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Source : Telediaspora.net : Dernière Mise à jour : 18/04/2011 (Auteur : autres)

« J’en appelle aux français sensibles aux respect des droits de l’homme, aux valeurs de notre République chèrement acquises et auxquelles les africains ont participé à leur défense lors des deux dernières guerres mondiales, de dénoncer par tout moyen à leur convenance, l’attitude honteuse de la France. »
J’accuse! Je suis Français et j’accuse Sarkozy – Jupé – Fillon – Ban Ki Mon – Choi – Soro Guillaume – de crime contre l’humanité, de génocide et de crimes de guerre à l’encontre de l’état souverain de Côte d’Ivoire et de ses représentants légaux SEM Gbagbo, ses Ministres et ses proches ainsi que à l’encontre de la population Ivoirienne. J’accuse les médias français de complicité active et volontaire dans l’ensemble de ces crimes, de désinformation qualifiée et honteusement amplifiée. J’accuse toute la classe politique française pour non dénonciation de crime, pour son inertie et sa torpeur devant une telle injustice et forfaiture. J’accuse l’Assemblée Nationale Française hormis quelques membres très minoritaires, d’êtres complice pour avoir encouragé et applaudi ce coup d’état électoral suivi d’un acte de guerre illégal de la France.

Je demande aux députés de l’opposition de faire voter une motion de censure contre ce gouvernement criminel et de demander la démission sans délai du criminel Sarkozy qui devra répondre de ces actes devant le Tribunal Pénal International.

J’accuse la classe politique française de connivence avec les dictateurs Compaoré, Wade, Bongo, Denis Sassou-Nguesso, Eyadema et j’en passe….

Les médias français, AFP en tête nous intoxiquent abondamment en présentant le Président Gbagbo comme un dictateur. Je tiens à rappeller ici que Monsieur Gbagbo fut le premier Président de Côte d’Ivoire qui instaura un véritable multipartisme, une liberté de la presse et une politique de décentralisation des pouvoirs au bénéfice des régions. Le tort de Monsieur Gbagbo est surtout de ne pas obéir aux ordres de l’Elysée, principalement en ce qui concerne les accords de défense incluant le pillage des ressources en matières premières.

Laurent Gbagbo n’a en fait dirigé le pays que pendant 2 ans, de 2000 à 2002. Dès le début de son mandat, il a pratiqué une politique d’ouverture en invitant des leader des autres partis à participer au gouvernement EN 2002, Guillaume Soro à lancé une tentative de coup d’Etat qui n’a pas fonctionné et s’est transformé en rebellion, coupant le pays en deux. Déjà à ce moment là, l’armée française est intervenue pour éviter que cette rébellion soit totalement repoussée jusqu’au Burkina Fasso d’où elle s’était préparée et avait établie sa base arrière avec la complicité de Blaise Compaoré.

Depuis, Gbagbo n’a pas cessé de faire des compromis pour conserver la paix en Côte d’Ivoire. Mais, respectueux de la constitution et de l’ensemble des institutions de son pays, il n’a pas pu organiser d’élection présidentielle tant que la pays était coupé en deux avec la partie nord occupée par des rebelles en armes. C’est vraiment en tout dernier recours qu’il a accepté que cette élection se déroule en octobre et novembre 2010 sous couvert de l’ONU.

Ces élections furent entachées de nombreuses irrégularités découvertes pendant le décompte par la commission électorale indépendante. Ce n’est que sous la pression de Monsieur Choi, émissaire de l’ONU en Côte d’Ivoire et de Monsieur Sarkozy, qu’une mascarade grossière pour annoncer la victoire de Ouattara fut organisée. Depuis, la communauté internationale a emboité le pas sans vraiment se préoccuper du véritable résultat des élections proclamées cette fois par l’instance supérieur de la nation, le Conseil Constitutionel.

Quand on sait que la CEDEAO dépend en grande partie des largesses de la France via le Franc CFA dont 40% des recettes des exportations sont stockées au Trésor Public Français et redistribuées dans l’ensemble des pays de la sous-région adhérant à la CEDEAO, que la France dispose d’un droit de véto sur toutes les décisions de la BCEAO (banque centrale), que c’est encore la France qui frappe la monnaie de ces pays, que l’Union Africaine dispose d’un budget financé à près de 80 % par l’Union Européenne, on ne peut pas s’étonner de voir les gentils dictateurs qui composent ces organes faire allégeance et surtout éviter de contredire le maître de l’Elysée sous peine de subir le même châtiment que Laurent Gbagbo.

Tout ceci explique que c’est la communauté internationale qui a élu Ouattara et non les ivoiriens. Et il serait dommageable pour la plupart des pays de la CEDEAO de créer un précédent en ne laissant pas Gbagbo être élu par son peuple avec sa volonté d’indépendance. Car l’indépendance des ex-colonies françaises d’Afrique n’existe que de nom.

Je pourrais écrire tout un livre sur les différentes raisons qui justifient cette ingérence de la part des hôtes de l’Elysée, De DeGaulle jusqu’à Sarkozy en passant par Mitterand et tous les autres. Mais ces raisons ne sont que purement d’intérêts financier et de stratégie politique. En aucun cas, la France ne s’est souciée une seule fois de l’éxercice de la démocratie dans ces pays.

J’en appelle aux français sensibles aux respect des droits de l’homme, aux valeurs de notre République chèrement acquises et auxquelles les africains ont participé à leur défense lors des deux dernières guerres mondiales, de dénoncer par tout moyen à leur convenance, l’attitude honteuse de la France. Alors que nous pourrions aisément faire de l’Afrique une terre où il fait bon vivre, nous l’avons transformé en un véritable enfer.

Je vous supplie de prendre quelques instants pour réagir. Vous n’êtes pas obligés de me croire, mais faites seulement un travail de recherche et d’analyse sur ce qui se passe en Afrique depuis 50 ans, et vous serrez surement mieux à même d’en tirer les conclusions.

Nous avons un devoir moral auprès des africains. Nous leur devons notre liberté d’aujourd’hui. Nous leur devons de ne pas parler allemand à l’heure actuelle et d’avoir conservé notre belle langue, le Français.

Faites suivre ce texte à vos élus, Maires, Députés, Sénateurs, mais aussi à vos amis, voisins, collègues…

Merci pour eux qui ne demandent qu’une chose: vivre en paix chez eux.

Bien cordialement

Christian Bailly-Grandvaux
Citoyen Français