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Plus de 30 personnes ont été arrêtées en République démocratique du Congo après l’attaque de la résidence du président Joseph Kabila par un groupe d’hommes armés, ont annoncé lundi les autorités. Le ministre de l’Information, Lambert Mende, a déclaré que les affrontements qui ont suivi l’attaque, dimanche, de la résidence de Kabila à Kinshasa, avaient fait sept morts. Un précédent bilan de ce que les autorités considèrent comme une tentative de putsch faisait état de six morts.
Mende a précisé qu’une soixantaine d’hommes munis d’armes légères, de grenades RPG et de machettes avaient tenté de pénétrer dans la maison de Kabila mais avaient été repoussés par la Garde républicaine, dont un membre a été grièvement blessé.
Les affrontements ont ensuite gagné une base militaire proche avant que le calme soit rétabli.
Mende a indiqué dans une interview que certains attaquants paraissaient avoir un entraînement militaire, mais il a rejeté l’hypothèse selon laquelle l’attaque aurait été menée par des membres de la Garde républicaine mécontents de leurs conditions de vie.
Une source proche de la présidence a déclaré dimanche que Kabila ne se trouvait pas à sa résidence au moment de l’attaque et qu’il était sain et sauf. Le président Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 après l’assassinat de son père, Laurent-Désiré.
Des élections présidentielle et législatives sont prévues en novembre de cette année, les deuxièmes depuis la fin officielle de la guerre civile (1998-2003).
Le Parlement a soutenu le 15 janvier une proposition de Kabila de réduire l’élection présidentielle à un seul tour, ce qui supprime la possibilité d’organiser un second tour entre les deux candidats venus en tête au premier tour si aucun des deux n’a recueilli la majorité absolue.
Le vainqueur pourra dès lors être élu avec moins de 50% des suffrages, ce qui devrait renforcer les chances de Kabila face à une opposition divisée.
Reuters