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Aurore Bergé, ambitieuse candidate en 2008 à la direction des Jeunes populaires de l’UMP

Lundi 29 novembre 2010. La Côte d’Ivoire se réveille en comptant les bulletins de vote. La France, les Ivoiriens de France, les Africains de France sont dans l’expectative. Les votes de la diaspora française étant annulés, la question tient en une hypothèse : les bédiéistes historiques sont-ils vraiment aller voter pour Ouattara ? Les premiers taux de participation, à 70-71 %, donnent à penser que non… En-dessous des 80 % de participation, ceux du premier tour, chacun sait qu’ADO n’a à peu près aucune chance. Il a besoin d’un report complet et total des suffrages du PDCI.
Lundi 29 novembre 2010. Peu après 15H. Des observateurs particulièrement attentifs, français, 24presse.com, voient passer sur tweeter une annonce à cet instant extraordinaire… « Victoire de Ouattara en Côte d’Ivoire, avec 55 % ». Il s’agit déjà d’une reprise de reprise de reprise… Patiemment, ils remontent le fil et finissent par tomber sur « la première occurence d’un résultat en Côte d’Ivoire »… Et donc sur l’identité du responsable… Aurore Bergé. Quelques recherches plus tard, le portrait s’esquisse : jeune responsable ambitieuse de l’UMP en région parisienne. En 2008, elle s’est présentée à la direction des Jeunes populaires (battue par Benjamin Lancar). Ces derniers temps, elle s’est rapprochée de Valérie Pécresse. Mais d’où qu’on la considère, pas le début d’un lien, ni avec la Côte d’Ivoire, ni avec l’Afrique, la Coopération ou la Francophonie.
À peine contactée, elle bredouille, s’excuse, efface immédiatement le message coupable… comme accablée soudain par l’importance de l’acte qu’elle vient de commettre. Sa source ? Une connaissance en Côte d’Ivoire… Hasard merveilleux qui fait tomber une telle « information » sur une jeune responsable de l’UMP. Qui l’apprenant n’a rien de plus urgent à faire que de la répercuter. Et sur tweeter. Au lieu de simplement vérifier.

Lundi 29 novembre 2010. Soirée. Paris. Lors d’un gala humanitaire organisé par l’Amref, auquel prenaient part divers artistes et gens de médias, la rumeur se répandait, déjà (jusqu’à arriver au Gri-Gri), d’une victoire de… Ouattara !
Mardi 30 novembre 2010, dans les médias et les élites, la victoire de Ouattara a gagné la bataille.
Qu’importe, à partir de là, les (finalement) 71 % de participation qui rendent toujours arithmétiquement impossible la victoire de Ouattara. Qu’importe les incidents, passages à tabac et empêchements de voter au nord pour les gbagbistes. Un Coréen de l’ONU et une Française de l’UMP ont décidé que Ouattara a gagné…

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