Articles tagués ‘Kadhafi’

25/10/2011

APRÈS L’EXÉCUTION SOMMAIRE DE KADHAFI

«Il ne faut jamais se réjouir de la mort d’un homme quel qu’il soit»«Nous ne voulions pas sa mort, il aurait pu se rendre dans de bonnes conditions». De Sarkozy à Juppé, les vainqueurs sentent bien qu’ils doivent se démarquer des images terribles du massacre d’un homme, qui provoque une sorte de révulsion. Les images ne mentent pas et sont plus fortes que toutes les explications et versions. C’est la haine hideuse de la populace, ivre de vengeance, qui a achevé un homme blessé et devenu sans défense.

Bernard-Henri Levy, qui pourtant s’y connaît en crime de guerre et crime contre l’humanité, trouve que, finalement, il s’agit d’un débordement, comme il y en a dans toute révolution. Ce philosophe humaniste-là aime la terreur. Qu’aurait-il dit, cependant, si le Hamas avait réservé au soldat Shalit le sort de Kadhafi ?

La fin des dictateurs meilleure que leur vie

Il y a, dans les démocraties ou ceux qui s’en réclament abusivement, une sorte de malédiction. Leurs libérations se terminent par une sale fin. On passera sur le martyr du peuple allemand, dont la protection des populations civiles n’a pas été une priorité des démocrates,alliés des Soviétiques. Depuis le suicide du führer ,les démocraties ne supportent pas que les dictateurs, ou qualifiés tels, lui échappent. Les forces du Bien enragent toujours des morts tranquilles de Franco et Pinochet. Mais, finalement, pour leur image de « gentil » cela vaut mieux.

Le 25 décembre 1989, le président de la République Socialiste de Roumanie, Nicolae Ceausescu, et son épouse, Elena, étaient fusillés par une unité d’élite des troupes roumaines. Aujourd’hui, cette exécution est loin d’être un sujet de fierté en Roumanie.

“Procureur: “qui vous êtes? » ; Ceausescu: “je suis président de la Roumanie et commandant en chef de l’armée roumaine. Je refuse de vous parler, car vous êtes provocateurs”… Procureur: “pourquoi avez-vous affamé le peuple?” ; Ceaucescu: “en tant que président, je ne répondrai pas à cette question. Mais en tant que citoyen, je vais vous dire ce qui suit. J’ai garanti à chaque paysan 200 kg de blé par membre de sa famille. Vous mentez en affirmant que j’ai affamé les gens. C’est un mensonge éhonté. Cela prouve que vous manquez de patriotisme » ; Procureur: “vos programmes sont excellents sur le papier. Mais pourquoi ne sont-ils pas appliqués?”

La fin du procès est connue. Après une salve tirée par les soldats, Nicolae Ceausescu gisait sur terre et son visage exprimait l’étonnement. Avant de mourir, son épouse Elena a exigé qu’on enlève les cordes qui l’entortillaient, en assurant qu’elle avait nourri et élevé les soldats qui l’entravaient.

On peut revenir, également, sur la fin de Saddam Hussein. On l’a exhibé comme un rat dans un trou, pour l’avilir après l’avoir drogué. Mais à l’issue d’un procès honteux, pendant sa pendaison en direct, il a été d’une morgue et d’un courage qui ont forcé l admiration. Il était bien plus digne et plus grand que ses juges. Qui peut dire le contraire ? Quant à Kadhafi, on a vu comment, incrédule, il est lynché par un peuple dont, dans sa folie déconnectée du réel, il a cru, jusqu’au bout, qu’il lui était dévoué en grande partie.

Une résistance inégale et malheureuse prend toujours du sens

L’Otan affirme maintenant n’y être pour rien et l’Onu demande une commission d’enquête. On croit rêver. Bien sûr que l’objectif était de le tuer pour gagner la guerre. Et maintenant, on dit qu’on ne voulait pas que cela se termine comme cela.

L’Otan ignorait que Mouammar Kadhafi se trouvait dans l’un des véhicules du convoi dont l’aviation alliée a bloqué, jeudi matin la progression, près de Syrte, précipitant la fin de l’ex-dirigeant libyen, a déclaré l’Alliance Atlantique. Le récit détaillé de l’opération aérienne suggère que le convoi, tentant de fuir la ville natale de l’ex-«Guide» de la révolution libyenne, était plus important que ne le laissaient entendre les premières informations. L’aviation de l’OtTAN, précise le communiqué, a touché 11 véhicules du convoi que formaient, au total ,quelque 75 véhicules.

Safia Kadhafi, la veuve de l’ex-dirigeant libyen, a réclamé une enquête des Nations unies sur les circonstances de la mort de Mouammar Kadhafi, rapporte la chaîne de télévision syrienne Arraï. Safia Kadhafi, qui s’est réfugiée en Algérie, demande aussi que la vérité soit faite sur la mort de Moutassim, un des fils du colonel libyen, tué lui aussi jeudi près de Syrte. Sur un bandeau déroulant diffusé à l’antenne, Arraï précise que la veuve de Mouammar Kadhafi est fière du courage de son mari et de ses enfants qui, ajoute la chaîne, ont résisté à 40 pays et à leurs agents pendant six mois. Elle les considère comme des martyrs.

Est-ce vraiment totalement terminé ?

« Saïf al Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen, fuit la région de Syrte en direction du Niger », a dit un haut responsable militaire du Conseil national de transition (CNT). «Nous sommes à sa recherche. Les combattants dans la région sont en alerte», a déclaré Abdoul Madjid Mlegta. Saïf al Islam, l’ancien dauphin présumé de Mouammar Kadhafi, se déplacerait dans un convoi de trois véhicules armés, a ajouté le coordinateur des opérations militaires du CNT. Il fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l’humanité. Un responsable militaire du CNT affirmait que le convoi de Saïf al Islam était encerclé par ses hommes.

L’un des fils de Mouammar Kadhafi, Saadi, a trouvé refuge, début septembre, à Niamey, la capitale du Niger. Le gouvernement nigérien a indiqué, jeudi, que Abdallah al Senoussi, chef des services de renseignement de Mouammar Kadhafi, avait trouvé refuge dans l’extrême-nord du pays. Senoussi, beau-frère du «guide» libyen, est également recherché par la CPI.

La Libye n’existe plus. Il faut la reconstruire. « Il n’y a ni institution, ni armée», indiquait, à 20 Minutes, Riadh Sidaoui, le directeur du Centre arabe de recherches et d’analyses politiques et sociales de Genève. Selon Riadh Sidaoui, la priorité va être de «construire une armée nationale, homogène et disciplinée». Le pays regorge en effet d’armes, dont pourraient s’emparer des groupes radicaux qui pourraient nuire à la réconciliation. L’Otan a d’ailleurs déjà indiqué que l’arrêt progressif de ses missions de surveillance se ferait en fonction des capacités du CNT à maintenir la sécurité dans le pays.

Seulement, se pose la question des leaders. Le CNT a bien un chef officiel, Moustafa Abdeldjelil, mais son numéro deux, Mahmoud Jibril, est également en vue. Et le Conseil souffre déjà de divisions internes, entre laïcs et partisans d’un islam politique. Des chefs militaires, qui ont mené la bataille sur le front, pourraient également se manifester et réclamer des féodalités.

Tout commence, paraît-il; mais la fin se termine mal. Tout le monde le sait, mais personne ne veut le dire. Il y a, dans les pays arabes et musulmans, une malédiction qui pèse sur les vraies fausses victoires des hypocrites démocraties… La Libye n’y échappera pas. On en prend le pari.

03/10/2011

Libye – Le mercenaire Américain Matthew Vandyke en opération en Libye

19/09/2011

Libye: 17 mercenaires français et britanniques capturés par les forces loyalistes à Bani Walid

Lepost.fr-19/9/2011

Le porte-parole officiel du Colonel Khadafi, Moussa Ibrahim a annoncé dimanche 19 septembre en soirée sur les ondes de la chaîne TV ARRAÏ basée en Syrie la capture de 17 conseillers techniques et d’officiers consultants dans le bastion loyaliste de Bani Walid. Le groupe de mercenaires est composé de 13 français, 2 anglais, 1 qatari et un élément d’origine asiatique dont la nationalité reste à déterminer. Il a indiqué que les images de ces prisonniers seraient incessamment sous peu diffusées sur la chaîne TV. L’OTAN n’a ni confirmer ni démenti que ce groupe et d’autres troupes extérieures à la Libye avaient été elles aussi capturées auparavant par les forces fidèles à Muammar Khadafi. Ces informations ont été confirmées par plusieurs agence de presse dont l’AFP, l’Associated Press et Alterinfo.

Ces éléments viennent confirmer ce que nous dénonçons depuis plusieurs semaines, c’est à dire la présence en Libye de mercenaires monarchistes financés par la CIA et armés par l’OTAN via deux officines monarchistes: un groupe dénommé SYLM qui sert de réceptacle financier et la Conférence Monarchiste Internationale qui recrute et encadre ces mercenaire monarchistes.

D’ailleurs, dans son édition de ce matin (20 septembre), Al Jazeera confirmait que parmis ces mercenaires monarchistes faits prisonniers, un des deux britanniques au moins est membre de l’English Monarchist League, un groupe membre de la Conférence Monarchiste Internationale (CMI), tandis que 5 ou 6 français au moins semblent avoir reconnus leurs liens formels avec cette même Conférence Monarchiste Internationale. Toujours selon Al Jazeera, le mercenaire asiatique serait un observateur du National Development Party du Brunei, parti affilié lui aussi à la CMI.

Halte à l’intervention étrangère en Libye !
Barrons la route aux mercenaires monarchistes !
Vive la résistance du Peuple libyen à l’agression impérialiste !
Gloire à notre Guide suprême Muammar Gadhafi !

Ittihad al-Ishtiraki lil-Quwat al-Sha’biyah
Collectif Etoile Rouge
Internationale Socialiste Baathiste

30/08/2011

La Libye bientôt sous occupation américaine ?

A l’heure où j’écris ces lignes, la « rébellion » libyenne semble être en passe de l’emporter définitivement et d’éliminer le régime du colonel Kadhafi.

Qui regrettera ce personnage encore décrit comme fou hier sur BFM TV, à preuve son « exotique » garde rapprochée féminine. Seuls ceux qui ignorent l’histoire de ce morceau de terre africaine peuvent qualifier d’exotique ces femmes-soldats. Mais ce n’est pas la connaissance de l’histoire de l’Afrique ou des pays arabes qui étouffe en général les journalistes…
Pourtant, le problème du jour n’est pas la fin très probable du régime de M. Kadhafi. Ce qui est en réalité très important, c’est que nous venons de connaître, en ce début de 21ème siècle une expédition coloniale du genre de celles que le monde a connues au 19ème siècle jusqu’à la phase de décolonisation.
Car il est évident que jamais les « rebelles » Libyens n’auraient pu arriver à leurs fins sans la force militaire, aérienne, navale sans parler des troupes au sol bel et bien présentes, déployée par les puissances belliqueuses regroupées dans l’OTAN.
Cette aventure coloniale aura été permise par le colonel Kadhafi lui-même, prisonnier comme bien des autocrates, des illusions que confère un pouvoir absolu : popularité, inamovibilité, invincibilté. Elle aura été permise aussi par une alliance hétéroclite qui a vu se liguer aux côtés des nations occidentales pour l’adoption de la résolution 1973 (foulée aux pieds immédiatement par les pays de l’OTAN) les monarchies démocratiques du Moyen Orient (Qatar, Jordanie, Arabie Saoudite) d’une part et le Liban et l’Iran d’autre part. C’est que ces deux derniers pays n’ont jamais oublié, ni pardonné, l’enlèvement (et sans doute le meurtre) de Moussa Sadr, guide spirituel, imam, des chiites Libanais.
On ajoutera à ces éléments la naïveté des pays membres de l’Union Africaine, Afrique du Sud en tête. Il est vrai que cette dernière ne savait pas trop ce qu’elle avait à gagner ou à perdre dans l’affaire libyenne, alors que les Etats occidentaux savaient exactement le profit à tirer d’une victoire sur le gouvernement libyen.
Cette affaire, qui vient après celle de Côte d’Ivoire, devrait sonner comme un avertissement pour les Etats d’Afrique et peut-être d’ailleurs. Car les pays occidentaux, qui voient la Chine dominer inexorablement la sphère économique mondiale (on a vu récemment ce pays taper su les doigts de son principal débiteur, les Etats Unis, chose que personne n’aurait pu imaginer il y a seulement trois mois) vont sans doute se montrer de plus en plus agressifs afin de s’assurer le contrôle de zones vitales aujourd’hui, et surtout demain, pour le développement chinois. Ils ne peuvent le faire que grâce au dernier élément de supériorité qui leur reste, celui des armes.
24/08/2011

Libye : conseils anti-manips

N’étant pas sur place en ce moment, nous ne pouvons fournir une info de première main. Nous diffusons ci-après quelques messages qui nous parviennent, directement ou indirectement de Tripoli de sources sûres. Mais, sur base des médiamensonges des précédentes guerres, nous appelons à la prudence envers les grands médias… Ils n’ont pas arrêté de nous mentir ou de nous cacher l’essentiel depuis le début de cette guerre : vont-ils, au moment d’un affrontement décisif, changer de méthodes ?

  1. Toute image peut être manipulée.Elle ne vous dit pas automatiquement : qui fait quoi, quand, où et pourquoi ? Tous ces éléments ne sont pas dans l’image, mais peuvent être interprétés et déformés par un commentaire que vous n’avez pas les moyens de vérifier. Un montage qui peut avoir pratiqué des coupes, des collages, des amalgames…Exemple : Lors de l’invasion de Bagdad, on a présenté en gros plan une « foule » en liesse abattant la statue de Saddam Hussein, mais un plan large montra ensuite qu’il n’y avait là que quelques dizaines de gens, qui en fait étaient des agents des USA.
  2. Donne-t-on les preuves ? Ou bien s’agit-il de rumeurs ? Quelles sont les sources ? Ai-je entendu la version de l’autre partie ? Correctement présentée ? Sinon, pourquoi la cache-t-on ?Exemple Irak : pas de preuves sur les armes de destruction massive. Exemple Afghanistan : pas de preuves sur l’implication des talibans dans les attentats du 11/09.
    Libye : on a dit que Kadhafi bombardait la population et avait fait 6000 victimes. Quelles preuves ?Pour le moment tous les journalistes des agences de presse occidentale, AFP, Reuters, sont retranchés dans un hôtel. Les seuls communiqués viennent de l’opposition libyenne et de l’OTAN.
  3. Parle-t-on des intérêts ?Nous présente-t-on la version de propagande d’une des parties en présence ou bien expose-t-on ses véritables intérêts économiques et stratégiques ?La fausse raison qui à mener à la guerre continue à faire la une des journaux : “Fuite ou procès du leader libyen et de sa famille. Enfin la liberté après 42 ans de règne absolu.”Pourquoi libérer les libyens d’un côté et soutenir les dictatures de l’autre, en soutenant la répression au Bahreïn par exemple ?

24/08/2011

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli (Il Manifesto)

Manlio DINUCCI
photo : Bryan Denton, New York Times


Une photo publiée par le New York Times raconte, plus que beaucoup de paroles, ce qui est en train d’arriver en Libye : elle montre le corps carbonisé d’un soldat de l’armée gouvernementale, à côté des restes d’un véhicule brûlé, avec trois rebelles autour qui le regardent avec curiosité. Ce sont eux qui témoignent que le soldat a été tué par un raid de l’OTAN. En moins de cinq mois, informe le Commandement conjoint allié de Naples, l’OTAN a effectué plus de 20mille raids aériens, dont 8mille d’attaques par bombes et missiles. Cette action, déclarent au New York Times de hauts fonctionnaires étasuniens et OTAN, a été décisive pour resserrer l’étau autour de Tripoli.

Les attaques sont devenues de plus en plus précises, détruisant les infrastructures libyennes et empêchant ainsi le commandement de Tripoli de contrôler et d’approvisionner ses forces. Aux chasseurs-bombardiers qui larguent des bombes à guidage laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés, se sont joints les hélicoptères de combat, dotés des systèmes d’armements les plus modernes. Parmi eux, le missile à guidage laser Hellfire, qui est lancé à 8Kms de l’objectif, utilisé aussi en Libye par les avions télécommandés étasuniens Predator/Reaper.

Les objectifs sont repérés non seulement par les avions radar Awacs, qui décollent de Trapani (côte sud-ouest de la Sicile), et par les Predator italiens qui décollent d’Amendola (Foggia, province des Pouilles), en survolant la Libye 24h/24. Ils sont aussi signalés -indiquent au New York Times les fonctionnaires OTAN- par les rebelles. Ceux-ci, tout en étant « mal entraînés et mal organisés », sont en mesure, « grâce des technologies fournies par des pays de l’OTAN », de transmettre d’importantes informations au « team OTAN en Italie, qui choisit les objectifs à frapper ». De plus, rapportent les fonctionnaires, « la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays ont déployé des forces spéciales sur le terrain en Libye ». Officiellement pour entraîner et armer les rebelles, en réalité surtout pour des tâches opérationnelles.

On voit ainsi émerger le cadre réel. Si les rebelles sont arrivés à Tripoli, c’est dû non pas à leur capacité de combat, mais au fait que les chasseurs-bombardiers, les hélicoptères et les Predator de l’OTAN leur ouvrent la voie, en pratiquant la terre brûlée. Au sens littéral du terme, comme le montre le corps du soldat libyen carbonisé par le raid OTAN. En d’autres termes, on a créé à l’usage des media l’image d’une résistance avec une force capable de battre une armée professionnelle. Même si, évidemment des rebelles meurent dans les affrontements, ce ne sont pas eux qui sont en train de s’emparer de Tripoli. C’est l’OTAN qui, forte d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, est en train de démolir un Etat au motif de défendre les civils. De toute évidence, depuis qu’il y a un siècle les troupes italiennes débarquèrent à Tripoli, l’art de la guerre coloniale a fait de grands pas en avant.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 23 août de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Source : Le Grand Soir

23/08/2011

Saif El Islam dans les rues de Tripoli – Saif El Islam alive in Tripoli – سيف الإسلام حر طليق يتجول في طرابلس

The Libyan dictator’s son Seif al-Islam Gaddafi has downplayed advances of revolutionary fighters in the capital, claiming that Tripoli still remains under control of the regime.

Despite earlier claims that he had been captured by the revolutionary forces, Seif made a surprise appearance outside his father’s Bab Al-Aziziya compound in Tripoli in the early hours of Tuesday and told foreign journalists that the Libyan capital was under control and that his father remains safe in Tripoli.

“Tripoli is under our control. Everyone should rest assured. All is well in Tripoli,” he said, quoted in an AFP report on Tuesday.

The 38-year-old Seif claimed that his troops had “broken the back” of the fighters after luring them into a “trap.”

Rejecting reports of his arrest by a major opposition leader, Seif said, “I am here to refute the lies.”

He also accused the West of disrupting Libya’s telecommunications systems.

“This is a technological and media war to cause chaos and terror in Libya,” he went on to say.

The development comes a day after Chairman of Libya’s Transitional National Council Mustafa Abdel Jalil declared that Seif had been captured.

The International Criminal Court prosecutor, Luis Moreno-Ocampo also said that he had received confidential information about Seif al-Islam’s arrest.

The remarks by Gaddafi’s son came amid reports of ongoing fierce clashes between Muammar Gaddafi’s loyalists and Libyan revolutionary forces in the capital.

Opposition fighters say they have taken control of over 80 percent of the capital, including the headquarters of the Jamahiriyah state television network, and that they are trying to secure areas they have captured.

However, it appears that the fighters have been pushed back by Gaddafi forces west of Tripoli.

Backed by tanks and weapons, the regime’s supporters resisted against fighters that had entered Tripoli from the west, after opposition forces tried to get to Gaddafi’s residence early Monday.

There is yet no official word on the whereabouts of Muammar Gaddafi, as opposition forces have not managed to arrest him yet. Some reports indicate that the Libyan dictator may be at a hospital near Tajura, east of Tripoli.

Press TV

23/08/2011

Désinformation Odieuse sur la Libye et Kadhafi

22/08/2011

Second colonization of Africa begun, Libya to see sectarian war

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22/08/2011

Carnage de l’OTAN à Tripoli

Source : Reseau Voltaire

De Tripoli, Thierry Meyssan relate le carnage dont il est le témoin. Article posté lundi à 0h35.

Samedi 20 août 2011, à 20h, c’est-à-dire lors de l’Iftar, la rupture du jeûne de Ramadan, l’Alliance atlantique a lancé « l’Opération Sirène ».

Les Sirènes sont des hauts-parleurs de mosquées qui ont été utilisées pour lancer un appel d’Al Qaeda à la révolte. Immédiatement des cellules dormantes de rebelles sont entrées en action. Il s’agissait de petits groupes très mobiles, qui ont multiplié les attaques. Les combats de la nuit ont fait 350 morts et 3000 blessés.

La situation s’est stabilisée dans la journée de dimanche.

Un bateau de l’OTAN a accosté à côté de Tripoli, livrant des armes lourdes et débarquant des jihadistes d’Al Qaeda, encadrés par des officiers de l’Alliance.

Les combats ont repris dans la nuit. Ils ont atteint une rare violence. Les drones et les avions de l’OTAN bombardent tous azimuts. Les hélicoptères mitraillent les gens dans les rues pour ouvrir la voie aux jihadistes.

Dans la soirée, un convoi de voitures officielles transportant des personnalités de premier plan a été attaqué. Il s’est réfugié à l’hôtel Rixos où séjourne la presse étrangère. L’OTAN n’a pas osé bombarder pour ne pas tuer ses journalistes. L’hôtel, dans lequel je me trouve, est assailli sous un tir nourri.

A 23h30, le ministère de la Santé ne pouvait que constater que les hôpitaux sont saturés. On comptait pour ce début de soirée 1300 morts supplémentaires et 5000 blessés.

L’OTAN avait reçu mission du Conseil de sécurité de protéger les civils. En réalité, la France et le Royaume-Uni viennent de renouer avec les massacres coloniaux


1h00 Khamis Kadhafi vient personnellement d’apporter des armes pour défendre l’hôtel. Il est reparti. Les combats sont très durs alentour.

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