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(Libre antenne 15/03/2010)


Mesdames et Messieurs,
C’est avec une grande reconnaissance envers la plus grande majorité du peuple français qui aime les Rwandais que je vous adresse cette lettre, pour vous rendre hommage de tout ce que la france a fait pour notre petit pays le Rwanda dans les moments durs des années 1994.
La France a fait plus, mais les intérêts divergents d’un petit groupe dans la diplomatie française veulent noyer le poisson pour cacher la vérité sur le drame rwandais, qui va bientôt apparaître si on laisse la justice et la non-ingérence faire son pas.


En effet, Mesdames Messieurs, est-il possible de permettre la France de la liberté à s’incliner devant un petit pays comme le Rwanda, qui refuse de parler le français pour des raisons non avoués et pire encore, commettre l’irréparable en renvoyant Mme Habyarimana dans un pays qui n’aspirera jamais à la justice au vivant de ce régime du militaire Kagame.

Cette maman n’a jamis fait son deuil, cette maman a reçu dans sa parcelle à Kanombe dans l’enclos de sa résidence le 6 avril 1994, deux corps de deux chefs d’état tués par un attentat terroriste commandité par les agresseurs du Rwanda depuis l’Ouganda, sous le regard complaisant de l’ONU et cette fameuse communauté internationale. Qu’a fait cette communauté qui joue aux deux poids deux mesures, pour couvrir à tout prix les géopolitico=politique des contrôles d’intérêts financiers au Congo contre toute forme des droits humains?
Deux chefs d’état avec leurs suites respectives, ont été tués, suivis de plus de 7 millions de Rwandais, Congolais, Burundais, Belges, Français et Espagnols, mais aucune initiative de constitution d’une commission neutre et indépendante de l’ONU pour éclairer le monde entiernaissait les Rwandais comme des hommes « nobles ». Chers amis Français un des vôtres témoigne et cela nous va droit au coeur:
« Au moment où le Président Kagamé a ordonné d’abattre l’avion d’Habyarimana, abattu le 6 avril 1994, il n’y avait plus de troupe française au Rwanda mais des casques bleus commandés par le Général Dallaire qui s’est dérobé et n’a pas levé le petit doigt pour s’opposer au début des massacres.
La vérité est tout autre : l’actuel Président du Rwanda a sciemment fait abattre le Falcon qui transportait le Président Habyarimana. Il porte, à ce titre, une responsabilité énorme dans le déclenchement des massacres. C’est la raison pour laquelle il accuse des officiers français, pour mieux cacher ses crimes. » ( témoignage de Jacques MYARD Député UMP, Président du Cercle Nation et République)
Deux poids et deux mesures, n’est-il pas vrai que trois mois après les événements malheureux au stade en Guinée, qui ont laissé plus de 250 morts, l’ONU a déjà enquêté et la CPI déjà pris des décisions et tiré les conclusions qui s’imposent? Pourquoi cette lâcheté, lorsqu’il s’agit du Rwanda?
Aaaah…… nous sommes les voisins d’un pays continent très riche qui attire plusieurs puissances en passant par Kigali, qui distribue le gâteau à celui qui fait plaisir à l’homme faible de Kigali, Kagame qui veut sacrifier une veuve qui n’a pas encore fait son deuil pour une virginité politique avant de perdre son immunité, et il le sait bien la suite le conduira sans doute devant la CPI ou devant le TPIR (II°).
Je termine en précisant que 16 ans durant, aucune organisation de justice internationale n’a souhaité et ne souhaite même ujourd’hui inculper Mme Habyarimana, à part le régime rwandais sans scrupule.
On verra si la justice est libre en France, et heureusement que Mme Habyarimana a confiance en la justice française.
Recevez l’expression de ma sincère reconnaissance, chers Français, hommes et femmes du monde entier qui acceptent la justice et la démocratie.

PHILIPPE BWIRABUNVA
BRUXELLES
9 MARS 2010

STEBelgique@yahoo.fr