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Que serait devenu l’ancien chef d’Etat du Sénégal, battu à la présidentielle par abdoulaye Wade, s’il n’avait reçu de l’Elysée, un strapontin pour assurer ses vieux jours ?Le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, l’homme de Sarkozy pour déstabiliser l’Afrique digne, continue, en ce qui concerne la Côte d’Ivoire, de transformer la tribune culturelle qu’est l’Oif, en une verge entre ses mains ensanglantées pour flétrir les chefs d’Etat qui refusent de voir prospérer la Françafrique. L’homme, toute honte bue, a appelé dimanche le Conseil de sécurité de l`ONU à “prendre ses responsabilités” en Côte d`Ivoire pour faire partir le président Laurent Gbagbo et installer au pouvoir le candidat malheureux à la présidentielle ivoirienne de novembre dernier, Alassane Ouattara. “Je demande que le Conseil de sécurité prennent ses responsabilités pour que force reste à la légalité internationale et à la loi nationale qui a élu Alassane Ouattara”, a déclaré M. Diouf dans une émission de Radio France Internationale (RFI), TV5Monde et le journal Le Monde. L’obligé de Sarkozy sait-t-il que la Côte d’Ivoire n’est pas le Sénégal son pays ? Car, en Côte d’Ivoire, pour des questions électorales, les lois nationales en vigueur priment sur tout. Et le Conseil Constitutionnel Ivoirien a déclaré le Président Gbagbo élu, puis l’a investi en cette qualité. Les Ivoiriens qui, tout en respectant les Nations Unies, savent que la Côte d’Ivoire y est un membre à part entière, ne croient pas que le Conseil de Sécurité ferait l’erreur de soumettre la Côte d’Ivoire à quelque diktat que ce soit. Car ce n’est pas la Communauté internationale qui désigne en Côte d’Ivoire, l’occupant du fauteuil présidentiel. Les larbins, à l’image de Diouf, jouent aux pompiers alors que, comme des pyromanes, ils participent à visage découvert ou masqués, à la déplanification de l’Etat de Côte d’Ivoire, juste pour des prébendes. Sinon, comment imaginer un africain( ?) parler sans gêne en ces termes : “Il ne faut pas qu`on laisse s`installer cette guerre civile. Elle commence. Il faut qu`on l`arrête”, alors qu’il sait que Ouattara, son ami, s’est déclaré ouvertement, « père de la rébellion ivoirienne », que les terroristes qu’il emploie pour servir dans son armée qualifiée par la presse Française de « commando Invisible », tuent impunément à Anonkoua Kouté, à Abobo, à Ndotré, calcinent des forces de défense et de sécurité, que l’onuci met à la disposition de ces terroristes, ses hélicoptères et les déversent dans les communes du pays pour créer la chienlit que l’Elysée et la maison blanche souhaitent de tous leurs vœux pour justifier une intervention militaire étrangère en Côte d’Ivoire. A la suite d’Abdou Diouf, d’autres laquais de Sarkozy, lui emboîteront bientôt le pas. Tous tanceront le président élu par les Ivoiriens de tous les péchés d’Israël. Et ce sera un autre rouleau compresseur en matière de communication. Objectif, transformer le juste, le bon, en bourreau, en méchant. Abdou Diouf qui dit fonder “beaucoup d`espoirs” dans les sanctions déjà prises par la communauté internationale contre les Ivoiriens et se dit favorable à une “solution plus radicale et plus rapide”, évoquant la possibilité d`une “opération militaire”, n’a jamais imaginé pareil sort à l’encontre des sénégalais et du Sénégal où en Casamance, les rebelles sévissent depuis longtemps. Le secrétaire général de l`OIF a par ailleurs rejeté l`idée d`une “solution à la kényane ou à la zimbabwéenne” pour un partage du pouvoir. Mais de quoi se mêle « Guorgui » ? Si ce n’est de voir régresser la Côte d’Ivoire au profit du Sénégal qui, il faut le rappeler, reçoit les bateaux transportant les produits pharmaceutiques que l’Union Européenne détourne des Ports d’Abidjan et de San Pédro (pour cause d’embargo sur les médicaments).Est cela la solidarité africaine, l’humanisme quand des ivoiriens meurent de maladie faute de médicaments ? Comment qualifier ce nègre d’un autre âge, qui a occupé les fonctions de chef d’Etat et qui piétine aujourd’hui ce que cela signifie, pour des besoins du ventre en appelant l’armée ivoirienne à la sédition. Parce qu’il se dit “déçu” des forces armées ivoiriennes, toujours sous le contrôle de Laurent Gbagbo, expliquant avoir “fortement espéré que l`armée se rangerait du côté de la légitimité”.

Francesca Adeva

Gbagbo.ci