Articles tagués ‘massacres’

21/10/2011

Gaddafi dead ? DEJA VU !!!

 

 

 

 

21/09/2011

Des avocats français vont atttaquer Sarkozy en justice pour les abus commis en Libye

Source : alterinfo

Guerre impérialiste de Libye: Sarko et l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord accusés de crimes contre l’humanité… le terrorisme d’état enfin sur la sellette ?…

En Libye, les forces du nouveau gouvernement mettent la pression sur les supporters du colonel Kadhafi; tandis que certains leaders occidentaux peuvent faire face domestiquement à des accusations officielles sur la légalité de leur intervention militaire. Les loyalistes au régime continuent leur résistance de dernière instance dans trois ville clés: Syrte, Bani Walid et Sabha, qui ont été lourdement prises d’assaut pendant plus d’une semaine avec en filigrane le fait que les fils de Kadhafi pourraient y être retranchés.
D’autre part, le reste de la Libye récupère de mois de guerre civile qui a tuée des dizaines de milliers de personnes. Plusieurs rapports stipulent que des attaques aériennes récentes de l’OTAN ont tué un grand nombre de civils et des photos tres dérangeantes de victimes civiles des bombardements poussent des avocats français à se retourner contre leur gouvernement.
L’ancien ministre des affaires étrangères français, Roland Dumas, dit qu’il se tient prêt à défendre Mouammar Kadhafi le cas échéant au TPI, qui a émis un mandat d’arrêt international à son encontre. Mais l’OTAN va d’abord devoir trouver le colonel. Le leader libyen déposé se cache et ce pour une bonne raison.
“S’ils le trouvent, ils le tueront. Comme Ben Laden” a dit Dumas. “Certains états ont endorsé le droit de tuer et ce contre le droit international.”
Nicolas Sarkozy doit faire face à des procédures judiciaires au sujet des civils tués dans la guerre en Libye. Les avocats en France accusent maintenant le président de crimes contre l’humanité.
Jacques Vergès appelle maintenant la guerre de Libye un nouverau Vietnam, où les Américains ont déversé des dizaines de millions de litres de produits toxiques sur les forêts et les cultures dans les années 1960-70, causant des désordres neurologiques dans la population, des fausses-couches et des malformations de naissance jusqu’à aujourd’hui.
“Ils utilisent des missiles avec de l’uranium appauvri qui cause des cancers”, a t’il clâmé “A Tripoli, j’ai vu des gens handicappés par les attaques de l’OTAN, des employés de bureau qui n’ont rein à voir avec les combats. Voilà pourquoi nous attaquons le président Sarkozy en justice, pour crimes contre l’humanité.”
L’OTAN a d’abord nié avoir bombardé une résidence où 13 personnes, incluant quatre enfants, sont mortes. L’organisation a ensuite appellé l’endroit une centre de commandement militaire. Le journaliste belge Michel Collon est allé sur place pour voir ce qu’il en était.
“Des livres, des vidéos, des jouets de l’homme araignée, des livres culturels, rien de militaire”, fut tout ce qu’il vît sur place.
Au cours d’une autre attaque, l’épouse de Khaled El Awidi, enfant et petits enfants furent rapportés tués dans leur maison. L’OTAN est accusée de s’être engagée dans une campagne de terreur volontaire.
“Leurs bombardements ciblèrent les centres électriques, de distribution d’eau et d’aliments” a dit l’avocat d’Awidi Marcel Ceccaldi. “Après cinq mois de bombardements continuels de l’OTAN et des milliers de morts, les gens arrêteront de soutenir le régime, simplement parce qu’ils n’en peuvent plus.”
Les leaders occidentaux sont programmés pour leur premier défi légal sur l’affaire libyenne. S’ils empêchent les dossiers d’accéder au TPI, ajoute Ceccaldi, cela prouvera une fois pour toute que la justice occidentale est en fait gérée par les politiciens et non pas par le droit.

Url de l’article original avec reportage vidéo: http://rt.com/news/french-lawyers-sarkozy-libya-837/
~ Traduction de l’anglais par Résistance 71 ~

23/08/2011

Désinformation/Misinformation : Images truquées de la mort de Kadhafi/ Fake Picture of Gaddafi dead

 

19/06/2011

RWANDA-AFRIQUE DU SUD : fuite d’enregistrements dans l’affaire Nyamwasa ?

RWANDA-AFRIQUE DU SUD : fuite d’enregistrements…, posted with vodpod

Des enregistrements, présentés comme des écoutes téléphoniques de la police sud-africaine sont en circulation sur Internet depuis quelques jours sur la toile et sont l’un des sujets à la une dans les discussions de la commaunauté rwandaise.JamboNews a pu se procurer l’un d’entre eux en vue de l’analyser pour ses lecteurs. On y entend deux hommes converser en Kinyarwanda, langue nationale du Rwanda.En bref une personne en Afrique du Sud donne le compte rendu au [selon le journal Umuvugizi ] Général Jack Nziza, actuel chef de cabinet du ministre de la défense de ses négociations avec un groupe de tueurs à gage pour éliminer Kayumba Nyamwasa sur le lit de l’hôpital où il recevait des soins suite à l’attentat raté. La voix du Général Jack Nziza a été confirmée par plusieurs sources indépendantes ayant travaillés avec Jack Nziza et contactées par JamboNews.Rappelons aussi que ce personnage semble s’être imposé pour des missions d’élimination d’opposants ou dissidents de grande importance.

21/04/2011

22 Avril 1995 – 22 Avril 2011 : Les Massacres de Kibeho (Rwanda)

28/08/2010

Le rapport intégral des Nations Unies sur la RDC 1993-2003

Telecharger le rapport Mapping final sur les massacres commis en RDC :

Rapport en Français (Pdf)

Rapport en Francais (word)

English version (pdf)

ICI LE RAPPORT FINAL PUBLIE LE 1 OCTOBRE 2010

Kagame Criminal Confession, posted with vodpod

26/08/2010

Atrocities in Congo could be “genocide” – UN report

(Reuters) – Crimes committed by Rwanda’s army and Congolese rebels in Congo during the 1990s could be classified as genocide, a leaked draft U.N. report says, a charge that will stir tensions between Kigali and the U.N.

A Congo expert said diplomats were wrangling over whether to include the highly sensitive genocide accusation in the final version of the document.

The report details crimes committed in the former Belgian colony between 1993 and 2003, a period that saw the fall of dictator Mobutu Sese Seko and a five-year conflict involving six foreign armies, including Rwanda’s Tutsi-led force. Millions of people died, most from hunger and disease rather than violence.

After quashing the 1994 genocide of 800,000 Tutsis in Rwanda, Kigali’s army invaded Congo, ostensibly to hunt down Hutu fighters who had taken part in the killings and then fled into the east of Congo, known then as Zaire.

In the process, Rwandan forces swept the Congolese AFDL rebels of Laurent Kabila to power in Congo. Both forces have been accused of a string of rights abuses against Hutu soldiers and civilians across the country.

“The systematic and widespread attacks (against Hutus in Congo) described … reveal a number of damning elements that, if proven before a competent court, could be classified as crimes of genocide,” said the report, seen by Reuters on Thursday.

“The extensive use of edged weapons … and the systematic massacres of survivors after (Hutu) camps had been taken show that the numerous deaths cannot be attributed to the hazards of war or seen as equating to collateral damage.”

France’s Le Monde newspaper said Kigali had threatened to withdraw peacekeepers from Sudan over the charges, but Rwandan officials were not available for comment to Reuters.

A spokesman for the U.N.’s High Commissioner for Human Rights (UNHCHR), which drafted the 545-page report, said the leaked document was a draft, and had some errors.

ROCKING RWANDA ?

The report details some 600 serious crimes committed by various forces from a number of nations but Congo expert and author Jason Stearns said Rwanda comes off worst.

“The allegation that the Rwandan army could be guilty of acts of genocide against Hutu refugees will greatly tarnish the reputation of a government that prides itself of having brought to an end the genocide against Tutsis in Rwanda,” he said.

The final report is due to be presented next week by the UNHCHR, but Stearns said that there was still debate over the inclusion of the genocide accusation, which risked hurting Rwandan President Paul Kagame, who has just won re-election but faces unprecedented dissent within the Tutsi elite.

“While most of the dissenting officers were also involved in these alleged massacres in the Congo, this report could further rock the regime,” he said.

The report was intended as a mapping exercise of the most serious crimes committed in Congo, which is still seeking political stability, battling economic woes and debating the future role of U.N. peacekeepers ahead of elections next year.

Congo’s President Joseph Kabila, who took over when his father Laurent was assassinated, wants U.N. troops out of the country next year but also regularly calls on them to help his weak army face down local and foreign rebels still active there.

It is intended as a historical document to detail the most serious crimes and provide the Congolese authorities with information that they can use to seek justice.

Congo’s last main war, which ran from 1998-2003 and at times turned into a scrap for the vast nation’s minerals, inflicted so much damage it became known as Africa’s World War.

(Additional reporting by John Irish in Paris and Stephanie Nebehay in Geneva); editing by Andrew Roche)

01/07/2010

Des Hutus auraient peur des représailles des Tutsis

Les conséquences du génocide perpétré en 1994 au Rwanda se font toujours sentir. Selon un rapport publié récemment par des organisations des droits de l’homme, le gouvernement rwandais, dirigé par des Tutsis, persécute les réfugiés hutus en Ouganda, et les divisions ethniques qui ont déclenché les massacres ont refait surface.

Au moins 500.000 Tutsis et Hutus favorables à la coexistence ethnique ont été tués au cours du génocide commis il y a 16 ans par les Hutus pendant une centaine de jours, jusqu’à la prise du pouvoir à Kigali par la rébellion tutsie du FPR (Front patriotique rwandais), dirigée par Paul Kagamé, aujourd’hui au pouvoir. De nombreux Hutus ont alors quitté le Pays des Mille Collines.

Dans ce rapport rendu public lundi, les mouvements International Refugee Rights Initiative et Refugee Law Project affirment que les autorités rwandaises se servent de l’héritage du génocide pour réprimer les Hutus. Les réfugiés en Ouganda ont peur de rentrer chez eux et certains assurent que les autorités rwandaises torturent, mettent en prison et vont même jusqu’à tuer des Hutus, selon le rapport.

“Cette situation menace de briser la paix et la prospérité apparente au Rwanda alors que les cycles de violence” basées sur l’ethnicité continuent, précise le rapport.

L’ambassadeur rwandais en Ouganda, le général Frank Mugambage, a démenti les accusations contenues dans le rapport, affirmant qu’il était “nul et fabriqué”. Selon lui, il n’est pas crédible et se base sur seulement quelques entretiens. Les auteurs du rapport ont dit avoir interviewé 102 réfugiés.

L’un d’eux, Mani Uwimana, 27 ans, a raconté qu’il rentrait chez lui dans la soirée du 15 mai dernier près de Kampala quand quatre hommes se sont jetés sur lui et l’ont frappé. L’un d’eux a essayé de l’étrangler. Il a fait semblant d’être mort et a entendu un de ses agresseurs passer un coup de téléphone et dire que le contrat était rempli. Mani Uwimana a profité de cet instant d’inattention pour s’enfuir. Il semble avoir été victime d’une campagne d’assassinats visant les dissidents rwandais dans leur pays et à l’étranger.

Mani Uwimana, un Hutu qui a quitté le Rwanda il y a deux ans, pense avoir attiré l’attention des autorités rwandaises après leur avoir reproché des violations des droits de l’homme.

D’autres réfugiés hutus rwandais en Ouganda disent vivre dans la crainte du gouvernement de Paul Kagamé. “Nos vies sont en danger“, assure Hope Semukanya, un des quelque 18.000 Rwandais habitant en Ouganda. “Nous craignons d’être tués à tout moment par des espions rwandais.

Parmi les victimes présumées de cette répression figure aussi un ancien haut responsable de l’armée rwandaise qui s’est querellé avec le président Kagamé. Le général Faustin Kayumba Nyamwasa a reçu le 19 juin une balle dans l’estomac devant sa maison en Afrique du Sud, mais il a survécu à la tentative d’assassinat. Paul Kagamé a démenti toute implication dans cette attaque.

Des organisations internationales ont condamné le Rwanda ces dernières semaines pour la répression exercée à l’encontre des dissidents, restreignant les libertés et faisant taire les opposants avant l’élection présidentielle qui doit avoir lieu le 9 août dans le pays.

Si Paul Kagamé ne semble guère avoir de rivaux sérieux dans ce scrutin, Carina Tertsakian, qui travaille sur le Rwanda pour Human Rights Watch, pense que le gouvernement pourrait être responsable de l’assassinat, il y a quelques jours, d’un journaliste, Jean-Leonard Rugambage. Ce dernier, rédacteur en chef adjoint d’un journal d’opposition rwandais, “Umuvugizi”, a été tué à Kigali, la capitale du Rwanda.

Paul Kagamé a déclaré lundi qu’il avait demandé à la police, aux services de renseignements et à l’armée de retrouver les assassins du journaliste.

21/06/2010

Kayumba Nyamwasa: le Général qui ne faisait jamais de prisonnier!

AFP - L’ancien chef d’Etat-major rwandais, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, réfugié depuis mars en Afrique du Sud, a été blessé par balles samedi devant son domicile de Johannesburg, et sa femme a estimé qu’il s’agissait d’une tentative d’assassinat, a rapporté l’agence SAPA.

Le général Kayumba a été touché devant la barrière du coumpound dans lequel il vit à Johannesburg, a précisé son épouse, Rosette. “Lorsque nous sommes arrivés à la barrière, un homme noir armé d’un pistolet s’est approché de la fenêtre du conducteur, qui était à demi-ouverte, et il a tiré un coup de feu”, a-t-elle déclaré à SAPA. “Le chauffeur a gêné l’assassin… Mon mari s’est penché, et il a été touché à l’estomac”, a-t-elle précisé. Le tireur aurait ensuite fait le tour de la voiture et tenté d’ouvrir à nouveau le feu sur le Rwandais, mais l’arme s’est enrayée, selon elle.

L’ex chef d’Etat-major rwandais avait fui son pays après avoir été accusé par les autorités d’être responsable d’actes terroristes, dont des attaques à la grenade qui ont fait deux morts en février dernier à Kigali. Il s’était réfugié en Afrique du Sud.

Rosette Nyamwasa a accusé le gouvernement rwandais d’être derrière cette tentative d’assassinat. “Je pense que c’était notre gouvernement, notre président Kagame”, a-t-elle déclaré selon SAPA.

Le général Kayumba a été hospitalisé dans une clinique privée dans un état stable, selon l’agence.

“Je confirme qu’il est notre patient”, a déclaré à l’AFP la porte-parole de la clinique Morningside, Natalie Jackson.

Le général Kayumba était une personnalité clé du Front patriotique rwandais (FPR), ancienne rébellion majoritairement tutsie dirigée par Paul Kagame, qui a mis fin au génocide de 1994 au Rwanda et dirige le pays depuis lors. Il a notamment joué un rôle très important dans l’offensive menée en 1996 en République démocratique du Congo (RDC), au cours de laquelle des dizaines de milliers de réfugiés hutus rwandais avaient été massacrés.

Vu un moment comme le rival potentiel du président Kagame, il a quitté ses fonctions de chef d’état-major en 2001, pour mener des études en Grande-Bretagne, avant d’être nommé ambassadeur en Inde.

Il était revenu à Kigali pour la conférence annuelle des ambassadeurs lorsqu’il a été mis en cause par le régime.

Complément d’information émanant du CLIIR (Centre de lutte contre l’injustice et l’impunité au Rwanda) au sujet du Général Faustin Kayumba Nyamwasa

Il est impliqué dans l’assassinat du Président Habyarimana. Une des sources a affirmé au professeur Reyntjens que “ le coup aurait été fait par des éléments de l’APR et un ou plusieurs Libyens encadrés par le Major Rose Kabuye (…) et par le colonel Kayumba (à l’époque chef du DMI) ” (F. REYNTJENS, Rwanda. Trois jours qui ont fait basculer l’histoire, Institut CEDAF, Bruxelles, Ed. L’Harmattan, Paris 1995, p.44). A côté de ce couple, il faut ajouter le nom du capitaine Ruzahaza comme ayant fait partie de cette équipe de tueurs.

Après la victoire du FPR, il a été nommé chef d’État-major Adjoint de la Gendarmerie Nationale. En 1996, il a été nommé Commandant du Secteur militaire Ruhengeri-Gisenyi. Il a organisé, dans cette région, des massacres et des destructions massives de populations civiles qui ont été bombardées aveuglément par des hélicoptères notamment celles des communes Giciye, Karago, Gaseke, Satinskyi de la Préfecture de Gisenyi; Ndusu et Gatonde de la Préfecture de Ruhengeri. Entre le 05 et le 13/11/1997, cette attaque aérienne a fait des milliers de morts. Le déroulement de cette attaque meurtrière est décrit dans le communiqué n° 23/97 du 04/12/1997 publié par le CLIIR. Le 09/01/1998, il a été nommé chef d’Etat-major de l’APR après l’extermination des civils hutu de Ruhengeri et Gisenyi. (CLIIR, Communiqué du 27/01/1998).

“ Il a toujours été chef de la DMI et a commandé des unités de tueurs chargées de ‘massacrer des civils Hutu non armés’ loin derrière le Front dans la Zone conquise par le Front Patriotique Rwandais (FPR) ” (CLIIR, Communiqué 23/97 du 04/12/1997). En mai 1997, il est affecté comme commandant des opérations militaires dans le Nord-Ouest du Rwanda. Sa tactique consiste à simuler une attaque d’infiltrés et à passer ensuite aux ratissages meurtriers. Le bilan de ses deux premiers mois de service dans cette région est très lourd.

Selon le CLIIR :

- Le 09/05/1997, un convoi militaire est attaqué dans le secteur Gitwa, en commune Nkuli (Ruhengeri). En représailles, l’APR organise des opérations qui, entre le 09 et 12/05, ont coûté la vie à 1400 personnes civiles (440 dans les secteurs Ryinyo, 325 dans les cellules Kinyobo et Gatovu du Secteur Gitwa, 253 dans le secteur Mukamira, 148 dans le secteur Gatovu et 98 dans le secteur Rukoma). (CLIIR, Communiqué n° 23/97 du 04/12/97).

- Le 11/05/1997: L’APR a massacré 35 personnes dans la commune Cyabingo (Ruhengeri) dont un inspecteur scolaire, des enseignants et des commerçants qui assistaient à une réunion dans le secteur Rutore.

- Le 16/05/1997: 175 personnes sont massacrées par l’APR dans le secteur Muhororo de la commune Cyabingo, sous prétexte de représailles contre les infiltrés qui auraient attaqué le détachement militaire campé au Bureau communal de cette commune.

- Du 27 au 30/05/1997, 9 personnes ont été abattues par l’APR dans la cellule Rwankeli du secteur Gitwa (commune Nkuli-Ruhengeri) lors d’une vérification des cartes d’identité. Les militaires de l’APR ont ordonné aux victimes de courir avant de les abattre comme des lapins en les qualifiant d’infiltrés. L’une des victimes est un habitant du secteur Gatovu.

- Le 08/06/1997: 23 personnes sont tuées dans plusieurs secteurs de la commune Nkuli, dont deux hommes, une famille de 11 personnes, une famille de 6 personnes dont une femme et ses 3 enfants, cela suite aux opérations de ratissage de l’APR.

- Le 09/06/1997: Dix hommes ont été abattus dans les secteurs Cyuve, Gasanze et Mubona de la commune Kigombe alors qu’ils sortaient d’une réunion organisée par l’APR au stade de Ruhengeri. Au cours de cette réunion, les hommes (à partir de 15 ans), et les femmes ont été séparés. Les femmes furent relâchées à 17 heures 30, les hommes à 19 heures. C’est en rentrant que les dix victimes ont trouvé la mort.

- Le 10/06/97: 294 personnes sont massacrées dans quatre communes de Ruhengeri. Gatonde: 143 tués dont le conseiller du secteur Munanira, Kinigi: 80 tués, Nyamutera: 40 tués, Ndusu: 31 tués. Ces massacres faisaient suite “ à une attaque des infiltrés aux bureaux des communes Gatonde et Nyamutera

- Le 16/06/97: Le corps d’un employé du Programme Alimentaire Mondial (PAM) qui avait été arrêté par les militaires de l’APR a été retrouvé en état de décomposition dans le secteur Muhoza, en commune Kigombe (Ruhengeri).

- Les 24 et 27 octobre 1997, le colonel Kayumba organise les massacres des grottes de Nyakinama. Voici le scénario tel que tiré du communiqué du CLIIR n° 22/97 du 24/11/97: “ La situation s’est envenimée le 08/08/1997 avec les massacres de l’APR qui ont fait plus de 300 morts au Marché de Mahoko, des centaines d’autres habitants ont été tués sur la route et sur des sentiers qui conduisent au marché et dans les secteurs voisins: Kayove, Bisizi, Kanama et Karambo. Plus de 200 détenus du cachot communal de Kanama ont été abattus par les soldats de l’APR dans l’après-midi du 08/08. Les commerçants du centre de négoce de Mahoko, qui avaient échappé à la mort pendant le massacre de la journée du 08/08, ont été assassinés dans la nuit du 08 au 09 août et pendant la journée du 09/08/1997. Certaines familles ont été ciblées et exterminées sur base de listes. Les inspecteurs de Police Judiciaire (IPJ) des communes Kanama et Nyamyumba ont été tués. Plus tard dans la journée du 08/08, les soldats de l’APR ont tué entre 200 et 300 détenus du cachot communal de la commune Rubavu (voisine de Kanama). Dans la soirée du 08/08 et le 09/08, des soldats ivres de l’APR se sont livrés à des pillages dans ces mêmes secteurs. Des troupes armées de l’APR ont fait mouvement dans la région et des témoins ont rapporté avoir entendu des tirs de mortiers. Un blindé placé devant le marché de Mahoko a tiré dans la foule. Ce sont tous ces massacres qui ont fait fuir la population des quatre secteurs situés dans le voisinage de Mahoko et du bureau communal. L’APR avait déclenché ces massacres le 08/08/97 vers 10 heures à la suite d’une invasion des magasins et des restaurants de Mahoko par des éléments non identifiés armés et munis de petites radios walkies-talkies que les responsables militaires ont qualifié d’”infiltrés hutus . Avant de se réfugier dans la grotte, ces habitants avaient trouvé un refuge tranquille (fin août 1997) dans les secteurs montagneux de Mukondo et Kigarama éloignés de la route asphaltée et situés à l’autre bout de la commune Kanama près de la forêt naturelle de Muhungwe. L’administration communale avait dû les rejoindre et travailler sur place dans le secteur de Kigarama. Entre-temps, les bâtiments communaux et ceux du collège APEFOK servirent de camp militaire d’où l’APR continuait à lancer ses attaques contre des civils non armés sous prétexte de “pourchasser ” des infiltrés hutu. Vers mi-octobre, les militaires de l’APR sont allés attaquer les habitants (de ces 4 secteurs) réfugiés dans les secteurs lointains de Mukondo et Kigarama et les ont forcés à retourner chez eux dans la zone violente qu’ils avaient fuie. A la moindre contestation, les militaires tiraient dans la foule et ce fut à coups de mitraillettes que les habitants fuirent vers la grotte de Nyakinama située dans le secteur Kayove à l’autre bout de la commune Kanama. Plusieurs familles déplorent de nombreux morts tués dans les collines de Mukondo et Kigarama. Le colonel Kayumba a été nommé, en janvier 1998, chef d’Etat-major de l’APR en remplacement du colonel Sam Kaka.

Depuis qu’il a été affecté dans le Nord-Ouest du Rwanda comme chef des opérations militaires (Brigade 211), les attaques simulées et les massacres de civils non-armés ont décuplé. Les témoins estiment que plus de 100.000 Hutu ont été tués par l’Armée depuis l’arrivée du colonel Kayumba Nyamwasa. Ce dernier est impliqué dans le génocide rwandais dans les zones conquises par le FPR où ses équipes de tueurs faisaient disparaître plus de 6.000 cadavres par semaine dans les deux sites de crémation qu’il avait installés à Masaka (près de la capitale Kigali) et à Gabiro dans le parc de l’Akagera ” (CLIIR, Communiqué du 20/01/98).

La chaîne de télévision française France-2, dans journal télévisé rediffusé sur TV5 mardi le 3 mars 1998, a interviewé le colonel Kayumba Nyamwasa sur le terrain des opérations dans le nord du pays en commune Kinigi (Préfecture de Ruhengeri) et rapporte ceci: “…Preuve qui ne trompe pas, c’est le chef d’état-major qui dirige les opérations sur le terrain. Aux accusations qui, font de son armée une machine de répressions sanglantes, il répond sans détour: “Quand je parle de neutralisation, en fait, mon objectif est de les frapper sur le champ de bataille et de les tuer, pas les arrêter. Quand je vais en opérations, je n’y vais pas pour faire des arrestations. Je dis à mes soldats: vous devez parfaitement viser, vous devez tirer pour tuer, pas pour arrêter. Je suis en opérations, je ne fais pas un travail de police ici. Mais en même temps nous avons des prisonniers…

Le reportage arrête ici les propres termes de ce chef d’état-major. Ce reportage a été réalisé par E. MONIER/R. MOTTE-M. TREILLET/P. GOLDMANN.

Source: France-Rwanda info

16/05/2010

Le Rwanda et ses fantômes

Emmanuel Hakizimana

L’auteur est docteur en économie, spécialiste en finance internationale et chargé de cours à l’Université du Québec à Montréal.

À l’occasion de la visite controversée de la gouverneure générale Michaëlle Jean au Rwanda, la journaliste Agnès Gruda a publié une série d’articles sur ce pays dans le journal La Presse.

L’article du 8 mai, « Un pays qui court plus vite que ses fantômes », vante le développement économique du Rwanda, que le président Paul Kagame et ses partisans présentent comme un succès.

Mme Gruda écrit ceci : « Il y a 10 ans, le président […] a adopté sa “Vision 2020″, un plan de réforme échelonné sur 20 ans qui vise à faire du Rwanda un acteur régional de premier plan. Une version africaine de Singapour, avec un zeste de Silicone Valley ».

Mais qu’en est-il réellement de la Vision 2020? Et, avant de songer à rivaliser avec Singapour, ne devrait-on pas se demander où se situe le Rwanda par rapport aux autres pays africains?

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a fait une évaluation de mi-parcours de la Vision 2020 et y constate une situation plutôt désastreuse : la pauvreté gagne du terrain et frappe 62 % de la population rurale, alors que cette proportion était de 50 % en 1990; près du tiers de la population rwandaise souffre de carences alimentaires; l’écart entre les riches et les pauvres atteint un niveau record et place le Rwanda dans les 15 premiers centiles des pays les plus inégalitaires au monde.

La comparaison avec les autres pays africains montre que le Rwanda est en queue de peloton pour beaucoup de facteurs cruciaux de développement économique. Par exemple, selon les données du PNUD et de la Banque Mondiale, l’espérance de vie des Rwandais est de 44 ans, ce qui est inférieur à la moyenne africaine de 46 ans. Moins de 45 % des enfants terminent l’école primaire, alors que la moyenne de l’Afrique subsaharienne est de 60 %.

Le taux brut de scolarisation au secondaire est de 17 %, comparativement à 28 % pour l’Afrique subsaharienne. En 2009, dans le classement général des pays selon l’indice de développement humain, qui fait la synthèse de l’espérance de vie, du niveau de vie et du niveau d’études, le PNUD range le Rwanda parmi les quinze derniers pays au monde, soit derrière la majorité des trente-huit pays de l’Afrique subsaharienne.

À la lumière de ces données et en sachant que le Rwanda de Paul Kagame est favorisé par les donateurs occidentaux, qui lui accordent une aide substantielle de 55 $ par habitant, soit près du triple de la moyenne africaine de 20 $ par habitant, la splendide ville de Kigali que nous décrit Mme Gruda revêt un autre visage, celui de la concentration de la richesse et de l’accaparement de l’aide étrangère par une minorité urbaine proche du pouvoir.

L’absence de toute trace de misère à Kigali, contrairement à d’autres villes africaines, est obtenue au prix de la violation des droits des sans-abri et des enfants de la rue, que l’on emprisonne notamment à l’île d’Iwawa, comme l’a révélé le journal The New York Times le 1er mai 2010.

Pire encore, le contraste entre le faste de la ville et la misère de la campagne est le résultat d’une discrimination ethnique plus forte que jamais, comme en témoigne le récit de la captivité de la professeure Susan Thomson, de l’Université d’Ottawa, dans un camp de rééducation du Rwanda (récit que l’on trouve dans son blogue).

L’un des interlocuteurs de Mme Gruda, le journaliste rwandais Didas Gasana, lui confie que les Hutus, qui constituent 84 % de la population rwandaise, sont presque totalement exclus du pouvoir. Ils sont considérés collectivement comme des « génocidaires ».

Les statistiques sont très éloquentes au sujet de la discrimination contre les Hutus. Ainsi, le haut commandement de l’armée rwandaise comprend un officier supérieur hutu par tranche de 1 590 000 habitants hutus, comparativement à un officier supérieur tutsi par tranche de 34 600 habitants tutsis.

De même, on retrouve un cadre supérieur hutu dans l’administration publique rwandaise par tranche de 500 000 habitants hutus, comparativement à un cadre supérieur tutsi par tranche de 70 000 habitants tutsis.

Les orphelins hutus de la tragédie de 1994 sont abandonnés à leur triste sort contrairement aux orphelins tutsis, qui sont pris en charge par le Fonds d’aide aux rescapés du génocide. La moindre évocation des atrocités subies par les Hutus est fortement réprimée par des lois vagues sur « le divisionnisme » et « l’idéologie du génocide », qui permettent les arrestations arbitraires.

Derrière son fard de modernité urbaine, le Rwanda ressemble plus à un volcan au bord d’une éruption qu’à un ilot de prospérité au milieu de la misère africaine. C’est la triste réalité, n’en déplaise aux apologistes du régime de Paul Kagame.

source: L’Autjournal

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