Charles Onana: Compaoré a écrit à Sarkozy pour lui demander de renverser Gbagbo
(Mutation – Cameroun) Le journalisme d’investigation porte souvent ses acteurs au firmament s’ils s’en sortent, car tellement les risques sont grands et parfois difficiles à mesurer l’importance et la nature. Carl Bernstein et Bob Woodward, «les hommes du président» Richard Nixon qui enquêtèrent longuement sur le Watergate, sont devenus des références mondiales du journalisme d’investigation. Toutes les écoles de journalisme du monde se servent de leurs méthodes de travail pour former les futurs journalistes.
En sera-t-il de même un jour pour Charles Onana en Afrique ? Ses livres sur le génocide du Rwanda ont pris à contre pied la thèse validée par la communauté internationale : «les Hutus extrémistes avaient tué Habyarimana pour empêcher un rapprochement politique avec les Tutsis». Ils sont d’un courage et d’une pertinence qui laissent pantois tout lecteur.
Charles Onana s’attaque aujourd’hui, à ce qu’il considère comme une barbare implication de la France dans un conflit postélectoral en Côte d’Ivoire, qui a abouti au renversement de Laurent Gbagbo et à son transfèrement aux Pays Bas pour y être jugé par la Cpi. En attendant ce jour sa conférence de presse au cours de laquelle il présentera son livre sur le sujet, l’auteur a accepté de répondre en avant première
c’est le titre de votre nouveau livre. Doit-on comprendre qu’après les Grands Lacs, vous vous êtes trouvé une nouvelle passion en Afrique de l’Ouest?
Il ne s’agit pas à proprement parler d’une passion. Il s’agit plutôt d’une curiosité intellectuelle qui a abouti à cet ouvrage. J’avais des doutes sur le traitement médiatique presque consensuel qui mettait exclusivement le président ivoirien en cause au sujet du processus électoral. Je ne comprenais pas pourquoi les Nations Unies, la France, les Etats-Unis et même la CEDEAO prenaient parti dans une affaire de politique intérieure d’un Etat souverain de façon aussi flagrante puisqu’il était question du choix du président de la République de Côte d’Ivoire. C’était tellement étrange que la menace d’intervention militaire de la CEDEA0 contre un de ses pays membres paraissait surréaliste. Je me suis dit qu’il y a là de bonnes raisons d’enquêter. J’ai donc commencé mes investigations non pas sur la seule crise postélectorale mais sur dix années de pouvoir de monsieur Laurent Gbagbo.
Quelques semaines après la sortie de votre livre, Laurent Gbagbo a été transféré à la Haye. Comment lavez-vous vécu ce transfèrement ?
Connaissant bien les méthodes du procureur Moreno Ocampo. Je n’étais pas surpris par cette initiative. J’avais reçu au mois de mars 2011 le projet de plainte préparé à Paris par les avocats parisiens de monsieur Alassane Ouattara contre le président Gbagbo. Ils avaient préparé avant même la chute du président en exercice l’acte d’accusation. Je crois que certains n’avaient pas pris au sérieux le fait que l’envoi du président Gbagbo devant la CPI était un volet envisageable par ses adversaires. Pourtant, monsieur Ocampo avait évoqué cette hypothèse au cours du processus électoral.
Dans ce nouvel opus, vous développez la thèse du coup d’Etat en Côte d’Ivoire, vous basant notamment sur différentes correspondances entre le président français Nicolas Sarkozy et ses homologues Ouest africains dont le Burkinabè Blaise Compaoré et le Nigérian Goodluck Jonathan…
En réalité, je ne développe aucune thèse et ne formule aucune hypothèse. Je rapporte simplement des faits et des preuves qui, à ce jour, n’ont été contestés par personne, y compris en France. Je n’ai reçu aucune plainte en diffamation. On peut donc penser que les concernés n’ont rien à redire sur les faits ni sur ces documents.
Votre livre a paru au moment où la victoire militaire d’Ouattara, se double d’un triomphe politique aux élections législatives de décembre dernier. Vous ne pensez pas qu’il vient un peu tard?
Permettez-moi de signaler que le taux d’abstention est inédit sur ces élections et que le taux de participation n’a jamais été si faible (15%) même si l’on a prétendu officiellement qu’il était de 30%. Si les élections avaient été gagnées par monsieur Ouattara, il aurait eu au moins 50% de taux de participation. C’est le minimum pour une victoire électorale crédible. Je crois que le livre a plutôt prouvé qu’il y avait un vrai problème de légitimité du nouveau régime soutenu par la communauté internationale.
Dans ce livre, vous peignez Gbagbo comme l’ange persécuté par plusieurs démons, dont Nicolas Sarkozy en tête. L’ancien président ivoirien n’a-t-il pas eu de torts dans cette crise, notamment en violant la constitution de son pays pour assurer ses arrières ?
Je ne peints pas le président Gbagbo comme un ange. Les anges n’existent pas en politique. Je dis d’ailleurs que certains de ses proches collaborateurs ont été incapables de cerner les véritables enjeux de cette crise et qu’ils ont trahi les intérêts supérieurs de la nation et de l’Etat ivoirien au profit de leurs seuls intérêts personnels. Leur incompétence à causé des victimes et des exilés. Cela dit, le président Gbagbo n’a jamais violé la constitution. C’est probablement cela son problème.
Vous militez pour un recomptage des voix comme le demandait le président Gbagbo en son temps. Cela était-il possible vue la tension que l’on percevait dans ce pays à ce moment?
En quoi le recomptage des voix serait une infraction au code électoral ou à la constitution ivoirienne ? Qui a peur du recomptage ? Le président Thabo Mbeki a regretté que cette option n’ait pas été privilégiée. Ceux qui ont préféré la force savent pourquoi ce choix a prévalu sur tout autre.
Vous n’avez pas omis, entre les lignes, de remettre en cause l’implication du représentant de l’Onu…
J’ai simplement regardé si l’attitude de M Choï était conforme à son mandat. Hélas non et c’est regrettable pour l’ONU et pour le droit international. Son mandat ne lui permettait ni de se prononcer sur le vainqueur ni sur le perdant mais lui recommandait de veiller à conformité du processus électoral avec les normes internationales. Il me semble qu’il est allé au-delà de son mandat en désignant qui, d’après lui, était vainqueur.
Dans la même veine, on a l’impression que vous personnalisez le conflit en nommant Nicolas Sarkozy comme celui par qui les malheurs de Gbagbo sont arrivés?
Je me répète, je rapporte des faits et je fournis des preuves. Et personne n’a prétendu à ce jour que ces faits sont inexacts ou que je parle sans preuve. J’ai découverts des choses et je les mets à lq disposition du public.
Peut-on avoir la substance de la lettre du président Compaoré du 24 mars 2011 invitant le président Sarkozy à engager une action militaire contre le président ivoirien Laurent Gbagbo ?
Cette lettre demande au président français d’intervenir militairement dans une affaire de politique intérieure d’un Etat souverain en violation du droit pénal international et du mandat des Nations Unies. C’est regrettable pour certains dirigeants africains de procéder de la sorte envers leur homologue et voisin.
Certains pensent que si le président Laurent Gbagbo s’était refusé d’organiser l’élection présidentielle dans les conditions de ce moment, on aurait évité ce bain de sang. Le pensez-vous?
Pardonnez-moi mais cette analyse est ridicule/. Tout le monde semble oublier que le président Gbagbo était accusé de ne pas vouloir organiser des élections car, disait-t-on, il voulait rester au pouvoir. Lorsqu’il a accepté d’aller aux élections et que le résultat ne convenait pas à quelques Etats, on q trouvé qu’il était à nouveau un problème. Ceux qui ont organisé le bain de sang à Abidjan sont bien les rebelles qui ont systématiquement refusé de désarmer. Ils ont ainsi violé tous les accords de paix au vu et au su de tous sans que l’on daigne les tancer une seule fois. D’ailleurs, on les a vu à l ?uvre lors de la prise d’Abidjan et surtout à Douékoué. Les confidences qui m’ont été faites par des diplomates de l’ONUCI et par des officiers français opérant en Côte d’Ivoire montrent clairement que les forces rebelles ont non seulement commis des crimes contre l’humanité depuis 2002 mais qu’ils étaient protégés par certaines puissances qui avaient opté pour l’usage de la violence.
Vous revenez très souvent sur le profil de Laurent Gbagbo, pourquoi?
Oui parce qu’il faut d’abord connaître et puis comprendre avant de juger dans la précipitation et la cacophonie. Ce n’est pas parce que les médias occidentaux semblaient unanimes et consensuels qu’ils disaient vrai ou qu’ils avaient raison. Deux exemples, ils ont dit que le président Gbagbo était responsable de la mort des soldats français. J’ai enquêté sur cette affaire et la juge chargée de l’affaire en France m’a avoué que les autorités françaises lui mettaient les bâtons dans les roues. Je publie d’ailleurs sa lettre en annexe du livre ainsi que celle du ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Bernard Kouchner, qui s’oppose à la classification des documents sur ce sujet. J’ai également obtenu les auditions du ministre de la Défense de l’époque, Michèle Alliot-Marie qui a totalement perdu la mémoire et ne se souvient plus de rien. Que d’étranges comportements pour des gens qui déclaraient haut et fort que le président Gbagbo était responsable de la mort des soldats français en 2004 à Bouaké ! Mieux leur avocat m’a dit en France que Laurent Gbagbo n’a rien à voir avec cette affaire. Une association a été crée en France pour la vérité et la justice en faveur des soldats français. Deuxième exemple, la disparition du journaliste Guy-André Kieffer ; où en est l’enquête en France ? Au point mort. Pourquoi ; les autorités françaises doivent expliquer pourquoi depuis l’arrestation du président Gbagbo l’enquête n’avance pas.
Pensez-vous que Laurent Gbagbo bénéficiera d’un procès équitable?
Non; il s’agit d’un procès politique qui visait en priorité à éliminer politiquement un dirigeant africain libre et indépendant. Contrairement à ses prédécesseurs, il n’a jamais soumis la liste de ses ministres et collaborateurs à l’approbation de l’Elysée; du Quai d’Orsay ou de Matignon. Paris n’a pas apprécié pourtant il n’a jamais menacé les intérêts français en Côte d’Ivoire. Certains officiers français m’ont confié que leur président avait été aveuglé par sa proximité avec monsieur Ouattara et sa femme Dominique.
Au Sénégal, à la veille de l’élection du 26 février prochain, la tension monte. Le président Wade n’entend et n’écoute que lui. Que pensez-vous de la situation dans ce pays?
Il faudrait poser cette question à la CEDEO. Envisagera-t-elle une intervention militaire à Dakar si la situation se dégrade. Je serais curieux de voir leur position. Le moins qu’on puisse dire est que la désinvolture et l’irresponsabilité avec lesquelles la CEDEO a traité la question ivoirienne les met désormais au pied du mur.
Alassane Ouattara a été élu président de la Cedeao vendredi dernier. Que pensez-vous qu’il puisse apporter à ce regroupement ?
Il lui apportera la reconnaissance pour service rendu.
Télédiaspora-24/2/2012
L’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le Procureur c. Laurent Koudou Gbagbo s’ouvrira le 18 juin 2012
Situation : Côte d’Ivoire
Affaire : Le Procureur c. Laurent Koudou Gbagbo
Le 5 décembre 2011, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (CPI) a fixé la date d’ouverture de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Le Procureur c. Laurent Koudou Gbagbo au 18 juin 2012.
Cette décision a été annoncée au cours de la première comparution de Laurent Koudou Gbagbo devant la Cour.
Lors de cette audience, en présence de l’Accusation et de la Défense, représentée par Me Emmanuel Altit, la Chambre préliminaire III a vérifié l’identité de M. Gbagbo et s’est assurée qu’il a été informé des crimes qui lui sont reprochés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome.
Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.
Pour de plus amples informations concernant cette affaire, veuillez cliquer ici.
Contexte
La Chambre préliminaire III a conclu qu’il y a des motifs raisonnables de croire que Laurent Gbagbo ait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité à raison de meurtres, de viols et d’autres violences sexuelles, d’actes de persécution et d’autres actes inhumains, qui auraient été perpétrés dans le contexte des violences post‑électorales survenues sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.
La Chambre a également conclu qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’au lendemain des élections présidentielles en Côte d’Ivoire, les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l’Ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010, prenant pour cible des civils qu’elles pensaient être des partisans du candidat de l’opposition. Il est allégué que ces attaques revêtaient un caractère généralisé et systématique, ont été commises sur une longue période et dans une zone géographique vaste, et suivaient un mode opératoire général similaire. En outre, elles auraient souvent été dirigées contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques et ont fait un grand nombre de victimes.
Laurent Gbagbo et son entourage immédiat auraient convenu d’un plan et auraient été conscients que la mise en œuvre de celui-ci aboutirait à la commission des crimes allégués. Ils auraient exercé un contrôle conjoint sur les crimes et apporté une contribution coordonnée et essentielle à la réalisation du plan.
Video de la comparution (telecharger)
Emmanuel Altit:«Il y a clairement une volonté d’humilier Laurent Gbagbo»
Slate Afrique
Emmanuel Altit, avocat et pénaliste international, proteste contre les conditions de détention de Laurent Gbagbo. Il fait partie du collectif d’avocats mandaté officiellement par Géraldine Odéhouri, la conseillère juridique de l’ancien président ivoirien. Ce collectif comprend trois avocats ivoiriens, Agathe Barouin, Jean-Serge Gbougnon et Toussaint Dako Zahui. Il compte aussi un avocat togolais de renom, Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre sous Gnassingbè Eyadéma (1991-94) puis ministre des Affaires étrangères du Togo (1998-2000) et chef d’une mission des observateurs de l’Union africaine (UA) qui avait défendu Laurent Gbagbo lors de la dernière présidentielle ivoirienne. Le collectif comprend également les avocats français Jacques Vergès, Roland Dumas, Lucie Berthoumieux et Emmanuel Altit, qui s’en explique pour Slate Afrique.
Slate Afrique: Pourquoi avez-vous été mandaté pour défendre Laurent Gbagbo?
Emmanuel Altit: Notre mission est d’intervenir sur le plan international, de changer le rapport de force politique général, d’intervenir dans les négociations avec les autorités ivoiriennes, mais aussi les Nations unies et la Cour pénale internationale (CPI). Nous faisons un travail de fond depuis plusieurs semaines et nous ne sortons du bois que maintenant, pour dénoncer les conditions de détention de Laurent Gbagbo, parce que nous avons d’abord voulu constituer les dossiers et rassembler suffisamment d’éléments.
Avez-vous pu voir Laurent Gbagbo?
E. A.: Jusqu’à présent, non. Les autorités ont peur de l’écho que nous pourrions donner à ce que nous pourrions voir sur place. J’ai fait une demande formelle le 15 juin lors d’un rendez-vous avec Jeannot Ahoussou, le ministre de la Justice du gouvernement Ouattara. Il m’a promis que je pourrais voir Laurent Gbagbo dans les jours qui viennent. J’ai rencontré la direction des Droits de l’Homme de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire le 17 juin, qui m’a tenu le même discours. Nous sommes le 11 août, et il ne s’est toujours rien passé.
Avez-vous pris conscience du niveau de haine de violence qui a prévalu en Côte d’Ivoire tout au long de la crise post-électorale?
E. A.: Qui a prévalu et qui prévaut toujours. J’étais encore en Côte d’Ivoire il y a quelques jours. Ce qui s’est passé est terrible, et il sera très difficile de parvenir à une vraie réconciliation. Cette dernière va demander des efforts de tous les côtés. Du côté des nouvelles autorités ivoiriennes, les efforts ne sont pas là: il existe une logique de vengeance et d’humiliation, qui se trouve à l’oeuvre dans les conditions de détention de Laurent Gbagbo.
Ne pensez-vous pas que le fait que l’ancien président n’ait pas été exécuté représente déjà une avancée? Faut-il se remémorer l’exemple du couple Ceaucescu, en Roumanie, qui avait été fusillé?
E. A.: Les contextes sont différents. Le poids du chef en Afrique n’a rien à voir avec la culture européenne. Laurent Gbagbo est maltraité. Les lois ivoiriennes comme les lois internationales sont violées, dans l’indifférence générale.
En quoi ce dossier vous intéresse-t-il?
E. A.: Dans mon cabinet, nous connaissons bien l’Afrique. J’ai vécu en Côte d’Ivoire et au Libéria. Nous avons aussi l’habitude des affaires délicates, d’intervenir pour des chefs d’Etat ou des opposants politiques. Enfin, nous sommes spécialisés dans la justice pénale internationale. J’ai défendu Thomas Lubanga, le premier accusé à avoir comparu devant la CPI, et je connais le fonctionnement de la CPI en amont. Je travaillais sur les réformes pénales en Bosnie dans les années 1990, et je suis allé à New York en tant que conseiller légal de la délégation de Bosnie en vue de la ratification du traité de Rome, en 1998.
Où en est l’enquête de la CPI en Côte d’Ivoire?
E. A.: Pour l’instant il n’y a pas d’enquête officielle. Le procureur de la CPI s’est familiarisé avec le dossier, il a été briefé par les organisations de défense des droits de l’homme et par la communauté internationale. Une première phase formelle consiste à demander à toutes les victimes de se manifester : elles ont eu trente jours pour le faire à partir du 17 juin. Ensuite, une enquête préliminaire a été ouverte le 23 juin, pour examiner les possibilités d’enquête et de publication ultérieure de mandats d’arrêt. Pour l’instant, nous en sommes aux prémisses concernant la CPI.
Y a-t-il d’autres avocats mandatés par la famille, en dehors du collectif dont vous faites partie?
E. A.: Autour de notre collectif se greffent d’autres avocats qui défendent d’autres membres de la famille ou des anciens ministres. Mais en ce qui concerne le président, et nous ne parlons pas de sa femme (Simone Ehivet Gbagbo, ndlr), notre collectif est le seul à avoir mandat officiel.
Côte-d’Ivoire: les francs-maçons clé de la lutte impérialiste par Gary K. Bush
Ivorian.Net
Francs-maçons français et leur lodge africain dirigeants jouent un rôle clé dans l’impasse actuelle en Côte d’Ivoire. Pratiquement tous les dirigeants africains allaient contre Laurent Gbagbo et de soutenir le corps d’élite des entreprises françaises et les dirigeants politiques sont francs-maçons affilié à la loge même que les affaires d’élite français et des groupes politiques. Il est impossible de comprendre comment fonctionne la Françafrique sans référence à la franc-maçonnerie. Les maçons français représentent l’élite des entreprises françaises et de la politique, la plupart d’entre eux ont été formés ensemble dans les deux mêmes écoles d’élite et les plus poursuivre une carrière dans le gouvernement français ou de l’entreprise française.
Ces écoles sont l’ École Nationale d’ Administration et l’École Polytechnique. loges franc-maçon maintenir une formidable influence secrète au sein des structures judiciaires françaises et de la police. Tous les trois loges franc-maçon en France ont été capturés trafic d’influence et de fausses factures sur les contrats de l’État. Francs-maçons dans le système judiciaire entravent les enquêtes et museler la presse. Comme en France, la franc-maçonnerie est omniprésent au sommet dans de nombreux Etats africains. Pour par exemple. Denis Sassou Nguesso, le président congolais, est le Grand Maître de la Grande Loge du Congo-Brazzaville liée à la Grande Loge Nationale de France; président Mamadou Tanja du Niger, du Tchad de Idriss Déby et François Bozizé de la République centrafricaine sont parmi les moins de douze présidents africains liés à la franc-maçonnerie. En Novembre 2009, Ali Bongo, le nouveau président gabonais a été ordonné que le grand maître de la Grande Loge du Gabon (GLB) et le Grand Rite Equatorial, les deux principaux ordres franc-maçon au Gabon. [Ii] Les francs-maçons ont toujours fourni les dirigeants et les le personnel du colonialisme français. François Xavier-Verschave a décrit le système de contrôle secret de ses dirigeants comme «la criminalité secret dans les hautes sphères de la politique française et de l’économie, où une sorte de métro République est tenu secret.” Par tradition en France, les affaires étrangères sont du président français domaine privé. Le ministre des Affaires étrangères ne s’applique qu’à sa politique.
La France est le seul pays occidental où la politique étrangère n’est pas un sujet débat dans les instances législatives nationales. La souveraineté du peuple français ne comptent pas pour rien, même si elle a élu le président directement. Le Parlement n’a pas de pouvoirs de contrôle et est tranquillement relégués à des questions nationales. La guerre des Français contre la Côte d’Ivoire a été une guerre par Jacques Chirac contre la Côte d’Ivoire. C’était son accès de dépit qui a ordonné la française “casques bleus” pour attaquer et détruire la force d’Ivoire Côte d’air. Il a été son ordre d’envoyer sur une centaine de chars à entourer l’Hôtel d’Ivoire et la maison du président Gbagbo. Il a été sa décision de permettre à ses soldats d’ouvrir le feu sur une foule de jeunes chantant, totalement désarmés et non menaçant, ne cherchant qu’à empêcher les Français de faire un coup d’Etat ou de tuer le Président Gbagbo. agents français ont eu n’hésite pas à évincer présidents africains ou de la défense contre d’autres coups. Leur rôle dans la tentative de renversement de Gbagbo est bien documentée. Un enregistrement de plusieurs réunions a été copié à partir d’un ordinateur portable français qui a été capturé ce qui montre, entre autres, comment les Français se comportaient. La méthode française de faire un coup d’Etat a été bien documenté dans un rapport des renseignements sur une réunion au Burkina Faso. Les parallèles avec Madagascar sont claires. Ils ont décidé de promouvoir un coup d’Etat à Abidjan, le 22 au 33 Mars 2006.
Alassane Ouattara [maintenant soutenue par l'Occident pour remplacer Gbagbo] a ouvert la réunion et a présenté Pouchet. Il a parlé et a dit qu’il était venu directement à partir de Chirac avec le message que «ADO (Ouattara) de votre fils et frère sera président de la République de Côte d` Ivoire avant les élections de 2005. “Chirac a promis” Il n’y aura pas le désarmement en Côte d `Ivoire sans notre accord. Il est nécessaire que les accords d’Accra III sont votés avant de pouvoir insister sur le désarmement. Toute la France et JACQUES CHIRAC soutien ADO pour le conduire à prendre le pouvoir dans cinq mois, c’est à dire en Mars. Nous avons recruté des mercenaires qui sont actuellement en formation au Mali et au Burkina Faso. En Mars nous conduira ADO au pouvoir avec l’aide des mercenaires qui sont en formation avec des agents burkinabé et maliens. Notre objectif c’est de mettre ADO au pouvoir “. “Je reviendrai en Décembre, avec le président Compaoré, et vous fera découvrir les mercenaires. Ouattara sera de retour en Mars pour prendre le pouvoir. “L’orateur suivant était Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, qui a remercié Pouchet et Chirac. Il a critiqué le gouvernement Côte-d’Ivoire pour ignorer les droits de Ouattara et dit: «C’est mon nom qui a gâché dans cette affaire. Au Burkina mes officiers font un travail remarquable avec les mercenaires de les rendre aptes. Je vous soutiens. Nous sommes en train de mettre les choses en place à partir de là pour vous. N’ayez pas peur, nous allons gagner la bataille dans un peu de temps. En cinq mois, tout sera prêt.”
Il ya eu plusieurs tentatives de faire un coup d’Etat contre Gbagbo au cours des cinq prochaines années. La plupart ont été anticipés et évités. D’autres sont morts par manque d’intérêt. Dans presque tous ces cas, les participants actifs ont été envoyés de France, combinés avec des éléments des Français (ONU) maintien de la paix et locales d’Afrique présidents reliés par leurs liens maçonniques à l’entreprise française et les élites politiques … Les parties la mise en œuvre et les fournisseurs de logistique ont été des agents français travaillant dans les multinationales Français à Abidjan. C’est un comportement normal française néo-coloniale. Il a toujours été fait au nom de la France, mais sans aucun débat démocratique. Il défend les intérêts des entreprises françaises et des récompenses de la présidence. Cette impasse en Côte d’Ivoire est juste un autre complot français par les mêmes personnes et en utilisant les mêmes collaborateurs. Cependant, cette fois, les Français ont réussi à accrocher dans la «communauté internationale» pour les soutenir. En résumé, le pacte colonial a maintenu le contrôle français sur les économies des Etats africains, il a pris possession de leurs réserves de devises étrangères, il contrôlait les matières premières stratégiques du pays, il avait posté des troupes dans le pays avec le droit de libre passage; il a exigé que tous les équipements militaires soient acquis de la France, il a repris la formation de la police et l’armée, il a exigé que les entreprises françaises sont autorisés à maintenir les entreprises monopolistiques dans les domaines clés (eau, électricité, ports, transports, énergie, etc) . France non seulement fixer des limites sur les importations d’une série d’éléments en dehors de la zone franc, mais aussi fixer des quantités minimales des importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels. Il est probablement très peu de surprise à d’autres Africains que les tentatives faites par Gbagbo de se libérer de ces chaînes irrité les Français. Les présidents africains ont été maintenus au pouvoir par les armées françaises. Les économies ont été maintenus sous le contrôle des entreprises françaises autorisées à des monopoles. D’autres pays ont été tenus à l’écart. Les présidents africains, en échange, a donné 85% de leur richesse nationale au Trésor français d’organiser pour eux et payé une rançon régulière à des hommes politiques français pour les maintenir en poste.
Pacte colonial
Pas vraiment avoir planifié pour elle, en 1960, de Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits États nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège à l’ONU, mais souvent avec bien peu d’autre. C’est là que Foccart est venu à jouer un rôle essentiel, celui de l’architecte de la série d’accords de coopération avec chaque nouvel État dans les secteurs de la finance et l’économie, la culture et l’éducation, et les militaires. Il y avait d’abord onze pays concernés: la Mauritanie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute-Volta (actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République centrafricaine, le Congo-Brazzaville et Madagascar. Togo et le Cameroun, anciens Territoires sous tutelle des Nations Unies, ont également été co-optés dans le club. De même, plus tard, ont été Mall et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, maintenant le Rwanda et le Burundi et le Congo-Kinshasa), quelques-uns des anciens territoires portugais, et les Comores et Djibouti, qui avait également été sous la domination française depuis de nombreuses années mais est devenu indépendant en 1970. L ‘ensemble a été placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Départements et Territoires d’Outre (connu sous le nom DOM-TOM), qui avait déjà exécuté tous. La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui fermait ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créé l’institution du franc CFA, il a créé un mécanisme juridique dans lequel la France obtint une place particulière dans la vie politique et économique de ses colonies.
Calixte Belaya: Appel pour une Adhésion au M.A.F
Merci, chers amis.
J’espère que vous serez nombreuses et nombreux à avoir le courage de tirer votre bulletin, de le remplir et de me le renvoyer au 9, rue Roger Gobaut – 93 500
Pantin.
Comme vous n’êtes pas sans l’ignorer, les clefs de la prison de Laurent Gbagbo sont à Paris et non à Abidjan.
Comme vous êtes sans l’ignorer, l’UMP et le PS ont pas plus tard qu’aujourd’hui, voté pour la continuité des guerres en Afrique, notamment en Libye.
Comme vous êtes sans l’ignorer, s’ils se permettent d’aller nous bombarder, c’est parce que s’il est vrai que les Africains descendants, sont évalués à 10
millions de personnes, ils ne sont pas organisés au sein d’un grand Mouvement fort, car seul le lobbying dans ce pays est respecté.
Comme vous êtes sans l’ignorer l’UMP et le PS qui décident de l’avenir de la Côte d’Ivoire, de la Libye et bientôt du Cameroun et d’autres pays Africains cumulent
à eux deux moins de 400 000 personnes.
Si demain, UN MILLION D’AFRICAINS DESCENDANTS, D’AFRICAIN-FRANCAIS, D’AFRICAINS adhèrent au sein de le M.A.F., Mouvement des Africain-
Français, nous serons la PREMIERE FORCE POLITIQUE DE LA FRANCE et ALORS, ils seront obligés de nous écouter.
Je vous encourage à continuer à organiser des conférences, à continuer d’organiser sans cesse des MARCHES !
MAIS LA VERITABLE manière de frapper, c’est que avant la fin de l’année, nous soyons 1 MILLION au sein du MAF !
Et cela est possible, si chacune et chacun d’entre nous adhère, indépendamment de ses activités politiques par ailleurs.
C’est possible, si chacun d’entre nous y fait adhérer ses amis, ses enfants, son compagnon, sa compagnre, ainsi que toute personne susceptible de l’aider.
C’est POSSIBLE DE SE FAIRE ENTENDRE ! C’EST POSSIBLE DE NOUS FAIRE RESPECTER grâce au MAF
Bises à tous !
“Calixthe Beyala”
Cote d’Ivoire: Affi N’Guessan et Michel Gbagbo s’entretiennent avec un garde à Bouna video amateur
Côte d’Ivoire: Cacao, diamants et trafic d’armes
La publication du rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, bloquée depuis sept mois, accable les Forces nouvelles.
Les seigneurs de guerre du nord de la Côte d’Ivoire se préparaient, bien avant les élections, à une reprise du conflit armé. C’est ce que révèle le rapport S/2011/271 du groupe d’experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire. La publication de ce document devait intervenir en septembre 2010. Longtemps bloqué, il n’a été transmis au Conseil de sécurité que le 20 avril dernier.
Ce rapport décrit les violations de l’embargo sur les armes imputables à l’administration Gbagbo comme aux Forces nouvelles (FN) de Guillaume Soro. Il dissèque, surtout, l’économie de guerre mise sur pied par les « com’zone » (commandants de zone) des Forces nouvelles, rebaptisées, depuis, Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) par Alassane Ouattara.
Loin de se conformer au désarmement, un préalable à la tenue d’élections posé par les accords de Ouagadougou, les FN, affirme le document, ont bénéficié, dès 2009 et 2010, de « transferts d’armes et de munitions » depuis le Burkina Faso, « principal pays de transit », en violation de l’embargo sur les armes imposé par la résolution 1572 (2004). Le mouvement s’est accéléré pendant la crise post-électorale, jusqu’à l’offensive éclair lancée par les Forces nouvelles le 22 février 2011. La rapidité de leur avancée vers Abidjan s’explique par ces livraisons illégales d’armes, parmi lesquelles une « grande quantité de fusils d’assaut (…) dont les numéros de série avaient été effacés (…) par meulage » pour en dissimuler l’origine. Le document confirme aussi l’appui de « forces militaires étrangères opérant sur le territoire ivoirien », en citant le Burkina Faso, le Sénégal et le Nigeria. S’agissant des financements, le groupe d’experts soupçonne le camp Gbagbo d’avoir détourné des fonds publics et des recettes douanières pour acquérir illégalement des armes. Il pointe, surtout, les « taxes » imposées par les com’zone sur « les activités liées à la culture du cacao ». Les Forces nouvelles accumulent ainsi « chaque année un montant compris entre 22 et 38 millions de dollars (chiffres approximatifs) ». Autre source de source de financement des FN, « la contrebande de diamants bruts », « l’extraction et l’exportation d’or ». Au passage, les com’zone n’ont pas de scrupules à se servir. Le document cite ainsi le cas de Martin Kouakou Fofié, com’zone de Korhogo, visé par des sanctions internationales (« Les forces sous son commandement se sont livrées au recrutement d’enfants soldats, à des enlèvements, à l’imposition du travail forcé, à des sévices sexuels sur les femmes, à des arrestations arbitraires et à des exécutions extrajudiciaires »). Un homme d’affaires prospère qui « a créé des entreprises dans divers secteurs de l’économie, notamment l’immobilier, l’exploitation minière, les télécommunications et le commerce de produits de base et de carburant ».
Rosa Moussaoui – Humanite.fr
Théophile Kouamouo : le SOS d’un journaliste ivoirien
« Mon quotidien est empêché de paraître par le nouveau pouvoir ivoirien. Ce mail est un SOS. Nous avons besoin de vous, sinon nos journaux mourront. » Tel es…
Problèmes politiques nouveaux: message du Président Gbagbo
Ivorian.Net-31/5/2011
La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.
C’est le cas de l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont soit assassinés soit continuent de subir des exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Côte d Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.
C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.
A ce propos, le Président Laurent GBAGBO rappelle, que le Président de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan (photo) a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.






