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10/05/2012

INGABIRE,THE RWANDAN AUNG SAN SUU KYI

08/05/2012

Manifestation à Bruxelles samedi le 12/05/2012 de 13h30 à 16h30 pour réclamer la libération de Victoire Ingabire Umuhoza, présidente des FDU-Inkingi.

QUAND

Samedi, le 12 Mai 2012

? :

13h30 : Rassemblement au Rond Point Montgomery
(Métro Montgomery)

14h-16h00: Marche vers l’Ambassade du Rwanda            Avenue des Fleurs, 1 à 1150 Bruxelles

POURQUOI ?
Dénoncer le caractère politique du procès de Mme Victoire Ingabire Umuhoza et exiger sa libération immédiate et sans conditions. 
Appel à tout le peuple rwandais à se mobiliser pour exiger la fin de l’impunité au Rwanda.
Condamner les actes de violation des droits de l’homme et intimidation contre les membres de l’opposition politique à Kigali par la police rwandaise.
Appel à la Communauté Internationale et Organisations Internationales à s’investir activement dans la libération de madame Victoire Ingabire Umuhoza et de tous les autres prisonniers politiques au Rwanda.
Appel aux Bailleurs de Fonds du Rwanda d’exiger l’ouverture de l’espace politique au Rwanda.

AGENDA : 

13h30 : Rassemblement au Rond Point Montgomery (Métro Montgomery)
16h00 : Marche vers l’Ambassade du Rwanda, Avenue des Fleurs, 1 à 1150 Bruxelles.
16h15 : Mot de clôture adressé aux manifestants.
16h30 : Dislocation de la manifestation.

19/12/2011

CPI: La chambre préliminaire refuse de confirmer les charges contre Callixte Mbarushimana et ordonne sa remise en liberté

Source : cpi

La Chambre préliminaire I refuse de confirmer les charges à l’encontre de Callixte Mbarushimana et ordonne sa remise en liberté

ICC-CPI-20111216-PR757

 Situation : République démocratique du Congo

Affaire : Le Procureur c. Callixte Mbarushimana
Ce 16 décembre 2011, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé à la majorité (Mme Sanji M. Monageng, juge présidente, ayant une opinion dissidente) de ne pas confirmer les charges dans l’affaire Le Procureur c. Callixte Mbarushimana et d’ordonner la remise en liberté de l’intéressé, une fois prises les dispositions nécessaires.
La majorité de la Chambre, composée de Mme la juge Sylvia Steiner et de M. le juge Cuno Tarfusser, a conclu qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments de preuve donnant des motifs substantiels de croire que Callixte Mbarushimana pouvait être tenu pénalement responsable, au sens de l’article 25-3-d du Statut de Rome, de huit chefs de crimes de guerre et de cinq chefs de crimes contre l’humanité portés contre lui par le Procureur.
Cette décision n’empêche pas le Procureur de demander ultérieurement la confirmation des charges à l’encontre de Callixte Mbarushimana si cette demande est étayée par des éléments de preuve supplémentaires. L’Accusation, tout comme la Défense, pourrait également interjeter appel de la décision refusant la confirmation des charges et ordonnant la remise en liberté de l’intéressé.
Conclusions factuelles
Ayant examiné les éléments de preuve qui lui ont été présentés, la Chambre a conclu qu’il existait des motifs substantiels de croire qu’entre le 20 janvier 2009, au moins, et le 31 décembre 2009, un conflit armé ne présentant pas un caractère international a eu lieu dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), entre d’une part les forces armées du Gouvernement de la RDC, appuyées à certaines occasions par les forces armées rwandaises (RDF) ou les forces de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo, et d’autre part au moins un groupe armé organisé, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda – Forces combattantes Abacunguzi (FDLR).
La Chambre a conclu qu’il existait des motifs substantiels de croire que les troupes des FDLR avaient commis plusieurs crimes de guerre à différents endroits et à différents moments, en particulier à Busurungi et dans les villages voisins en mars 2009 (meurtres) ainsi qu’entre le 9 et le 12 mai 2009 ou vers ces dates (attaques de civils, meurtres, mutilations, viols, traitements cruels, destructions de biens et actes de pillage), à Manje le 20 juillet 2009 ou vers cette date (attaques de civils, meurtres, traitements cruels et destructions de biens), à Malembe du 11 au 16 août 2009 ou vers cette date (attaques de civils et destructions de biens), et à Mianga le 12 avril 2009 ou vers cette date (attaques de civils, meurtres et destructions de biens).
Bien que la Chambre ait conclu qu’il existait des motifs substantiels de croire que des actes constituant des crimes de guerre aient été perpétrés dans cinq des vingt-cinq incidents recensés par le Procureur, la majorité des juges a conclu que les éléments de preuve ne suffisaient pas pour qu’elle soit convaincue de l’existence de motifs substantiels de croire que ces actes s’inscrivaient dans le cadre d’un comportement équivalent à « une attaque dirigée contre la population civile » menée en application ou dans la poursuite de la politique d’une organisation ayant pour but une telle attaque, au sens de l’article 7 du Statut de Rome définissant les crimes contre l’humanité. Par conséquent, la majorité de la Chambre a conclu qu’il n’existait pas de motifs substantiels de croire que des crimes contre l’humanité ont été commis par les troupes des FDLR.
La majorité de la Chambre (la juge présidente ayant une opinion dissidente) a également conclu que Callixte Mbarushimana n’avait pas contribué à la commission des crimes allégués, et encore moins de façon « significative ».
Contexte
La RDC a ratifié le Statut de Rome, instrument fondateur de la CPI, le 11 avril 2002. Le 3 mars 2004, le Gouvernement de la RDC a déféré à la Cour la situation (c’est-à-dire les événements relevant de la compétence de la Cour) sur son territoire depuis l’entrée en vigueur du Statut de Rome, le 1er juillet 2002. Après un examen préliminaire, le Procureur a ouvert une enquête le 21 juin 2004.
Le 28 septembre 2010, la Chambre préliminaire I a décidé de délivrer sous scellés un mandat d’arrêt à l’encontre de Callixte Mbarushimana. Les scellés ont été levés le 11 octobre 2010. Le 25 janvier 2011, les autorités françaises ont remis l’intéressé à la CPI. Il a alors été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour à La Haye. Dans le document de notification des charges, le Procureur a énoncé à l’encontre de Callixte Mbarushimana cinq chefs d’accusation de crimes contre l’humanité (meurtre, actes inhumains, viol, torture et persécution) et huit chefs de crimes de guerre (attaque de civils, meurtre, mutilation, traitement cruel, viol, torture, destruction de biens et pillage). L’audience de confirmation des charges s’est tenue du 16 au 21 septembre 2011.
Outre Callixte Mbarushimana, trois personnes ont été remises à la Cour dans le cadre de la situation en RDC : Thomas Lubanga Dyilo, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui. Un mandat d’arrêt a également été délivré à l’encontre d’une quatrième personne, Bosco Ntaganda, mais n’a toujours pas été exécuté.
Les enquêtes se poursuivent concernant la situation en RDC.
14/09/2011

Visite de P. Kagame à Paris : le dictateur a préféré jouer l’amnésie sur les privations des libertés à son peuple

Billet d’humeur d’Eugène Shimamungu (Newsletter n°35, septembre 2011)

Du Rwanda, un visa collectif a dû être accordé à plusieurs centaines de Rwandais pour venir applaudir le dictateur à Paris. Mais le limogeage du désormais ex-Ambassadeur Laurent Contini, ancien conseiller de Bernard Kouchner, sera l’un des dégâts collatéraux de ce voyage. Contini avait déclaré à son poste que l’arrivée de son boss Alain Juppé aux Affaires étrangères n’était pas une bonne chose pour le Rwanda.Normal, l’un prônait la normalisation des relations avec le Rwanda, l’autre ne désirait pas serrer la main du dictateur rwandais.

Un porteur de mallettes?

Pendant sa visite en France, le Président rwandais aura été hué partout sur son passage, lui-même et sa kagame douillet délégation. Certains de ceux qui devaient l’accompagner et visés par des mandats internationaux français et espagnols, ont été privés de visas. Raison pour laquelle, à la veille de son départ,  il s’était plaint que la justice internationale n’était qu’à sens unique ! Encore un argument de dictateurs africains qui veulent couvrir leurs crimes par des pseudo-sentiments panafricanistes, jamais évoqués quand il s’agit des peuples qu’ils gouvernent.  Par son immunité présidentielle, Paul Kagame s’est autorisé le voyage à Paris sans ses sbires. Si c’était pour la « normalisation », on devrait se demander le pourquoi de ces privations de visas. A croire que le mobile du voyage se trouvait ailleurs. Avec le climat ambiant des affaires soulevées par les révélations de Robert Bourgi, on a pensé que l’hôte de Nicolas Sarkozy pouvait bien être un de ces porteurs de mallettes qui donnent de l’argent même à Jean Marie Lepen !

Profil bas

Dès son arrivée, il est accueilli, sous la pluie par le quadruple champion du monde de  judo poids lourd, David Douillet, Ministre des Français à l’étranger : à plus de 130kg du haut de ses deux mètres, le gringalet Paul Kagame, désormais  plus petit, était plutôt intimidé !  La symbolique de l’image a dû le tourmenter tout au long du parcours du tapis rouge particulièrement trempé. Paul Kagame l’a compris, il devra faire profil bas tout au long de sa visite. Le moindre dérapage langagier, auquel le Président rwandais s’est habitué, notamment quant à la prétendue participation des soldats français au génocide, lui aurait été fatal. Voilà un drôle d’accueil de la part d’un Président qui, lui, avait eu l’honneur d’être accueilli par le Premier Ministre rwandais, le taciturne Bernard Makuza ! Non, François Fillon ne s’est pas déplacé ! En tous cas les hommes politiques ne se sont pas mobilisés. 17 députés aont signé une lettre pour signifier au Président que son hôte était indésirable.  Gérard Larcher, le Président du Sénat et 2ème personnalité de l’Etat après le Président de la République, a refusé de l’accueillir (une grande première pour un Président de la République) en prétextant un manque de temps. Alain Juppé a pris la poudre d’escampette et s’est exilé  pour ne pas avoir à serrer la main sanguinolente de Paul Kagame. Nicolas Sarkozy se débrouillera seul pour accueillir son hôte encombrant et ne dépassera pas le seuil de la porte de l’Elysée pour l’accompagner à la fin de l’entrevue.

Paris : panique sur le périf

Suivi partout sur son passage, on a assisté à des actions énergiques de nos amis Congolais. Dès son arrivée, Paul Kagame a été accueilli par un petit millier de Rwandais dits de la « diaspora » acquis à sa cause : des Rwandais, des non-Rwandais et quelques Européens comme Alain Gauthier, des étudiants boursiers en Europe, qui tous, ont été acheminés à Paris, tous frais payés au dépens du contribuable Rwandais, pour accueillir le dictateur mégalomane qui veut se faire applaudir à chaque visite.  Notre confrère Roger Bongos était aux aguets, dénonçant la réussite de cette rencontre, l’indifférence de certains Rwandais au sort des Congolais, et le combat spectacle de ses amis du RCK (Résistants congolais, absents à cette occasion) comme pour nous donner un avant goût de ce qui allait se passer le lendemain : le blocage du périphérique parisien par quelques dizaines de résistants Congolais, une voiture brûlée en plein milieu du périf, des pompiers et des policiers qui arrivent plus de dix minutes plus tard pour dégager la circulation. Ça change des processions religieuses bruyantes encadrées par des CRS, avec pancartes, banderoles et porte-voix,  dont l’impact médiatique se mesure au nombre de  milliers des manifestants ! Là une petite poignée de manifestants déterminés ont réussi à faire parler d’eux dans les médias. Des processions, il y en aura aussi en plein Paris, moins inspirées et moins spectaculaires, même si les organisateurs ont réussi pour la première fois à réunir environ 1300 personnes (venues de Belgique, d’Espagne et de France évidemment) dans la rue, battant ainsi tous les records antérieurement établis par des manifestations à Bruxelles.

Kagame prédateur

Le président rwandais aura ainsi réussi à se faire huer partout sur son passage. Sauf évidemment lors de la RSF rencontre encadrée avec la « diaspora » rwandaise, où il s’est fait applaudir par plus d’un millier de personnes qui n’avaient le droit que de poser des questions « constructives » c’est-à-dire des questions avec des réponses. L’on peut se demander à quoi bon poser une question dont on a déjà la réponse ! Bref, c’est le nouveau mode de communication du dictateur rwandais : ses interlocuteurs doivent éviter des questions, surtout des questions embarrassantes. Même pendant la conférence de presse tenue par trois de ses Ministres (Affaires étrangères, Justice, Commerce et Industrie) un journaliste congolais Rolain Mena a été refoulé sans ménagement pour éviter des questions sur le pillage des ressources du Congo et des massacres qualifiés de génocide par le Rapport Mapping, perpétrés par des soldats rwandais au Congo. Il s’en est sorti avec une hospitalisation. Ainsi, il ne sera pas question de droits de l’homme, de prisonniers politiques comme Victoire Ingabire. Les officiels rwandais y compris Paul Kagame ont préféré jouer l’amnésie « nous ne comprenons pas ce que vous voulez dire » ou encore par une arrogance « personne n’a le droit de nous donner des leçons à propos des droits de l’homme » ! L’apothéose ce sera la manifestation de Reporters Sans Frontières avec des banderoles « Kagame Prédateur » devant le Ritz, où Paul Kagame devait recevoir des personnalités du MEDEF.  Son départ se fera en toute discrétion ! Le Président en désamour avec ses alliés les USA et la Grande Bretagne, sera venu quémander de l’aide qu’il fustigeait la veille dans sa rencontre avec la diaspora, la comparant à une chemise qu’un ami vous aurait prêtée en vous donnant en même temps des consignes de la laver et de la repasser régulièrement. Il avait déclaré qu’il valait mieux rendre la chemise au lieu de subir l’humiliation ! Il s’en tire quand même avec 7 millions de dollars d’aide de la part du gouvernement français. Un proverbe rwandais dit : « Icyo imbwa yanze ushyira aho ireba » lorsqu’un chien refuse à manger, il faut garder les croquettes à sa portée, il finira par les manger faute de mieux !

Prochain rendez-vous: Carnegie Mellon University dans le Pittsburg, lors du prochain voyage de Paul Kagame le 16 septembre 2011 aux Etats-Unis. Les manifestants continuent de s’inscrire. Les autorités mondiales devront toujours se résigner à accueillir le dictateur sanguinaire sous les huées de ses administrés.

©Eugène Shimamungu

www.editions-sources-du-nil.fr

30/08/2011

Intervention d’Edouard Karemera du 25/08/2011 à la clôture de son procès devant le TPIR

Monsieur le Président,
Honorables Juges,

Je vous remercie de m’accorder la parole pour vous dire mon sentiment au terme de ces procédures qui durent depuis 13 ans, sept mois et 18 jours. Je suis fatigué mais serein et confiant.

En traversant la frontière rwando-zaïroise, le 16 juillet 1994, j’approchais alors mes 43 ans, j’ai compris que ma vie, la vie de ma famille et celle de mon peuple venaient de basculer. J’ai tout de suite réalisé que mon trajectoire jusque là ascendante amorçait une descente vertigineuse, dans l’inconnu. Dans les premiers mois et les années qui ont suivi notre départ en exil, j’ai vécu un traumatisme aigu, comme mon épouse vous l’a expliqué quand elle a comparu devant vous,  le 06 avril 2009, comme témoin de la défense. Effectivement, j’ai mis du temps à comprendre ce qui nous arrivait, regarder la nouvelle  et triste réalité en face, l’intérioriser et, enfin, reprendre le combat pour ma survie et celle de ma petite famille. Ce combat, le 05 juin 1998, le Procureur l’a brutalement arrêté sans  motif valable.

Vous m’avez bien compris, monsieur le Procureur. Vous m’avez arrêté sans mandat, sans acte d’accusation, voire même sans un quelconque dossier à charge. Vos services ignoraient alors jusqu’aux activités que j’exerçais en avril 1994 et ne connaissaient pas ma commune d’origine.  Mais, probablement que je me trompe, puisque vous avez soutenu jusque dans votre Mémoire final qu’Edouard Karemera a fait partie du gouvernement intérimaire entrée en fonction, le 09 avril 1994.

02/04/2011

TPIR/NZABONIMANA – Un avocat français accuse le procureur de “collusion” avec Kigali

Arusha, 29 mars 2011 (FH) – Un avocat français au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) a mis en doute mardi la probité du procureur de la juridiction, l’accusant de « collusion » avec les autorités rwandaises.

Membre du barreau de Paris, Vincent Courcelle-Labrousse défend l’ex-ministre de la Jeunesse Callixte Nzabonimana, poursuivi pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité.

L’avocat a présenté mardi à la chambre « des documents démontrant que le procureur avait remis de l’argent aux autorités rwandaises pour qu’elles le reversent aux témoins » de l’accusation dans le procès de Nzabonimana.

Il a indiqué que ces pièces lui avaient été longtemps cachées par la partie adverse avant de lui être communiquées lundi.

« Le procureur a confié aux autorités rwandaises la gestion financière des témoins à charge dans ce dossier », a accusé le plaideur, dénonçant « une collusion inadmissible ».

« Il est clair que dans l’esprit des témoins (ayant reçu cet argent), il y a (une communauté) d’intérêts et une identité de pouvoirs entre le procureur du TPIR et les autorités rwandaises », a encore assené Me Courcelle-Labrousse.

Dans l’une de ces pièces, une autorité administrative de Gitarama -la préfecture d’origine de l’accusé- reconnaît avoir reçu de « Adamou Allagouma, enquêteur du TPIR, la somme de 245.000 francs rwandais pour le traitement des témoins». Datée du 25 août 1998, la pièce est signée par Immaculée Mukamasabo, sous-préfet chargée des Affaires socio-culturelles à Gitarama, et porte le tampon de la République rwandaise.

« Quelle est l’intégrité de cette accusation dont les témoins passent à la caisse de la préfecture de Gitarama ? », a demandé l’avocat qui ne cesse d’affirmer que les témoignages contre son client ont été inventés de toutes pièces.

Il a annoncé qu’il allait déposer une requête écrite pour développer tous ses arguments et demander à la chambre de prendre des décisions à ce sujet.

Au nom du bureau du procureur, c’est Paul Ng’arua qui a réagi. « Il ne faudrait pas donner l’impression que nous avons tenté de corrompre les témoins. Le fait que les documents existent prouve la bonne foi du procureur », a-t-il déclaré. « Nous présenterons des arguments solides le moment venu. Il ne faudrait pas que les gens partent avec l’impression que le procureur est malhonnête », a poursuivi M.Ng’arua. Le magistrat kenyan a nié avoir tenté de cacher ces pièces à la défense. « Ces documents datent de 1998, il a fallu de la recherche, et quand nous les avons reçus, nous les leur avons communiqués », a-t-il expliqué.

Poursuivi pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité, Nzabonimana est présenté par le procureur comme le principal instigateur des massacres dans sa préfecture natale de Gitarama. Ce que nie l’ancien dignitaire.

 

ER/GF

© Agence Hirondelle

11/11/2010

TPIR/RWANDA – LE RWANDA REITERE ETRE LE DEPOSITAIRE NATUREL DES ARCHIVES DU TPIR

(Agence Hirondelle 11/11/2010)

Kigali- Le procureur général du Rwanda, Martin Ngoga, a réitéré la demande de son pays d’être le dépositaire des archives du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et a souhaité que le Conseil de sécurité se prononce le plus tôt possible sur la question, a rapporté mercredi le quotidien rwandais, le New Times.

Basé à Arusha, dans le nord de la Tanzanie, le TPIR, créé par une résolution du Conseil de sécurité de novembre 1994, a pour mandat de rechercher et juger les principaux responsables présumés du génocide perpétré contre les Tutsis d’avril à juillet de la même année.

« A un moment donné, les gens, les décideurs discutaient de la question des moyens financiers comme une condition nécessaire. Mais le point de vue du Rwanda est que cela ne demande pas de moyens financiers », indique M,Ngoga cité par ce journal progouvernemental.

« Ce serait dangereux si l’argument des moyens financiers était utilisé comme un outil contre certains (états) membres des Nations Unies dans ce contexte. Ceci est une question de principe et non une question de moyens financiers », poursuit le procureur général.

Le Conseil de sécurité a donné au TPIR jusqu’au 31 décembre 2011 pour terminer ses procès en première instance.

Un projet de « mécanisme résiduel » prévoyant la gestion de l’après-TPIR, notamment des archives de la juridiction, se trouve à l’étude aux Nations Unies.

Selon de bonnes sources au TPIR, la Tanzanie, pays hôte du tribunal, a demandé à se voir confier ces archives qui comprennent des tonnes de documents écrits et d’enregistrements audio et vidéo.

Pour M.Ngoga, le Rwanda est la destination naturelle de ces archives qui font partie, selon lui, de l’histoire de son pays.

« Nous l’avons dit clairement au greffier (du TPIR) et aux Nations Unies – et cela n’a pas changé. Ces archives étant une partie de l’histoire de notre pays, nous sommes la destination la plus logique, mais il est aussi important de souligner que nous ne voudrions pas nous retrouver dans une situation de compétition », a-t-il dit.

Le Rwanda demande par ailleurs à juger devant ses tribunaux les accusés du TPIR dont les procès ne seront pas terminés à la fermeture du tribunal international.

15/09/2010

Charles Onana : L’Afrique centrale pourrait connaître le scénario rwandais

Charles Onana : L’Afrique centrale pourrait connaître le scénario rwandais

A la suite de la conférence, très courue, qu’il a donnée le 10 septembre dernier à Yaoundé, le journaliste et essayiste franco-camerounais qui s’est illustré ces 10 dernières années sur ses enquêtes sur le Rwanda et les conflits dans les Grandes Lacs, met en exergue la «stratégie» mise sur pied pour déstabiliser la zone Afrique centrale en passant par le Rwanda.

Au moment où vous teniez votre conférence à Yaoundé, Paul Kagamé, le président rwandais, menaçait les Nations Unies de retirer ses troupes du Darfour si l’organisation mondiale venait à publier son rapport qui accuserait son armée de pires exactions au Congo. Etait-ce le prétexte de votre prestation à Yaoundé, ou un simple hasard de calendrier ?
Je peux dire que c’est juste une coïncidence de calendrier : lorsque j’ai été invité par le journal Mutations pour cette conférence au Cameroun, personne ne savait qu’on allait avoir des fuites dans le journal Le Monde sur le rapport de l’Onu en Rdc. La pression que fait Paul Kagamé de retirer ses troupes du Darfour si l’Onu publiait ce rapport est inacceptable ! Ce dont il est question, aujourd’hui, ce sont des millions de morts au Congo et le pillage des ressources dans ce pays.

Je suis ravi que le rapport des Nations Unies confirme mes investigations sur le Congo. M. Kagamé, s’il n’a rien à se reprocher, pourquoi fait-il du chantage à l’Onu ?
Quelle est la crédibilité des procès sur les génocidaires menés par le Tribunal pénal international d’Arusha sur le Rwanda ?
Pour avoir eu des confidences de Carla Del Ponte à l’intérieur de ce tribunal, je peux conclure aujourd’hui que ce tribunal est une véritable mascarade judiciaire. Il y a certes des juges qui sont honnêtes dans ce tribunal et qui essaient de faire leur travail. Comment pouvez-vous expliquer que seuls les Hutus sont devant ce tribunal, et qu’aucun criminel Tutsi ne s’y retrouve ? Les événements de 1994 impliquent à la fois l’armée rebelle Fpr et l’armée gouvernementale de Habyarimana, mais il n’y a que les Hutus dans ce tribunal. Ce qu’on ne dit pas assez, c’est que dans la mission du Tpir, il y a la réconciliation nationale. Comment pouvez-vous tendre à cela, si vous n’accusez qu’un groupe au détriment de l’autre ?

Est-ce pour cette raison que vous considérez que le génocide est le plus grand mensonge sur l’Afrique ?
Tout à fait ! C’est l’un des plus grands mensonges et l’une des plus grandes manipulations de l’Afrique du XXème siècle. On nous a fait croire que le génocide du Rwanda avait été planifié par les Hutus. Au jour d’aujourd’hui, on constate qu’il n’y a personne, au Tpir, qui a été condamné pour avoir planifié le génocide. On constate en même temps qu’en 2005, il y a un rapport interne et confidentiel des Nations Unies qui montre qu’il n’y a aucun début de commencement de preuve sur la planification du génocide. Ce que l’on ne veut pas dire, c’est qu’il s’agit d’un coup d’Etat pour renverser le président en exercice, Juvénal Habyarimana, au profit de Paul Kagamé, qui a bénéficié de la mort du président Habyarimana.
C’était une façon de mettre en place une stratégie qui permette à Paul Kagamé de mettre sur pied une base arrière pour la conquête des minerais, notamment l’uranium et le coltan au Congo. Ce qui, aujourd’hui, démontre clairement que l’ensemble des multinationales qui travaillent sur le coltan, l’achètent à vil prix au Rwanda ; ce pays est devenu un exportateur du coltan et de l’or, alors qu’il n’a pas du tout ces minerais dans son sous-sol. Voilà la mission qui a été dévolue à M. Kagamé et à son gouvernement. Ceci est très dangereux pour l’Afrique centrale, parce que les pays pétroliers de la sous-région vont forcément être menacés comme le Congo, si leurs dirigeants ne font pas attention.

Certains estiment que les conflits, dans les Grands Lacs, c’est davantage une bataille géopolitique et géostratégique…
C’est une bataille géopolitique intense dans laquelle vous avez des Français, des Anglais et des Américains. Ces derniers sont très nerveux, et veulent reprendre l’ancienne chasse gardée de la France. Vous avez également les Chinois, qui arrivent de façon très organisée et qui s’implantent solidement en Afrique. Tout cela fait que le gâteau va devenir petit, pour ceux-là qui avaient tout gratuitement et facilement. Il va donc falloir négocier.
Pour éviter de se retrouver dans des situations de négociations, on crée l’instabilité parce que, dans ce genre de situation, il n’y a pas d’Etat pour organiser le commerce des matières premières et, avec les guerres, on peut plutôt vendre des armes, faire des trafics… empêcher des révoltes populaires parce que les gens sont plutôt attachés à leur sécurité.

Vos écrits sont très souvent axés sur le régime Kagamé. Ne craignez-vous pas qu’à un moment, votre opiniâtreté apparaisse comme un conflit de personnes avec le président rwandais ?
J’ai toujours dit que, si c’était le président Kagamé qui avait été victime d’un attentat le 6 avril 1994, j’aurais fait exactement la même enquête. Quand je commençais mon enquête, je ne savais pas que c’était le président Kagamé qui était responsable de cela. Je ne savais pas qu’il voulait, plus tard, piller les ressources du Congo. Les arguments que j’avance, ils sont les uns après les autres indestructibles. Dans cette histoire, je suis tout simplement attaché à ce que les Africains comprennent qu’il ne faut pas sous-estimer ce qui est en train de se passer.

Comment cela ?
En 2004, quand j’ai écrit mon livre, les Congolais avaient sous-estimé ce qui était en train de se passer dans leur pays avec l’armée rwandaise. Quelque 10 ans après, ils se retrouvent avec 6 millions de morts. Et ce n’est pas terminé. Aujourd’hui, par exemple, le Cameroun a de nombreux réfugiés hutus. Les réfugiés hutus, pour le Rwanda, ont été un prétexte pour attaquer militairement le Congo. Je ne veux pas que le Cameroun se retrouve dans la même situation que le Congo. Je ne veux pas que d’autres pays en Afrique centrale, à l’exemple du Congo Brazzaville, qui a également des réfugiés hutus, se retrouvent dans cette même situation.

Doit-on penser qu’il existe une stratégie de conquête de l’Afrique centrale, soigneusement préparée par le Rwanda ?
Je pense plutôt à une volonté de coloniser l’Afrique centrale sous le régime de Paul Kagamé, ou, en tout cas, sous le pouvoir qui lui ressemble. C’est sur cela que je veux attirer l’attention des gens dans la région pour leur dire : ce qui se passe a été réfléchi, pensé et la stratégie qui est sur le terrain vous le démontre tous les jours, y compris avec les voyages politiques. Vous ne voyez pas, par exemple, les mêmes voyages politiques faits vis-à-vis d’autres dirigeants africains qu’on menace plutôt d’emprisonner ou d’arrêter. Je veux tout simplement que les Africains comprennent le jeu qui est en train de se dérouler sur leurs têtes. C’est un jeu très complexe mais très efficace.

La France a récemment envoyé des juges pour enquêter sur l’attentat du 06 avril 1994…
Les avocats des veuves françaises ont déposé une plainte en 1997, et cette plainte suit son cours. Les avocats veulent savoir la vérité, et M. Sarkozy est dans une situation où il veut, d’un côté, reprendre les relations diplomatiques avec le Rwanda, et de l’autre, il est obligé de se rendre compte que les juges français doivent quand même faire leur travail. Le départ du juge ne va pas, en ce qui me concerne, apporter des révélations sur la question. Mais j’ose simplement espérer que le fait d’aller voir le lieu de l’attentat, de faire une expertise balistique, permettrait tout simplement de confirmer un certain nombre de choses sur le plan technique que l’on sait déjà et de faire connaître la vérité.

Pensez-vous que cette vérité finira par être connue ?
Elle est déjà connue, à travers mes ouvrages, qui sont confirmés par des enquêtes judiciaires. Ce qui manque, c’est la reconnaissance officielle de cette vérité. On en est là. Ce n’est pas que les gens ne savent pas ce qui s’est passé. Aujourd’hui, on le sait. Dans le cas de l’assassinat de Patrice Lumumba, les Africains ont attendu de longues années pour savoir ce qui s’est passé. Mais aujourd’hui, je ne veux pas que les Africains attendent 50 ans pour savoir pourquoi Habyarimana a été tué, et qui l’a assassiné.

Les Nations Unies développent la thèse du camouflage de l’attentat de Habyarimana, qui est en fait le déclencheur du génocide…
C’est les Nations Unies qui disent que l’attentat est le déclencheur du génocide. Comment peuvent-elles le dire et ne pas vouloir parler de l’attentat ? Il y a une contradiction !

Le génocide a eu lieu sous Boutros Boutros Ghali, comme secrétaire général de l’Onu. Koffi Annan, qui l’a remplacé, a été accusé de camoufler des éléments. La responsabilité des Africains est-elle ainsi engagée dans cette affaire?
Boutros Boutros Ghali n’avait pas accepté de marcher dans la combine américaine, mais celui qui était son collaborateur le plus étroit chargé des opérations de maintien de la paix a eu une promotion : il est devenu Sg de l’Onu et vous savez qu’aux Nations Unies, les nominations par continent sont des nominations rotatives. Mais pour une fois, l’Afrique a eu successivement à trois reprises la tête du Secrétariat général de l’Onu, puisque le mandat de Koffi Annan avait été reconduit. Au passage, M. Annan a eu le prix Nobel de la paix, mais je ne me souviens pas d’un conflit qui lui a valu de recevoir ce prix. Dans le conflit qu’il a vraiment géré, celui du Rwanda, il n’y a personne qui mérite d’avoir eu un prix Nobel de la paix.

Qu’est-ce qui motive votre passion pour le Rwanda ?
C’est tout simplement que je veux partager, avec le public, 10 années de travail difficile, de recherches approfondies et d’échanges avec des gens du département d’Etat américain. J’ai eu des confidences du procureur Carla Del Ponte, et je pense que j’ai quand même assemblé, pendant toutes ces années, des informations inédites venant de sources variées. Garder tous ces éléments pour moi n’a aucun sens, aucun intérêt. C’est pour cela que je mets ces éléments à la disposition du public pour que, demain, les gens ne se disent pas qu’ils ne savaient pas. Ce qui pêche beaucoup, dans le continent africain, c’est l’ignorance des grandes stratégies internationales et la compréhension intime de la dimension géopolitique. Je souhaite qu’ils aient un décodeur pour mieux analyser la situation. Ils ne doivent pas rester comme des téléspectateurs sans décodeur, devant une chaîne cryptée.

Entretien mené par Dorine Ekwè

04/07/2010

Brutal décés de Joseph Nzirorera

Agence Hirondele

Joseph Nzirorera, 59 ans, ancien secrétaire général du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND), en procès pour génocide devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), est décédé le 1er juillet à Arusha.

Selon un communiqué de presse publié par le TPIR, “il est décédé des suites de la soudaine complication d’une longue maladie”.

Joseph Nzirorera était jugé conjointement avec deux autres anciens dirigeants du MRND, Mathieu Ngirumpatse et Edouard Karemera. Inculpés de crimes de génocide et de crimes contre l’humanité, les trois hommes répondent essentiellement d’exactions perpétrées en 1994 par des membres du parti, en particulier les jeunes.

Le procès avait déjà été longuement paralysé par le passé par le mauvais état de santé de Mathieu Ngirumpatse, ancien président du MRND.

Suite à un malaise de Joseph Nzirorera, les auditions avaient cette fois été suspendues en plein milieu de la déposition, jeudi matin, du plus célèbre des détenus du TPIR, l’ex-directeur de cabinet au ministère de la Défense, le colonel Théoneste Bagosora, condamné à la prison à vie en première instance.

Le TPIR a annoncé le décès de Joseph Nzirorera quelques heures plus tard.

08/04/2010

Les détenus du TPIR parlent lors de la 16ème commémoration de la tragédie rwandaise de 1994

Communiqué de presse des détenus du TPIR en commémoration de la tragédie rwandaise de 1994.

« …prendre un marteau,frapper une mouche, tuer la mouche avec un marteau, nous n’hésiterions pas à lefaire! » Président Kagame, le 25 mars 2010.

C’est sur cette tonitruante déclaration du Président KAGAME que les détenus du Tribunal Pénal International sur le Rwanda abordent le SEIZIÈME anniversaire de la tragédie rwandaise, déclenchée le 06 avril 1994 par l’attentat contre l’avion du Chef de l’Etat et la reprise unilatérale et généralisée des hostilités par le Front Patriotique Rwandais pour la conquête du pouvoir au Rwanda par les armes.

Cette déclaration du Président KAGAME est un éloquent témoignage du climat de terreur et d’intimidation dans lequel vit le peuple rwandais depuis 16 ans sous l’innommable dictature du FPR.

Ces propos, empreints d’une cruauté légendaire mais ovationnés par les deux chambres du Parlement du FPR, laissent présager que le régime en place concocte une tragédie envers le peuple en cette année électorale.

Aussi les détenus du TPIR en appellent-t-ils à la vigilance de la communauté internationale.

Les détenus constatent avec amertume que le TPIR, à l’aube de sa fermeture confirmée, n’a fait que garantir l’impunité au FPR. Son bilan au bout de seize ans d’activités aura été celui d’un tribunal du vainqueur.

Le FPR a récemment tenté de se disculper de ses responsabilités dans l’attentat terroriste contre l’avion du Président HABYARIMANA à travers le rapport MUTSINZI. Mais ce ne fut qu’un coup d’épée dans l’eau. Le FPR n’a fait qu’en rajouter à la crédibilité du rapport du Juge français Jean Louis BRUGUIERE, comme le démontrent les personnalités indépendantes ayant analysé ce rapport ainsi que les détenus dans leur réaction du 18 février 2010.
Il est plus que temps que les auteurs de cet attentat et d’autres graves violations du droit international humanitaire commises au Rwanda en 1994 en répondent devant la Justice.

Les détenus présentent leurs condoléances les plus attristées aux victimes de la tragédie rwandaise de 1994, de toutes les ethnies et régions du Rwanda.

Ils renouvellent leur profonde sympathie aux Pays ayant perdu leurs ressortissants dans la tragédie rwandaise, ainsi qu’aux victimes des guerres du FPR qui ravagent la région des Grands lacs africains depuis 1990.

Le FPR reproche à la communauté internationale d’avoir abandonné le Rwanda alors que c’est bien lui qui s’est opposé à l’intervention des forces étrangères au moment où le Rwanda en avait grand besoin.

Les détenus sont intimement convaincus que l’opération turquoise menée par la France au Rwanda avec l’aval de l’ONU en 1994, mérite aux yeux d’honnêtes citoyens rwandais et étrangers, plus de considération plutôt que le discrédit que lui attire une politique téméraire du FPR visant à en faire une monnaie d’échange pour échapper à la Justice.

Les détenus déplorent l’acharnement contre l’épouse du feu président Habyarimana. Les poursuites engagées contre elle, sont déplacées et cyniques car dirigées contre la victime avérée et innocente de l’attentat déclencheur de l’hécatombe rwandaise. Elles devraient définitivement cesser.

Les détenus constatent que le FPR a verrouillé l’espace politique au RWANDA, le fermant complètement à ceux qui n’accordent pas leur violon au refrain de ce front, et qui sont désormais victimes d’intimidations et de harcèlements incessants.

La communauté internationale est appelée à cesser toute louange au régime dictatorial de KIGALI dominé par les criminels du FPR. Elle devrait plutôt tout mettre en oeuvre pour que criminels du FPR répondent de leurs actes et contraindre ce régime à l’ouverture démocratique favorable à l’Etat de droit et à la vraie réconciliation des rwandais.

Les détenus en appellent à tous les acteurs de la communauté internationale à oeuvrer pour mettre au pas le régime actuel de KIGALI, en vue de favoriser l’émergence d’une vraie gouvernance démocratique, respectueuse des droits de la personne humaine et l’exercice responsable des devoirs légitimes de citoyens égaux et dignes dans leur chère patrie.

Fait à Arusha, le 06 avril 2010.

Les représentants des Détenus :

Innocent Sagahutu et Arsène Shalom Ntahobari

RWANDINFO.COM

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