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10/05/2012

The Ingabire Trial: Rwanda’s Contempt of Court?

Opposition activist Ingabire has been denied a fair trial by expedient judges, improperly gathered evidence and a disregard for procedural justice.

Since her arrest in October 2010, the trial of Rwandan opposition figure Victoire Ingabire has been followed intently. Eighteen months into the proceedings, Ingabire is now awaiting a verdict on six counts relating to terrorism and genocide denial, and her case has come to symbolise the ongoing struggle over the legacy of the genocide and the future of judicial independence in Rwanda.

The partisan national press was declaring Ingabire a ‘divisionist’ even before the arrest, while international observers have been keen to expose the trial as a sham. But without direct access to documents presented to the court, this is not the place to assess Ingabire’s guilt or innocence. What we can assess here, however, are the judicial processes that govern the case and that will decide Ingabire’s fate. And examining these suggests that the prosecution has virtually guaranteed that regardless of whether an acquittal or a conviction is handed down, justice will have been denied to the defendant.

The case background

Ingabire, chair of the diaspora opposition group The United Democratic Forces (FDU-Inkingi), had been living in the Netherlands from 1993 until January 2010 when she returned to Rwanda to contest the national elections the following August.

Ingabire was first placed under house arrest in April, three months after giving a speech at the Kigali Genocide Memorial Centre in which she questioned why Hutu victims of the genocide were forgotten while also insisting on the need for national reconciliation and justice for the many Tutsi who were murdered. She was eventually released on conditional bail and repeatedly interrogated over the summer. Meanwhile, the FDU’s petition for official status as a political party was rejected, effectively excluding the group from the polls.

10/05/2012

Murder or Imprisonment – a High Price for “Stability” in Rwanda.

Human Rights Watch’s Carina Tertsakian says that to describe Paul Kagame as “the sort of dictator Rwanda needs” is an insult to Rwandans who have lost their lives.

Jack Chapman’s Think Africa Press article “Are Kagame’s human rights abuses justified?”  epitomises the blinkered approach of many commentators towards Rwanda. Its principal argument is based on a fallacy: that in some contexts, human rights and economic development are antagonistic or mutually exclusive.The genocide in which more than half a million people were killed in just three months in 1994 undeniably makes Rwanda an exceptional case. The level of organisation of the massacres, the scale of the horror, the suffering and the devastation – all of these were exceptional.

What is not exceptional, however, is that Rwandans, like human beings in any other country, have fundamental rights and want to be able to enjoy them. These include the right to life – of which hundreds of thousands were robbed so brutally during the genocide – the right to freedom of expression, to liberty and security and a fair trial, and many other rights enshrined in Rwandan law and in international conventions.

08/05/2012

Manifestation à Bruxelles samedi le 12/05/2012 de 13h30 à 16h30 pour réclamer la libération de Victoire Ingabire Umuhoza, présidente des FDU-Inkingi.

QUAND

Samedi, le 12 Mai 2012

? :

13h30 : Rassemblement au Rond Point Montgomery
(Métro Montgomery)

14h-16h00: Marche vers l’Ambassade du Rwanda            Avenue des Fleurs, 1 à 1150 Bruxelles

POURQUOI ?
Dénoncer le caractère politique du procès de Mme Victoire Ingabire Umuhoza et exiger sa libération immédiate et sans conditions. 
Appel à tout le peuple rwandais à se mobiliser pour exiger la fin de l’impunité au Rwanda.
Condamner les actes de violation des droits de l’homme et intimidation contre les membres de l’opposition politique à Kigali par la police rwandaise.
Appel à la Communauté Internationale et Organisations Internationales à s’investir activement dans la libération de madame Victoire Ingabire Umuhoza et de tous les autres prisonniers politiques au Rwanda.
Appel aux Bailleurs de Fonds du Rwanda d’exiger l’ouverture de l’espace politique au Rwanda.

AGENDA : 

13h30 : Rassemblement au Rond Point Montgomery (Métro Montgomery)
16h00 : Marche vers l’Ambassade du Rwanda, Avenue des Fleurs, 1 à 1150 Bruxelles.
16h15 : Mot de clôture adressé aux manifestants.
16h30 : Dislocation de la manifestation.

30/01/2012

Le fils de Léon Mugesera se confie

Pendant 16 ans, Léon Mugesera a tenté d’éviter son expulsion vers le Rwanda. Mais lundi, le présumé penseur du génocide a perdu sa bataille. Son atterrissage et sa détention à Kigali ont été immédiatement salués par le gouvernement rwandais. Mais la famille de l’ancien résidant de Québec dénonce plutôt une décision «politique» du Canada. Dans une rare entrevue, l’un de ses fils raconte le choc, la consternation et la résignation.

C’est une scène qui n’a duré que quelques minutes, mardi soir, mais qui a été suivie par les médias et les curieux sur le tarmac de l’aéroport de Kigali. Peu avant minuit, un avion décoré de la feuille d’érable a illuminé la nuit et s’est posé sur la piste. Vêtu du même manteau que lors de ses dernières apparitions au coeur de l’hiver montréalais, Léon Mugesera, l’un des hommes les plus recherchés du Rwanda, est sorti rapidement et s’est engouffré dans une voiture.

À plusieurs milliers de kilomètres de là, sa femme et ses cinq enfants ont vu ces images. Ils ne lui ont pas parlé depuis qu’il a quitté le Canada.

«Bien sûr, on est inquiets», répond l’un de ses fils, Irénée.

Choc et consternation

À Québec, l’humeur familiale varie entre le choc, la consternation et la résignation. «On est sous le choc. Nous nous sommes battus jusqu’au bout. Mais le sentiment qui domine, c’est que nous ne réalisons toujours pas.»

À 32 ans, Irénée se souvient encore parfaitement du jour où il a posé le pied au Québec. C’était le 12 août 1993. Sa famille fuyait «l’état de guerre» du pays des mille collines.

«Le Rwanda était en état de guerre. Les militaires menaçaient de nous tuer, dit-il. On parle souvent comme si le génocide était sorti de nulle part. Mais le Rwanda était en guerre depuis 1990.»

Diplômé de l’Université Laval, Léon Mugesera, intellectuel et homme politique, avait abondamment parlé à ses enfants de leur futur pays d’accueil. «Pour nous, le Canada, c’était un rêve.»

Mais les démêlés de la famille avec les autorités canadiennes ont commencé peu après son arrivée. À la suite de la mise au jour d’un discours que Mugesera avait prononcé en 1992, considéré comme une incitation au génocide, la famille est interdite de territoire. L’affaire est portée en Cour fédérale, à la Cour d’appel, puis à la Cour suprême, qui, en 2005, confirme l’expulsion de M. Mugesera.

«C’est notre père et nous le croyons.»

Irénée croit-il que son père est innocent? L’aîné de la fratrie se veut prudent.

«Il n’est pas un meurtrier. Moi, j’ai des amis tutsis. Jamais mon père ne m’a appris la haine, dit-il. Sauf qu’il était sous le choc (au moment du discours). Il a vu des déplacés dans des camps, et il était en colère. Mais il nous a toujours dit que ce n’était pas un discours haineux. C’est notre père et nous le croyons.»

En novembre 2011, la mesure de renvoi est mise à exécution. C’est le choc. Léon Mugesera abat ses dernières cartes, sans y croire.

«On a toujours cru en la justice, mais on lui a fait nos adieux le 11 janvier. Nous n’étions pas naïfs non plus. C’est une question politique», croit Irénée.

Jamais M. Mugesera n’a été jugé, et pourtant il est condamné, s’indigne sa famille. «C’est incompréhensible. C’est juste un discours de 1992, avant 1994, et il n’y a pas eu de procès, pas d’enquête…»

Avant de partir pour le Rwanda, lundi, Léon Mugesera a exhorté ses proches à «passer à autre chose» et à ne pas venir le voir. Irénée ne sait pas s’il ira à Kigali. Il continue à suivre ce qui se passe dans son pays d’origine. «Mais je ne veux pas commenter. Tant et aussi longtemps que mon père sera entre leurs mains, je ne pourrai pas.»

Source : cyberpress

19/01/2012

Sauvez Léon Mugesera

Le Comité contre la torture du haut Commissariat Des Droits de l’Homme aux Nations Unies demande au gouvernement Canadien de respecter ses engagements internationaux, soit de protéger les Refugiés et surtout de ne pas les déporter vers un pays où ils risquent d’être soumis à la torture. Léon Mugesera et ses avocats luttent actuellement pour cela.

La vraie question dans le dossier de déportation Mugesera est la suivante : Est-il juste pour un pays libre et démocratique de livrer en toute connaissance de cause un refugié politique à un autre pays, spécifiquement lorsqu’ il/elle risque de subir la torture voir même la mort, quand il/elle n’a pas été reconnu coupable d’un crime, en particulier si il/elle ne constitue pas un danger pour la sécurité nationale du Canada?

La vérité est que Léon Mugesera n’a jamais été reconnu coupable d’aucun crime. En fait Mugesera implore le gouvernement Canadien de le poursuivre au Canada en vertu de la loi à compétence universelle, soit une législation dont s’est doté le Canada, qui a la capacité de juger des crimes commis outre-mer. Si vous croyez que le Canada devrait faire prévaloir la justice universelle, une valeur fondamentale qui est chère à tous les Canadiens et autres libres citoyens du monde, joignez-vous à nous et demandez au Canada d’accuser Mugesera afin qu’il soit jugé au Canada comme il le demande depuis maintenant déjà presque deux décennies.

(Contexte politico-historique : le 1er Octobre 1990 le Rwanda a été attaqué par une armée en provenance de l’Ouganda.) Après quatre ans d’une guerre sanglante, l’avion transportant les présidents du Rwanda et du Burundi a été abattu de 6 avril 1994. En 1992, Léon Mugesera prononce un discours (non radiodiffusé ni télédiffusé) où il accuse des politiciens d’être à la fois corrompus et d’œuvrer à l’encontre de l’intérêt du peuple; il accuse également les belligérants d’avoir massacrés des citoyens. Dans ce discours, Léon Mugesera demande également des élections démocratiques afin d’arrêter la guerre en cours et de stabiliser le pays en plein déchirement. La même année, comme beaucoup de ses compatriotes, Léon Mugesera quitte son pays afin de sauver sa vie. Doit-il être blâmé pour ce qui est arrivé au Rwanda en 1994, presque deux ans après son départ? À vous de juger.

L’affaire Mugesera au Canada : il s’agit d’une enquête administrative au sujet de son admissibilité à titre d’immigrant au Canada et non un procès pénal. Dans de telles circonstances, les rumeurs, les ouï-dire et les faits sans fondement obtiennent le caractère sacré de faits prouvés et sont maintenus contre l’immigrant. Ceux-ci répondent à la norme kafkaïen des ”motifs raisonnable de croire” une norme de preuve soumise à des standard s moins rigoureux que ” l’équilibre des probabilités”, et encore moins rigoureuse que le ”hors de tout doute raisonnable”. Lorsqu’un présumé criminel est reconnu coupable d’un crime hors de tout doute raisonnable, il est mis en prison. Mais s’il est raisonnable de croire qu’un immigrant peut avoir dit quelque chose qui aurait pu constituer un crime, l’immigrant se voit refuser son admissibilité au Canada, son statut de refugié est refusé, et il est renvoyé vers le pays qu’il a fui, et son sort est remis entre les mains de ses opposants. Ce qui est le cas dans l’affaire Mugesera contre immigration Canada. Ce dernier doit-il être traité comme un criminel sans avoir bénéficié de son droit à un procès juste et équitable? A vous de juger.

Si vous trouvez intolérable le fait d’ignorer les valeurs fondamentales auxquelles tous les canadiens et autres libres citoyens du monde tiennent s à cœur, joignez-vous à la cause et exigez au Canada de poursuivre Léon Mugesera afin qu’il soit jugé au Canada. Cependant, si vous êtes d’avis contraire et croyez qu’il ne devrait pas être jugé sur le territoire canadien, joignez-vous tout de même à nous pour demander au Canada de respecter ses obligations internationales et lui donner un délai raisonnable afin qu’il puisse trouver un autre pays d’asile où il pourra bénéficier de son droit à un procès juste et équitable. Effectivement, Léon Mugesera ne veut pas échapper à la justice et à la vérité. Il ne demande qu’à être jugé devant un tribunal criminel canadien, et ce depuis près de vingt-ans. Serait-t-il raisonnable de croire que le Canada ne veut pas poursuivre Léon Mugesera devant un tribunal pénal canadien, car il n’a pas recueillit suffisamment de preuves pour le déclarer coupable et le condamner en vertu du droit canadien? Croyez-vous vraiment que le Rwanda est en mesure d’apporter plus de preuves afin d’inculper Léon Mugesera alors que le canada a échoué? A vous de juger.

L’élément le plus important à souligner est le suivant : les demandeurs d’asile ainsi que les refugiés ont des droits qui doivent être protégés et les états ont des devoirs et obligations qui doivent être respectés. La protection des demandeurs d’asile et des refugies est la norme minimale requise de toute dite civilisation. Le Canada ne doit pas sacrifier ses obligations et ses responsabilités par opportunisme, commodité et intérêt. C’est une question de justice, d’équité, de paix et d’humanité que de tenir les refugiés responsables de leurs actions dans les pays où règnent les règles de droit, particulièrement lorsqu’ils demandent à un pays libre et indépendant tel que le Canada, un procès juste et équitable. Léon Mugesera, un refugié qui a fui le Rwanda en 1992 et qui est blâmé pour ce qui s’est passé en 1994 ne demande que cela. A vous de juger.

19/12/2011

CPI: La chambre préliminaire refuse de confirmer les charges contre Callixte Mbarushimana et ordonne sa remise en liberté

Source : cpi

La Chambre préliminaire I refuse de confirmer les charges à l’encontre de Callixte Mbarushimana et ordonne sa remise en liberté

ICC-CPI-20111216-PR757

 Situation : République démocratique du Congo

Affaire : Le Procureur c. Callixte Mbarushimana
Ce 16 décembre 2011, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé à la majorité (Mme Sanji M. Monageng, juge présidente, ayant une opinion dissidente) de ne pas confirmer les charges dans l’affaire Le Procureur c. Callixte Mbarushimana et d’ordonner la remise en liberté de l’intéressé, une fois prises les dispositions nécessaires.
La majorité de la Chambre, composée de Mme la juge Sylvia Steiner et de M. le juge Cuno Tarfusser, a conclu qu’il n’y avait pas suffisamment d’éléments de preuve donnant des motifs substantiels de croire que Callixte Mbarushimana pouvait être tenu pénalement responsable, au sens de l’article 25-3-d du Statut de Rome, de huit chefs de crimes de guerre et de cinq chefs de crimes contre l’humanité portés contre lui par le Procureur.
Cette décision n’empêche pas le Procureur de demander ultérieurement la confirmation des charges à l’encontre de Callixte Mbarushimana si cette demande est étayée par des éléments de preuve supplémentaires. L’Accusation, tout comme la Défense, pourrait également interjeter appel de la décision refusant la confirmation des charges et ordonnant la remise en liberté de l’intéressé.
Conclusions factuelles
Ayant examiné les éléments de preuve qui lui ont été présentés, la Chambre a conclu qu’il existait des motifs substantiels de croire qu’entre le 20 janvier 2009, au moins, et le 31 décembre 2009, un conflit armé ne présentant pas un caractère international a eu lieu dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), entre d’une part les forces armées du Gouvernement de la RDC, appuyées à certaines occasions par les forces armées rwandaises (RDF) ou les forces de la Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo, et d’autre part au moins un groupe armé organisé, les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda – Forces combattantes Abacunguzi (FDLR).
La Chambre a conclu qu’il existait des motifs substantiels de croire que les troupes des FDLR avaient commis plusieurs crimes de guerre à différents endroits et à différents moments, en particulier à Busurungi et dans les villages voisins en mars 2009 (meurtres) ainsi qu’entre le 9 et le 12 mai 2009 ou vers ces dates (attaques de civils, meurtres, mutilations, viols, traitements cruels, destructions de biens et actes de pillage), à Manje le 20 juillet 2009 ou vers cette date (attaques de civils, meurtres, traitements cruels et destructions de biens), à Malembe du 11 au 16 août 2009 ou vers cette date (attaques de civils et destructions de biens), et à Mianga le 12 avril 2009 ou vers cette date (attaques de civils, meurtres et destructions de biens).
Bien que la Chambre ait conclu qu’il existait des motifs substantiels de croire que des actes constituant des crimes de guerre aient été perpétrés dans cinq des vingt-cinq incidents recensés par le Procureur, la majorité des juges a conclu que les éléments de preuve ne suffisaient pas pour qu’elle soit convaincue de l’existence de motifs substantiels de croire que ces actes s’inscrivaient dans le cadre d’un comportement équivalent à « une attaque dirigée contre la population civile » menée en application ou dans la poursuite de la politique d’une organisation ayant pour but une telle attaque, au sens de l’article 7 du Statut de Rome définissant les crimes contre l’humanité. Par conséquent, la majorité de la Chambre a conclu qu’il n’existait pas de motifs substantiels de croire que des crimes contre l’humanité ont été commis par les troupes des FDLR.
La majorité de la Chambre (la juge présidente ayant une opinion dissidente) a également conclu que Callixte Mbarushimana n’avait pas contribué à la commission des crimes allégués, et encore moins de façon « significative ».
Contexte
La RDC a ratifié le Statut de Rome, instrument fondateur de la CPI, le 11 avril 2002. Le 3 mars 2004, le Gouvernement de la RDC a déféré à la Cour la situation (c’est-à-dire les événements relevant de la compétence de la Cour) sur son territoire depuis l’entrée en vigueur du Statut de Rome, le 1er juillet 2002. Après un examen préliminaire, le Procureur a ouvert une enquête le 21 juin 2004.
Le 28 septembre 2010, la Chambre préliminaire I a décidé de délivrer sous scellés un mandat d’arrêt à l’encontre de Callixte Mbarushimana. Les scellés ont été levés le 11 octobre 2010. Le 25 janvier 2011, les autorités françaises ont remis l’intéressé à la CPI. Il a alors été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour à La Haye. Dans le document de notification des charges, le Procureur a énoncé à l’encontre de Callixte Mbarushimana cinq chefs d’accusation de crimes contre l’humanité (meurtre, actes inhumains, viol, torture et persécution) et huit chefs de crimes de guerre (attaque de civils, meurtre, mutilation, traitement cruel, viol, torture, destruction de biens et pillage). L’audience de confirmation des charges s’est tenue du 16 au 21 septembre 2011.
Outre Callixte Mbarushimana, trois personnes ont été remises à la Cour dans le cadre de la situation en RDC : Thomas Lubanga Dyilo, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui. Un mandat d’arrêt a également été délivré à l’encontre d’une quatrième personne, Bosco Ntaganda, mais n’a toujours pas été exécuté.
Les enquêtes se poursuivent concernant la situation en RDC.
21/11/2011

LA PRESSE PANAFRICAINE FACE À L’ARGENT : COMMENT LES POTENTATS AFRICAINS ARROSENT « JEUNE AFRIQUE INTELLIGENT ».

source : nerrati.net

On savait sans doute que la presse panafricaine de Paris se débrouille pour mériter son rang. Mais les chiffres que publie « Le gri-gri International » révèlent une réalité où le « racket publicitaire » des Etats côtoie une corruption rampante de « Jeune Afrique L’Intelligent », le plus important de ces médias, par les gouvernants africains douteux. Par Alex Gustave AZEBAZE.

L’affaire fait grand bruit dans le petit monde « médiatico-politique » de la « Françafrique ». C’est que dans son édition du 10 mars 2005, l’équivalent africain du « Canard enchaîné », le bien nommé « Le gri-gri International » a révélé les opérations financières, à la lisière de la corruption, de « Jeune Afrique » devenu « l’Intelligent » dans la plupart des pays de l’Afrique francophone.

Si l’achat de leurs consciences par les dirigeants africains n’était jusqu’alors un secret pour personne dans les milieux de la presse panafricaine de Paris, y compris certaines rédactions africaines de grands médias français, aucun journal, aussi téméraire fût-il, n’avait jusqu’ici publié des éléments de preuve, notamment les chiffres. C’est ici tout le mérite de l’enquête du bimensuel satirique panafricain.

« Le gri-gri International » s’est procuré le détail des encaissements africains de « JAI » à la date du 16 janvier 2004. Présentés comme « des contrats de communication », ces documents qui portent sur une quinzaine de pays de la zone d’influence française en Afrique révèlent d’importantes sommes payées par des « potentats africains » au journal du « franco-tunisien »  Béchir Ben Yamed. Quelques exemples suffisent à édifier sur une pratique dont le dénominateur commun est qu’ils paient des articles de presse rédigés en faveur de régimes très souvent connus pour leur mépris pour la bonne gouvernance et la démocratie.

On retrouve ainsi, par ordre croissant, les Comores du putschiste reconverti en homme de l’unité de l’île Azali qui aboulent 250.000 euros;

Le Rwanda d’un Paul Kagamé qui bâtit une démocrature dominée par son ethnie (tutsie) minoritaire dans le pays. Il casque 350.000 euros pour polir son image.

Le Togo de Eyadéma le sergent devenu « sage de l’Afrique » qui a tué il y a quarante ans de ses propres mains le premier président élu de son pays. Il a lâché 380.000 euros pour que son image de garant de la stabilité et de la paix soit (à jamais ?) promue par « JAI ».

La Mauritanie de ce Maouiya Ould Taya qui emprisonne son principal challenger et ex-président à la veille d’une élection présidentielle a casqué quelque 500.00 euros.

La Guinée équatoriale de Obiang Nguema, le potentat rendu mégalo par le pétrole et qui contraint ses principaux opposants à l’exil offre quant à lui 800.000 euros.

L’Algérie de Bouteflika qui s’est fait réélire l’année dernière avec près de 70% de voix donc  « sans bavures » , bien que son ministre en charge des élections ait interdit au principal parti d’opposition de se choisir le candidat de son choix donne 950.000 euros.

Le Maroc de Mohammed IV, « une démocratie monarchiste », qui a été le premier à reconnaître la prise illégale du pouvoir au Togo par le fils du dictateur décédé en plein vol, Eyadéma, lâche quant à lui 994.000.

Le Cameroun du président Paul Biya est le premier à atteindre la barre du million d’euros, avec exactement 1 million. Un « PPTE » qui se démène comme un beau diable pour mériter son rang compte-t-il dans la distribution de petits cadeaux à ses souteneurs internationaux, même quand cela n’empêche pas de masquer la désolante réalité que les bailleurs de fonds et les chancelleries occidentales connaissent jusqu’au bout des ongles et qui nous vaut de temps en temps d’échouer ? Voire.

02/11/2011

RWANDA-INGABIRE TRIAL: Defense counsel denied cross-examination right on prosecution terror evidence

Kigali, 1st November 2011

On the request of the National prosecution authority the High Court retracted its previous authorisation and denied the defense counsel the right to cross-examine the prosecutor’s witnesses on terror charges. The presiding judge ordered the defense team to pre-submit a list of all the questions  in order to decide  which one could be discussed in open court and allow sufficient time for preparation by ”the witnesses”. This is another slap in the face of the lawyers who believed that some fairness was possible in this kangaroo trial. ”This process is a circus, it’s not fair and the international community needs to know the truth”, said one foreign analyst based in Kigali.

Since the 27th October 2011, the political prisoner Ingabire exposed the terror charges. All the prosecutor’s witnesses in this trial are officially” co-accused pleading guilty”. The Rwandan criminal law procedure in its article 59 is clear on this: “Persons against whom the prosecution has evidence to suspect that they were involved in the commission of an offence cannot be heard as witnesses”. (LAW No 13/2004 OF 17/5/2004 RELATING TO THE CODE OF CRIMINAL PROCEDURE, O.G SPECIAL Nº OF 30/07/2004). Questioned on this blatant violation or disdain of the law, the national public prosecution authority claims that “those people are criminals just pleading guilty and helping justice to halt a terrorist leader. Their information is used only for investigation and completion of pieces of evidence. They are not witnesses and could not be treated like that”. The terms of this blind plea are not clear as all the co-accused don’t seem to care about their freedom.

 

20/10/2011

Kabila n’a pas été informé du déploiement des marines Américains sur son territoire

Arusha, 19 octobre 2011 (FH) – La République démocratique du Congo (RDC) n’a pas été officiellement informée du déploiement de Marines américains ayant pour mission d’appuyer les opérations de traque du chef rebelle ougandais Joseph Kony, recherché depuis 2005 par la Cour pénale internationale (CPI), a rapporté mercredi Radio Okapi citant le président Joseph Kabila.

«Est-ce qu’on aura des Marines ici chez nous, dans le parc de la Garamba pour traquer Monsieur Kony? Je ne sais pas. Du moins, officiellement, le Congo n’a pas encore été contacté», a déclaré le chef de l’Etat cité par la radio.

Toujours selon cette radio, gérée en partenariat par la Fondation Hirondelle et les Nations Unies, Kabila a affirmé que le chef rebelle ougandais ne se trouvait plus sur le territoire congolais. « C’est depuis dix-huit mois qu’il est parti en République centrafricaine» voisine, a indiqué le président congolais lors d’une conférence de presse mardi à Kinshasa. Il a précisé que des unités avaient été déployées à la frontière des deux pays pour éviter que Kony ne rentre en RDC.

Le président Barack Obama avait annoncé, vendredi dernier, l’envoi en Ouganda d’une centaine d’éléments des forces spéciales, “équipés pour le combat”, chargés d’aider les forces régionales dans les opérations de traque des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de leur chef Joseph Kony. Il précisait dans une lettre aux députés et sénateurs américains qu’une première partie du contingent s’était déployée en Ouganda le 12 octobre, tandis que d’autres soldats, ainsi que la logistique requise, se rendront sur place le mois prochain.

Le département d’Etat a précisé que les militaires américains se déploieraient éventuellement au Sud-Soudan, en RCA et en RDC, “après un accord obtenu auprès de chaque pays concerné”. Les Marines ne combattront pas directement la LRA, sauf en cas de légitime défense, a ajouté le Département d’Etat: “Ils fourniront des renseignements, des conseils et une assistance aux pays partenaires”.

La LRA, milice politico-religieuse, inscrite sur la liste des mouvements terroristes par les Etats-Unis, est accusée d’innombrables exactions sur les civils de quatre pays: Ouganda, Soudan, RDC et Centrafrique.

Lors de cette même conférence de presse, le président Kabila a par ailleurs réitéré le refus de son gouvernement d’exécuter le mandat d’arrêt de la CPI contre l’ex-rebelle Bosco Ntaganda, aujourd’hui général dans l’armée congolaise, selon l’AFP.

Kinshasa affirme que l’arrestation de Ntaganda mettrait à mal le fragile processus de pacification de la volatile province du Nord-Kivu, dont l’accusé est originaire.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI, Bosco Ntaganda, ex-chef d’état-major de la rébellion tutsi-congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), est accusé de crimes de guerre notamment pour l’enrôlement d’enfants en 2002-2003 en Ituri, quand il faisait partie de la milice de l’Union des patriotes congolais (UPC).

ER/GF

© Agence Hirondelle

15/09/2011

Poème pour la RDC

Je crie, je pleure et je m’en vais dormir !
Je dors pour l’éternité, car je ne meurs pas !
Je dors pour l’éternité, car la RDC m’a sacrifié !
Je dors pour l’éternité, car les miens ne m’ont pas soutenu !
Ne pleurez pas sur moi, pleurez pour vous !

Que penser…? Que dire…? Que faire…? …du peuple RD congolais.
Lui qui écoute, mais n’entend pas … !
Lui qui regarde, mais ne voit pas… !
Lui qui croit, mais n’accepte pas… !

Je vous dis, Ô peuple RD Congolais,

ETRE HOMME ET LIBRE, C’EST ETRE… !
ETRE HOMME ET ESCLAVE, C’EST AVOIR… !

Vous avez été corrompu, oui, vous êtes corrompu.
Matériellement, financièrement, spirituellement,…

ETRE est le passeport pour le futur !
Demain appartient à ceux qui s’y préparent aujourd’hui.

Le dernier appel au patriotisme vous est lancé,
Vous êtes désormais mis en demeure.

Votre seul salut est de vous emparer de l’arme en votre possession ;
Car vous en avez une : RESISTEZ, FORTIFIEZ-VOUS et AGISSEZ !
Agissez dès à présent, demain n’appartient à personne…

Mr. Charles ONANA vient
d’émouvoir la sensibilité des RD Congolais,
d’exciter l’imagination des RD Congolais,
de rencontrer l’intelligence des RD Congolais.

Si vous êtes RD Congolais, AGISSEZ.

Levez-vous et Agissez !
Levez-vous et Agissez !
Levez-vous et Agissez !

C’est la Lumière du soir qui vous annonce la nuit qui arrive au galop .

A bon entendeur, Gare à vous !

Anonyme

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