discussions. L’ambassadeur chinois Li Baodong a fait valoir que la résolution n’aurait pas aidé au dialogue politique et que Pékin était « d’accord avec les amendements » russes.

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Source: Le Monde.fr