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L’arrestation de ce médecin accusé d’avoir participé activement au génocide rwandais a eu lieu à l’initiative du maire de la ville, Yannick Paternotte.

C’est une première dans des affaires de cette nature: ce sont des policiers municipaux qui ont procédé ce mercredi, à Sannois (95), à l’arrestation du docteur Eugène Rwamucyo, alors qu’il venait assister aux obsèques de Jean-Bosco Barayagwiza, mort dans la prison où il purgeait une lourde peine pour sa participation au génocide rwandais. Eugène Rwamucyo, qui nie les faits, était recherché depuis des années par Interpol pour les mêmes motifs.

Prévenu dans la nuit par l’un de ses amis, Jean-François Dupaquier, consultant auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), que l’inhumation allait avoir lieu dans son cimetière, le député-maire de Sannois, Yannick Paternotte, a demandé aux policiers municipaux de se tenir prêts à intervenir, au cas où la cérémonie attirerait des personnes recherchées qu’ils pourraient éventuellement interpeller. « J’ai agi de ma seule initiative et j’étais conscient des risques, explique le magistrat. Mais plusieurs des employés de la ville sont rwandais, les agents étaient très motivés ».

L’interpellation, au milieu d’une trentaine d’hommes, a eu lieu sans arme ni violence – « mais sous haute tension », précise Yannick Paternotte – après qu’une journaliste eut formellement identifié Eugène Rwamucyo.

L’ancien médecin de l’hôpital de Maubeuge a d’abord été remis par les policiers municipaux à leurs collègues de la police nationale, puis placé en rétention administrative. Il devrait être prochainement placé sous écrou. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il devrait être inculpé de crime contre l’Humanité et attendre dans une prison française une éventuelle demande d’extradition de Kigali.

Source: L’Express.fr