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La manipulation des faits historiques n’est pas propre à la tragédie rwandaise qualifiée de Génocide rwandais ou des Tutsi (c’est selon). En effet, on voit combien l’histoire « officielle » qui s’écrit aujourd’hui sous nos yeux (celle que véhiculent les journaux et les associations aux missions plus que douteuses)  est réductrice. Seuls les Tutsi ont été victime du génocide et les Hutu en sont les bourreaux. Le sang des Hutu est-il rouge ? Se demandait  Jean-Bosco Barayagwiza (paix à son âme).  Eh oui, la seule vérité est que seuls les vainqueurs réécrivent l’histoire à leur guise.

Ecrire l’histoire, n’est-ce pas tenter parfois de faire passer un chameau au travers du chas d’une aiguille ? Saviez-vous que beaucoup d’auteurs très sérieux  ont émis de doutes sur la cause réelle de la destruction de la grande bibliothèque d’Alexandrie, construite par Alexandre Le Grand (le conquérant macédonien), il y a deux mille ans ? Alors, dans deux mille ans, puisque c’est le temps qui nous sépare de cet incendie désastreux, comment nos lointains descendants interprèteront-ils nos actions ?

Ils apprendront que les USA ont libéré le Koweït du tyran Saddam Hussein. Ils applaudiront la victoire de la démocratie sur la pire des dictatures. Ils apprendront également que Paul Kagame a arrêté le Génocide commis par les méchants Hutus contre les gentils Tutsis. Mais sera-t-il porté à la connaissance de nos lointains descendants que les dirigeants américains ont eu l’adhésion de leur propre peuple qu’après avoir annoncé que les Irakiens avaient massacré des bébés ?

Saviez-vous que dix ans plus tard, la jeune fille qui avait été à l’origine de ces révélations (quelles révélations !) a avoué qu’elle avait menti, qu’elle avait été manipulée pour inventer des barbaries prétendument commises par les envahisseurs irakiens dans la maternité où elle travaillait ? Pourtant, son témoignage avait été décisif. Il avait fait basculer l’opinion américaine qui approuva massivement l’intervention.  Nous étions, alors,  en 1991.

Que dire des prétendues armes de destruction massive qui ont justifié la seconde intervention américano-britannique ? Aujourd’hui on sait que ces armes n’ont jamais existé. J’ai un mauvais pressentiment. Dans deux mille ans, cette contre information sera totalement passée sous silence et nos lointains descendants n’en sauront rien. Quel dommage !

Qui va oser pointer du doigt les USA ou leurs valets britanniques ? Personne. A moins que….  Eh oui ! C’est toujours les vainqueurs qui écrivent l’histoire (leur histoire) à leur convenance.

Alors, Paul Kagame a-t-il  arrêté le Génocide ? Connaissant le degré d’implication des Américains et Britanniques, il y a fort à parier que cette vérité va encore durer. Mais, comme l’homme fort du Rwanda ne s’est pas façonné lui-même, ses maîtres à penser vont forcément, à un moment de l’histoire, vouloir rectifier le tir en réécrivant l’histoire de cette tragédie abominable. Ce qui revient à dire que l’histoire du génocide rwandais ou des Tutsi (c’est selon) n’est que manipulation.

MS