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L’annonce ce matin par Barack Obama de la mort d’Oussama Ben Laden est une fois de plus entourée d’un grand mystère que les médias peinent à dénoncer.  Tous les ingrédients de l’opération de communication médiatique d’envergure sont de nouveau réunis ici.  D’ailleurs, tout ce qui se passe sous nos yeux n’évoque-t-il pas de nouveau un scénario qui épouse les intérêts de l’administration américaine, notamment ceux d’Obama dont la popularité s’effritait ces derniers temps ?

  • Une fois de plus les Etats-Unis agissent de concert avec leur allié pakistanais dont le rôle joué dans les attentats du 11-Septembre est terriblement équivoque (lire notamment notre article « Le Pakistan : un allié … très suspect »).
  • Le commando américain qui était censé arrêter Ben Laden fut contraint, nous dit-on, de riposter après avoir essuyé des tirs.  Résultat : Ben Laden a été tué !  On notera toutefois que dans un deuxième temps, la version officielle expliquera que Ben Laden a été abattu de deux balles dans la tête à bout portant (« double tapping« ).
  • Très vite, une photo présentant le visage de Ben Laden tuméfié est diffusée par les télévisions pakistanaises et reprise par les médias du monde entier.  L’image est saisissante.  Oui mais voilà,  c’est un faux, et les médias de s’excuser platement pour avoir relayé ce trucage grossier que nous avions détecté au premier coup d’oeil ce matin.
  • De plus, le corps d’Oussama Ben Laden aurait été jeté à la mer, « en violation totale des règles de l’Islam » précise la Grande Mosquée de Paris, interdisant par la même toute identification ultérieure d’un corps qui aurait été authentifié … par les militaires US.
  • Les médias nous avertissent : attention la menace terroriste peut redoubler après un tel événement.  La guerre contre la terreur peut donc se poursuivre…
  • Néanmoins, le tout est célébré comme une grande victoire américaine.  Il est avéré qu’au moins un million et demi d’innocents ont été tués en Irak et en Afghanistan et que ces deux guerres se poursuivent sans motif légitime et s’enlisent.  Alors, où est la victoire ?  Quelle victoire ?

Ce photo-montage a été diffusé par tous les grands médias
avant d’être retiré promptement !

Ne reprenons pas la rhétorique relayée par les grands médias et qui consiste à induire que si Ben Laden vient de disparaître, c’est qu’il était jusque-là bien vivant.  Un grand nombre d’informations accumulées depuis le 11-Septembre tendent à laisser penser que Ben Laden était mort depuis bien longtemps déjà.  Par exemple, dès le 19 janvier 2002, le président pakistanais Pervez Musharraf avait déclaré sur la chaîne américaine d’informations CNN : « Franchement, je pense maintenant qu’il est mort, car il est malade des reins. Les images le montrent extrêmement affaibli ».  Et avant même cette déclaration, dans une brève parue le 26 décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd, un haut responsable du gouvernement taliban afghan avait annoncé qu’Oussama Ben Laden avait été enterré le 13 décembre ou vers cette date.

Depuis maintenant plusieurs années, les « vidéos-confession » de Ben Laden sont considérées comme très suspectes et les différents messages qui lui ont été attribués n’arrivaient plus à convaincre grand monde, pas même Alain Chouet, ancien directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE (Discours d’Alain Chouet au Sénat, le 29/01/10, min 1:55).

Arrêtons de jouer le jeu des médias.

Exigeons des journalistes qu’ils fassent leur travail : qu’ils évitent à tout prix de s’aligner sur les communiqués, discours et déclarations des autorités étasuniennes qui apparaissent souvent comme des copier-coller d’une communication servant des intérêts souvent exclusifs.  Nous souhaitons que la presse joue tout simplement son rôle de contre-pouvoir, attendu de tous.

En tant que citoyens, nous avons le pouvoir et les moyens d’inciter la presse et les journalistes de notre pays à exercer la noble fonction qui est la leur au sein d’une démocratie qui se revendique comme exemplaire :

  • Qu’ils observent et relèvent les faits.
  • Qu’ils analysent les informations et pointent les incohérences.
  • Qu’ils exigent de leurs sources les preuves les plus élémentaires et nous les communiquent.
  • Qu’ils nous informent sur la base d’une déontologie et d’une honnêteté qui sont les fondements de cette profession.

L’amalgame entre Ben Laden et le 11-Septembre

Bien qu’en ce jour d’émotions et d’informations à l’emporte-pièce, les grands médias unanimes célèbrent la mort de celui qui reste le symbole des attentats du 11-septembre, tout journaliste qui se respecte devrait rappeler que Ben Laden n’était PAS inculpé par les autorités américaines pour les attentats du 11-Septembre, qu’aucune preuve de sa culpabilité n’a jamais été présentée, et que les revendications de l’ennemi public n°1 prêtent TOUTES à caution (Lire notre article « Ben Laden inculpé par les Etats-Unis … mais pas pour les attentats du 11 Septembre » pour plus de détails sur l’absence de preuves de l’implication de Ben Laden et sur le caractère douteux des prétendues « vidéos-confession »)

Aucun journaliste ne peut et ne doit s’affranchir de ses responsabilités. Il y a en France 25 000 professionnels détenteurs d’une carte de presse. Ce document est supposé avoir un minimum de sens et une certaine valeur, et les droits et devoirs du journaliste sont pourtant bien énumérés dans la  « Charte de Munich« .

Demandez à chaque journaliste, près de chez vous, qu’il se positionne sur le traitement de l’information dans les grands médias à propos des sujets qui nous intéressent :

  • Quelles sont les vraies preuves de la mort de Ben Laden ce dimanche 1er mai 2011 ?
  • Pourquoi la presse valide-t-elle le récit des événements du 11-Septembre sans une vérification scrupuleuse des preuves délivrées par les autorités étasuniennes partisanes ?
  • Comment les journalistes assument-ils les innombrables incompatibilités entre le récit officiel sur le 11-Septembre et l’ensemble des faits et preuves réunis depuis 10 ans et qui contredisent violemment ce récit ?

Tous ces faits et preuves sont maintenant à la disposition du public, et chaque journaliste peut lui aussi les observer, les analyser et nous faire part de son point de vue en connaissance de cause.

A nous tous d’en prendre acte.

–La Rédaction de ReOpen911