Articles tagués ‘Françafrique’

14/05/2012

FrançAfrique : Révélations de Bokassa

18/01/2012

Comment BBY du jeune Afrique arnaque les dirigeants africains.pays par pays

Depuis presque un demi siècle, des générations entières d’Africains subissent la tyrannie, le mépris de M. Béchir Ben Yahmed et de son groupe de presse, et ce n’est pas fini, car ses rejetons sont là à l’œuvre et travaillent à pérenniser l’œuvre de colonisation de nos esprits et de dépouillement de nos deniers publics. Qu’a-t-il apporté ce groupe de presse aux Africains ? La question mérite d’être posée, tellement cette famille s’est enrichie plus que de raison sur le dos des Africains. Bras armé de la françafrique, la ligne éditoriale du « sac à merde » comme l’a qualifié un homme politique malien, s’est toujours alignée sur les positions néocolonialistes françaises.

Les violons s’accordaient régulièrement entre BBY et Jacques Foccart qui révéla dans ses mémoires qu’il avait un rituel d’un dîner par mois avec le propriétaire de J.A. La complicité entre les deux hommes était telle qu’à sa mort, Jacques Foccart désigna BBY comme son légataire testamentaire universel. Que peuvent attendre les Africains du légataire de Foccart ? Que peut-il leur offrir ? A part, les maintenir autant et aussi longtemps que possible dans les liens du pacte colonial ?

« BBY devenait le gardien et, en fait, l’agent de commercialisation des mémoires de l’homme ayant, outre des opérations telles que le débarquement des mercenaires en 1977 au Bénin, perpétué la présence néocoloniale de la France dans ses ex colonies et ainsi permis à la France de partir pour mieux rester » releva Antoine Glaser. Le groupe JA faisait bel et bien partie du réseau Foccart.

BBY a-t-il convaincu de son indépendance ?

Ou bien a-t-il tout simplement réussi à convaincre qu’il était un sous fifre de la Françafrique, informé, managé et exécutant toutes les missions qui pouvaient aller de la terreur médiatique à la mise à mort, programmées dans les sous-sols de la Foccardie, puis de ses successeurs ; l’empire JA puise ici sa source et le fondement de sa puissance ; une puissance dont l’expression première est sa capacité de nuisance, sa détermination à salir, à insulter les dirigeants et Chefs d’Etat de la seule Afrique Noire. Car de mémoire d’homme, on n’a jamais vu BBY traiter ou qualifier un Chef d’Etat arabe, de dictateur, de tueur, et pourtant certains ont instauré de monstrueuses tyrannies qui, pour le moins, n’ont rien à envier à toutes les « dictatures » africaines qu’il n’a cesse de dénoncer et de brocarder en des termes orduriers et racistes.

« Aboul le fric » est la devise du groupe, les Chefs d’Etat Africains doivent payer pour qu’on les épargne, s’ils refusent, ils se font descendre, et leur entourage de souligner le tirage de J.A. à X…Exemplaires, de prévenir que leur avidité non satisfaite se transformerait en haine et en poursuite infernale contre eux ; alors de grâce, payez pour avoir la paix, payez pour qu’il vous lèche les bottes, plutôt que de le voir vous déverser sa bile. C’est le discours qu’on entend régulièrement dans les couloirs des présidences africaines.

Ainsi donc, à cette opération de chantage bien menée, s’ajoute une escroquerie qui consiste en ce que chaque semaine, le journal est vendu deux fois ; une première fois à l’annonceur – Chef d’Etat ou homme politique – puis une seconde fois au pauvre lecteur que nous sommes qui, perdons notre temps à acheter et à enrichir depuis plus de 60 ans une famille qui n’a aucune considération pour nous si ce n’est que de s’appliquer à vider les poches de nos responsables sans aucun scrupule.

Quoi de plus convaincant que des exemples concrets, entrons donc dans les égouts du journal et faisons la lumière sur ses pratiques douteuses. Du Cameroun au Gabon, en passant par la Côte d’Ivoire, le Sénégal, tout le monde est logé à la même enseigne ; seule la rapide docilité de certains à allonger le blé aux journalistes commerciaux de J.A, explique la différence de traitement.

C’est ainsi qu’aux dossiers incendiaires dont le but est de maintenir la pression plutôt que d’informer, succéderont des reportages qui sont, en fait, des publi-reportages de même que l’enquête journalistique est en fait une quête publicitaire. Aujourd’hui, JA fait face dans l’arène médiatique à une presse privée africaine qui devient très audacieuse et dynamique, vous comprendrez pourquoi la vénalité de cette famille la pousse au chantage, aux menaces dans leur course de rattrapage. Véritable outil de propagande, l’hebdomadaire n’accepte ni la concurrence ni le refus d’adhérer à ses idées mercantiles. Exemples :

Le Cameroun

Un contrat portant sur la somme de 650 millions de FCFA à verser chaque année permet au régime de Paul Biya de bénéficier d’un traitement de faveur. Le Gouvernement paya sans râler pendant 4 ans, puis en a eu marre, surtout que l’impact positif des articles de JA n’a jamais été prouvé, de même que les retombées en termes d’image sont une belle arnaque et personne n’y croit. Aussi, malgré plusieurs relances, on fit la sourde oreille à Yaoundé. Pendant ce temps, à Paris, la famille BY affute ses couteaux, et pond un dossier sur les 50 personnalités qui comptent en Afrique et, bien entendu, Paul BIYA est zappé et sérieusement critiqué sur tous les angles.

15/01/2012

Assassinat de Sylvanus OLYMPIO le 13 janvier 1963 au Togo.

Source : Alterinfo

Le 27 avril 1960, le Togo, sous la direction de Sylvanus Olympio, proclama son indépendance après la tutelle française qui a suivi la colonisation allemande. Deux ans plus tôt, les populations du territoire du Togo avaient voté pour l’affranchissement de cette tutelle après une série de tentatives d’étouffement et de trucages électoraux opérés par l’administration française qui ne voyait pas du tout d’un oeil favorable les démarches émancipatrices du peuple du Togo. Pour retarder les choses ou les bloquer, la France avait estimé que le Togo lui devait 800 millions de francs, ce qui, selon les autorités françaises, équivalait aux dépenses que la tutelle aurait coûté. M. Olympio en homme avisé, comprit très tôt qu’un pays qui se proclame indépendant tout en étant “endetté” ne saurait être libre. Ainsi, consacrait-il deux ans avec l’effort du peuple à travailler pour payer ces 800 million de francs et pour doter le pays de quelques infrastructures à la mesure de l’évènement à célébrer en 1960.

Mais la France n’entendait pas laisser faire. Le général De Gaulle au pouvoir dans ces années-là considérait que l’indépendance de ses territoires d’Afrique doit se faire dans le cadre qu’il aura défini. Et ce cadre doit garantir ses divers intérêts coloniaux. Cette vision des choses heurtait les convictions du peuple, de M. Olympio et ses amis pour qui l’indépendance du Togo devrait se caractériser par :

. une vision sociétale qui met les citoyens du Togo au centre de toutes les préoccupations et non les intérêts occidentaux.

. la rupture avec le franc CFA (Franc des colonies françaises d’Afrique) et une autonomie de battre monnaie.

. la construction d’infrastructures pour rendre viable l’économie togolaise notamment un port autonome à Lomé.

. la révision des contrats miniers notamment celui sur le phosphate que la France exploitait gratuitement depuis de longues années déjà.

. l’absence de coopération militaire avec la France car le Togo entendait construire une armée faite uniquement de gendarmerie et de police.

. le développement accéléré des secteurs clés à savoir : l’agriculture pour nourrir les populations, la santé et l’éducation.

La France voyait là de graves menaces. Après son opposition à la construction d’un port maritime à Lomé sous le prétexte que le Dahomey à côté en avait un en construction, la France voyait un danger encore plus grand qu’elle devrait juguler. Sylvanus Olympio voulait rompre avec le franc CFA et battre sa propre monnaie. A cet effet, il avait donc préparé avec la banque de France un accord de rupture qui devait être signé le 15 janvier 1963. La menace se fit plus précise, lorsqu’après échec de toutes les tentatives françaises de le dissuader allant des propositions les plus mirobolantes à la menace de mort, Sylvanus Olympio lança un appel d’offre d’émission qui fut remporté par l’Angleterre qui émettrait une nouvelle monnaie qui serait garantie par l’Allemagne.

La France voyant que rien n’arrêtait les indépendantistes du Togo a décidé de mettre fin à la vie de l’homme qui pilotait la machine. Car si le Togo réalisait son projet monétaire, la toile de la zone franc que la France avait patiemment tissée autour de ses proies africaines aura cédé et les proies pas totalement mort se seraient libérées. Et le plan de “l’indépendance-collaboration” aura vécu.

La France va se servir des seconds couteaux démobilisés en Algérie pour abattre Sylvanus Olympio. Le scénario est simple : la France va pousser ces soldats coloniaux, des tirailleurs sénégalais qui avaient combattu contre leur propre continent pour que vive le pouvoir colonial à aller demander leur intégration dans l’armée nationale du Togo indépendant. La France était convaincue que Sylvanus Olympio qui fut aux antipodes de ces tirailleurs et qui n’entendait pas avoir une armée de militaires, s’opposera à cette demande. Et ce fut le cas. Le prétexte fut ainsi tout trouvé. Sylvanus Olympio était immédiatement dépeint comme un tyran dont la haine est orientée contre les gens du Nord notamment les Kabyè.

La nuit du 12 au 13 janvier 1963, la France lâcha ses caniches derrière le président Olympio qui trouva refuge au sein de la résidence de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique. Ce dernier, Leon Pollada, informa aussitôt les autorités françaises qui y avaient envoyé les tueurs l’abattre, sous le patronage du commandant de la gendarmerie Georges Maîtrier. Le matin du 13 janvier à 07 h, M. Olympio fut abattu. Eyadéma Gnassingbé revendiqua publiquement l’assassinat (mais Eyadéma dira plus tard que ce n’était pas lui qui avait tiré sur le président laissant croire à l’oeuvre d’une main française directe. Laquelle ? Quelques sources avaient évoqué le nom de Georges Maîtrier lui-même.). Et la France officielle pleura de chaudes larmes de crocodile. Cet assassinat porte la marque de la France car, la mort du président Olympio fut annoncée par la radio France Inter à 06 h du matin, soit une heure à l’avance. Comme ce fut le cas avec le coup d’état contre Mamadou Tandja du Niger en février 2010 qui fut annoncé par Bernard Kouchner avant même sa réalisation sur le terrain.

La parenthèse autonomiste fut fermée ainsi dans le sang. Le 13 janvier 1963 a été décrété le jour de la fête de libération nationale. Cette fête macabre célébrée, jusqu’à une date récente où elle a été ralentie, tous les ans avec faste et grandioses défilés civilo-militaires enregistrait toujours la participation des officiels français et d’autres pays aussi bien de l’Ouest que de l’Est à qui des décorations diverses sont accordées. Le territoire, depuis cette date, est depuis lors plongé sous un régime militaro-policier et remis dans le bain franco-africain. L’assassinat d’un premier président élu africain après l’assassinat un peu plus tôt du premier 1er ministre en la personne de Lumumba au Congo signa ainsi le début de la fin de la marche de peuple africain vers son indépendance.

Le 19 septembre 2009, nous écrivions ceci dans une interview réalisée avec Camus Ali du Lynx : “En procédant à l’assassinat de Sylvanus Olympio, la France et les USA ont installé au Togo par le truchement de soldats anti-indépendantistes, incultes et aliénés pro-colonialistes, le chaos. Ils ont semé le crime qui, en se reproduisant dans une impunité absolue, ne cesse de ronger l’âme de notre peuple. C’est en cela que la lutte pour notre affranchissement reste entière. Nos ancêtres l’ont commencée. Ils ont été écrasés. A nous de reprendre le flambeau en ayant la capacité de ne pas répéter certaines de leurs erreurs.”

Pour finir, disons que le meilleur hommage que nous puissions rendre à tous ces martyrs africains, c’est, tout en tirant tous les enseignements de leurs oeuvres, de perpétuer leur combat pour l’avènement d’une Afrique totalement libérée, reconstruite et définitivement protégée contre toute agression coloniale.

22/11/2011

Kamerun ! Histoire interdite

Présentation de l’éditeur

Pendant plus de quinze ans, de 1955 à 1971, la France a mené au Cameroun une guerre secrète. Une guerre coloniale, puis néocoloniale, qui a fait des dizaines de milliers de victimes, peut-être bien
davantage. Une guerre qui a littéralement disparu des histoires officielles. En France, où l’on enseigne toujours que la décolonisation de l’Afrique francophone a été exemplaire et pacifique. Comme au Cameroun, où beaucoup s’en souviennent tant elle a marqué la société, mais où, aujourd’hui encore, rares sont ceux qui osent en parler… C’est dire l’importance de ce livre, rigoureusement documenté, retraçant pour la première fois l’histoire de la guerre oubliée qui opposa les autorités françaises aux partisans de l’Union des populations du Cameroun (UPC), le parti indépendantiste de Ruben Um Nyobè, Félix Moumié et Ernest Ouandié, assassinés respectivement en 1958, 1960 et 1971. Pendant quatre ans, les auteurs ont enquêté en France et au Cameroun. Ils ont recueilli des dizaines de témoignages inédits, de survivants des massacres comme d’anciens militaires. Dans les archives, ils ont consulté des milliers de documents et fait d’incroyables trouvailles. Ils montrent comment l’administration et l’armée françaises, avec leurs exécutants locaux, a mené pendant des années une contre-guérilla particulièrement sanglante : bombardement des populations, milices d’assassins, propagande, manipulation, torture généralisée, etc. Des pratiques qui marqueront durablement le nouvel Etat camerounais. Cinquante ans après la
pseudo-indépendance accordée au Cameroun le 1er janvier 1960, cette histoire est plus que jamais
d’actualité. Car elle est aussi celle de la naissance de la Françafrique, fruit du consensus colonial
de la IVe République, de François Mitterrand à Gaston Defferre, et de la diplomatie secrète de
la Ve République, celle du général de Gaulle, de Pierre Messmer et de Jacques Foccart. Issu de
l’impitoyable répression des nationalistes, le régime de Yaoundé incarne en effet plus que tout autre
Etat africain l’histoire de la Françafrique. Après vingt-cinq ans de règne du parti unique d’Ahmadou
Ahidjo, puis vingt-cinq ans de déliquescence sous Paul Biya, le Cameroun attend encore une véritable indépendance…

Biographie de l’auteur

Thomas Deltombe, journaliste indépendant, est l’auteur de “L’Islam imaginaire. La construction médiatique de l’islamophobie en France, 1975-2005″ (La Découverte, 2005). Manuel Domergue est journaliste au magazine “Alternatives économiques”. Jacob Tatsitsa, enseignant, est doctorant en histoire à l’université de Yaoundé-l.

14/11/2011

*Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism.

 Source : African politics

Permit my exercise in tautology to state for the umpteenth time and as we all know that Africa has been mostly stagnant if not receding and also has been plagued over the years with political and socio-economic mishaps; poor governance, poverty, illiteracy, underdeveloped and undeveloped in some areas and volatility in many areas. Over the years many scholars have deduced that our

problems are as a result of the inhumane effects of slavery and colonisation. Slavery ended in the 1800s while colonisation for the better part ended in the 1960/70s. This is around 30-40years of independence and still Africa stands at a distant far compared with other colonised parts of the world.

So why is Africa still majorly stagnant and un/underdeveloped?

Let me take you back to first independent African nation- Ghana and to the book of its great men if not the greatest Kwame Nkrumah titled: *Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism. At the time he published this book, Nkrumah was the President of Ghana. One year later he would be deposed by a military coup that was supported by the American CIA. The name of Nkrumah’s book is a variation on Lenin’s own study of imperialism written 50 years before and named Imperialism: The Highest Stage of Capitalism.

He explained to us in great detail how the West especially the US was responding to the successes of national liberation movements like the one he led in Ghana, by shifting their tactics from colonialism to neo-colonialism: “Without a qualm it dispenses with its flags” and “claims that it is ‘giving’ independence to its former subjects, to be followed by ‘aid’ for their development. Under cover of such phrases, however, it devises innumerable ways to accomplish objectives formerly achieved by naked colonialism.”

He mentioned that the Neo-colonial powers pursue their agenda through the United Nations through two UN agencies they established after the WW2 and that they fully control without any pretext of democracy, namely the World Bank and the International Monetary Fund (IMF): “Still another neo-colonialist trap on the economic front has come to be known as ‘multilateral aid’ through international organisations: the International Monetary Fund, the Inter-national Bank for Reconstruction and Development (known as the World Bank), the International Finance Corporation and the International Development Association are examples, all, significantly, having U.S. capital as their major backing. These agencies have the habit of forcing would-be borrowers to submit to various offensive conditions, such as supplying information about their economies, submitting their policy and plans to review by the World Bank and accepting agency supervision of their use of loans.”

Neocolonialism as did colonialism provides immense profits for the colonialist in both cases. He mentioned how western monopolies control the prices of goods by lowering the prices and siphoning some $41 billion in profits from 1951 to 1961… Furthermore they profited and still do from high rates of interest: “while capital worth $30,000 million was exported to some fifty-six developing countries between 1956 and 1962, it is estimated that interest and profit alone extracted on this sum from the debtor countries amounted to more than £15,000 million.”

He also mentions the following about their inhumane ways of exploitation “There are conditions which hedge it around: the conclusion of commerce and navigation treaties; agreements for economic co-operation; the right to meddle in internal finances, including currency and foreign exchange, to lower trade barriers in favour of the donor country’s goods and capital; to protect the interests of private investments; determination of how the funds are to be used; forcing the recipient to set up counterpart funds; to supply raw materials to the donor; and use of such funds a majority of it, in fact to buy goods from the donor nation. These conditions apply to industry, commerce, agriculture, shipping and insurance, apart from others which are political and military. So-called ‘invisible trade’ furnishes the Western monopolies with yet another means of economic penetration. Over 90 per cent of world ocean shipping is controlled by the imperialist countries … As for insurance payments; in 1961 alone these amounted to an unfavourable balance in Asia, Africa and Latin America of some additional $370 million.” From his Analysis, Neo-colonial exploitation “operates not only in the economic field, but also in the political, religious, ideological and cultural spheres.”

He furthermore explains in detail how the mass media, Hollywood, the US Peace corps, religion, the US information agency and a host of others are all engaged in Neo-colonialism.

On Holly wood he vividly describes, “Even the cinema stories of fabulous Hollywood are loaded. One has only to listen to the cheers of an African audience as Hollywood’s heroes slaughter red Indians or Asiatics to understand the effectiveness of this weapon. For, in the developing continents, where the colonialist heritage has left a vast majority still illiterate, even the smallest child gets the message contained in the blood and thunder stories emanating from California. And along with murder and the Wild West goes an incessant barrage of anti-socialist propaganda, in which the trade union man, the revolutionary, or the man of dark skin is generally cast as the villain, while the policeman, the gum-shoe, the Federal agent — in a word, the CIA — type spy is ever the hero. Here, truly, is the ideological under-belly of those political murders which so often use local people as their instruments.”

On Mass media he said “While Hollywood takes care of fiction, the enormous monopoly press, together with the outflow of slick, clever, expensive magazines, attends to what it chooses to call ‘news. Within separate countries, one or two news agencies control the news handouts, so that a deadly uniformity is achieved, regardless of the number of separate newspapers or magazines; while internationally, the financial preponderance of the United States is felt more and more through its foreign correspondents and offices abroad, as well as through its influence over inter-national capitalist journalism. Under this guise, a flood of anti-liberation propaganda emanates from the capital cities of the West, directed against China, Vietnam, Indonesia, Algeria, Ghana and all countries which hack out their own independent path to freedom. Prejudice is rife. For example, wherever there is armed struggle against the forces of reaction, the nationalists are referred to as rebels, terrorists, or frequently ‘communist terrorists’!” As we would remember that not only until June 2003 was Nelson Mandela taken off the United states terrorist list!

“Neo-colonialism is also the worst form of imperialism. For those who practise it, it means power without responsibility and for those who suffer from it; it means exploitation without redress… Neo-colonialism, like colonialism, is an attempt to export the social conflicts of the capitalist countries. The temporary success of this policy can be seen in the ever widening gap between the richer and the poorer nations of the world. But the internal contradictions and conflicts of neo-colonialism make it certain that it cannot endure as a permanent world policy.’’ said Nkrumah.

The same has been well detailed in Dori Borrelli’s speech 214; **Neocolonialism in Jamaica: History, practices, and resistance (4/25/02).

“The imposition of structural adjustment programs in the Third World since the 1970s has been characterized as a war against the poor, a process of [neo] recolonization” (Turner, 1994: 37). This statement is particularly applicable to the country of Jamaica. The island has been susceptible to a variety of neocolonial acts including the presence of multinational corporations, structural adjustment programs, and loan organizations that have sucked Jamaica’s economy dry.’’

“Stephanie Black’s documentary “Life and Debt” reveals much about the current situation in Jamaica and the long-lasting effects of the IMF loan. Poverty and crime are unacceptably high. Farmers are unable to compete with the international market. Imported food and goods are cheaper than locally produced goods and food. Even for those who are employed life can be terrible. As a result of the establishment of the Free Trade Zone, women are exploited and subjected to sweatshop conditions. The free zone is located in Jamaica but owned by multinational corporations such as Hanes and other American clothing companies that operate worldwide. These goods never step foot onto true Jamaican soil. Wages are low and offer no guarantees. When production becomes too expensive or can be done more cheaply somewhere else, by someone else, the companies get up and leave, often without even paying the Jamaican workers. In sum, this is an incredible film and in many instances excruciatingly truthful. With the documentary Black makes a very necessary statement about the impact that debt and foreign loan have on Jamaican society. (Black: 2001)”

These are historical and real cases of the effects of the neo-colonialist policies of the West on the developing/underdeveloped world.

Now to come back to the Nigerian tale, we are no different from these neo-colonies, we as well are a neo-colony. Our economy has been crumbled by the World Bank, IMF loans; the West has supported our various corrupt leaders from corrupt military dictators to corrupt politicians, supplied weapons and trainings for the massacre of the innocent in the Niger-delta, promoted repression and poverty and even at some times supported coups and assassinations like they did in Ecuador and Panama to mention a very few.

These have been peripheral of the West’s Imperialist and neo-colonial agenda and actions. A couple of months back Barack Obama was elected as the President of the US, majority of Africans rejoiced and celebrated like he was been inaugurated at the President for Africa. For a while I could understand their joy of being black and having a black man president of the US, but that is where it should all end! People took it further expecting a miracle from him to save Africa, to speak to his African/black brothers to change and rule with dignity and decency. They were wrong and have fooled themselves building castles in the air.

Obama, like any other US president represents the same neo-colonial US, which is out to dominate the world either by guns or debt! He drives the same agenda of exploitation, repression and self interest which has built and sustained the US economy and state. For those that thought he was a Jesus reincarnate, for those who thought he was sent to save us, for those who thought he and the west owed us or still owe us something, I say: Wake up from your slumbers! They owe us nothing!

I read an article by Sabella Abidde O. (A Nigerian Living in U.S.A) titled ”What Does the World Owe Africa?” In which he vividly mentions “. I am not sold on foreign intervention in Africa’s domestic affairs, but this is one of those times when the West must work in concert with the people of Africa to effect changes. For instance, London, Paris, and the White House know the right people and the right groups to work with in order to effect these changes. Until now, they have principally collaborated, cooperated, and coordinated their efforts with parasites and leeches.”

Then he, naively further states that “What’s to be done by the West? A series of steps needs to be taken: (1) Deny African elites and ruling class funds and any kind of investments in western nations, (2) Deny African leaders, along with their proxies and family members, medical treatment in hospitals in the West; (3) Deny the children of these leaders from accessing learning in Western learning institutions; (4) except for meetings at such places as the United Nations, decline all visa applications by African leaders, access Western courts so African leaders can be sued when war crimes and crimes against humanity are committed.”

Firstly, numbers 2 and 3 are simply against human rights. You can’t deny anyone an access to medical care or education on any grounds even if they are convicted criminals!

What the writer of the above quoted text has failed to understand is that these neo-colonial powers are the main one gaining from our economic, political and social slavery. On what basis should they give up this strong position they hold? Why would they do it? Remember colonialism as much as the world powers then knew it was inhumane and evil still they held onto it for as long as they could until various revolutions started occurring all around the colonies, and the new world power US was ready to take over from tem as neo-colonialists. That was only when they started giving up their strong holds. The West fought and died to keep us under colonialism, why would they walk away freely from this new neo-colonialist position they have now?

Of course they know the groups to work with for growth and development, but would they ever do that? Would that profit them? Wouldn’t that reduce their grip one various economies and nations? Do you think they want that? We need to understand fully the forces that are working against us and then we can proffer proper solutions.

Also, I read Sola Salako’s “Open Letter to President Obama on General IBB and Nigerian Elections in 2011” In which she pleads with Obama not to endorse/support an ex general (Ibrahim Babangida) in the next presidential elections in 2011.

After reading this article, I felt cheap, sold and made inferior to be a Nigerian. How in the world would someone degrade herself and her country as to plead to a foreign power not to support a candidate? Who cares if the US supports a candidate? I don’t!

Isn’t it up to the Nigerian populace to decide on whom to vote for? Or does the US support for a candidate determine the elections in Nigeria? When did Nigeria become the 52nd state of the US? (As Israel is already the 51st). This is a real shame for we Nigerians and Africans, we all claim to be educated, free and independent but still our mentality and reasoning beggars belief. It loudly spells out “Mental Slavery” and as Haile Selassie I and Bob Marley said we need to emancipate ourselves from mental slavery, because none but ourselves can free our minds.

Also she mentioned “IBB(Ibrahim Babangida) represents everything you (Obama) do not: Despair, Tired Hands, Status quo, Establishment, Dictatorship, Corruption, Lack of Vision, Lack of Integrity and Accountability, Unfairness, Same old, same old as you Americans would say.”

Then I ask if the Obama administration is supporting a candidate with the qualities she has described then how on earth doesn’t he represent what Obama represents or how doesn’t Obama represent what this candidate represents? Don’t they say “show me your friends and I’ll know who you are” If Babangida represents all these qualities she mentioned and he is being backed by the Obama regime, then it simply shows that Obama and his regime also represent this qualities. Well let me point out this clearly to you: Yes they do! The US represents all these same qualities you have mentioned!

She further states ”A nod in Gov Donald Duke, Babatunde Fashola or even Dr Pat Utomi, El Rufai or Nuhu Ribadu would get the electoral system buzzing with excitement in no time. That would rekindle the fire of nationalism in the young like you did their American counterparts in 2009.”

She is expecting a nod from the US in the right direction to create a buzz of excitement and rekindle the fire of nationalism in the youth. How on earth! This is such a shame! I for one as a youth don’t need a nod from anybody to rekindle my nationalism or buzzing, this is just a case of modern day slavery where the slaves consult the master for his blessings before he does anything or waits at the masters table to eat the crumbs that fall off. This kind of statements would make the likes of Kwame Nkrumah, Che Guevara, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Murtala Muhammed, Haile Selassie I, Gani Fawehinmi, Fela Kuti, Agostinho Neto, Sékou Touré, Julius Nyerere, Gamal Abdel Nasser and Amílcar Cabralto to mention a few cringe with disgust in their graves. How long shall it take Africans, Nigerians to learn? When would we evolve and rightfully become the heirs of the world’s revolutions?

It’s these kinds of statements that made Che Guevara conclude that “Africa has a long way to go before it reaches real revolutionary maturity,”

The message of change should be directed to the Nigerian populace; Nigerians themselves must understand what change is, learn it and decide if they are ready for it. The people must be empowered and educated. That’s the first step. As Che Guevara said “The first duty of a revolutionary is to be educated.” We need to fully educate ourselves and others to build a worthwhile revolution. Nigerians don’t need the US or any other country to back any candidate for us to know whether we would vote for the candidate or not. We Nigerians have to take up this challenge as our integrity, dignity, intelligence and sanity have been tested and called to action by such statements. Over the years we have shown our laxity and lackadaisical attitude towards our leadership and future. It’s time we take the bull by the horn. “No Nation can liberate another” – Haile Selassie I. We have to liberate ourselves!

I personally don’t see why Nigerians should be bothered if the US or any other country supports men like Babangida because I know I will never vote for them! Even if the heavens support men of that calibre I would still not vote for them “In fact, if Christ himself stood in my way, I, like Nietzsche, would not hesitate to squish him like a worm.” -Che Guevara and Me.

Nigerians should be ready to wage a war with their votes at the booths, voices and marches if their votes are stolen and even with their lives, as Jose Marti said “It’s better to die standing, than to live on your knees.” We need to fight for our own true independence, taking back our country from these corrupt politicians and elite and all other agents of imperialism and neo-colonialism. Until the day when it is said of us that “For this great humanity has said “enough” and has started to move forward. And their march, the march of giants, cannot stop, will not stop until they have conquered their true independence, for which many have already died, and not uselessly, they will die for their never-to-be-renounced, their only true independence.”

This new will of a whole continent, Africa and nation Nigeria shows itself in the cry proclaimed daily by our masses as the irrefutable expression of their decision to fight, to grasp and deter the armed hand of the invader. It is a cry that has the understanding and support of all the working class and youth of the world.”

That cry is: “Our country or death.” – Che Guevara; paraphrased by me.

In the long run, Neo-colonialism like colonialism before it would be defeated!

The world owes us nothing, we owe ourselves everything!

“”Hasta La Victoria Siempre!

By Teekay Akin (Akinyemi Adeseye)13/04/2010

*Notes on Kwame Nkrumah taken from Nkrumah:. Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism, 1965**Notes on Neo-colonialism in Jamaica taken from Neocolonialism in Jamaica:History, practices, and resistance Dori Borrelli Speech 214 4/25/02***Paragraph from Che Guevara taken from Discurso del Comandante Che Guevara ante la ONU 1964″”"”"”"”"”"”"”"” “”"Hasta La Victoria Siempre!By Teekay Akin (Akinyemi Adeseye)13/04/2010*Notes on Kwame Nkrumah taken from Nkrumah:. Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism, 1965**Notes on Neo-colonialism in Jamaica taken from Neocolonialism in Jamaica:History, practices, and resistance Dori Borrelli Speech 214 4/25/02***Paragraph from Che Guevara taken from Discurso del Comandante Che Guevara ante la ONU 1964″”"”"”"”"”"”"”"”

21/10/2011

Gaddafi dead ? DEJA VU !!!

 

 

 

 

14/09/2011

Visite de P. Kagame à Paris : le dictateur a préféré jouer l’amnésie sur les privations des libertés à son peuple

Billet d’humeur d’Eugène Shimamungu (Newsletter n°35, septembre 2011)

Du Rwanda, un visa collectif a dû être accordé à plusieurs centaines de Rwandais pour venir applaudir le dictateur à Paris. Mais le limogeage du désormais ex-Ambassadeur Laurent Contini, ancien conseiller de Bernard Kouchner, sera l’un des dégâts collatéraux de ce voyage. Contini avait déclaré à son poste que l’arrivée de son boss Alain Juppé aux Affaires étrangères n’était pas une bonne chose pour le Rwanda.Normal, l’un prônait la normalisation des relations avec le Rwanda, l’autre ne désirait pas serrer la main du dictateur rwandais.

Un porteur de mallettes?

Pendant sa visite en France, le Président rwandais aura été hué partout sur son passage, lui-même et sa kagame douillet délégation. Certains de ceux qui devaient l’accompagner et visés par des mandats internationaux français et espagnols, ont été privés de visas. Raison pour laquelle, à la veille de son départ,  il s’était plaint que la justice internationale n’était qu’à sens unique ! Encore un argument de dictateurs africains qui veulent couvrir leurs crimes par des pseudo-sentiments panafricanistes, jamais évoqués quand il s’agit des peuples qu’ils gouvernent.  Par son immunité présidentielle, Paul Kagame s’est autorisé le voyage à Paris sans ses sbires. Si c’était pour la « normalisation », on devrait se demander le pourquoi de ces privations de visas. A croire que le mobile du voyage se trouvait ailleurs. Avec le climat ambiant des affaires soulevées par les révélations de Robert Bourgi, on a pensé que l’hôte de Nicolas Sarkozy pouvait bien être un de ces porteurs de mallettes qui donnent de l’argent même à Jean Marie Lepen !

Profil bas

Dès son arrivée, il est accueilli, sous la pluie par le quadruple champion du monde de  judo poids lourd, David Douillet, Ministre des Français à l’étranger : à plus de 130kg du haut de ses deux mètres, le gringalet Paul Kagame, désormais  plus petit, était plutôt intimidé !  La symbolique de l’image a dû le tourmenter tout au long du parcours du tapis rouge particulièrement trempé. Paul Kagame l’a compris, il devra faire profil bas tout au long de sa visite. Le moindre dérapage langagier, auquel le Président rwandais s’est habitué, notamment quant à la prétendue participation des soldats français au génocide, lui aurait été fatal. Voilà un drôle d’accueil de la part d’un Président qui, lui, avait eu l’honneur d’être accueilli par le Premier Ministre rwandais, le taciturne Bernard Makuza ! Non, François Fillon ne s’est pas déplacé ! En tous cas les hommes politiques ne se sont pas mobilisés. 17 députés aont signé une lettre pour signifier au Président que son hôte était indésirable.  Gérard Larcher, le Président du Sénat et 2ème personnalité de l’Etat après le Président de la République, a refusé de l’accueillir (une grande première pour un Président de la République) en prétextant un manque de temps. Alain Juppé a pris la poudre d’escampette et s’est exilé  pour ne pas avoir à serrer la main sanguinolente de Paul Kagame. Nicolas Sarkozy se débrouillera seul pour accueillir son hôte encombrant et ne dépassera pas le seuil de la porte de l’Elysée pour l’accompagner à la fin de l’entrevue.

Paris : panique sur le périf

Suivi partout sur son passage, on a assisté à des actions énergiques de nos amis Congolais. Dès son arrivée, Paul Kagame a été accueilli par un petit millier de Rwandais dits de la « diaspora » acquis à sa cause : des Rwandais, des non-Rwandais et quelques Européens comme Alain Gauthier, des étudiants boursiers en Europe, qui tous, ont été acheminés à Paris, tous frais payés au dépens du contribuable Rwandais, pour accueillir le dictateur mégalomane qui veut se faire applaudir à chaque visite.  Notre confrère Roger Bongos était aux aguets, dénonçant la réussite de cette rencontre, l’indifférence de certains Rwandais au sort des Congolais, et le combat spectacle de ses amis du RCK (Résistants congolais, absents à cette occasion) comme pour nous donner un avant goût de ce qui allait se passer le lendemain : le blocage du périphérique parisien par quelques dizaines de résistants Congolais, une voiture brûlée en plein milieu du périf, des pompiers et des policiers qui arrivent plus de dix minutes plus tard pour dégager la circulation. Ça change des processions religieuses bruyantes encadrées par des CRS, avec pancartes, banderoles et porte-voix,  dont l’impact médiatique se mesure au nombre de  milliers des manifestants ! Là une petite poignée de manifestants déterminés ont réussi à faire parler d’eux dans les médias. Des processions, il y en aura aussi en plein Paris, moins inspirées et moins spectaculaires, même si les organisateurs ont réussi pour la première fois à réunir environ 1300 personnes (venues de Belgique, d’Espagne et de France évidemment) dans la rue, battant ainsi tous les records antérieurement établis par des manifestations à Bruxelles.

Kagame prédateur

Le président rwandais aura ainsi réussi à se faire huer partout sur son passage. Sauf évidemment lors de la RSF rencontre encadrée avec la « diaspora » rwandaise, où il s’est fait applaudir par plus d’un millier de personnes qui n’avaient le droit que de poser des questions « constructives » c’est-à-dire des questions avec des réponses. L’on peut se demander à quoi bon poser une question dont on a déjà la réponse ! Bref, c’est le nouveau mode de communication du dictateur rwandais : ses interlocuteurs doivent éviter des questions, surtout des questions embarrassantes. Même pendant la conférence de presse tenue par trois de ses Ministres (Affaires étrangères, Justice, Commerce et Industrie) un journaliste congolais Rolain Mena a été refoulé sans ménagement pour éviter des questions sur le pillage des ressources du Congo et des massacres qualifiés de génocide par le Rapport Mapping, perpétrés par des soldats rwandais au Congo. Il s’en est sorti avec une hospitalisation. Ainsi, il ne sera pas question de droits de l’homme, de prisonniers politiques comme Victoire Ingabire. Les officiels rwandais y compris Paul Kagame ont préféré jouer l’amnésie « nous ne comprenons pas ce que vous voulez dire » ou encore par une arrogance « personne n’a le droit de nous donner des leçons à propos des droits de l’homme » ! L’apothéose ce sera la manifestation de Reporters Sans Frontières avec des banderoles « Kagame Prédateur » devant le Ritz, où Paul Kagame devait recevoir des personnalités du MEDEF.  Son départ se fera en toute discrétion ! Le Président en désamour avec ses alliés les USA et la Grande Bretagne, sera venu quémander de l’aide qu’il fustigeait la veille dans sa rencontre avec la diaspora, la comparant à une chemise qu’un ami vous aurait prêtée en vous donnant en même temps des consignes de la laver et de la repasser régulièrement. Il avait déclaré qu’il valait mieux rendre la chemise au lieu de subir l’humiliation ! Il s’en tire quand même avec 7 millions de dollars d’aide de la part du gouvernement français. Un proverbe rwandais dit : « Icyo imbwa yanze ushyira aho ireba » lorsqu’un chien refuse à manger, il faut garder les croquettes à sa portée, il finira par les manger faute de mieux !

Prochain rendez-vous: Carnegie Mellon University dans le Pittsburg, lors du prochain voyage de Paul Kagame le 16 septembre 2011 aux Etats-Unis. Les manifestants continuent de s’inscrire. Les autorités mondiales devront toujours se résigner à accueillir le dictateur sanguinaire sous les huées de ses administrés.

©Eugène Shimamungu

www.editions-sources-du-nil.fr

05/09/2011

L’incroyable traque des dénonciateurs français de Hutus

Source : Marianne

Dans quelques jours, Nicolas Sarkozy recevra en grande pompe Kagamé, le Président rwandais qui accuse la France, et notamment Alain Juppé, le ministre français des affaires étrangères de complicité avec les génocidaires. Parallèlement, des croisés en lien avec le régime rwandais traquent des Hutus présumés génocidaires en tentant de forcer la main à la justice française. Pierre Péan dénonce leurs actions.

Pierre Péan

Alors que Nicolas Sarkozy s’apprête à dérouler le tapis rouge à Paul Kagame, le dictateur rwandais qui accuse l’armée française et quelques responsables politiques, dont Alain Juppé, de complicité de génocide, le régime de Kigali fait feu de tout bois pour traquer en France ceux qu’il désigne comme des « génocidaires ».

Il dispose pour cela de deux dénonciateurs de Hutus. En liaison étroite avec Martin Ngoga, procureur général de la République du Rwanda, et Tony Kuramba, chef de la section rwandaise d’Interpol, Alain Gauthier et Jean-François Dupaquier traquent les prétendus génocidaires installés en France avec des méthodes dignes de la Stasi : ils harcèlent les maires des communes où vivent les Rwandais « recherchés » par Kigali, envoient des lettres infâmantes sur les avocats qui osent les défendre, et sur les gens qui, comme moi, ne partagent pas leur analyse de la tragédie rwandaise. Et ce qui est beaucoup plus grave, ils rendent la vie impossible à des Rwandais installés en France. J’ai vécu de près le harcèlement dont sont victimes le père Wenceslas Munyeshyaka, le docteur Eugène Rwamucyo et plus récemment un Rwandais habitant à quelques centaines de mètres de chez moi, à Bouffémont.

Courroies de transmission du pouvoir rwandais, ils sont devenus les principaux interlocuteurs de la Justice française, mais aussi des législateurs et de la presse. Sous les habits respectables des Wiesenthal et Klarsfeld qui ont construit eux-même des fonds d’archives impressionnant, avec pour seul souci la justice et la vérité, ils ont réussi à dissimuler leur tenue de délateurs. De plus, le génocide rwandais n’a rien d’assimilable à la Shoah. Une instruction en Espagne et un rapport de l’ONU parlent d’un possible crime de génocide commis par le régime FPR de Kigali contre les Hutus, pourchassés jusqu’en République démocratique du Congo.

De façon naïve et/ou lâche, les décideurs politiques français font comme si le régime de Kigali était démocratique et que sa justice fonctionnait selon les mêmes critères de séparation des pouvoirs et d’indépendance qui valent en France. Or la justice rwandaise est un des instruments utilisés par le pouvoir pour contrôler les Hutus de la diaspora, en particulier en France : sur eux pèse la menace que, du jour au lendemain, leur vie bascule, s’ils sont accusés de crime de génocide. Sont notamment visés les membres de cette diaspora qui pourraient avoir les moyens de fédérer une opposition au régime de Kigali.

Alain Gauthier a créé avec sa femme, Daphroza Mukarumongi, cousine du chef d’état-major rwandais, une petite entreprise familiale de traque dénommée Collectif des Parties civiles rwandaises (CPCR). Tous les deux ont d’abord milité, après 1990, pour la victoire du FPR et, après la victoire de Paul Kagame en 1994, madame Gauthier est devenue la présidente de la Communauté rwandaise de France (composée en réalité de Tutsis partisans du FPR), en même temps qu’une militante active de l’association IBUKA. Par souci d’efficacité, le couple crée en 2001 le CPCR, association dont les statuts vont lui permettre de se porter partie civile contre les présumés génocidaires et qui va lui permettre de relayer en France des traques judiciaires décidées à Kigali.

Instituteur retraité, Gauthier consacre tout son temps et toute son énergie à cette chasse. Il se rend fréquemment au Rwanda, où il a accès à toutes les procédures en cours et assiste souvent aux séances de gacaca, cette juridiction traditionnelle sans magistrat ni avocat qui est censée juger près d’un million de Hutus, « petites mains » du génocide. Une fois son marché fait, tandis que Martin Ngoga lance des demandes d’extradition et que Tony Kuramba fait acheminer les éléments pour qu’Interpol inscrive les fiches de recherche correspondantes, Gauthier revient en France, porte plainte contre les cibles définies à Kigali et leur pourrit la vie : il commence par organiser un tapage médiatique qui aboutit souvent à la perte du travail par les personnes visées, à un passage en prison et à l’impossibilité d’obtenir un titre de séjour. Le CPCR affiche sur Internet les 16 dossiers qu’il suit, et ne cache pas son lien intime avec le ministère de la Justice du Rwanda. L’entreprise CPCR est souvent aidée par le couple Dupaquier.

Jean-François Dupaquier est journaliste, marié à une Rwandaise tutsie militante FPR depuis longtemps. C’est Dupaquier qui, après avoir « pourri » l’existence du père Wenceslas depuis une quinzaine d’années, a organisé avec le maire de Sannois (95) l’arrestation illégale, le 26 mai 2010, du docteur Eugène Rwamucyo. Lequel qui avait déjà perdu son travail à la suite d’une campagne médiatique. Rwamucyo a passé tout l’été 2010 en prison.

Même si parmi l’ensemble des Hutus réfugiés en France se cachent probablement des personnes impliquées dans le génocide, les Gauthier et les Dupaquier n’ont néanmoins aucune légitimité à se substituer à la Justice de notre pays qui fait son travail, en dépit de ce qu’ils en pensent.

A lire dans Marianne N° 750 : Rwanda. Juppé aux abonnés absents, par Jean-Dominique Merchet (p.53).

31/08/2011

Visite du président P. Kagame en France : la mobilisation bat son plein

Le président Paul Kagame va fouler le sort français le 11 septembre 2011. Ses partisans dans toute l’Europe ont été mobilisés pour l’accueillir. Avec l’aide des ambassades rwandaises dans l’union européenne, des cars ont été loués pour des laudateurs qui iront acclamer en nombre l’homme fort de Kigali.

L’opposition rwandaise à l’étranger (FDU et RNC) et la société civile en exil ne sont pas en reste. Elles attendent Paul Kagame de pied ferme par une méga-manifestation contre sa venue en France. Des pancartes, des banderoles, des calicots ont été déjà apprêtés, une pétition en ligne contre la visite est en ligne ; même les réseaux sociaux (Facebook) s’y sont invités. Tous ces outils véhiculent un seul message : Paul Kagame a du sang sur les mains, le sang de Rwandais, de Français mais également de Congolais ; voire de Burundais. Et de ce fait, il est impensable que la France lui déroule le tapis.

De mémoire de président, on n’a jamais vu une visite qui provoque autant de polémique et de controverse.

En France les militaires de l’ex-Opération Turquoise estiment l’honneur de l’armée française bafouée, par un criminel de surcroît. Alain Juppé, chef de la diplomatie française est dans l’embarras. Il a juré de ne jamais serrer la main à Paul Kagame. Prendra-t-il des vacances forcées pour ne pas rencontrer cet hôte encombrant ? Le juge d’instruction du tribunal aux armées, qui avait convoqué les trois femmes rwandaises qui disent avoir été violées par les militaires français en 1994, a repoussé les audiences pour des raisons de santé. Leur déposition ne se fera qu’après que l’ouragan Kagame ait fini de souffler sur la France.

A Kigali, le président rwandais suit la situation au jour le jour. Il a envoyé, depuis des semaines, des hommes et des femmes de confiance sillonner l’Europe, tâter le pouls des opposants et au besoin, les dissuader de manifester. L’infatigable Aloysie Inyumba a été à Rouen (France). Elle a été accueillie par des manifestants hostiles. L’ambassadeur Jacques Kabale, de Paris, est en contact avec les Intore (milices du pouvoir) éparpillés sur tout le territoire français. Des cars sont déjà en stand by pour les embarquer vers la capitale française pour le 11/09/2011. A Bruxelles, le sénateur Munyabagisha s’active. Il a sillonné la Belgique de Mons à Namur en passant par Charleroi, Gand et Anvers. Il a même été voir le sit-in hebdomadaire devant l’ambassade du Rwanda à Woluwe lequel exige que le pouvoir de Kigali libère de prison les opposants politiques dont Victoire Ingabire. Le champagne n’a pas été en reste. Il a coulé à flots dans une des boutiques rwandaises à Bruxelles. Un autre envoyé de Kigali est Jean Damascène Ntawukuriryayo. Vice-président du Parlement et ex-candidat à la présidence de la République en 2010, cette haute personnalité allie l’utile à l’agréable. Parallèlement à la recherche des candidats pour aller acclamer Paul Kagame à Paris, il fait un tour dans sa famille qui réside en Belgique (comme réfugiés ?) depuis des années.

Comme il se voit donc, les deux camps, les pro et les anti-Kagame, son en train de fourbir leurs armes pour un duel qui se dénouera entre le 11 et le 13 septembre 2011 à Paris.

Jane Mugeni

Source : Echodafrique

30/08/2011

La Libye bientôt sous occupation américaine ?

A l’heure où j’écris ces lignes, la « rébellion » libyenne semble être en passe de l’emporter définitivement et d’éliminer le régime du colonel Kadhafi.

Qui regrettera ce personnage encore décrit comme fou hier sur BFM TV, à preuve son « exotique » garde rapprochée féminine. Seuls ceux qui ignorent l’histoire de ce morceau de terre africaine peuvent qualifier d’exotique ces femmes-soldats. Mais ce n’est pas la connaissance de l’histoire de l’Afrique ou des pays arabes qui étouffe en général les journalistes…
Pourtant, le problème du jour n’est pas la fin très probable du régime de M. Kadhafi. Ce qui est en réalité très important, c’est que nous venons de connaître, en ce début de 21ème siècle une expédition coloniale du genre de celles que le monde a connues au 19ème siècle jusqu’à la phase de décolonisation.
Car il est évident que jamais les « rebelles » Libyens n’auraient pu arriver à leurs fins sans la force militaire, aérienne, navale sans parler des troupes au sol bel et bien présentes, déployée par les puissances belliqueuses regroupées dans l’OTAN.
Cette aventure coloniale aura été permise par le colonel Kadhafi lui-même, prisonnier comme bien des autocrates, des illusions que confère un pouvoir absolu : popularité, inamovibilité, invincibilté. Elle aura été permise aussi par une alliance hétéroclite qui a vu se liguer aux côtés des nations occidentales pour l’adoption de la résolution 1973 (foulée aux pieds immédiatement par les pays de l’OTAN) les monarchies démocratiques du Moyen Orient (Qatar, Jordanie, Arabie Saoudite) d’une part et le Liban et l’Iran d’autre part. C’est que ces deux derniers pays n’ont jamais oublié, ni pardonné, l’enlèvement (et sans doute le meurtre) de Moussa Sadr, guide spirituel, imam, des chiites Libanais.
On ajoutera à ces éléments la naïveté des pays membres de l’Union Africaine, Afrique du Sud en tête. Il est vrai que cette dernière ne savait pas trop ce qu’elle avait à gagner ou à perdre dans l’affaire libyenne, alors que les Etats occidentaux savaient exactement le profit à tirer d’une victoire sur le gouvernement libyen.
Cette affaire, qui vient après celle de Côte d’Ivoire, devrait sonner comme un avertissement pour les Etats d’Afrique et peut-être d’ailleurs. Car les pays occidentaux, qui voient la Chine dominer inexorablement la sphère économique mondiale (on a vu récemment ce pays taper su les doigts de son principal débiteur, les Etats Unis, chose que personne n’aurait pu imaginer il y a seulement trois mois) vont sans doute se montrer de plus en plus agressifs afin de s’assurer le contrôle de zones vitales aujourd’hui, et surtout demain, pour le développement chinois. Ils ne peuvent le faire que grâce au dernier élément de supériorité qui leur reste, celui des armes.
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 43 followers