Étiquettes

DirectScoop

Pretoria – La ministre sud africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité de l’ONU, a déclaré lors d’un point de presse à Pretoria, l’opposition de son pays aux bombardements aériens des forces françaises et onusienne sur la Côte d’Ivoire.

« Je ne me rappelle pas avoir donné un mandat à quiconque pour un bombardement aérien sur la Côte d’Ivoire. Nous ne soutenons pas (..) ce que nous n’avons pas voté », a-t-elle affirmé.

Maite Nkoana-Mashabane a en outre insisté sur la nécessité de trouver « une solution pacifique » à ce différend électoral.
Les réactions dans le monde se multiplient contre les bombardements aériens des forces françaises en Côte d’Ivoire. La Russie a exigé l’évaluation de la légitimé des bombardements effectués par les forces françaises et onusiennes en Côte d’Ivoire.

Le président de l’Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, a dénoncé mardi le recours à la force par l’Onu et la France. A Paris, le Parti Communiste , le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué ont exigé le retrait   « immédiat » de  Côte d’Ivoire des  troupes françaises.

La veille, le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a indiqué que l’opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d’Ivoire », estimant que   « les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » constituent des « preuves supplémentaires » qui doivent emmener  les États-Unis à « changer leur position » dans la crise ivoirienne .