Articles tagués ‘israel’

23/01/2012

Réflexions du compañero Fidel: LA PAIX MONDIALE TIENT À UN FIL

Réflexions du compañero Fidel

LA PAIX MONDIALE TIENT À UN FIL

J’ai eu le plaisir, hier, de converser calmement avec Mahmoud Ahmadineyad que je n’avais plus vu depuis septembre 2006, voilà plus de cinq ans, quand il était venu à La Havane participer à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement des pays non alignés qui avait élu Cuba pour la seconde fois à la présidence de cette organisation pour la durée prévue de trois ans. J’étais tombé gravement malade le 26 juillet 2006, un mois et demi avant, et je pouvais à peine me maintenir assis sur le lit. Plusieurs des dirigeants les plus distingués qui assistaient au Sommet eurent l’amabilité de me rendre visite. Chávez et Evo le firent plusieurs fois. Quatre dont je me souviens encore vinrent en début d’après-midi : Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU ; un vieil ami, Abdelaziz Bouteflika, le président algérien ; Mahmoud Ahmadineyad, le président iranien ; et Yang Jiechi, alors vice-ministre et aujourd’hui ministre des Relations extérieures de la République populaire de Chine, en représentation de Ju Jintao, chef du Parti communiste et président du pays. Ce fut vraiment un moment important pour moi qui rééduquais aux prix de gros efforts mon bras droit sérieusement blessé lors de ma chute à Santa Clara.

J’avais commenté avec ces quatre dirigeants des aspects des problèmes complexes que le monde connaissait alors et qui sont le devenus assurément de plus en plus.

À notre rencontre d’hier, j’ai constaté que le président iranien était on ne peut plus tranquille, absolument indifférent aux menaces yankees, confiant en la capacité de son peuple de repousser n’importe quelle agression et dans l’efficacité des armes dont il produisent une grande partie eux-mêmes pour faire payer aux agresseurs un prix insupportable.

En fait, c’est à peine s’il a parlé de la guerre. Il est plutôt revenu sur les idées qu’il avait exposées à sa conférence dans le grand amphi de l’Université de La Havane, axées sur l’être humain : « S’acheminer vers la paix, le respect de la dignité humaine en tant que souhait de tous les êtres humains tout au long de l’Histoire. »

Je suis convaincu qu’on ne doit pas s’attendre de la part de l’Iran à des actions irréfléchies qui contribueraient au déclanchement d’une guerre. Si celle-ci éclate, ce sera uniquement la faute de l’aventurisme et de l’irresponsabilité congénitale de l’Empire yankee.

08/11/2011

ADMISSION DE LA PALESTINE À L’UNESCO : Le patrimoine culturel et cultuel sera-t-il enfin préservé?

C’est par un tonnerre d’applaudissements que la Palestine a été admise comme membre à part entière de l’Unesco L’adhésion de l’Etat palestinien à l’Unesco est une victoire sur Israël qui ´´cherche à détruire le patrimoine culturel et religieux du peuple palestinien´´, a déclaré lundi à Ghaza le porte-parole de l’Autorité palestinienne Ghassan al-Khatib. ´´Ce progrès démontre que la communauté internationale comprend mieux les exigences des Palestiniens qui réclament la liberté et la création d’un Etat indépendant. Cette décision témoigne d’un à la politique palestinienne dans le monde´´. L’Autorité palestinienne est devenue lundi membre à part entière de l’Unesco lors de la 36e Conférence générale de l’organisation à Paris. 107 pays dont la Russie, la France, la Norvège, le Luxembourg, l’Espagne, la Grèce, la Finlande et la Turquie se sont exprimés en faveur de cette décision. 14 pays ont voté contre – entre autres la Suède, la République tchèque, l’Allemagne, l’Australie, le Canada, les Etats-Unis et Israël.(1) 

La Palestine est l à l’Unesco . Et après?

L’Unesco devient la première agence des Nations unies à accueillir la Palestine, ce qui suscite des réticences, notamment de la part d’Israël et des Etats-Unis. Peu de temps après le vote, Washington, qui assure 22% du budget de l’Unesco, a annoncé la suspension de sa contribution financière en raison de l’admission de l’Autorité palestinienne. L’ambassadeur d’Israël auprès de l’agence culturelle de l’ONU, Nimrod Barkan, a qualifié le vote de “tragédie pour l’Unesco”. “Il n’y a pas d’Etat palestinien et, par conséquent, il ne fallait pas en admettre l’adhésion”. Il ne faut pas croire, cependant, ou laisser croire que cette «victoire» en est une. Il est vrai que pour une fois les pays arabes pour des logiques différentes ont fait le forcing pour ce strapontin de l’Unesco. L’Algérie a même envoyé ses deux ministres «responsables du système éducatif» pour aller voter pour la Palestine.

On sait que les déclarations des responsables français ces dernières semaines laissaient entendre que la France s’abstiendrait. “L’Unesco, ce n’est ni le lieu ni le moment. Tout doit se passer à New York”, disait encore vendredi 29 octobre le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. Changement de programme le lundi 31 octo-bre! “Il nous faut prendre nos responsabilités et répondre sur le fond. Et sur le fond, la France dit oui, la Palestine a le droit de devenir membre de l’Unesco”, a-t-il ajouté.

En prenant cette position à l’Unesco, Paris a pris le risque de «déplaire» aux Israéliens et de rompre l’équilibre de sa position entre les parties. En fait, la France a toujours deux fers au feu ou plutôt trois. Se voulant la patrie des Lumières, elle abrite le siège de l’Unesco; elle essaie de satisfaire les Arabes avec le gadget de l’Unesco qui au fond n’avance en rien la cause des Palestiniens. Enfin elle tient, à en croire le porte-parole Bernard Valero, à sa «solution vaticane». On peut être à peu près sûr qu’elle suivra les Etats-Unis dans le vote au Conseil de sécurité des Nations unies, seule instance de décision de reconnaissance des Etats.
Cette admission palestinienne embarrasse particulièrement les Américains, qu’elle place dans une position délicate vis-à-vis de l’Unesco. La pleine adhésion des Palestiniens, qui bénéficiaient jusqu’à présent du statut d’observateur, devrait provoquer l’arrêt immédiat de leur contribution financière à l’organisation, soit 70 millions de dollars et 22% de son budget.
Pour l’Unesco, les conséquences financières seront considérables.

Vendredi 28 octobre, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, admettait que l’organisation devrait probablement réduire la voilure. «Il faudra couper des programmes, réajuster l’équilibre de notre budget. Mais ce n’est pas seulement un problème financier, c’est un problème qui concerne l’universalité de notre organisation», affirmait-elle. La Maison-Blanche, par la voix du porte-parole du président Barack Obama, a estimé que le vote à l’Unesco était ´´prématuré et contreproductif´´ dans la perspective d’une reprise espérée des négociations de paix. “Nous devions effectuer un versement de 60 millions de dollars à l’Unesco en novembre et nous ne le ferons pas”, a déjà annoncé la porte-parole du département d’Etat, Victoria Nuland à la presse. Les Américains sont, dit-on, tenus par deux lois votées au début des années 1990 par le Congrès sous la pression de l’Aipac le lobby tout puissant, qui interdisent le financement d’une agence spécialisée des Nations unies qui accepterait les Palestiniens en tant qu’Etat-membre à part entière.

Pourquoi Israël est contre l’admission de la Palestine à l’ONU?

Du point de vue impact politique, cette admission à l’Unesco est un non-évènement. Le poids de l’Unesco est négligeable dans la marche et le rapport de force mondial. Cependant, du point de vue du symbolique, c’est une avancée majeure si l’Unesco rendait justice à la Palestine en ce qui concerne son identité culturelle et cultuelle. Le nouveau statut permettra aux Palestiniens de déposer des demandes de reconnaissance au Patrimoine culturel mondial, y compris portant sur les sites contestés par Israël. Dans la foulée de leur adhésion à l’Unesco, les Palestiniens vont signer la Convention sur le Patrimoine mondial et ainsi pouvoir déposer des demandes de reconnaissance pour des sites dans les territoires occupés par Israël. Les Palestiniens veulent que l’église de la Nativité à Bethléem soit le premier site inscrit “au nom de la Palestine” au Patrimoine mondial, dès 2012.

«Un changement de statut, lit-on dans l’Express à l’Unesco permettrait aussi à la Palestine de déposer des demandes de reconnaissance au Patrimoine mondial de l’Humanité pour des sites dans les territoires palestiniens occupés par Israël. Les Palestiniens comptent notamment présenter au Patrimoine mondial les candidatures de Bethléem, lieu de naissance du Christ, Hébron, pour le Caveau des Patriarches – la mosquée d’Ibrahim – un site révéré à la fois par les juifs et les musulmans, et Jéricho. L’Esplanade des mosquées va être protégée, nous sommes sûrs qu’aucun temple ne sera construit dessus….Il ne faut surtout pas se faire d’illusion sur la puissance moralisatrice et le poids moral de l’Unesco.(2)

Nous l’avons vu en juin 2003 quand l’Unesco -sur le tard- a protesté du bout des lèvres auprès de Bush contre le pillage du musée de Baghdad seul musée au monde qui recèle les trésors des premières civilisations humaines (Vase de Warka..) On peut sans être devin dire que les décisions de l’Unesco seront des voeux pieux contre la volonté d’Israël de faire ce qu’il veut, de s’approprier ce qu’il veut.

Les sites historiques palestiniens font l’objet depuis plusieurs années d’une agression physique et surtout symbolique. Israël voulant à tout prix judaïser la Palestine et surtout Jérusalem (le tombeau des Patriarches, la Mosquée d’Omar…) Dans son délire mythique elle va jusqu’à dénaturer l’histoire et se faire un récit sur mesure. En France, le Crif déplore vivement le vote de la France en faveur de l’admission de la Palestine à l’Unesco. Il rappelle que divers Etats musulmans tentent dans l’enceinte de l’Unesco de falsifier l’histoire en s’appropriant pour eux seuls des sites millénaires du patrimoine juif, comme le tombeau de Rachel. Il redoute que ce négationnisme culturel ne se renforce à la suite de ce vote.(3)

10/07/2011

Les compagnies d’avion et les états européens sont-ils aux ordres d’Israel ?

Source : Voltairenet.org

Quelque 400 citoyens de différents pays européens qui se rendaient, le 8 juillet 2011, en Cisjordanie, dans le cadre de l’initiative « Bienvenue en Palestine », ont eu la fort désagréable surprise —alors même qu’ils étaient en règle et avaient payé leurs billets depuis plusieurs mois— de se voir refuser l’embarquement par les compagnies d’aviation européennes. Celles-ci ont agi sous la pression du ministère de l’Intérieur israélien qui avait annoncé son intention de leur interdire l’accès aux territoires palestiniens occupés et de les refouler dès leur atterrissage à l’aéroport international Ben Gourion. Ce refus était-il légal ? Silvia Cattori a posé la question au sociologue Jean-Claude Paye.

Silvia Cattori : Les autorités israéliennes ont remis aux compagnies aériennes une liste de plusieurs centaines de noms de femmes, hommes et enfants, en leur enjoignant de leur refuser l’embarquement à destination de Lod (Tel Aviv). Or ces personnes ne voulaient pas se rendre en Israël, mais en Cisjordanie, c’est-à-dire en cette terre palestinienne militairement occupée par Israël. Et pour y aller, elles devaient obligatoirement passer par Israël, l’État occupant. Les compagnies aériennes étaient-elles obligées de refuser d’embarquer des personnes qui dans nos pays sont innocentes, mais considérées par Israël comme « indésirables », des « hooligans », « une menace pour sa sécurité » ?

Jean-Claude Paye [1] : Je pense que les compagnies aériennes n’étaient pas obligées, mais elles l’ont fait parce qu’elles ont été menacées de rapatrier ces gens à leur frais, dès lors qu’elles étaient avisées que ces personnes seraient refoulées par Israël à leur atterrissage. C’est sans doute pour cette raison que ces compagnies ont décidé de ne pas embarquer les gens frappés d’interdiction d’entrer en Israël.

Silvia Cattori : Selon vous les compagnies aériennes pouvaient-elles vraiment se prévaloir de cet avertissement pour bloquer les gens à leur départ aux aéroports de Genève, Paris, Rome ou Bruxelles ?

Jean-Claude Paye : Je me pose moi aussi cette question. Ont-elles ce pouvoir d’empêcher d’embarquer ? En fait, elles ont fait le travail à la place de la police israélienne de façon à ce que celle-ci ne doive même pas se confronter à la présence physique des militants à l’aéroport Ben Gourion.

Elles font ainsi partie d’un système d’effacement du corps même des protestataires, d’annulation de leur visibilité. Cette procédure d’empêchement de toute contestation de la politique israélienne place la violence de l’État sioniste dans l’invisibilité et cette violence peut donc être sans fin et sans limites. Le but du refus d’embarquement est de détruire toute capacité de mettre un cran d’arrêt à la violence réelle de cet État vis-à-vis des populations palestiniennes et à sa violence symbolique vis-à-vis de l’ensemble de l’humanité.

C’est cette invisibilité de sa violence qui permet à Israël d’être intouchable et d’occuper en permanence la place de la victime. Elle le place dans le sacré. Israël en tant qu’image d’un pays démocratique, ne peut subsister que s’il n’est pas confronté au réel, à la vie concrète des Palestiniens ou à la présence physique, au corps d’une opposition à sa politique d’apartheid. Cette affaire illustre parfaitement un paradigme de la post-modernité : le nécessaire effacement du corps et des individus réels, afin de laisser la place à la toute puissance de l’image, ici à l’image d’Israël.

Silvia Cattori : Selon les lois anti-terroristes mises en place après le 11 septembre 2001, toute compagnie aérienne est obligée de communiquer toutes les données des passagers (nom, date de naissance, adresse de résidence, téléphone, etc) aux autorités administratives des pays qui les demandent. Le passager endosse cette restriction dès qu’il achète son billet. Dans le cadre de ces dispositions, les compagnies qui ont refusé d’embarquer ces gens, étaient-elles tenues par les demandes d’Israël de refouler des voyageurs qui, dans leur pays, ne sont coupables de rien ?

Jean-Claude Paye : Je ne sais pas si c’est possible, juridiquement parlant.

Silvia Cattori : A-t-on enfreint ici le droit de circulation des personnes ?

Jean-Claude Paye : Non. S’il s’agissait de destinations européennes appartenant à l’espace Schengen il y aurait effectivement une entrave au droit de circulation des personnes ; mais Israël n’en fait pas partie.

Silvia Cattori : D’après vous, les personnes qui ont subi cette interdiction peuvent-elles attaquer les compagnies aériennes pour entrave à la liberté de circulation ?

Jean-Claude Paye : Oui, si elles veulent que l’on donne de l’ampleur à cette affaire ; sinon ce genre d’abus ne fera que s’aggraver. Sur quelle base juridique, cela reste à étudier.

Silvia Cattori : Selon vous, défier Israël de la sorte était-ce une bonne idée ?

Jean-Claude Paye : Oui, c’est une bonne idée. Car si les gens n’agissent pas rien ne se passera.

Ici on a clairement vu que tous les États occidentaux sont au service de la politique d’Israël. En France, il y avait une forte présence policière et militaire à Roissy. Les autorités françaises avaient donc été prévenues par les services israéliens et se sont engagées à faire respecter cette décision. Donc l’État français était partie prenante de l’action israélienne. L’action de la police française était décisive car, à Roissy, plus de 200 personnes devaient embarquer, le rapport de force des personnes empêchées vis-à-vis des compagnies aériennes pouvait être important. Ils pouvaient sûrement perturber le décollage s’ils ne pouvaient pas embarquer.

On trouve ici un deuxième paradigme de la post-modernité : la volonté des États de retirer préventivement à leurs citoyens toute possibilité de contester ou de faire valoir leurs droits.

Silvia Cattori : Cette affaire est inquiétante. Israël peut se conduire en État voyou avec la collusion de nos États prétendument « démocratiques ».

Jean-Claude Paye : La politique d’Israël de négation des droits et de massacre des Palestiniens est bien, dans les faits, une politique partagée par de nombreux États occidentaux, même si l’Union européenne a l’habitude de nous faire part de quelques états d’âme.

Silvia Cattori

13/12/2010

Israel: Acteur clé de la politique Africaine et Camerounaise

camer.be

Le décès le 22 novembre dernier du colonel Abraham Avi Sivan, considéré comme l’ultime verrou sécuritaire de Paul Biya, dans un accident d´hélicoptère remet à jour le rôle joué par Israel en Afrique en général et au Cameroun en particulier. Thème du récent livre de l´enquêteur et journaliste Francais Pierre Péan. Le titre du récent livre est très évocateur: “Carnages.Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique”.

Dans une enquête de longue haleine étalée sur 572 pages Pierre Péan nous révèle les vrais dessous du grand jeu africain des puissances occidentales.D´une part nous apprenons que comprendre l´Afrique d´aujourd´hui ne doit pas seulement doit dépasser largement le cadre de reférence le plus souvent utilisé: La Francafrique (que l´auteur qualifie d´écran de fumée en page 21) et les droits de l´homme.

D´autres part Pierre Péan mets à nu le rôle des lobbies pro-israéliens (terme qu´il utilise lui-même dans le chapitre 21) en vue de disloquer le Soudan.

Critiquer Kagame et être victime des groupes de pression juifs en France

L´enquête qui commence avec l´assassinat de Patrice Lumumba en 1961 avec en toile de fond le Rwanda se termine sur l´accusation portée par l´auteur contre certains cercles juifs francais et américains, principaux soutien de Paul Kagamé avant pendant et après l´attentat du 6 avril 1994 ayant déclenché le génocide des Tutsis, Hutis et Twa comme l´indique l´auteur. En réalité, auteur d´un précédent livre “Noires fureurs, blancs menteurs” Pierre Péan fut attaqué et accusé d´antisemitisme alors qu´il travaillait sur un pays africain.

Voulant mieux comprendre le pourquoi de cette violente attaque orchestrée par plusieurs associations juives de France, il commet dans son récent ouvrage des clés pour mieux comprendre cels attaques mais aussi sur les origines partielles d´une partie non négligeable des problèmes africains.L´homme n´y va pas de main morte. Il dénonce entre autres dénonce l´Israel comme le principal outil néfaste des grandes puissances en Afrique. “Israel a été et est un des acteurs africain de première importance. “Ses dirigeant, depuis Ben Gourion, considèrent que l´Afrique est pour lui est une question de vie ou de mort”.

La veuve de Mongo Beti dirige une association dont l´ancien président fut le conseiller personnel de Paul Kagame

Tout y passe: l´accusation de l´association “Survie” que dirige actuellement Mme Odile Tobner la veuve de Mongo Beti. Cette association est accusée de ne jamais critiquer l´actuel régime ruandais. D´ailleurs son ancien président jusqu´en 1994, Jean Carbonare gagna le Rwanda après le 6 Avril 1994 pour être… conseiller du président Paul Kagamé (P. 45). Selon Pierre Péan les procès intentés contre les deux présidents sus-nommés pour enrichissement illicite portent l´empreinte de deux associations: Survie et Sherpa (financée par Open Society Institute du milliardaire hongrois Georges Soros).

C´est Global Witness qui serait, selon Péan alimenté la campagne des biens mals acquis des présidents Bongo, Sassou Nguesso du Congo et Obiang de la Guinée équatoriale (P. 60). Les rôles de l´Etat d´Israel dans le maintien de l´Apartheid en Afrique du Sud tout en combattant l´ANC de Nelson Mandela mais aussi dans le Zaire sous Kabila sont minutieusement dépeints. Pierre Péan mets aussi à jour le rôle des lobbies Juifs (terme qu´il utilise lui-même) la manière de faconner le continent africain à travers certaines institutions occidentales.

Israel est présent dans la politique camerounaise depuis au moins 1959

Le Cameroun est aussi à l´honneur dans ce livre de Pierre Péan. En pages 172 et 173 Pierre Péan explique comment Israel, à travers Abba Eban, son ministre des affaires étrangères en 1959,viendra en aide à Ahidjo qu´il rencontre aux USA en 1959, afin de jouer un rôle actif primordial dans la neutralisation des opposants tels que Felix Moumié qui a réduit à néant le “travail” de Maurice Delaunay (P. 172) . Selon Mr. Eban Ahmadou Ahidjo lui fut très reconnaissant de nombreuses années (P. 173) pour ce geste. Ainsi depuis les années 1959 “Ce sont les israéliens qui assurent la sécurité des chefs d´état du cameroun (…)). Ce sont aussi eux qui se sont occupés d´organiser dans ce pays les écoutes téléphoniques (P. 173).

A la lecture de ce livre nous nous rendons compte qu´une bonne partie de l´histoire non négligeable de notre pays mais aussi du continent se trouve dans les archives publiques ou secrètes israéliennes. Les revélations de Pierre Péan permetrront certainement à la nouvelle génération des historiens africains de revoir de fond en comble leur recherches sur le continent, loin des prismes de la francafrique et des pays occidentaux. Carnages est un livre à lire et relire.

Auteur : Simon Inou

16/06/2010

Mavi Marmara: le vrai film de l’attaque israélienne.

QUELLE SUE SOIT LA DUREE DE LA NUIT, LE SOLEIL FINIT TOUJOURS PAR SE LEVER…

voici finalement ce qui s’est passée lors de l’attaque israélienne sur la flotte turque

Voici les vidéos sur ce lien

LINK 2

02/06/2010

Israël est devenu fasciste, c’est à nous de l’arrêter maintenant

Où s’arrêtera Israël ? Seulement là où nous l’arrêterons. Après avoir massacré les femmes et les enfants de Gaza, après avoir bombardé des écoles et des hôpitaux, après avoir tiré sur des ambulances et employé des armes chimiques, à présent Israël massacre les humanitaires européens et internationaux.


Et, une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges. A la radio que j’écoutais ce matin, on ne donnait pas la parole aux victimes mais seulement à l’agresseur qui balançait ses excuses habituelles…

1.    La Flottille de la Paix n’aurait pas obéi aux injonctions de l’armée israélienne. Mais depuis quand doit-on obéir aux ordres illégaux d’un Etat qui occupe ou bloque illégalement des territoires ne lui appartenant pas ?!
2.    Les navires n’auraient pas eu le droit de venir au secours des habitants de Gaza affamés et privés de médicaments ? Mais le blocus israélien viole entièrement le droit international !
3.    Les soldats israéliens auraient été agressés. Evidemment ! Comment n’y avait-on pas pensé ! Les crimes israéliens sont toujours de la légitime défense !

Tous ces médiamensonges ne font qu’appliquer les « principes de la propagande de guerre » tels que je les ai exposés dans mon livre Israël, parlons-en ! Je me trouve actuellement en France, ce soir à Montpellier, pour une tournée de débats à ce sujet. Partout, chaque soir, c’est la même lancinante question : que pouvons-nous faire, nous simples citoyens, pour combattre la désinformation, ouvrir les yeux des gens autour de nous et faire cesser les massacres ?

La réponse est simple : en tout premier lieu, gagner la bataille de l’information en discutant le plus possible autour de soi (entreprise, école, quartier, amis…) et le mieux possible : c’est-à-dire en ayant les connaissances concrètes pour réfuter tous les mythes et les médiamensonges et avec une méthode intelligente et efficace pour combattre les préjugés, lever les tabous, instaurer un véritable débat démocratique et citoyen.  C’est possible : après nos discussions et nos ateliers de formation, beaucoup nous disent qu’ils ont réussi à débloquer la discussion et à ouvrir les yeux…

Les crimes commis par Israël montrent-ils qu’il serait tout puissant ? Au contraire, Israël se sent de plus en plus en position de faiblesse, même ses partisans se divisent. Et s’il bénéfice encore de l’impunité, c’est à cause du soutien des Etats-Unis et de l’Europe. A nous donc, citoyens européens, d’agir sur nos dirigeants politiques qui sont complices.

Disons partout que c’est l’Europe qui vient d’accueillir Israël comme son 28ème membre dans les faits. Disons partout que Sarkozy s’est vanté d’aller chercher tous les prisonniers français à l’étranger mais n’a pas levé le petit doigt pour défendre Salah Hamouri, jeune franco-palestinien prisonnier politique en Israël ! Disons partout que l’Europe aide Israël à importer ses produits illégaux ! Et qu’il est légitime de les boycotter contrairement à ce que prétend Madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur qui viole le droit international ! Disons partout qu’en refusant de reconnaître et de négocier avec le gouvernement élu par les Palestiniens, l’Europe a donné le feu vert à Israël pour bombarder Gaza. Disons partout que ce sont les marchands européens d’armements qui arment Israël avec l’aide de Sarkozy, Merkel et Cie ! Donc, quand Israël bombarde et massacre, ce sont aussi Sarkozy et Merkel et Cie qui bombardent et massacrent !

Si nous expliquons tout cela, de façon simple et concrète, en s’en tenant aux faits, les gens comprendront et feront pression pour arrêter ces crimes. Telle est notre responsabilité à tous. J’en parlerai ce soir avec vous à Montpellier, mercredi à Mulhouse, jeudi à Belfort, vendredi à Besançon. Et le 10 juin à Bruxelles, avec Tariq Ramadan et Ilan Halévi (voir les détails sur l’agenda du site michelcollon.info)

Faites circuler ces infos autour de vous. Interpellez dirigeants politiques et médias. Mais surtout appelez vos proches à se mobiliser dès maintenant pour dénoncer les crimes, apporter les explications sur la véritable histoire du colonialisme israélien, sur les raisons économiques scandaleuses pour lesquelles USA et Europe le soutiennent, pour réfuter les mythes et médiamensonges qu’Israël répand dans les médias.

Avec une pression suffisante, nous pourrons imposer le respect du droit et la fin des crimes :

1.    Les pays européens doivent renvoyer l’ambassadeur israélien sur le champ, et suspendre tous les accords économiques, politiques et militaires avec Israël.
2.    Il faut boycotter tous les produits israéliens tant que le droit ne sera pas respecté.
3.    Les médias doivent donner la parole aux victimes et entamer un débat public sur tous les médiamensonges de la propagande israélienne.

MICHEL COLLON

Téléphone de contact lundi et mardi pour interviews de Michel Collon : 06 62 09 19 70

31/05/2010

Les crimes d’Israel

Ces images ont été tournées par l’armée israélienne durant le raid contre l’un des navires du Freedom Flotilla qui transportaient l’aide humanitaire destinée a Gaza, on voit le début de l’assaut des militaires du tsahal. cette attaque a été condamnée par tous les pays, la turquie parle de terrorisme d’état, à l’exception des USA qui ont dit etre simplement “preoccupés” par ce qui s’est passé. Ce soir des manifestations ont eu partout de part le monde.

more about “Close-Up Footage of Mavi Marmara Pass…“, posted with vodpod
24/02/2010

LE DONNE SOLDATO ROMPONO IL SILENZIO

DI AMIR SHILO
Ynet

Sei anni dopo la prima raccolta di testimonianze da parte di Breaking the Silence, l’organizzazione diffonde testimonianze di donne soldato che hanno prestato servizio nei territori. Le storie includono l’umiliazione sistematica dei palestinesi, la violenza sconsiderata e crudele, il furto, l’uccisione di persone innocenti e gli insabbiamenti. Ecco qui solo alcune delle testimonianze.

Una donna soldato che combatte deve dimostrare di più … un donna soldato che picchia gli altri è un combattente serio … quando sono arrivata c’era un’altra donna lì con me, lei era lì prima di me … tutti parlavano di come fosse impressionante perché umilia gli arabi senza alcun problema. Questo era l’indicatore. Dovreste vederla, dovreste vedere il modo in cui umilia, il modo in cui schiaffeggia, wow, ha davvero schiaffeggiato quel ragazzo“.

L’ organizzazione Breaking the Silence venerdì ha pubblicato un opuscolo di testimonianze da parte di soldatesse le quali raccontano diversi casi di abuso che coinvolgono i palestinesi in Cisgiordania.

Negli ultimi anni, le donne sono state sempre più coinvolte in operazioni di combattimento e di campo delle IDF [Israel Defense Forces-ndt] o delle Guardie di Confine. Tra le altre cose, questi soldati di sesso femminile sono impegnate quotidianamente con la popolazione palestinese – nei posti di blocco e nelle comunità palestinesi.

Secondo le testimonianze più recenti, molte di queste giovani donne hanno difficoltà a far fronte con la realtà di violenza a cui sono esposte e si trovano ad affrontare situazioni che contraddicono i loro valori. Alcune di loro finiscono per impegnarsi in azioni, o chiudere un occhio a certi atti, che diventeranno per loro un peso negli anni. Come le loro controparti maschili, alcune di queste donne hanno bisogno di parlare di ciò che hanno visto.

“Le ragazze hanno maggiori difficoltà a raccontare la storia, perché, innanzitutto, sono la minoranza”, dice il direttore dell’organizzazione Dana Golan.

Ogni soldato dava loro una ‘coccola’

Nel quadro del progetto più recente, Breaking the Silence ha raccolto le testimonianze di più di 50 donne soldato che hanno servito in vari posti nei territori. Ynet presenta alcuni dei punti salienti di questa relazione.

Golan ha notato che i soldati di sesso femminile non sono stati più sensibili dei loro compagni maschi nei confronti dei palestinesi.

“Abbiamo scoperto che le ragazze cercano di essere ancora più violente e brutali dei ragazzi, solo per diventare uno di loro”, ha detto.

Una donna della Guardia di Confine Seam ha parlato dell’inseguimento ai clandestini: “In mezz’ora si possono prendere 30 persone, senza alcuno sforzo”. Poi sorge il problema di che cosa ci si dovrebbe fare con coloro che sono stati catturati – tra cui donne, bambini e anziani. “li lasciano aspettare in piedi e cantano la ben nota canzone Border Guard (in arabo): ‘Un hummus, un fagiolo, amo la Guardia di Confine’ – e gli fanno cantare questa. Cantare e saltare. Proprio come fanno con le reclute … La stessa cosa, solo molto peggio. E se uno di loro si mette a ridere, o se decidono che qualcuno rideva, sono cazzotti. Perché hai riso? Smack … Si può andare avanti per ore, a seconda di come si annoiano. Un turno è di otto ore, in qualche modo bisogna passare tempo”.

La maggior parte delle donne soldato dicono che hanno intuito che c’era qualcosa che non andava durante il loro servizio, ma non hanno fatto nulla.

Un’altra testimonianza di una soldatessa che ha servito al posto di blocco di Erez, mostra come la violenza sia profondamente radicata nella vita quotidiana: “C’era una procedura secondo cui prima di rimandare un palestinese nella Striscia – lo portavi dentro la tenda e lo picchiavi”.

Era una procedura?

“Sì, insieme con i comandanti”.

Quanto durava?

“Non molto tempo; nel giro di 20 minuti tornavano alla base, ma i soldati si fermavano a bere caffè e fumare sigarette, mentre i ragazzi del posto di comando li picchiavano”.

Questo accadeva con tutti i clandestini?

“Non ce n’erano tanti… non è qualcosa che si fa tutti i giorni, ma una sorta di procedura. Non so se veniva applicata rigorosamente ogni volta … mi ci è voluto un po’ a capire che se io da parte mia rilasciavo un clandestino, nel momento in cui tornava a Gaza avrebbe passato l’inferno…due o tre ore possono passare prima che egli entri nella Striscia. Nel caso di un bambino, passa una notte intera. Questo è pazzesco, dal momento che è a soli dieci minuti a piedi. Li fermavano durante il loro cammino e ogni soldato dava loro una ‘coccola’, compresi i comandanti”.


La mano del bambino rotta sulla sedia

Una soldatessa dell’Unità di Polizia Militare Sachlav di stanza a Hebron, ha ricordato un bambino palestinese che sistematicamente provocava i soldati, lanciando pietre contro di loro e altre azioni del genere. Una volta è persino riuscito a spaventare un soldato il quale è caduto dal suo posto e si è rotto una gamba.

La ritorsione è venuta subito dopo: “Io non so chi o come, ma so che due dei nostri soldati lo misero in una jeep e che due settimane dopo il ragazzo era in giro con calchi su entrambe le braccia e le gambe … si è parlato di questo nell’Unità per un bel po’- a proposito di come lo abbiano fatto sedere, messo la sua mano su una sedia e semplicemente avergliela rotta proprio lì, sulla sedia”.

Anche i bambini piccoli non sono sfuggiti agli atti arbitrari di violenza, ha detto un ufficiale delle Guardie di Confine di sesso femminile che è in servizio nei pressi della barriera di separazione: “Prendemmo un bambino di cinque anni … non ricordo quello che aveva fatto … lo stavamo riportando nei territori o qualcosa di simile, e gli ufficiali lo presero, lo schiaffeggiarono e lo misero nella jeep. Il bambino piangeva e l’ufficiale accanto a me disse ‘Non piangere’ e si mise a ridere di lui. Finalmente il bambino abbozzò un sorriso – e d’un tratto l’ufficiale gli diede un pugno nello stomaco. Perché? ‘Non ridermi in faccia’, disse”.

C’era anche un abuso sulle donne?

“Sì”, ha risposto la stessa soldatessa. “Schiaffi e quel genere di cose. Principalmente schiaffi”.

Dagli uomini?

“Anche. Da chiunque. Erano soprattutto i soldati di sesso femminile che picchiavano le persone. Ce n’erano due a cui piaceva particolarmente picchiare la gente. Ma anche gli uomini non avevano alcun problema a schiaffeggiare una donna. Se lei urlava, dicevano ‘zitta’ con un altro schiaffo. Una routine di violenza. Ci sono stati anche coloro che non hanno preso parte, ma tutti sapevano che accadeva”.

A volte era necessaria un’ intera “produzione” per soddisfare i desideri dei violenti . “C’è un senso di violenza”, ha detto una poliziotta di confine nella zona di Jenin. “E sì, è noioso, quindi si crea un po’ di azione. Ci mettiamo alla radio e diciamo che hanno lanciato pietre contro di noi, quindi qualcuno viene arrestato e si avviano indagini su di lui … C’era una poliziotta che si annoiava, così lei ha detto che lanciavano pietre contro di lei. Le hanno chiesto chi le lanciava, ‘non so, due in camicia grigia, non sono riuscita a vederli.’ Allora prendono due ragazzi con le camicie grigie … e li picchiano. ‘Sono loro? No, non credo’. Okay, per un incidente, la gente viene picchiata. Quel giorno non successe nulla.”

Un’istruttrice della Guardia di Confine ha portato fuori i suoi ufficiali per una domenica di cultura – una rappresentazione a Tel Aviv. Quando sono tornati alla loro base nella Striscia di Gaza, sono rimasti sconvolti dalla dissonanza – poco prima stavano battendo le mani in un teatro, subito dopo si comportavano come bestie.

“Attraversare il posto di blocco, è come ritrovarsi in un altro mondo … i palestinesi camminano con carrelli sul lato della strada, con carri, asini … così le Guardie di Confine prendono un camion con resti di cibo e iniziano a lanciarli contro di loro … ricotta, verdure marce … è stata la cosa più spaventosa che ho sperimentato nei territori “.

La soldatessa ha detto che ha cercato di protestare, ma è stata messa a tacere dai comandanti. Quando lei ha cercato di aggirarli andando dai superiori, ha trovato una soluzione. “Quasi subito sono entrata in un corso per ufficiali”.

‘Non sai da che parte stai’

Alcune testimonianze documentano episodi di vandalismo verso proprietà palestinesi e anche furti. La stessa soldatessa che ha raccontato il suo periodo al posto di blocco di Erez ha detto: “Molte volte i soldati aprivano il cibo destinato ai palestinesi”.

E lo prendevano pure?

“Sì. Tutte le volte prendono cose ai posti di blocco dei territori. Non vedrete mai un soldato senza musabaha (passato di ceci simile all’hummus). E questo è qualcosa che danno molte volte … Sono così disperati di passare che cercano anche di corrompere un po ‘ i soldati… “.

Un ufficiale donna della Guardia di Confine ha parlato di come i bambini palestinesi arrivavano ai posti di blocco con le borse di giocattoli da vendere – e di come la Guardia di Confine li trattava: “‘Va bene, getta via il sacchetto. Oh, ho bisogno di alcune batterie,’ e prendevano, prendevano tutto ciò che volevano “.

Cosa prendevano?

“Giocattoli, pile, qualsiasi cosa… sigarette. Sono sicura che prendevano anche denaro, ma questo in particolare non lo ricordo”. Ha anche parlato di un incidente in cui il saccheggio è stato ripreso da una telecamera e l’affare è saltato in aria. “Poi, il comandante della compagnia ci ha riuniti e ci ha rimproverati: ‘Come avete fatto a non pensare che possano vedervi?’” Nessuno fu punito: “Davvero, era un clima in cui ci era permesso picchiare e umiliare”.

Alcune delle storie più gravi vengono da Hebron. Una soldatessa Sachlav ha parlato di uno dei passatempi della compagnia: le pistole giocattolo. “Quelle pallottole di plastica fanno davvero male … abbiamo avuto un sacco di quelle … sei seduto di guardia e ‘tak’ colpisci un bambino, ‘tak’ – e colpisci un altro bambino”.

Ha raccontato un episodio in cui una giornalista palestinese ha fotografato uno dei soldati mentre puntava la pistola alla testa di un ragazzo. Ha detto che, poi, una “pattuglia speciale” è andata a Hebron ed è ritornata con le foto. La soldatessa ha asserito che la giornalista è stata pagata o minacciata.

E le foto circolavano nella compagnia?

“No, furono distrutte il giorno stesso.”

Che cosa ha detto il comandante della compagnia in proposito?

“Ha detto che è stato un bene che non abbiano raggiunto il Portavoce dell’IDF”.

Alcune delle testimonianze di Hebron hanno a che fare con la difficile posizione in cui i soldati si trovano, tra i palestinesi e i coloni – che, dicono, sono ancora più difficili da gestire. Alcune delle soldatesse sono rimaste scioccate dal livello di violenza che i bambini dei coloni usavano contro i palestinesi. “lanciavano pietre contro di loro, i bambini ebrei,” ha dichiarato una soldatessa Nahal “e i genitori non dicevano niente … questo genere di cose le vedi tutti i giorni a Tel Rumeida”.

Non le sembra strano che un bambino lanci una pietra contro un altro bambino?

“Perché un bambino è ebreo e l’altro è palestinese, in qualche modo è accettabile… ed era ovvio che ci sarebbe stato un disastro dopo. E anche tu non sai davvero da che parte stare … devo avere un interruttore nella mia testa e continuare ad odiare gli arabi e giustificare gli ebrei “.

Nella sua frustrazione, la stessa soldatessa ha raccontato di come lei, una volta, abbia sputato su un palestinese per strada: “Io non credo che avesse fatto qualcosa. Ma ancora una volta, era emozionante ed era l’unica cosa che potevo fare…sapete, non potevo vantarmi di aver preso un terrorista… Ma potevo sputargli addosso, umiliarli e ridere di loro”.

Un’altra soldatessa Sachlav ha raccontato la storia di quando, a Hebron, una bambina di otto anni figlia di coloni decise di colpire con una pietra la testa di un adulto palestinese che attraversava la strada davanti a lei. “Boom! Saltò su di lui e lo colpì proprio qui, in testa … poi cominciò a urlare ‘che schifo, che schifo, il suo sangue è su di me’”.

La soldatessa ha detto che il palestinese poi si voltò in direzione della ragazza – una mossa che fu interpretata come una minaccia da uno dei soldati nella zona il quale, da parte sua, aggiunse un pugno: “E io lì inorridita … una ragazza innocente nel suo abito festivo… l’arabo si coprì la ferita con la mano e scappò”. La donna ha ricordato un altro incidente con la stessa bambina: “Mi ricordo che aveva il fratello nel passeggino, un bambino. Gli dava le pietre e gli diceva: ‘tirale agli arabi’”.


Colpito a morte a nove anni

Altre testimonianze sollevano preoccupazioni sulle procedure nell’aprire il fuoco nei territori, in particolare sulle armi di controllo della folla. Una donna delle Guardie di Confine ha descritto dettagliatamente un protocollo che chiamava “lo smantellamento della gomma” – lo smantellamento di proiettili di gomma da gruppi di tre a proiettili unici, e il privarli del rivestimento di gomma. Ha anche detto che, nonostante gli ordini chiari di sparare in aria o ai piedi dei manifestanti, era normale procedura sparare all’addome.

Un ufficiale donna delle Guardie di Confine di Jenin ha parlato di un incidente in cui un palestinese di nove anni, che cercava di scavalcare la palizzata senza riuscirci e che scappò – fu colpito a morte: “Spararono… quando era già nei territori, e non costituiva alcuna minaccia. Il colpo era nella zona addominale; hanno dichiarato che stava su una bicicletta e così non erano in grado di colpirlo alle gambe “.

Ma la soldatessa fu più sconcertata da ciò che accadde dopo, tra i quattro soldati presenti: “Coordinarono subito le loro storie… L’inchiesta fu effettuata; in un primo momento dissero che era stata un’uccisione ingiustificata… Alla fine sostennero che [il bambino] stava controllando vie di fuga per i terroristi o qualcosa del genere … e il caso fu chiuso”.

Una soldatessa dell’intelligence che ha prestato servizio nei pressi di Etzion ha raccontato un episodio in cui i cecchini uccisero un ragazzo sospettato di lanciare una bottiglia molotov. I soldati coordinarono le loro storie e la soldatessa rimase scioccata, soprattutto dalla festosa atmosfera che circondava l’incidente: “E’ stato scritto nella valutazione della situazione dopo l’incidente, che da allora in poi ci sarebbe stata tranquillità … Questo è il miglior tipo di persuasione “.

‘Non sanno accettare le donne’

I soldati di sesso femminile più volte parlano delle particolari difficoltà che esse avevano in quanto donne, le quali dovevano dimostrare di essere “combattenti” in mezzo ai soldati di sesso maschile che incitavano da un lato, e ai palestinesi, che hanno difficoltà a gestire le donne in uniforme dall’altro lato. La seguente storia raccontata da un ufficiale donna della Guardia di Confine riassume la faccenda.

Quando l’intervistatore le chiese se i palestinesi “soffrono ancora di più a causa delle donne della Guardia di Confine”, ha detto: “Si. Sì. Perché non sanno accettare le donne. Nel momento in cui una ragazza schiaffeggia un uomo, egli è così umiliato, ma così umiliato che non sa cosa fare di se stesso…io sono una ragazza forte e ben piantata e questo è ancora più difficile per loro da gestire. Così uno dei loro modi di affrontare la cosa è quello di ridere. Veramente, hanno appena iniziato a ridere di me. Il comandante mi guarda e mi dice: ‘Che cosa? Hai intenzione di lasciare scivolare la cosa? Guarda come sta ridendo di te ‘.

E tu sei come qualcuno che deve recuperare il proprio rispetto … ho detto loro di sedersi e gli ho detto di venire avanti… gli ho detto di avvicinarsi, mi sono davvero avvicinata ad uno, come se stessi per baciarlo. Gli ho detto: ‘Vieni, vieni, di cosa hai paura? Vieni da me!’ E l’ho colpito nelle palle. Ho detto: ‘Perché non ridi?’ Era in stato di shock, e poi si rese conto che… non c’era da ridere. Non si dovrebbe arrivare a una situazione del genere”.

L’ha colpito con il ginocchio?

“L’ho colpito nelle palle. Ho preso il mio piede, con fare marziale, e l’ho colpito nelle palle. Non so se sei mai stato colpito nelle palle, ma sembra che faccia male. La finì di ridermi in faccia perché gli faceva male. Poi lo abbiamo portato ad una stazione di polizia e mi sono detta, ‘Wow, sono davvero nei guai adesso.’ Avrebbe potuto lamentarsi di me e io avrei potuto ricevere una denuncia presso la divisione investigativa criminale della polizia militare.

“Non ha detto una parola. Ho avuto paura e l’ho detto. Avevo paura di me stessa, non di lui. Ma lui non ha detto una parola. ‘Che cosa devo dire, che una ragazza mi ha colpito?’ avrebbe potuto dire, ma grazie a Dio, dopo tre anni non ho avuto problemi e nessuno lo sa. “

Che cosa si sente in quel momento?

“Il potere, la forza che non avrei dovuto raggiungere in questo modo. Ma non mi vanto di questo. Ecco perché l’ho fatto in quel modo, faccia a faccia. Ho detto loro di sedersi sul lato, ho visto che non stava guardando. Ho detto a me stessa che non ha senso che, come ragazza che dà tutto e di più e vale più di alcuni ragazzi – si dovesse ridere di me così, solo perché sono una ragazza. Perché si pensa che io non possa farlo… “

Oggi, quando guarda indietro tre anni dopo, avrebbe fatto le cose in modo diverso?

“Vorrei cambiare il sistema. E’ seriamente difettoso”.

Che cosa significa?

“Il sistema è profondamente sbagliato. L’intera amministrazione, come vengono gestite le cose, non è giusto. Non so come lo vorrei… non penso che ho fatto la cosa giusta in quell’incidente, ma era quello che dovevo fare. E’ inevitabile, in queste circostanze “.

Sta dicendo che i semplici soldati sul campo non sono il problema, ma tutta la situazione che li circonda?

“Sì, tutta questa situazione è problematica”.

L’Ufficio del Portavoce delle Forze Israeliane della Difesa, in risposta alla pubblicazione, ha detto: “Si tratta di testimonianze anonime, senza alcuna menzione di un periodo o un luogo, e la loro affidabilità non può essere esaminata in alcun modo. L’IDF è un’organizzazione statale controllata, che impara e trae le lezioni, e collabora con qualsiasi organismo serio con l’obiettivo comune di esaurire qualsiasi indagine sia in corso.

“Le forze del Comando Centrale sono impegnate in una battaglia quotidiana contro le organizzazioni terroristiche. I soldati vengono sottoposti a una formazione professionale che comprende una particolare attenzione al contatto con la popolazione palestinese, una preparazione mentale condotta da professionisti del settore, un addestramento di routine condotto dai loro comandanti e sottoposto a continuo controllo.

“Un altro aspetto della vigilanza sulle attività l’IDF è l’aspetto investigativo-legale. L’IDF include una serie di organismi il cui compito è quello di esaminare gli incidenti dove si sospetta qualsiasi attività contro gli ordini. Fare appello a tali organismi è il diritto, ma anche il dovere di ogni soldato o del comandante che ritiene che si stia facendo una qualsiasi attività contro gli ordini. Soldatesse e comandanti ricevono la stessa formazione data ai combattenti”.

Titolo originale: “Female soldiers break their silence”

Fonte: http://www.ynet.co.il/
Link

15/07/2009

Tsahal messo in causa dalle testimonianze di alcuni soldati israeliani

smoke20and20fire20rises20after20an20israeli20airstrike20hit20the20suburbs20of20beirut20lebanon20friday20aug_20420ap

Tsahal ha sempre negato le accuse formulate dai vari rapporti di  Amnesty international e di Human rights per l’uccisione di civili e di bombardamenti ingiustificati durante l’attacco che fece l’Israel nella banda di Gaza che durò 22 giorni a fine novembre 2008. Ora a confermare sono 30 soldati che hanno accettato di testimoniare anonimamente in un rapporto “Breaking the Silence” di 112 pagine e poi pubblicato anche su Haaretz. Questi trenta soldati hanno partecipato alle operazioni nei vari reparti dell’esercito e tutt’ora fanno parte dell’esercito; l’obiettivo era di minimizzare le perdite degli uomini dello Tsahal in modo di avere l’appoggio dell’opinione publica: “Nel dubbio, sparate, la potenza dei spari era insensata, appena facevamo un sopraluogo, sparavamo su tutto ciò che si muoveva“. Le loro testimonianze sono sufficienti a mettere in dubbio la versione ufficiale dell’esercito.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 43 followers