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(Agence Hirondelle 11/11/2010)

Kigali- Le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga, a réitéré la demande de son pays d’être le dépositaire des archives du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et a souhaité que le Conseil de sécurité se prononce le plus tôt possible sur la question, a rapporté mercredi le quotidien rwandais, le New Times.

Basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, le TPIR, créé par une résolution du Conseil de sécurité de novembre 1994, a pour mandat de rechercher et juger les principaux responsables présumés du génocide perpétré contre les Tutsis d’avril à juillet de la même année.

« A un moment donné, les gens, les décideurs discutaient de la question des moyens financiers comme une condition nécessaire. Mais le point de vue du Rwanda est que cela ne demande pas de moyens financiers », indique M,Ngoga cité par ce journal progouvernemental.

« Ce serait dangereux si l’argument des moyens financiers était utilisé comme un outil contre certains (états) membres des Nations Unies dans ce contexte. Ceci est une question de principe et non une question de moyens financiers », poursuit le procureur général.

Le Conseil de sécurité a donné au TPIR jusqu’au 31 décembre 2011 pour terminer ses procès en première instance.

Un projet de « mécanisme résiduel » prévoyant la gestion de l’après-TPIR, notamment des archives de la juridiction, se trouve à l’étude aux Nations Unies.

Selon de bonnes sources au TPIR, la Tanzanie, pays hôte du tribunal, a demandé à se voir confier ces archives qui comprennent des tonnes de documents écrits et d’enregistrements audio et vidéo.

Pour M.Ngoga, le Rwanda est la destination naturelle de ces archives qui font partie, selon lui, de l’histoire de son pays.

« Nous l’avons dit clairement au greffier (du TPIR) et aux Nations Unies – et cela n’a pas changé. Ces archives étant une partie de l’histoire de notre pays, nous sommes la destination la plus logique, mais il est aussi important de souligner que nous ne voudrions pas nous retrouver dans une situation de compétition », a-t-il dit.

Le Rwanda demande par ailleurs à juger devant ses tribunaux les accusés du TPIR dont les procès ne seront pas terminés à la fermeture du tribunal international.