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10/05/2012

The Ingabire Trial: Rwanda’s Contempt of Court?

Opposition activist Ingabire has been denied a fair trial by expedient judges, improperly gathered evidence and a disregard for procedural justice.

Since her arrest in October 2010, the trial of Rwandan opposition figure Victoire Ingabire has been followed intently. Eighteen months into the proceedings, Ingabire is now awaiting a verdict on six counts relating to terrorism and genocide denial, and her case has come to symbolise the ongoing struggle over the legacy of the genocide and the future of judicial independence in Rwanda.

The partisan national press was declaring Ingabire a ‘divisionist’ even before the arrest, while international observers have been keen to expose the trial as a sham. But without direct access to documents presented to the court, this is not the place to assess Ingabire’s guilt or innocence. What we can assess here, however, are the judicial processes that govern the case and that will decide Ingabire’s fate. And examining these suggests that the prosecution has virtually guaranteed that regardless of whether an acquittal or a conviction is handed down, justice will have been denied to the defendant.

The case background

Ingabire, chair of the diaspora opposition group The United Democratic Forces (FDU-Inkingi), had been living in the Netherlands from 1993 until January 2010 when she returned to Rwanda to contest the national elections the following August.

Ingabire was first placed under house arrest in April, three months after giving a speech at the Kigali Genocide Memorial Centre in which she questioned why Hutu victims of the genocide were forgotten while also insisting on the need for national reconciliation and justice for the many Tutsi who were murdered. She was eventually released on conditional bail and repeatedly interrogated over the summer. Meanwhile, the FDU’s petition for official status as a political party was rejected, effectively excluding the group from the polls.

02/11/2011

RWANDA-INGABIRE TRIAL: Defense counsel denied cross-examination right on prosecution terror evidence

Kigali, 1st November 2011

On the request of the National prosecution authority the High Court retracted its previous authorisation and denied the defense counsel the right to cross-examine the prosecutor’s witnesses on terror charges. The presiding judge ordered the defense team to pre-submit a list of all the questions  in order to decide  which one could be discussed in open court and allow sufficient time for preparation by ”the witnesses”. This is another slap in the face of the lawyers who believed that some fairness was possible in this kangaroo trial. ”This process is a circus, it’s not fair and the international community needs to know the truth”, said one foreign analyst based in Kigali.

Since the 27th October 2011, the political prisoner Ingabire exposed the terror charges. All the prosecutor’s witnesses in this trial are officially” co-accused pleading guilty”. The Rwandan criminal law procedure in its article 59 is clear on this: “Persons against whom the prosecution has evidence to suspect that they were involved in the commission of an offence cannot be heard as witnesses”. (LAW No 13/2004 OF 17/5/2004 RELATING TO THE CODE OF CRIMINAL PROCEDURE, O.G SPECIAL Nº OF 30/07/2004). Questioned on this blatant violation or disdain of the law, the national public prosecution authority claims that “those people are criminals just pleading guilty and helping justice to halt a terrorist leader. Their information is used only for investigation and completion of pieces of evidence. They are not witnesses and could not be treated like that”. The terms of this blind plea are not clear as all the co-accused don’t seem to care about their freedom.

 

31/08/2011

Visite du président P. Kagame en France : la mobilisation bat son plein

Le président Paul Kagame va fouler le sort français le 11 septembre 2011. Ses partisans dans toute l’Europe ont été mobilisés pour l’accueillir. Avec l’aide des ambassades rwandaises dans l’union européenne, des cars ont été loués pour des laudateurs qui iront acclamer en nombre l’homme fort de Kigali.

L’opposition rwandaise à l’étranger (FDU et RNC) et la société civile en exil ne sont pas en reste. Elles attendent Paul Kagame de pied ferme par une méga-manifestation contre sa venue en France. Des pancartes, des banderoles, des calicots ont été déjà apprêtés, une pétition en ligne contre la visite est en ligne ; même les réseaux sociaux (Facebook) s’y sont invités. Tous ces outils véhiculent un seul message : Paul Kagame a du sang sur les mains, le sang de Rwandais, de Français mais également de Congolais ; voire de Burundais. Et de ce fait, il est impensable que la France lui déroule le tapis.

De mémoire de président, on n’a jamais vu une visite qui provoque autant de polémique et de controverse.

En France les militaires de l’ex-Opération Turquoise estiment l’honneur de l’armée française bafouée, par un criminel de surcroît. Alain Juppé, chef de la diplomatie française est dans l’embarras. Il a juré de ne jamais serrer la main à Paul Kagame. Prendra-t-il des vacances forcées pour ne pas rencontrer cet hôte encombrant ? Le juge d’instruction du tribunal aux armées, qui avait convoqué les trois femmes rwandaises qui disent avoir été violées par les militaires français en 1994, a repoussé les audiences pour des raisons de santé. Leur déposition ne se fera qu’après que l’ouragan Kagame ait fini de souffler sur la France.

A Kigali, le président rwandais suit la situation au jour le jour. Il a envoyé, depuis des semaines, des hommes et des femmes de confiance sillonner l’Europe, tâter le pouls des opposants et au besoin, les dissuader de manifester. L’infatigable Aloysie Inyumba a été à Rouen (France). Elle a été accueillie par des manifestants hostiles. L’ambassadeur Jacques Kabale, de Paris, est en contact avec les Intore (milices du pouvoir) éparpillés sur tout le territoire français. Des cars sont déjà en stand by pour les embarquer vers la capitale française pour le 11/09/2011. A Bruxelles, le sénateur Munyabagisha s’active. Il a sillonné la Belgique de Mons à Namur en passant par Charleroi, Gand et Anvers. Il a même été voir le sit-in hebdomadaire devant l’ambassade du Rwanda à Woluwe lequel exige que le pouvoir de Kigali libère de prison les opposants politiques dont Victoire Ingabire. Le champagne n’a pas été en reste. Il a coulé à flots dans une des boutiques rwandaises à Bruxelles. Un autre envoyé de Kigali est Jean Damascène Ntawukuriryayo. Vice-président du Parlement et ex-candidat à la présidence de la République en 2010, cette haute personnalité allie l’utile à l’agréable. Parallèlement à la recherche des candidats pour aller acclamer Paul Kagame à Paris, il fait un tour dans sa famille qui réside en Belgique (comme réfugiés ?) depuis des années.

Comme il se voit donc, les deux camps, les pro et les anti-Kagame, son en train de fourbir leurs armes pour un duel qui se dénouera entre le 11 et le 13 septembre 2011 à Paris.

Jane Mugeni

Source : Echodafrique

28/12/2010

La femme de l’année : Victoire Ingabire Umuhoza

Editions Sources du Nil

Bye bye Marie Louise, bonjour Victoire

Les femmes au Rwanda ont toujours été de tous les combats. Elles sont parfois manipulées (comme les femmes députés non élues, nommées par Kagame lui-même pour redorer son blason), mais elles peuvent également prendre des initiatives qui nous surprennent. L’année dernière nous avions décerné ce titre à Marie-Louise Mushikiwabo pour son  aplomb incroyable à pouvoir monter sur le cadavre de son frère Lando Ndasingwa pour embrasser les tueurs de celui-ci. D’abord au Ministère de l’information, c’est ainsi que nous lui avions décerné la muselière d’or parce qu’elle avait réussi à interdire la BBC d’émettre sur le territoire rwandais pendant deux longs mois. Depuis elle défend mordicus, du haut de son Ministère des affaires étrangères, contre vents et marrées, le boucher de Kigali par une com bien huilée qui ferait passer le loup pour un vulgaire agneau d’abattoir.

Cette année-ci nous avons choisi de distinguer encore une femme par une palme d’or, symbole de la paix. La mère courage Victoire Ingabire Umuhoza le mérite. Le 16 janvier de cette même année 2010, malgré les conseils qui la dissuadaient de partir en enfer et ses collègues des FDU qui ont refusé de prendre le billet non-retour, a quand même décidé de prendre son avion pour défier l’homme qui a donné la mort à plus de 5 millions d’innocents rwandais et congolais. « Ça  ne peut plus durer », m’avait-elle dit, « on ne peut pas rester les bras croisés et penser que les choses vont bouger d’elles-mêmes ! » Oui d’accord mais quelles moyens allez-vous utiliser pour bouger l’homme qui est soutenu par les puissances internationales ? La « non-violence » m’a-t-elle répondu ! De mémoire d’homme, seul le Mahatma Gandhi a réussi avec cette méthode contre les colons Anglais, ai-je pensé ! Ah non ! Il y a aussi Mandela. Après plus de 50 ans de lutte de l’ANC et 27 ans d’emprisonnement de son leader Nelson Mandela, Martin Luther King qui l’a payé de sa vie ! C’est dur, mais est-ce jouable pour le Rwanda ? Le Dalaï Lama, depuis plus de 50 ans, n’a pas encore récupéré son Tibet natal ! C’est ainsi que je suis resté désarçonné et inquiet pour ce bout de femme qui croit toujours qu’elle va renverser le cours du monde par sa détermination et son sacrifice ! Effectivement, moi j’ai toujours pensé au pire, et c’est ce qui est en train de lui arriver, mais que rien ne changera sans le sacrifice suprême ! Et c’est Victoire Ingabire qui a décidé de porter la croix.

 

Oser parler, même au risque de sa vie

Depuis qu’elle est arrivée au Rwanda, beaucoup de choses ont changé, elle a quand même pu mettre les gens dans la rue pour manifester contre le pouvoir en place. Les partis d’opposition ont pu faire une coalition qui a fait peur au Führer de Kigali, qui les a tous embastillés. Nous avons vu débarquer dans l’arène l’avocat Peter Erlinder, non sans avoir fait sa dernière prière dans un colloque à Bruxelles au mois de mai 2010. Car le tyran de Kigali n’avait pas oublié son départ précipité d’Oklahoma où une plainte avait été déposée contre lui par le célèbre avocat. L’arrestation de Peter Erlinder était une goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour la communauté internationale. Désormais la communauté internationale voyait l’homme qui se targue d’avoir arrêté le génocide sous son vrai visage de tueur, de dévoreur des libertés publiques. Peter Erlinder s’en est sorti grâce à l’intervention du Département d’Etat américain. Comme nous l’a dit V. ingabire dans une interview qu’elle nous a accordée dans sa captivité :

« Notre présence au Rwanda a tout d’abord démystifié le régime. En moins de 6 mois, les opinions ont changé. Les gens se sont soudainement rendu à l’évidence que les miracles du régime n’étaient que le fruit de l’imagination. Les langues se sont déliées et la population a commencé à oser. Oser réclamer (comme questionner la légitimité de payer une cotisation spéciale pour le FPR ou même pour l’organisation des élections), oser parler, même au risque de sa vie. Pour la première fois depuis juin 1994, on peut parler d’une opposition qui ne cède pas au chantage et qui  fait sauter les interdits. »

Mais Victoire Ingabire sera interdite de participation aux élections présidentielles. Cela je le lui avais fait également remarquer au mois de janvier qu’elle ne devait pas s’attendre au changement de régime au mois de septembre 2010. J’ignore si elle y croyait elle-même. Entretemps Kagame s’est fait réélire avec un score à la soviétique et l’on se demande pourquoi la communauté internationale par l’ONU interposée n’a pas marché sur Kigali pour déloger le dictateur qui a empêché à tous ses opposants de se représenter, comme elle se prépare à le faire en Côte d’Ivoire où le Président Gbagbo a pourtant laissé son grand rival se présenter et a laissé les élections se dérouler démocratiquement jusqu’à la fin, même si il a fait volte-face par une initiative anti-démocratique.

Néanmoins, beaucoup de choses ont changé pour le Rwanda dans l’opinion internationale, puisque nous avons vu paraître le Rapport Mapping sur les massacres au Rwanda et Congo entre 1993-2003 publié par le Haut Commissariat aux Droits Humains qui met lourdement en cause Paul Kagame pour le massacre de plus de 5 millions de victimes rwandaises et congolaises. Mais le dictateur est toujours en place, Victoire Ingabire est toujours en prison. Sa mission est-elle terminée ? Cela dépend encore du bon vouloir de Paul Kagame qui peut décider de la libérer, de la maintenir en prison ou de la liquider.

 

L’opposition rwandaise est-elle incapable de transformer l’essai Victoire Ingabire ?

Nul doute, l’arrivée de Victoire Ingabire a transformé l’opinion internationale mais aussi le paysage politique rwandais sclérosé entre les divisions de  l’opposition active à l’extérieur du Rwanda et le dictateur-génocidaire  rwandais Paul Kagame qui impose toujours aux Rwandais son régime répressif. Il y a une certaine prise de conscience l’intérieur que les choses peuvent et doivent changer, mais les divisions ont persisté à l’extérieur. Le départ de Victoire Ingabire a montré que son bureau n’a rien planifié ni à moyen ni à long terme, sinon attendre la réaction de la communauté internationale et le bon vouloir de Paul Kagame d’emprisonner ou d’assassiner  Victoire Ingabire. Déjà la cacophonie qui s’est installée au lendemain du départ de la présidente, a montré que le bureau des FDU n’était pas lié corps et âme à la démarche de leur chef de file. D’où ils ont dû créer une structure parallèle dénommée « comité de soutien ». La formation d’un comité de soutien aurait été logique si l’initiative était pilotée par des personnes qui ne font pas partie des FDU, en tous cas pas de son bureau.

 

Si les divisions persistent, il n’y aura pas de changement

Ce sont les divisions au sein des FDU et dans l’opposition en général qui font que la démarche de Victoire Ingabire ne soit pas fructueuse. Pourtant le dictateur ne manque pas de leur laisser du grain à moudre. Les récentes défections d’officiers supérieurs dont le Général Kayumba Nyamwasa, auraient permis de penser que les choses allaient changer à Kigali, non plus par les élections comme l’aurait souhaité Victoire Ingabire, mais par un coup de force, qui selon moi ne ferait qu’empirer les choses. Car le Général Kayumba Nyamwasa, allié d’origine de Paul Kagame, n’est pas un tendre.  Il avait déclaré à une télévision française ceci en parlant de ses adversaires :

« Quand je parle de neutralisation, en fait, mon objectif est de les frapper sur le champ de bataille et de les tuer, pas les arrêter. Quand je vais en opérations, je n’y vais pas pour faire des arrestations. Je dis à mes soldats: vous devez parfaitement viser, vous devez tirer pour tuer, pas pour arrêter. Je suis en opérations, je ne fais pas un travail de police ici. Mais en même temps nous avons des prisonniers… »

Jusque là les partis d’opposition surtout armée, ont cherché à récupérer ce tueur de renom qui a écumé l’ancienne préfecture de Ruhengeri avec sa soldatesque en tirant sur tout ce qui bouge. Dommage pour le Rwanda que l’on soit obligé à recourir à des criminels pour changer les choses. La formation d’un nouveau parti politique RNC (Rwanda National Congress)  par le même Général Kayumba Nyamwasa et d’autres, a peut-être calmé les appétits de ceux qui pensaient pêcher le gros poisson. Mais c’est là aussi la faiblesse de l’opposition surtout de l’extérieur. Multiplier les sigles des partis politiques va à l’encontre d’une union qui devrait mobiliser et dynamiser les déçus d’un manque de cohésion dans la démarche de l’opposition extérieure. Même le « rêve » de Rukokoma alias Faustin Twagiramungu (c’est le nom de son nouveau parti : « Rwanda Dream Initiative ») risque de virer au cauchemar pour les Rwandais, surtout si sa démarche ne vise pas à aborder les autres partis politiques en vue d’organiser un accompagnement de l’action de Victoire Ingabire Umuhoza. L’on sait que le vieux routier de la politique rwandaise n’aime pas les seconds rôles, quand il n’est pas devant, il préfère quitter. C’est ainsi qu’il a quitté une coalition qui a précédé la formation des FDU, botté aux fesses par Eugène Ndahayo qui lui contestait le leadership de l’ancien parti fondé par Seth Sendashonga, les FRD (Forces de Résistance pour la Démocratie). Impossible de croire que les deux anciens alliés puissent se remettre ensemble pour des actions communes d’accompagnement de  l’initiative de Victoire Ingabire. Et c’est ainsi que la communauté internationale continuera à croire qu’il n’y a pas de rechange au régime sanguinaire de Paul Kagame.

 

 

Eugène Shimamungu

www.editions-sources-du-nil.fr

03/12/2010

La Plate-forme « Basta de Impunidad en Ruanda » exige à nos représentants politiques européens de ne pas recevoir Paul Kagame, récemment accusé d’un possible génocide par l’ONU

La Plate-forme « Basta de Impunidad en Ruanda » exige à nos représentants
politiques européens de ne pas recevoir Paul Kagame, récemment accusé d’un
possible génocide par l’ONU 

 

Entre le 3 et le 8 décembre, le président rwandais Paul Kagame voyagera en Blegique, où il sera reçu par la Commissaire Georgiava Kristarina et sera présenté devant l’Union Européenne en tant que « champion de la promotion de l’émancipation de la femme ».

La plate-forme civile « Basta de impunidad en Ruanda » (Stop à l’impunité au Rwanda), en collaboration avec des organisations belges et italiennes, demande à tous les dirigeants européens de refuser de recevoir un homme accusé des plus graves crimes contre l’humanité par la justice espagnole, la justice française et, tout récemment, par un rapport des Nations Unies.

Nous rappelons aux autorités européennes que le premier octobre dernier, l’ONU a publié un Rapport, Mapping Exercise in RD Congo, où l’on signalait que le régime du Rwanda pourrait être accusé de génocide contre la population congolaise et contre les réfugiés rwandais hutu en RD Congo, si jamais il était ainsi jugé par un tribunal. Si semblable accusation n’a pas assez de poids pour obliger à repenser les rapports de l’Europe avec le gouvernement rwandais, alors. de quoi ont-ils besoin encore nos dirigeants ?

Nous estimons qu’il est inacceptable que nos leaders européens puissent commettre ce manque absolu de respect à de centaines de milliers de victimes rwandaises, aux cinq millions de congolais morts, aux européens assassinés la-bas, à la Justice espagnole et française, voire même aux Nations Unies. Nous demandons aux responsables politiques du monde entier qu’ils suivent l’exemple du Chef du gouvernement espagnol, M. José Luis Rodríguez Zapatero, et méditent avant de serrer la main à un homme comme Paul Kagame ; quand ce criminel sera un jour jugé à cause des graves crimes qu’il a commis, ceux qui l’ont appuyé et soutenu avec leur silence seront discrédités pour avoir été ses complices.

Nous devons insister sur le fait que Paul Kagame est président du Rwanda grâce a des élections considérées en Europe et dans le reste du monde comme frauduleuses et célébrées en août dernier dans un climat de répression et de violence. Tous les leaders de l’opposition et les citoyens critiques contre Kagame sont, encore aujourd’hui, en prison ou en exile ; certains, c’est connu, ont été assassinés. Nous sommes en train de réclamer depuis des mois la libération des prisonniers politiques comme Victoire Ingabire, Deogratias Mushayidi et Bernard Ntaganda ; face à cet outrage aux droits humains, l’Europe ne peut rester à nouveau les yeux fermés, et, moins encore, décerner des honneurs à un dictateur, Paul Kagame, le plus grand criminel en actif de notre récente histoire.

Tout cela nous pousse à exiger que l’Europe cesse d’appuyer et de financer le Rwanda.

PLATAFORMA BASTA DE IMPUNIDAD EN RUANDA

www.bastadeimpunidadenruanda.org info@bastadeimpunidadenruanda.org

T. + 34 620 79 11 09 C\Argumosanr.1,5ºA,28012Madrid­SP­

PLATE-FORME “BASTA DE IMPUNIDAD EN RUANDA”
Pour avoir une plus grande information, contacter Susana Sanz, coordinatrice de la PBIR

susana@bastadeimpunidadenruanda.org / Telf.:620 79 11 09

20/11/2010

Ms. Victoire INGABIRE on her 37th in maximum Prison: “she is our source of courage and strength”.

Kigali 19 November 2010
PRESS RELEASE


Today FDU INKINGI party members visited party Chair Ms. Victoire INGABIRE in Kigali maximum prison. She remains a symbol of a national struggle, a freedom icon and a democracy martyr. She encouraged the visiting colleagues and members in the following terms: “this place is like hell, and there is no relief in hell. But only our determination, courage and faith help the martyrs to endure extreme moments. My incarceration should strengthen the fire of hope for a lasting solution in Rwanda. This is part of the non-violent struggle for democracy and the Prison is one of dictators’ favourite weapons”.
Her security detail inside the prison seems more impressing and two female inmates have been relaying each other in her cell.

The Prosecution is not yet ready for the trial. The intimidation is still going on towards party members inside Rwanda and house staff. Almost every staff has been blackmailed either to support the prosecution evidence, either to face the security machinery as enemies of the state. No one was spared: private secretaries, kitchen staff, gardeners and watchmen. Some party members have been arrested in different parts of the country. The key witness, the so called “Major” Vital UWUMUREMYI, paraded by the prosecution has never been a member of the former Rwandan army before the genocide. It is only in exile in the DRC, when he enrolled for officer’s training course and according to our records until his repatriation in February 2009, he has never been given the rank of “Major”, either in the rebellion, either in the ruling Rwandan Defence Forces. He was promoted to this rank by some propaganda for the purpose of this politically motivated trial. We officially challenge the government to substantiate with official army records his military training in Rwanda before or after the genocide.

The reactions of the international community to the detention of our party leader are strong and powerful signals to the Rwandan people and Africans in terms of knowing whether there are genuine friends of Rwanda and in which circumstances they can rely on them. We are very grateful for the efforts carried on and by the work being done by some countries for the unconditional release of Ms. Victoire INGABIRE.

Sylvain SIBOMANA
FDU INKINGI
Secretary General

09/11/2010

Ndashimye Bernardin parle de l’affaire Victoire Ingabire (Audio)

20/10/2010

LE POINT SUR L’ARRESTATION ET LES MAUVAIS TRAITEMENTS de Mme VICTOIRE INGABIRE

AUJOURD’HUI, C’EST SON 6EME  JOUR EN DETENTION.

Mme Victoire Ingabire Umuhoza a été de nouveau présentée à la Cour de GASABO pour un nouvel interrogatoire serré sur les accusations portées contre elle. Malgré son état visiblement faible, la police l’a amenée et retournée dans un convoi de pick-up ouvert, toujours dans les menottes. C’a été un long interrogatoire de 6-7 heures ! Elle est censée de nouveau comparaître demain à 14:00 pour une confrontation avec le témoin clé préparé par les services secrets de l’Etat.

Certains de ses collaborateurs ont été harcelés sur place avant d’être fouillés par des agents des services de sécurité. Les services de renseignement militaire ont obligé la collègue de Mme Ingabire à donner une liste de médicaments qu’elle prend normalement quand elle est malade. Au lieu de l’amener à l’hôpital ou de lui permettre de voir un médecin indépendant, ils préfèrent juste lui acheter des médicaments en vente libre, sans aucun examen ni prescription médicale.

 

La charge criminelle recyclée est maintenant presque formulée : création d’un groupe terroriste CDF.

 

La Coalition de Forces Démocratiques (CDF), un mouvement rebelle inconnu, sans base, sans aucune direction, sans aucun programme clair,  parce qu’il n’existe tout simplement pas.

Aucun membre des FDU-INKINGI qu’il soit de l’intérieur ou de l’extérieur du Rwanda n’en a jamais entendu parler. Seul le régime semble avoir une mine d’informations et une multitude de témoins, ayant tous en commun d’être des ex-FDLR rapatriés, démobilisés ou non.

Cette accusation change continuellement. Quelques témoins allèguent que le prétendu groupe terroriste est une aile militaire des FDU-INKINGI en construction tandis que d’autres disent qu’il opère déjà quelque part dans l’Est de la République Démocratique du Congo comme une branche des FDLR, curieusement composée par ses déserteurs. Ni les forces de la MONUC déployées et opérant dans cette région, ni celles de l’Armée de la République Démocratique du Congo ne semblent savoir quoi que ce soit sur l’existence de cette CDF.

Ce qui est clair c’est que les témoins préparés par les services de sécurité de l’Etat semblent avoir une quantité énorme de preuves pour l’accusation : des appels téléphoniques, des courriers électroniques, des transferts d’argent, des fausses identités multiples, des facilités de mouvement et des nombreux contacts au Rwanda où chacun connaît l’omniprésence d’agents secrets et des services de sécurité. Le témoin clé actuel, le Commandant Vital UWUMUREMYI, a rencontré des officiers chargés de la sécurité et effectué des missions dans le pays et à l’extérieur, depuis février 2010, en leur nom. Voilà la personne qui aide présentement le régime pour garder Mme Victoire INGABIRE en prison.

 

FDU-INKINGI

KIGALI.

19/10/2010

Call on UN Security Council to Urgently Intervene in the Rwandan Political Crisis and the Immediate Release of Ms. Victoire INGABIRE, Bernard NTAGANDA and all political prisoners.

Kigali, 18th October 2010

Open Letter to:

United Nations Security Council

UN Headquarters
First Avenue at 46th Street

New York, NY 10017
United States of America

Subject:

Call on UN Security Council to Urgently Intervene in the Rwandan Political Crisis and the Immediate Release of Ms. Victoire INGABIRE, Bernard NTAGANDA and all political prisoners.

Your Excellencies,

The Permanent Consultative Council of Opposition Parties in Rwanda which brings together, the United Democratic Forces (FDU–Inkingi), the Democratic Green Party of Rwanda and the Social Party IMBERAKURI strongly calls for an urgent intervention of the United Nations Security Council in the Rwandan Political crisis.

The Rwandan Opposition is convinced that your urgent intervention will help defuse the current political crisis in the country and help achieve sustainable peace in the Great Lakes Region of Africa.

Excellencies, as you may be aware, all the three genuine opposition political parties that have challenged the RPF Led Rwandan Government have undergone serious and dangerous trials both in 2009 and 2010. They were all blocked from participating in the recently concluded Presidential elections, which the incumbent run with stooge candidates and later awarded himself 93%.

The Government refused to register the Democratic Green Party of Rwanda after a whole year of risky peaceful struggle that was started on 14th August 2009. Its Vice President Andre KAGWA RWISEREKA was assassinated and found decapitated on 14th July 2010, till now those killers have not faced justice and there are no signs of on-going investigations despite the fact that the UN Secretary General, EU, Government of France and Government of Canada called for investigations.

The Government of Rwanda also refused to register the United Democratic Forces-FDU Inkingi and many of its members have been imprisoned or released on bail.  On 14th October 2010, Ms. Victoire INGABIRE UMUHOZA, FDU Inkingi Leader was arrested and incarcerated in KICUKIRO police custody on politically motivated charges of forming a not-yet known terrorist organization (Coalition of Democratic Forces – CDF as an alleged military wing of FDU-Inkingi).  The conditions of her detention are cruel and inhumane: she is day and night in handcuffs and denied any sleeping item.

In April 2010 she was bailed out of jail and kept since then under extended house arrest. She had never been given a chance to defend herself in a court of law and now new politically motivated

charges have surfaced. We are strongly convinced that this was a Government Plan to bar her from competing in the past Presidential elections. We are very concerned that she may be treated and incapacitated like the former Head of State, Mr. Pasteur BIZIMUNGU. We call for her immediate release from Prison.

The Social Party Imberakuri had managed to get registered in July 2009 after several failures and beatings, but was later broken up into several factions, one of them now in the Government’s Political Parties Forum. Its Founding President, Maître Bernard NTAGANDA is in prison since 24th June 2010, he is in critical healthy conditions and had been admitted at King Faycal Hospital last week, he is reported to be losing sight and to be paralyzed due to ill-treatment in the Kigali Maximum Prison known as “1930”.

The vicious cycle of political violence in Rwanda has been due to a lack of a system for a peaceful competition for and transfers of power between the political elites. We must all take a commitment to make sure that it does not happen again.  Justice is needed for the country to achieve genuine reconciliation and sustainable development.

To have sustainable peace in Rwanda, there is a strong need of creating political space that enables a peaceful process of transfer and competition for power. We call for a Truth, Justice and Reconciliation Commission and a Rwandan National Dialogue.

It is quite sad that the present government has failed on many of the promises it pledged.

We have more political leaders in exile today than ever before: three former Prime Ministers, two former Speakers of Parliament, three former Ministers of Foreign Affairs, one Minister of Defence, one Minister of Justice, one Minister of Home Affairs assassinated in Nairobi, Members of Parliament (one was assassinated in Nairobi), ambassadors, military officers including (Lt.Gen. Kayumba Nyamwasa who survived an assassination attempt on 19th June 2010 in Johannesburg, South Africa), etc.

Many ordinary people are fleeing their country at a time when prominent members of the political elite are fleeing for their lives.  We fear therefore that the present management of the political system has the potential to lead to another cycle of violence. This must be stopped immediately; UN Security council can prevent this. It should not be like the 1994 Genocide.

In this respect, the members of the Permanent Consultative Council of Opposition Parties in Rwanda, decided to take part in a peaceful democratisation process of the country. We are determined to help break the cycle of fear, mistrust and impunity in Rwanda.

The Rwandan Opposition has been subjected to verbal and physical intimidation and abuse. The legal framework has been used against us to stop United Democratic Forces (FDU–Inkingi), the Democratic Green Party of Rwanda from registering our political parties and exercising our political rights. The Democratic Green Party of Rwanda’s founding convention on 30th October 2009 was sabotaged violently, by people suspected to be connected to security organs and others to be working for the Government.

An independent press has almost completely disappeared. In July 2010, Mr. Jean-Léonard RUGAMBAGE, a journalist and critic of the government, was murdered.

The papers that are critical of government have been forced to close down (UMUSESO and UMUVUGIZI Newspapers) and their owners forced to flee the country, because their lives were in danger.  Both are now operating online from exile. The Government has recently lifted the suspension on these papers, but the present Media Law and National Media Council are legal tools used by the Government to control free media in the country. The Media Law need serious revision. Journalists are jailed on charges related to their freedom of expression. Other media houses exercise self-censorship in order to survive. Two Editors of UMURABYO Newspaper (Ms.Agnes UWIMANA NKUSI and Ms.Saidat MUKAKIBIBI) are in Prison. Civil society organisations are forced to take the official Government line in order to operate.

We are very convinced that only a democratic system of government and rule of law can bring durable peace and development to Rwanda and to the Great Lakes Region at large. Rwandans are capable of solving these problems without resorting to violence. We have hard enough violence.

In conclusion, we are appealing to the UN Security Council to do everything in its power to bring the Rwandan Government to respect the United Nations conventions it has signed including the UN convention on political and civil rights and the African Charter on democracy, elections and good governance.

We are convinced that the only solution in the growing social and political tension in Rwanda depend more on the resolution of the internal political problems, this  is why we request you to urgently intervene in the Rwandan Political crisis.

In particular, we request you to impress upon the President of Rwanda to immediately release all political prisoners: Ms. Victoire INGABIRE UMUHOZA, Maître Bernard NTAGANDA, Mr. Deo MUSHAYIDI, Mr.Charles NTAKIRUTINKA, Ms.Seraphine MUKAMANA, Mr.Andrew MUGANWA plus many others and also allow political parties that are critical of the regime ( the  Democratic Green Party of Rwanda and FDU-Inkingi) to register and exercise their full  political rights and let the legally recognised leader of Social Party Imberakuri, Maître Bernard NTAGANDA, manage his party without Government interference.

Yours Sincerely,

Mr. Frank HABINEZA

Founding President, Democratic Green Party of Rwanda

Mr. Sylvain SIBOMANA
Secretary General, United Democratic Forces, FDU INKINGI

Mr. Theobald MUTARAMBIRWA

Secretary General, Social Party  Imberakuri

18/10/2010

Rwanda:V.Ingabire détenue dans des conditions “immorales” (FDU)

AFP

L’opposante rwandaise Victoire Ingabire arrêtée jeudi à Kigali pour participation présumée à “la création d’une organisation terroriste” serait détenue dans “des conditions intolérables et immorales”, selon son parti, les Forces démocratiques unifiées (FDU).


La présidente des FDU, une formation non encore reconnue par les autorités rwandaises, était déjà sous contrôle judiciaire depuis avril.

“Les conditions de détention de Madame Ingabire Umuhoza, présidente des FDU-Inkingi, sont intolérables et immorales”, écrit le parti sur son site internet.

“Elle a passé la nuit (de jeudi à vendredi) assise et menottée”, indiquent les FDU, soulignant que “son matelas et des draps” avaient été confisqués.

“La nourriture qui lui avait été portée pour son déjeuner a été retournée intacte le soir. Nous ne savons pas si les geôliers lui ont remis la nourriture ou pas”, accuse le parti.

“L’eau et le seau (lui) ont été refusés. Le gouvernement ne donne pas de nourriture et nous n’avons pas été autorisés à la rencontrer. Les geôliers semblent suivre des ordres très stricts”, affirment les FDU.

Par ailleurs, le texte fait état de rumeurs sur un possible projet d’empoisonnement de l’opposante.

Selon l’organisation internationale des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), “des collègues qui lui ont apporté de la nourriture et de l’eau au matin du 15 octobre n’ont pas été autorisés à la voir”.

“La police devrait autoriser Victoire Ingabire à recevoir des visiteurs, et devrait respecter ses droits conformément à la loi”, avait demandé HRW dans cet appel publié samedi sur son site internet.

 

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