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14/05/2012

FrançAfrique : Révélations de Bokassa

28/02/2012

Charles Onana: Compaoré a écrit à Sarkozy pour lui demander de renverser Gbagbo

(Mutation – Cameroun) Le journalisme d’investigation porte souvent ses acteurs au firmament s’ils s’en sortent, car tellement les risques sont grands et parfois difficiles à mesurer l’importance et la nature. Carl Bernstein et Bob Woodward, «les hommes du président» Richard Nixon qui enquêtèrent longuement sur le Watergate, sont devenus des références mondiales du journalisme d’investigation. Toutes les écoles de journalisme du monde se servent de leurs méthodes de travail pour former les futurs journalistes.

En sera-t-il de même un jour pour Charles Onana en Afrique ? Ses livres sur le génocide du Rwanda ont pris à contre pied la thèse validée par la communauté internationale : «les Hutus extrémistes avaient tué Habyarimana pour empêcher un rapprochement politique avec les Tutsis». Ils sont d’un courage et d’une pertinence qui laissent pantois tout lecteur.
Charles Onana s’attaque aujourd’hui, à ce qu’il considère comme une barbare implication de la France dans un conflit postélectoral en Côte d’Ivoire, qui a abouti au renversement de Laurent Gbagbo et à son transfèrement aux Pays Bas pour y être jugé par la Cpi. En attendant ce jour sa conférence de presse au cours de laquelle il présentera son livre sur le sujet, l’auteur a accepté de répondre en avant première

c’est le titre de votre nouveau livre. Doit-on comprendre qu’après les Grands Lacs, vous vous êtes trouvé une nouvelle passion en Afrique de l’Ouest?

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une passion. Il s’agit plutôt d’une curiosité intellectuelle qui a abouti à cet ouvrage. J’avais des doutes sur le traitement médiatique presque consensuel qui mettait exclusivement le président ivoirien en cause au sujet du processus électoral. Je ne comprenais pas pourquoi les Nations Unies, la France, les Etats-Unis et même la CEDEAO prenaient parti dans une affaire de politique intérieure d’un Etat souverain de façon aussi flagrante puisqu’il était question du choix du président de la République de Côte d’Ivoire. C’était tellement étrange que la menace d’intervention militaire de la CEDEA0 contre un de ses pays membres paraissait surréaliste. Je me suis dit qu’il y a là de bonnes raisons d’enquêter. J’ai donc commencé mes investigations non pas sur la seule crise postélectorale mais sur dix années de pouvoir de monsieur Laurent Gbagbo.

Quelques semaines après la sortie de votre livre, Laurent Gbagbo a été transféré à la Haye. Comment lavez-vous vécu ce transfèrement ?

Connaissant bien les méthodes du procureur Moreno Ocampo. Je n’étais pas surpris par cette initiative. J’avais reçu au mois de mars 2011 le projet de plainte préparé à Paris par les avocats parisiens de monsieur Alassane Ouattara contre le président Gbagbo. Ils avaient préparé avant même la chute du président en exercice l’acte d’accusation. Je crois que certains n’avaient pas pris au sérieux le fait que l’envoi du président Gbagbo devant la CPI était un volet envisageable par ses adversaires. Pourtant, monsieur Ocampo avait évoqué cette hypothèse au cours du processus électoral.

Dans ce nouvel opus, vous développez la thèse du coup d’Etat en Côte d’Ivoire, vous basant notamment sur différentes correspondances entre le président français Nicolas Sarkozy et ses homologues Ouest africains dont le Burkinabè Blaise Compaoré et le Nigérian Goodluck Jonathan…

En réalité, je ne développe aucune thèse et ne formule aucune hypothèse. Je rapporte simplement des faits et des preuves qui, à ce jour, n’ont été contestés par personne, y compris en France. Je n’ai reçu aucune plainte en diffamation. On peut donc penser que les concernés n’ont rien à redire sur les faits ni sur ces documents.
Votre livre a paru au moment où la victoire militaire d’Ouattara, se double d’un triomphe politique aux élections législatives de décembre dernier. Vous ne pensez pas qu’il vient un peu tard?
Permettez-moi de signaler que le taux d’abstention est inédit sur ces élections et que le taux de participation n’a jamais été si faible (15%) même si l’on a prétendu officiellement qu’il était de 30%. Si les élections avaient été gagnées par monsieur Ouattara, il aurait eu au moins 50% de taux de participation. C’est le minimum pour une victoire électorale crédible. Je crois que le livre a plutôt prouvé qu’il y avait un vrai problème de légitimité du nouveau régime soutenu par la communauté internationale.

Dans ce livre, vous peignez Gbagbo comme l’ange persécuté par plusieurs démons, dont Nicolas Sarkozy en tête. L’ancien président ivoirien n’a-t-il pas eu de torts dans cette crise, notamment en violant la constitution de son pays pour assurer ses arrières ?

Je ne peints pas le président Gbagbo comme un ange. Les anges n’existent pas en politique. Je dis d’ailleurs que certains de ses proches collaborateurs ont été incapables de cerner les véritables enjeux de cette crise et qu’ils ont trahi les intérêts supérieurs de la nation et de l’Etat ivoirien au profit de leurs seuls intérêts personnels. Leur incompétence à causé des victimes et des exilés. Cela dit, le président Gbagbo n’a jamais violé la constitution. C’est probablement cela son problème.

Vous militez pour un recomptage des voix comme le demandait le président Gbagbo en son temps. Cela était-il possible vue la tension que l’on percevait dans ce pays à ce moment?

En quoi le recomptage des voix serait une infraction au code électoral ou à la constitution ivoirienne ? Qui a peur du recomptage ? Le président Thabo Mbeki a regretté que cette option n’ait pas été privilégiée. Ceux qui ont préféré la force savent pourquoi ce choix a prévalu sur tout autre.

Vous n’avez pas omis, entre les lignes, de remettre en cause l’implication du représentant de l’Onu…

J’ai simplement regardé si l’attitude de M Choï était conforme à son mandat. Hélas non et c’est regrettable pour l’ONU et pour le droit international. Son mandat ne lui permettait ni de se prononcer sur le vainqueur ni sur le perdant mais lui recommandait de veiller à conformité du processus électoral avec les normes internationales. Il me semble qu’il est allé au-delà de son mandat en désignant qui, d’après lui, était vainqueur.

Dans la même veine, on a l’impression que vous personnalisez le conflit en nommant Nicolas Sarkozy comme celui par qui les malheurs de Gbagbo sont arrivés?

Je me répète, je rapporte des faits et je fournis des preuves. Et personne n’a prétendu à ce jour que ces faits sont inexacts ou que je parle sans preuve. J’ai découverts des choses et je les mets à lq disposition du public.

Peut-on avoir la substance de la lettre du président Compaoré du 24 mars 2011 invitant le président Sarkozy à engager une action militaire contre le président ivoirien Laurent Gbagbo ?

Cette lettre demande au président français d’intervenir militairement dans une affaire de politique intérieure d’un Etat souverain en violation du droit pénal international et du mandat des Nations Unies. C’est regrettable pour certains dirigeants africains de procéder de la sorte envers leur homologue et voisin.

Certains pensent que si le président Laurent Gbagbo s’était refusé d’organiser l’élection présidentielle dans les conditions de ce moment, on aurait évité ce bain de sang. Le pensez-vous?

Pardonnez-moi mais cette analyse est ridicule/. Tout le monde semble oublier que le président Gbagbo était accusé de ne pas vouloir organiser des élections car, disait-t-on, il voulait rester au pouvoir. Lorsqu’il a accepté d’aller aux élections et que le résultat ne convenait pas à quelques Etats, on q trouvé qu’il était à nouveau un problème. Ceux qui ont organisé le bain de sang à Abidjan sont bien les rebelles qui ont systématiquement refusé de désarmer. Ils ont ainsi violé tous les accords de paix au vu et au su de tous sans que l’on daigne les tancer une seule fois. D’ailleurs, on les a vu à l ?uvre lors de la prise d’Abidjan et surtout à Douékoué. Les confidences qui m’ont été faites par des diplomates de l’ONUCI et par des officiers français opérant en Côte d’Ivoire montrent clairement que les forces rebelles ont non seulement commis des crimes contre l’humanité depuis 2002 mais qu’ils étaient protégés par certaines puissances qui avaient opté pour l’usage de la violence.

Vous revenez très souvent sur le profil de Laurent Gbagbo, pourquoi?

Oui parce qu’il faut d’abord connaître et puis comprendre avant de juger dans la précipitation et la cacophonie. Ce n’est pas parce que les médias occidentaux semblaient unanimes et consensuels qu’ils disaient vrai ou qu’ils avaient raison. Deux exemples, ils ont dit que le président Gbagbo était responsable de la mort des soldats français. J’ai enquêté sur cette affaire et la juge chargée de l’affaire en France m’a avoué que les autorités françaises lui mettaient les bâtons dans les roues. Je publie d’ailleurs sa lettre en annexe du livre ainsi que celle du ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Bernard Kouchner, qui s’oppose à la classification des documents sur ce sujet. J’ai également obtenu les auditions du ministre de la Défense de l’époque, Michèle Alliot-Marie qui a totalement perdu la mémoire et ne se souvient plus de rien. Que d’étranges comportements pour des gens qui déclaraient haut et fort que le président Gbagbo était responsable de la mort des soldats français en 2004 à Bouaké ! Mieux leur avocat m’a dit en France que Laurent Gbagbo n’a rien à voir avec cette affaire. Une association a été crée en France pour la vérité et la justice en faveur des soldats français. Deuxième exemple, la disparition du journaliste Guy-André Kieffer ; où en est l’enquête en France ? Au point mort. Pourquoi ; les autorités françaises doivent expliquer pourquoi depuis l’arrestation du président Gbagbo l’enquête n’avance pas.

Pensez-vous que Laurent Gbagbo bénéficiera d’un procès équitable?

Non; il s’agit d’un procès politique qui visait en priorité à éliminer politiquement un dirigeant africain libre et indépendant. Contrairement à ses prédécesseurs, il n’a jamais soumis la liste de ses ministres et collaborateurs à l’approbation de l’Elysée; du Quai d’Orsay ou de Matignon. Paris n’a pas apprécié pourtant il n’a jamais menacé les intérêts français en Côte d’Ivoire. Certains officiers français m’ont confié que leur président avait été aveuglé par sa proximité avec monsieur Ouattara et sa femme Dominique.

Au Sénégal, à la veille de l’élection du 26 février prochain, la tension monte. Le président Wade n’entend et n’écoute que lui. Que pensez-vous de la situation dans ce pays?

Il faudrait poser cette question à la CEDEO. Envisagera-t-elle une intervention militaire à Dakar si la situation se dégrade. Je serais curieux de voir leur position. Le moins qu’on puisse dire est que la désinvolture et l’irresponsabilité avec lesquelles la CEDEO a traité la question ivoirienne les met désormais au pied du mur.
Alassane Ouattara a été élu président de la Cedeao vendredi dernier. Que pensez-vous qu’il puisse apporter à ce regroupement ?
Il lui apportera la reconnaissance pour service rendu.

Télédiaspora-24/2/2012

15/01/2012

Qui avait intérêt à éliminer Guy André Kieffer ?

Une information transmise le jeudi 24 octobre 2002 en soirée, fait état qu’une société britannique de négoce, récemment implantée au Ghana et en Côte d’Ivoire : Armajaro, a remis, ces dernières semaines, une somme importante à un groupe de personnes dans le but d’entreprendre une déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

La somme serait au minimum de cinquante millions de dollars américains, soit environ une trentaine de milliards de francs CFA. Cette information, qui a été validée auprès de traders de cacao, des banquiers internationaux, des financiers et des sources politiques proches des milieux d’affaires américains radicaux, donne une explication plausible, très vraisemblable et hautement probable, sur l’origine de la principale source de financement de la rébellion armée du nord débutée en Septembre 2002.

Cette information met en évidence les objectifs réels poursuivis par les auteurs de ce financement des rebelles dirigé par Soro Guillaume et très proche d’Alassane Ouattara ; elle permet d’expliquer en partie, de comprendre et de relier toute une série d’évènements qui ont marqué depuis plusieurs mois la vie économique de la Côte d’Ivoire et notamment dans le secteur clé du cacao.

Armajaro et AIG Fund : les financiers de la déstabilisation

Armajaro : cette société de négoce, dont les bureaux sont à Londres, mais dont le siège social est basé dans un paradis fiscal – les îles Vierges britanniques– est dirigée par Anthony Ward. L’an passé, ce négociant britannique a été l’un des principaux fournisseurs de cacao du groupe agroalimentaire américain ADM, une société présente en Côte d’Ivoire dont les intérêts sont très étroitement liés à ceux de Sifca, Sifca Coop et d’Anaproci Sa.

Armajaro dispose d’un agrément d’exportateur de cacao en Côte d’Ivoire depuis peu de temps

La filiale ivoirienne d’Armajaro est associée avec Daniel Usher qui est un proche de Georges Ouegnin, lui-même ayant été l’interface entre Anthony Ward et Houphouët-Boigny lors de la guerre du cacao en 1988-1991. Daniel Usher est également très proche d’Ali Anjani, un trader de sucre, proche de Victor Nembelissini qui assurait, à l’époque où il travaillait à Equator Bank ses financements. Daniel Usher et Victor Nembelissini sont très proches d’Alassane Ouattara et d’Yves Lamblin, même si les relations entre les deux hommes sont marquées par un violent antagonisme. Au Ghana, Armajaro est dirigé par Steven White, un financier britannique expert de la gestion des fonds d’investissement spécialistes des matières premières sur les marchés à terme ainsi que des montages financiers mettant en jeu des sociétés financières off-shore.

L’essentiel des financements destinés aux rebelles auraient transité par la branche ghanéenne d’Armajaro. Plusieurs transferts de fonds en provenance de Londres, de l’ordre de 1,250 million de dollars (820 millions de francs CFA) à chaque fois, ont été identifiés par les Services spécialisés, ces dernières semaines. Certains de ces transferts en liquide ont été opérés et convoyés entre Londres et Accra par Monsieur Maignan, un homme d’affaires français qui, dans un passé récent, était l’homme de confiance pour les opérations financières de plusieurs dirigeants du PDCI.

Armajaro a été fondée par les anciens de Phibro (Philip Brothers), il y a cinq ans. Armajaro, durant ces quatre dernières années, a été impliquée à plusieurs reprises dans des « étranglements de marché » sur le marché à terme de Londres en association avec plusieurs fonds de pensions (AIG Fund, Tiger Fund du financier américain Georges Soros un proche de Victor Nembelissini et d’Alassane Ouattara, African Managment Fund, un fond d’investissement diversifié opéré en partie par la banque sud-africaine Absa, dirigé par Paul Martin, un ami de Frank Kennedy d’Equator Bank et de Victor Nembelissini). Anthony Ward est le conseiller cacao de Mama Ndyaye d’AIG Fund.

Les fondateurs d’Armajaro ne sont pas des inconnus en Côte d’Ivoire

Ils ont été des acteurs majeurs de la guerre du cacao en 1990. A cette époque, pour limiter la sortie de cacao de Côte d’Ivoire, Anthony Ward et Derek Chambers n’avaient pas hésité à financer des troubles en pays Krou. Anthony Ward ainsi que Derek Chambers disposent d’un réseau important de relations dans le monde politique ivoirien, notamment au PDCI, ainsi que des attaches avec plusieurs responsables du RDR.

Ces liens étroits se sont noués lors de la guerre du cacao et se sont renforcés avec le règlement du dossier cacao qui opposait la Côte d’Ivoire à Phibro au début des années quatrevingt-dix. Les deux hommes entretiennent d’étroites relations avec Georges Ouegnin,qui a été leur go-between avec les autorités politiques ivoiriennes de l’époque, et avec Daniel Usher, qu’ils ont financés (SICC) et avec lequel Anthony Ward s’est associé en début d’année pour installer Amajaro en Côte d’Ivoire.

Quelques années auparavant, ces mêmes traders, dans la même structure (Phibro) avaient activement participé au montage du volet financier du coup d’état contre Salvador Allende au Chili. Cette participation, couplée aux positions de Phibro sur les marchés à terme du cuivre de Londres(LME) et de New York (Comex), avait permis à ces traders d’engranger une plus-value estimée à 14 milliards de dollars américains. Avant d’être trader chez Phibro, Anthony Ward a appartenu au MI 5, le service secret britannique.

Certains des ex-traders métaux de Phibro ont été, à une époque récente, lourdement impliqués dans des opérations de déstabilisation dans l’ex-Zaïre, notamment pour le contrôle de la production de coltran, un alliage métallique stratégique. Cette participation a été mise en évidence dans un rapport des Nations-Unies sur le pillage des richesses minières du Congo démocratique. (Voir aussi “Du Zaïre De Mobutu Au Congo De Kabila”). Une partie des financements pour ces opérations a transité par les banques sud-africaines Absa et Equator. Plus récemment des membres de cette équipe de traders, dont certains ont rejoint le broker américain Refco, en association avec AIG Fund, ont participé à deux tentatives de déstabilisation du Président Hugo Chavez du Venezuela. Le motif étant, cette fois, le pétrole.

AIG Fund: Ce fonds d’investissement de droit américain basé à New York, spécialiste des placements sur les marchés à terme de matières premières, est une filiale du premier assureur américain, AIG. Sa branche « fonds d’investissement » sur les marchés de matières premières est dirigée par le sénégalais Mama Ndyaye. Cet homme est très lié aux familles Diouf, (actionnaire indirect du groupe de négoce américain ADM, premier utilisateur mondial de cacao) et Wade, ainsi qu’à plusieurs personnalités ivoiriennes dont l’actuel directeur de la CAA, Victor Nembelissini, un proche d’Alassane Ouattara.

C’est également un proche d’Yves Lamblin, le président du groupe Sifca, un groupe agroalimentaire ivoirien très endetté (130 milliards de francs CFA, après intégration de la totalité des dettes des filiales), proche de la cessation de paiement. Mama Ndyaye est également un proche du banquier français Jean-Luc Lecorre, directeur d’African Merchant Bank, principal créancier de Sifca, et membre actif du Club Jean Jaurès.

Ces trois dernières années, AIG Fund a participé en association avec Armajaro, à plusieurs opérations de déstabilisation sur les marchés à terme du cacao de New York et de Londres. A la veille des attentats du Word Trade Center en septembre 2001, AIG Fund contrôlait plus de 150.000 tonnes de cacao en filière sur les marchés à terme. Ce cacao a été transféré à Armajaro entre novembre et décembre 2001. L’attentat du World Trade Center ainsi que la chute du marché des actions depuis près d’un an ont entraîné de très lourdes pertes pour AIG Fund qui cherche depuis à rattraper ces moins-values par une participation intense sur les marchés à terme du cacao.

Le mécanisme de financement des rebelles :

Selon une source américaine, confirmée par des informations concordantes en provenance des mondes du négoce, de la finance et de sources internes aux milieux radicaux américains, Armajaro a fait parvenir aux différents acteurs de la rébellion une somme de l’ordre de 50 millions de dollars américains, soit 35 milliards de francs CFA.

Ce montant est corroboré par des informations qui sont remontées au Renseignement militaire ivoirien, ainsi qu’aux services maliens. Armajaro et ses associés dans l’opération disposent des moyens financiers et des motifs suffisants pour lancer une opération de déstabilisation majeure dont la principale victime est l’Etat de Côte d’Ivoire. Le mécanisme s’est peu à peu mis en place, et ce, à partir de la fin novembre 2001.

Une mécanique infernale

A l’origine de l’opération, il s’agit essentiellement d’une opération financière à très haute rentabilité, dont l’objectif final n’était pas une déstabilisation de la Côte d’Ivoire, mais l’obtention d’un gain considérable sur les marchés à terme du cacao et sur la revente des stocks de cacao physique entreposés dans les ports européens. La nécessité d’une déstabilisation de la Côte d’Ivoire s’est imposée, à partir de juillet, lorsqu’il est apparu évident aux initiateurs de l’opération cacao, Armajaro et AIG Fund, que la gestion de leurs positions sur les marchés à terme du cacao, à partir de la fin juin, nécessitait un passage à une dimension supérieure pour sauvegarder un gain potentiel s’inscrivant dans une fourchette de 500 à 800 millions de dollars américains, soit 280 à 450 milliards de francs CFA.

La nécessité d’une déstabilisation s’est avérée indispensable après que l’enterrement de la réforme cacao en Côte d’Ivoire soit devenu un fait acquis alors que la botanique et les prévisions de récolte sur la campagne principale 2002/2003 ont déjoué en partie les résultats escomptés par l’échec de la réforme de la filière cacao en Côte d’Ivoire. En juillet les anticipations laissaient présager une bonne récolte principale 2002/2003 (980.000 à 1 million tonnes). Cette prévision s’appuyait sur un usage en forte hausse des engrais et des produits phytosanitaires dans les plantations de cacao par les planteurs lié à une amélioration sensible du revenu paysan.

La chronologie

L’opération Amajaro débute en novembre dernier avec le transfert à Armajaro de la quasi totalité de la position cacao d’AIG Fund. Le reliquat est transféré à ADM Etats-Unis. A partir de ce moment, Armajaro achète sur le marché à terme près de 650.000 tonnes de cacao-papier et constitue un stock de 210.000 tonnes, soit 5% de l’offre mondiale de cacao. Acheté entre 750 et 900 livres la tonne, cette position cacao est valorisée à plus de 1.400 livres la tonne, soit un gain de … 85% à la fin juin 2002. L’envol des cours sur le marché à terme a poussé les utilisateurs de cacao, les broyeurs, à réduire  considérablement leur taux de couverture (stock).

Ils abordent la pleine saison (octobre-décembre 2002) avec des stocks à minima. Pour obtenir une valorisation maximum des stocks, qui ont été bloqués par Armajaro jusqu’à la fin novembre afin de réduire les coûts de stockage, il faut que le cacao ivoirien de la nouvelle récolte arrive le plus tard possible sur le marché international. Ce retard doit permettre à Amajaro de réaliser une plus-value de 500 à 800 millions de dollars américains.

Les obstacles à lever

Pour parvenir à cette fin, Armajaro et AIG Fund ont opéré en plusieurs étapes. Dès novembre dernier, puis en décembre, Anthony Ward estime que la réforme cacao en Côte d’Ivoire est un obstacle majeur à son opération sur le marché à terme. Il s’agit de faire capoter la réforme. Pour arriver à cette fin, trois axes d’intervention seront retenus : Un axe institutionnel via un intense lobbying auprès de la Banque Mondiale et surtout auprès du FMI, qui en théorie n’a pas de compétence en matière agricole et d’organisation de filière ;

Un axe « politique » avec des interventions soutenues par divers relais auprès du ministre des Finances ivoirien Bohoun Bouabré et ses collaborateurs, via Victor Nembelissini. Deux axes secondaires  d’intervention sont également retenus pour « casser la réforme» avec pour relais Patrick Achi, ex-délégué général au cacao sous le régime Guei et Emile Boga Doudou dont la fonction implicite est de convaincre l’épouse du Président, Simone Gbagbo, que la réforme de la filière cacao telle qu’elle est organisée va à l’encontre des intérêts des notables FPI dans sa zone d’influence (partie du pays Akan) . Un relais secondaire passe également par l’ex-Premier ministre du général Guei, Seydou Diarra. Ce dernier va intervenir via ses « petits », Patrick Achi et Edouard Messou.

Un axe local par le biais de relais locaux dans la filière ivoirienne du cacao tel que l’Anaproci d’Henri Amouzou, Sifca d’Yves Lamblin, l’UNOC de Jacques Mangoua et des banquiers du cacao, tel que Jean-Luc Lecorre d’AMB-BIAO. Cette action s’appuie également sur des personnes disposant d’un accès direct au couple présidentiel tel que Guy-Alain Gauze, ex-ministre PDCI des Matières premières, ou Illa Donwahi, P-D-G de Delbau, franc-tireur de la filière cacao.

Une réunion est organisée à Paris entre des représentants de Refco Etats-Unis (Chicago, New York), d’Amajaro et de André Souhma d’ACE. A ces deux réunions participent pour le ministère ivoirien de l’Economie et des Finances, Oussou Kouassi, tandis que Bohoun Bouabré, reçoit la visite de l’équipe de Refco à son hôtel, le Marriott de Neuilly. Le principe de l’arrêt de la réforme de la filière cacao, donc des ventes à terme, est arrêté dès ce moment. Cette décision est prise unilatéralement par le ministre des Finances sans en référer ni au Président, ni au Premier ministre. Cette décision est habillée pour la partie ivoirienne par la transformation de la CAA en une banque de développement destinée à financer les coopératives de producteurs et à fournir à ces derniers une assurance garantie prix bord champs.

L’éviction, en février, du ministre de l’Agriculture de l’époque, Alphonse Douati, puis son remplacement par un proche de l’Anaproci, rend possible l’avancement du plan initié par Armajaro et AIG Fund : une désorganisation de la filière cacao.

Systématiquement, les propositions en provenance de la Primature sont combattues. La mise en place des institutions nécessaires à la mise en place de la réforme sont différées et lorsqu’elles parviennent à être installées, leur contenu est dénaturés à l’exemple du FRC. Parallèlement, Victor Nembelissini, qui, jusqu’en septembre 2001, alors qu’il se trouvait aux Etats-Unis, était l’un des plus virulent critique de la politique économique ivoirienne totalement en phase avec les attaques d’Alassane Ouattara où il vilipendait la gestion FPI, arrive à la tête de la CAA. Il découvre tout l’intérêt que sa structure, la CAA, peut tirer de la mise à mal de la réforme de la filière cacao et d’une participation active à l’opération lancée par Armajaro. Il prend langue dès lors avec Paul Martin d’Absa et propose des financements, de fait à fonds perdus, à Sifca Coop et à ses satellites.

En proposant un système de garantie de prix articulé sur le marché des options cacao et en prenant des positions identiques à celles prises par Anthony Ward via Refco Etats-Unis, la CAA est en mesure de se renflouer en partie en s’appuyant sur le réseau Sifca Coop d’Henri Amouzou et sur le couple Sifca-ADM d’Yves Lamblin ainsi que Mimran/Diouf, actionnaires d’ADM.

Pour réaliser cet objectif, il est nécessaire que le prix du cacao en Côte d’ivoire soit libre et qu’une réforme reposant sur des ventes à terme qui garantissent la transparence des prix soit abandonnée. Pour obtenir un appui des planteurs pour cette option, Victor Nembelissini n’hésite pas à leur faire miroiter un quasi-monopole dans la commercialisation intérieure du cacao.

L’Anaproci, le FDPCC, Henri Amouzou et San Kouao mordent à l’hameçon, sans forcement en deviner les enjeux réels. Des éléments concordants laissent à penser que la CAA, via des fonds off-shore contrôlés par la banque sud-africaine Absa, a pris des positions sur le marché des options cacao. Ces achats d’options sur des niveaux définis par Refco et AIG Fund donnaient la certitude à la CAA de n’avoir rien à rembourser aux planteurs en raison d’un prix garanti bord champs relativement bas (650 francs cfa du kilo).

En revanche, la CAA était assurée de conserver à son profit la totalité des gains occasionnés par ses positions sur le marché des options cacao. Cette construction donne lieu à de multiples rencontres à New York entre Bouhoun Bouabre, Zohore, Victor Nembelissini, Refco Chicago, ACE d’André Souhma. Cette construction est renforcée par le choix « d’experts » complaisants de la Banque mondiale, violement opposés au principe d’une commercialisation intérieure et extérieure ordonnée du cacao par la Côte d’Ivoire. Parallèlement, Anthony Ward et une partie du staff dirigeant d’Amajaro multiplient les rencontres avec Henri Amouzou du FDPCC, Anaproci et Sifca Coop pour finaliser un circuit privilégié d’approvisionnement et les convaincre que la réforme de la filière cacao doit s’arrêter.

Le passage à la déstabilisation de l’Etat

Logiquement, l’opération financière Amarajo aurait du s’arrêter à ce niveau. Mais la botanique est venue déjouer en partie ce plan. Dès la fin juin 2002, il est apparu évident que la récolte principale ivoirienne serait au moins égale à la précédente, si ce n’est supérieur en raison d’une forte augmentation de l’usage des engrais entraîné par la hausse des cours du cacao.

Dans ce contexte, le portage par Armajaro et AIG Fund sur les marchés à terme d’une position de 650.000 tonnes devenait aléatoire et les espoirs d’un gain mirifique (500 à 800 millions de dollars) s’éloignaient si le cacao ivoirien sortait en temps et heure à partir d’octobre. Dès la mi juillet, Armajaro, en interne, évoquait la possibilité de dégager une somme de l’ordre de 50 à 80 millions de dollars pour « tenir le marché ». Dès cette époque, plusieurs traders, et encore récemment Sucden, estimaient plus que probable qu’Armajaro pour « sauver » 500 millions de dollars « n’hésiterait pas à entreprendre un coup ».

La révolte des « mutins »

Les réseaux d’Anthony Ward et de Mama Ndyaye ont été mis en action afin d’identifier un terreau fertile à une forte perturbation des sorties de cacao de Côte d’Ivoire (comme déjà expérimenté avec le peuple Krou dans les années 90). L’existence de déserteurs de l’armée ivoirienne au Burkina Faso, au Ghana et au Mali, doublée d’un mécontentement latent des populations du nord de la Côte d’Ivoire à l’encontre du pouvoir central, a servi de cadre à l’opération. Dès lors, un habillage politique (RDR) et revendicatif (MPCI) a pu être utilisé pour masquer les buts purement financiers poursuivis par Armajaro, AIG Fund et la CAA.

Il est d’ailleurs à noter que dès la première semaine, les mutins ont abandonné de fait l’objectif d’une descente vers Abidjan pour se redéployer vers les zones de la boucle cacao et entraîner les perturbations que l’on sait dans la collecte du cacao dans la boucle principale. Ce redéploiement

a eu pour effet de pratiquement assécher les sorties de fèves sur San Pedro (15.000 tonnes semaine, soit trois fois moins que la normale en pareille période). Par voie de conséquence, les cours du cacao se maintiennent au-delà des 1.400 livres la tonne.

Surtout, les stocks de fèves aux mains d’Armajaro sont valorisés à leur maximum par les achats de broyeurs en mal de fèves pour la préparation des fêtes de Noël et de fin d’année. C’est ainsi qu’un investissement de 50 millions de dollars génère une plus value de l’ordre de 500 à 800 millions de dollars américains.

En conclusion

Si le gain est considérable – de 500 à 800 millions de dollars -, l’investissement consentit par Armajaro et AIG Fund est à la hauteur des gains à réaliser. Entre les coûts d’entrée sur le marché, le stockage, les appels de marges sur les marchés à terme et les financements divers, la mise initiale est de l’ordre de 2 à 2,5 milliards de dollars, soit 1.300 milliards de francs cfa. L’ampleur de la mise impose à ces promoteurs, une obligation de résultats.

Peu importe qu’un Etat soit durablement déstabilisé, – il faut se souvenir que le Chili a mis cinq ans pour se remettre d’une crise d’une année -.L’opération initiée par Armajaro et AIG Fund est trop avancée pour être arrêtée. On comprend mieux les très violentes attaques lancées contre la réforme de la filière cacao et contre les personnalités qui la défendent. On comprend également les menaces répétées dont ont fait l’objet les rares personnes capables de décrypter l’opération en cours. Ce genre de manipulation, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne nécessite qu’un nombre très réduit de personnes partageant le secret.

Au plus une dizaine de personnes chez Armajaro, AIG Fund, Refco, disposent des éléments complets du puzzle. Il est évident également qu’au niveau ivoirien, Victor Nembelissini a disposé de la quasi totalité des cartes et des enjeux. D’ailleurs, il avait prévu un départ définitif pour les Etats-Unis à la fin décembre de cette année. Pour le reste, des bribes d’informations sur l’enjeu réel ont dû être diffusées à un certain nombre d’acteurs ivoiriens, qui ont été « rémunérés »en miettes mais qui ne disposaient pas de la finalité réelle de l’opération.

Ainsi, il est probable, sans toutefois en avoir la certitude, que le ministre des Finances, Bohoun Bouabré a été impliqué dans l’opération sur la base de son âpreté au gain, mais la technicité de l’opération exclut qu’il ait été mis dans la totalité du secret. De même, son directeur de cabinet est impliqué à la marge.

Il est évident qu’Henri Amouzou a plus été utilisé dans cette opération, il en est de même pour l’Anaproci qui a eu un rôle d’élément déstabilisateur, mais qui n’ont pas perçu la totalité des enjeux en cause. En revanche, il est a peu près certain qu’ADM, du moins les actionnaires reliés à la famille Diouf et Mimran, ainsi qu’Yves Lamblin et son banquier African Merchant Bank (Jean-Luc Lecorre) ont été « initiés » à des degrés qui restent à définir. Les acteurs « politiques » proches du PDCI ou du RDR ne paraissent pas être des acteurs directs de cette déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

Ils ont agit plus par opportunisme en fonction des circonstances que comme des maîtres d’oeuvre de l’opération. Les mutins, du moins pour les hommes impliqués dans les opérations sur le terrain en Côte d’Ivoire, paraissent ne pas avoir disposé de la totalité des cartes et semblent plus avoir été manipulés qu’être des acteurs concepteurs. Ils ont profité d’une opportunité importante de financement sans trop s’inquiéter ou s’interroger sur l’origine réelle des fonds dont ils disposaient. Néanmoins, les initiateurs de l’opération ont joué indirectement sur un terreau favorable et ont tout a été fait pour les mettre en avant de telle manière que l’arbre masque la forêt.

La subtilité de l’opération montée par Armajaro et AIG Fund est telle que les acteurs et les appuis indirects ont disposé dès le début de l’opération en décembre d’une marge d’autonomie considérable. Elle a été d’autant plus grande que leurs actions sur le terrain ivoirien entraient parfaitement en phase avec les objectifs financiers poursuivis par Armajaro et AIG Fund.

Il est aussi évident que des gouvernements étrangers et notamment une frange de l’Administration américaine a été mise au courant d’une partie de l’opération. Il suffit de savoir que lors des opérations précédentes de déstabilisation d’un Etat, AIG Fund a demandé un blanc-seing et a présenté, une partie de ses objectifs, à l’Administration américaine. Selon la même source, l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire a été partiellement informé du volet financier de cette opération en début de semaine passée.

Guy André Kieffer

Source : Cameroonvoice

14/11/2011

*Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism.

 Source : African politics

Permit my exercise in tautology to state for the umpteenth time and as we all know that Africa has been mostly stagnant if not receding and also has been plagued over the years with political and socio-economic mishaps; poor governance, poverty, illiteracy, underdeveloped and undeveloped in some areas and volatility in many areas. Over the years many scholars have deduced that our

problems are as a result of the inhumane effects of slavery and colonisation. Slavery ended in the 1800s while colonisation for the better part ended in the 1960/70s. This is around 30-40years of independence and still Africa stands at a distant far compared with other colonised parts of the world.

So why is Africa still majorly stagnant and un/underdeveloped?

Let me take you back to first independent African nation- Ghana and to the book of its great men if not the greatest Kwame Nkrumah titled: *Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism. At the time he published this book, Nkrumah was the President of Ghana. One year later he would be deposed by a military coup that was supported by the American CIA. The name of Nkrumah’s book is a variation on Lenin’s own study of imperialism written 50 years before and named Imperialism: The Highest Stage of Capitalism.

He explained to us in great detail how the West especially the US was responding to the successes of national liberation movements like the one he led in Ghana, by shifting their tactics from colonialism to neo-colonialism: “Without a qualm it dispenses with its flags” and “claims that it is ‘giving’ independence to its former subjects, to be followed by ‘aid’ for their development. Under cover of such phrases, however, it devises innumerable ways to accomplish objectives formerly achieved by naked colonialism.”

He mentioned that the Neo-colonial powers pursue their agenda through the United Nations through two UN agencies they established after the WW2 and that they fully control without any pretext of democracy, namely the World Bank and the International Monetary Fund (IMF): “Still another neo-colonialist trap on the economic front has come to be known as ‘multilateral aid’ through international organisations: the International Monetary Fund, the Inter-national Bank for Reconstruction and Development (known as the World Bank), the International Finance Corporation and the International Development Association are examples, all, significantly, having U.S. capital as their major backing. These agencies have the habit of forcing would-be borrowers to submit to various offensive conditions, such as supplying information about their economies, submitting their policy and plans to review by the World Bank and accepting agency supervision of their use of loans.”

Neocolonialism as did colonialism provides immense profits for the colonialist in both cases. He mentioned how western monopolies control the prices of goods by lowering the prices and siphoning some $41 billion in profits from 1951 to 1961… Furthermore they profited and still do from high rates of interest: “while capital worth $30,000 million was exported to some fifty-six developing countries between 1956 and 1962, it is estimated that interest and profit alone extracted on this sum from the debtor countries amounted to more than £15,000 million.”

He also mentions the following about their inhumane ways of exploitation “There are conditions which hedge it around: the conclusion of commerce and navigation treaties; agreements for economic co-operation; the right to meddle in internal finances, including currency and foreign exchange, to lower trade barriers in favour of the donor country’s goods and capital; to protect the interests of private investments; determination of how the funds are to be used; forcing the recipient to set up counterpart funds; to supply raw materials to the donor; and use of such funds a majority of it, in fact to buy goods from the donor nation. These conditions apply to industry, commerce, agriculture, shipping and insurance, apart from others which are political and military. So-called ‘invisible trade’ furnishes the Western monopolies with yet another means of economic penetration. Over 90 per cent of world ocean shipping is controlled by the imperialist countries … As for insurance payments; in 1961 alone these amounted to an unfavourable balance in Asia, Africa and Latin America of some additional $370 million.” From his Analysis, Neo-colonial exploitation “operates not only in the economic field, but also in the political, religious, ideological and cultural spheres.”

He furthermore explains in detail how the mass media, Hollywood, the US Peace corps, religion, the US information agency and a host of others are all engaged in Neo-colonialism.

On Holly wood he vividly describes, “Even the cinema stories of fabulous Hollywood are loaded. One has only to listen to the cheers of an African audience as Hollywood’s heroes slaughter red Indians or Asiatics to understand the effectiveness of this weapon. For, in the developing continents, where the colonialist heritage has left a vast majority still illiterate, even the smallest child gets the message contained in the blood and thunder stories emanating from California. And along with murder and the Wild West goes an incessant barrage of anti-socialist propaganda, in which the trade union man, the revolutionary, or the man of dark skin is generally cast as the villain, while the policeman, the gum-shoe, the Federal agent — in a word, the CIA — type spy is ever the hero. Here, truly, is the ideological under-belly of those political murders which so often use local people as their instruments.”

On Mass media he said “While Hollywood takes care of fiction, the enormous monopoly press, together with the outflow of slick, clever, expensive magazines, attends to what it chooses to call ‘news. Within separate countries, one or two news agencies control the news handouts, so that a deadly uniformity is achieved, regardless of the number of separate newspapers or magazines; while internationally, the financial preponderance of the United States is felt more and more through its foreign correspondents and offices abroad, as well as through its influence over inter-national capitalist journalism. Under this guise, a flood of anti-liberation propaganda emanates from the capital cities of the West, directed against China, Vietnam, Indonesia, Algeria, Ghana and all countries which hack out their own independent path to freedom. Prejudice is rife. For example, wherever there is armed struggle against the forces of reaction, the nationalists are referred to as rebels, terrorists, or frequently ‘communist terrorists’!” As we would remember that not only until June 2003 was Nelson Mandela taken off the United states terrorist list!

“Neo-colonialism is also the worst form of imperialism. For those who practise it, it means power without responsibility and for those who suffer from it; it means exploitation without redress… Neo-colonialism, like colonialism, is an attempt to export the social conflicts of the capitalist countries. The temporary success of this policy can be seen in the ever widening gap between the richer and the poorer nations of the world. But the internal contradictions and conflicts of neo-colonialism make it certain that it cannot endure as a permanent world policy.’’ said Nkrumah.

The same has been well detailed in Dori Borrelli’s speech 214; **Neocolonialism in Jamaica: History, practices, and resistance (4/25/02).

“The imposition of structural adjustment programs in the Third World since the 1970s has been characterized as a war against the poor, a process of [neo] recolonization” (Turner, 1994: 37). This statement is particularly applicable to the country of Jamaica. The island has been susceptible to a variety of neocolonial acts including the presence of multinational corporations, structural adjustment programs, and loan organizations that have sucked Jamaica’s economy dry.’’

“Stephanie Black’s documentary “Life and Debt” reveals much about the current situation in Jamaica and the long-lasting effects of the IMF loan. Poverty and crime are unacceptably high. Farmers are unable to compete with the international market. Imported food and goods are cheaper than locally produced goods and food. Even for those who are employed life can be terrible. As a result of the establishment of the Free Trade Zone, women are exploited and subjected to sweatshop conditions. The free zone is located in Jamaica but owned by multinational corporations such as Hanes and other American clothing companies that operate worldwide. These goods never step foot onto true Jamaican soil. Wages are low and offer no guarantees. When production becomes too expensive or can be done more cheaply somewhere else, by someone else, the companies get up and leave, often without even paying the Jamaican workers. In sum, this is an incredible film and in many instances excruciatingly truthful. With the documentary Black makes a very necessary statement about the impact that debt and foreign loan have on Jamaican society. (Black: 2001)”

These are historical and real cases of the effects of the neo-colonialist policies of the West on the developing/underdeveloped world.

Now to come back to the Nigerian tale, we are no different from these neo-colonies, we as well are a neo-colony. Our economy has been crumbled by the World Bank, IMF loans; the West has supported our various corrupt leaders from corrupt military dictators to corrupt politicians, supplied weapons and trainings for the massacre of the innocent in the Niger-delta, promoted repression and poverty and even at some times supported coups and assassinations like they did in Ecuador and Panama to mention a very few.

These have been peripheral of the West’s Imperialist and neo-colonial agenda and actions. A couple of months back Barack Obama was elected as the President of the US, majority of Africans rejoiced and celebrated like he was been inaugurated at the President for Africa. For a while I could understand their joy of being black and having a black man president of the US, but that is where it should all end! People took it further expecting a miracle from him to save Africa, to speak to his African/black brothers to change and rule with dignity and decency. They were wrong and have fooled themselves building castles in the air.

Obama, like any other US president represents the same neo-colonial US, which is out to dominate the world either by guns or debt! He drives the same agenda of exploitation, repression and self interest which has built and sustained the US economy and state. For those that thought he was a Jesus reincarnate, for those who thought he was sent to save us, for those who thought he and the west owed us or still owe us something, I say: Wake up from your slumbers! They owe us nothing!

I read an article by Sabella Abidde O. (A Nigerian Living in U.S.A) titled ”What Does the World Owe Africa?” In which he vividly mentions “. I am not sold on foreign intervention in Africa’s domestic affairs, but this is one of those times when the West must work in concert with the people of Africa to effect changes. For instance, London, Paris, and the White House know the right people and the right groups to work with in order to effect these changes. Until now, they have principally collaborated, cooperated, and coordinated their efforts with parasites and leeches.”

Then he, naively further states that “What’s to be done by the West? A series of steps needs to be taken: (1) Deny African elites and ruling class funds and any kind of investments in western nations, (2) Deny African leaders, along with their proxies and family members, medical treatment in hospitals in the West; (3) Deny the children of these leaders from accessing learning in Western learning institutions; (4) except for meetings at such places as the United Nations, decline all visa applications by African leaders, access Western courts so African leaders can be sued when war crimes and crimes against humanity are committed.”

Firstly, numbers 2 and 3 are simply against human rights. You can’t deny anyone an access to medical care or education on any grounds even if they are convicted criminals!

What the writer of the above quoted text has failed to understand is that these neo-colonial powers are the main one gaining from our economic, political and social slavery. On what basis should they give up this strong position they hold? Why would they do it? Remember colonialism as much as the world powers then knew it was inhumane and evil still they held onto it for as long as they could until various revolutions started occurring all around the colonies, and the new world power US was ready to take over from tem as neo-colonialists. That was only when they started giving up their strong holds. The West fought and died to keep us under colonialism, why would they walk away freely from this new neo-colonialist position they have now?

Of course they know the groups to work with for growth and development, but would they ever do that? Would that profit them? Wouldn’t that reduce their grip one various economies and nations? Do you think they want that? We need to understand fully the forces that are working against us and then we can proffer proper solutions.

Also, I read Sola Salako’s “Open Letter to President Obama on General IBB and Nigerian Elections in 2011” In which she pleads with Obama not to endorse/support an ex general (Ibrahim Babangida) in the next presidential elections in 2011.

After reading this article, I felt cheap, sold and made inferior to be a Nigerian. How in the world would someone degrade herself and her country as to plead to a foreign power not to support a candidate? Who cares if the US supports a candidate? I don’t!

Isn’t it up to the Nigerian populace to decide on whom to vote for? Or does the US support for a candidate determine the elections in Nigeria? When did Nigeria become the 52nd state of the US? (As Israel is already the 51st). This is a real shame for we Nigerians and Africans, we all claim to be educated, free and independent but still our mentality and reasoning beggars belief. It loudly spells out “Mental Slavery” and as Haile Selassie I and Bob Marley said we need to emancipate ourselves from mental slavery, because none but ourselves can free our minds.

Also she mentioned “IBB(Ibrahim Babangida) represents everything you (Obama) do not: Despair, Tired Hands, Status quo, Establishment, Dictatorship, Corruption, Lack of Vision, Lack of Integrity and Accountability, Unfairness, Same old, same old as you Americans would say.”

Then I ask if the Obama administration is supporting a candidate with the qualities she has described then how on earth doesn’t he represent what Obama represents or how doesn’t Obama represent what this candidate represents? Don’t they say “show me your friends and I’ll know who you are” If Babangida represents all these qualities she mentioned and he is being backed by the Obama regime, then it simply shows that Obama and his regime also represent this qualities. Well let me point out this clearly to you: Yes they do! The US represents all these same qualities you have mentioned!

She further states ”A nod in Gov Donald Duke, Babatunde Fashola or even Dr Pat Utomi, El Rufai or Nuhu Ribadu would get the electoral system buzzing with excitement in no time. That would rekindle the fire of nationalism in the young like you did their American counterparts in 2009.”

She is expecting a nod from the US in the right direction to create a buzz of excitement and rekindle the fire of nationalism in the youth. How on earth! This is such a shame! I for one as a youth don’t need a nod from anybody to rekindle my nationalism or buzzing, this is just a case of modern day slavery where the slaves consult the master for his blessings before he does anything or waits at the masters table to eat the crumbs that fall off. This kind of statements would make the likes of Kwame Nkrumah, Che Guevara, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Murtala Muhammed, Haile Selassie I, Gani Fawehinmi, Fela Kuti, Agostinho Neto, Sékou Touré, Julius Nyerere, Gamal Abdel Nasser and Amílcar Cabralto to mention a few cringe with disgust in their graves. How long shall it take Africans, Nigerians to learn? When would we evolve and rightfully become the heirs of the world’s revolutions?

It’s these kinds of statements that made Che Guevara conclude that “Africa has a long way to go before it reaches real revolutionary maturity,”

The message of change should be directed to the Nigerian populace; Nigerians themselves must understand what change is, learn it and decide if they are ready for it. The people must be empowered and educated. That’s the first step. As Che Guevara said “The first duty of a revolutionary is to be educated.” We need to fully educate ourselves and others to build a worthwhile revolution. Nigerians don’t need the US or any other country to back any candidate for us to know whether we would vote for the candidate or not. We Nigerians have to take up this challenge as our integrity, dignity, intelligence and sanity have been tested and called to action by such statements. Over the years we have shown our laxity and lackadaisical attitude towards our leadership and future. It’s time we take the bull by the horn. “No Nation can liberate another” – Haile Selassie I. We have to liberate ourselves!

I personally don’t see why Nigerians should be bothered if the US or any other country supports men like Babangida because I know I will never vote for them! Even if the heavens support men of that calibre I would still not vote for them “In fact, if Christ himself stood in my way, I, like Nietzsche, would not hesitate to squish him like a worm.” -Che Guevara and Me.

Nigerians should be ready to wage a war with their votes at the booths, voices and marches if their votes are stolen and even with their lives, as Jose Marti said “It’s better to die standing, than to live on your knees.” We need to fight for our own true independence, taking back our country from these corrupt politicians and elite and all other agents of imperialism and neo-colonialism. Until the day when it is said of us that “For this great humanity has said “enough” and has started to move forward. And their march, the march of giants, cannot stop, will not stop until they have conquered their true independence, for which many have already died, and not uselessly, they will die for their never-to-be-renounced, their only true independence.”

This new will of a whole continent, Africa and nation Nigeria shows itself in the cry proclaimed daily by our masses as the irrefutable expression of their decision to fight, to grasp and deter the armed hand of the invader. It is a cry that has the understanding and support of all the working class and youth of the world.”

That cry is: “Our country or death.” – Che Guevara; paraphrased by me.

In the long run, Neo-colonialism like colonialism before it would be defeated!

The world owes us nothing, we owe ourselves everything!

“”Hasta La Victoria Siempre!

By Teekay Akin (Akinyemi Adeseye)13/04/2010

*Notes on Kwame Nkrumah taken from Nkrumah:. Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism, 1965**Notes on Neo-colonialism in Jamaica taken from Neocolonialism in Jamaica:History, practices, and resistance Dori Borrelli Speech 214 4/25/02***Paragraph from Che Guevara taken from Discurso del Comandante Che Guevara ante la ONU 1964″”"”"”"”"”"”"”"” “”"Hasta La Victoria Siempre!By Teekay Akin (Akinyemi Adeseye)13/04/2010*Notes on Kwame Nkrumah taken from Nkrumah:. Neo-Colonialism, The Last Stage of Imperialism, 1965**Notes on Neo-colonialism in Jamaica taken from Neocolonialism in Jamaica:History, practices, and resistance Dori Borrelli Speech 214 4/25/02***Paragraph from Che Guevara taken from Discurso del Comandante Che Guevara ante la ONU 1964″”"”"”"”"”"”"”"”

16/08/2011

Emmanuel Altit:«Il y a clairement une volonté d’humilier Laurent Gbagbo»

Slate Afrique

Emmanuel Altit, avocat et pénaliste international, proteste contre les conditions de détention de Laurent Gbagbo. Il fait partie du collectif d’avocats mandaté officiellement par Géraldine Odéhouri, la conseillère juridique de l’ancien président ivoirien. Ce collectif comprend trois avocats ivoiriens, Agathe Barouin, Jean-Serge Gbougnon et Toussaint Dako Zahui. Il compte aussi un avocat togolais de renom, Joseph Kokou Koffigoh, ancien Premier ministre sous Gnassingbè Eyadéma (1991-94) puis ministre des Affaires étrangères du Togo (1998-2000) et chef d’une mission des observateurs de l’Union africaine (UA) qui avait défendu Laurent Gbagbo lors de la dernière présidentielle ivoirienne. Le collectif comprend également les avocats français Jacques Vergès, Roland Dumas, Lucie Berthoumieux et Emmanuel Altit, qui s’en explique pour Slate Afrique.

Slate Afrique: Pourquoi avez-vous été mandaté pour défendre Laurent Gbagbo?

Emmanuel Altit: Notre mission est d’intervenir sur le plan international, de changer le rapport de force politique général, d’intervenir dans les négociations avec les autorités ivoiriennes, mais aussi les Nations unies et la Cour pénale internationale (CPI). Nous faisons un travail de fond depuis plusieurs semaines et nous ne sortons du bois que maintenant, pour dénoncer les conditions de détention de Laurent Gbagbo, parce que nous avons d’abord voulu constituer les dossiers et rassembler suffisamment d’éléments.

Avez-vous pu voir Laurent Gbagbo?

E. A.: Jusqu’à présent, non. Les autorités ont peur de l’écho que nous pourrions donner à ce que nous pourrions voir sur place. J’ai fait une demande formelle le 15 juin lors d’un rendez-vous avec Jeannot Ahoussou, le ministre de la Justice du gouvernement Ouattara. Il m’a promis que je pourrais voir Laurent Gbagbo dans les jours qui viennent. J’ai rencontré la direction des Droits de l’Homme de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire le 17 juin, qui m’a tenu le même discours. Nous sommes le 11 août, et il ne s’est toujours rien passé.

Avez-vous pris conscience du niveau de haine de violence qui a prévalu en Côte d’Ivoire tout au long de la crise post-électorale?

E. A.: Qui a prévalu et qui prévaut toujours. J’étais encore en Côte d’Ivoire il y a quelques jours. Ce qui s’est passé est terrible, et il sera très difficile de parvenir à une vraie réconciliation. Cette dernière va demander des efforts de tous les côtés. Du côté des nouvelles autorités ivoiriennes, les efforts ne sont pas là: il existe une logique de vengeance et d’humiliation, qui se trouve à l’oeuvre dans les conditions de détention de Laurent Gbagbo.

Ne pensez-vous pas que le fait que l’ancien président n’ait pas été exécuté représente déjà une avancée? Faut-il se remémorer l’exemple du couple Ceaucescu, en Roumanie, qui avait été fusillé?

E. A.: Les contextes sont différents. Le poids du chef en Afrique n’a rien à voir avec la culture européenne. Laurent Gbagbo est maltraité. Les lois ivoiriennes comme les lois internationales sont violées, dans l’indifférence générale.

En quoi ce dossier vous intéresse-t-il?

E. A.: Dans mon cabinet, nous connaissons bien l’Afrique. J’ai vécu en Côte d’Ivoire et au Libéria. Nous avons aussi l’habitude des affaires délicates, d’intervenir pour des chefs d’Etat ou des opposants politiques. Enfin, nous sommes spécialisés dans la justice pénale internationale. J’ai défendu Thomas Lubanga, le premier accusé à avoir comparu devant la CPI, et je connais le fonctionnement de la CPI en amont. Je travaillais sur les réformes pénales en Bosnie dans les années 1990, et je suis allé à New York en tant que conseiller légal de la délégation de Bosnie en vue de la ratification du traité de Rome, en 1998.

Où en est l’enquête de la CPI en Côte d’Ivoire?

E. A.: Pour l’instant il n’y a pas d’enquête officielle. Le procureur de la CPI s’est familiarisé avec le dossier, il a été briefé par les organisations de défense des droits de l’homme et par la communauté internationale. Une première phase formelle consiste à demander à toutes les victimes de se manifester : elles ont eu trente jours pour le faire à partir du 17 juin. Ensuite, une enquête préliminaire a été ouverte le 23 juin, pour examiner les possibilités d’enquête et de publication ultérieure de mandats d’arrêt. Pour l’instant, nous en sommes aux prémisses concernant la CPI.

Y a-t-il d’autres avocats mandatés par la famille, en dehors du collectif dont vous faites partie?

E. A.: Autour de notre collectif se greffent d’autres avocats qui défendent d’autres membres de la famille ou des anciens ministres. Mais en ce qui concerne le président, et nous ne parlons pas de sa femme (Simone Ehivet Gbagbo, ndlr), notre collectif est le seul à avoir mandat officiel.

21/07/2011

Calixte Belaya: Appel pour une Adhésion au M.A.F

Merci, chers amis.

J’espère que vous serez nombreuses et nombreux à avoir le courage de tirer votre bulletin, de le remplir et de me le renvoyer au 9, rue Roger Gobaut – 93 500
Pantin.

Comme vous n’êtes pas sans l’ignorer, les clefs de la prison de Laurent Gbagbo sont à Paris et non à Abidjan.

Comme vous êtes sans l’ignorer, l’UMP et le PS ont pas plus tard qu’aujourd’hui, voté pour la continuité des guerres en Afrique, notamment en Libye.

Comme vous êtes sans l’ignorer, s’ils se permettent d’aller nous bombarder, c’est parce que s’il est vrai que les Africains descendants, sont évalués à 10
millions de personnes, ils ne sont pas organisés au sein d’un grand Mouvement fort, car seul le lobbying dans ce pays est respecté.

Comme vous êtes sans l’ignorer l’UMP et le PS qui décident de l’avenir de la Côte d’Ivoire, de la Libye et bientôt du Cameroun et d’autres pays Africains cumulent
à eux deux moins de 400 000 personnes.

Si demain, UN MILLION D’AFRICAINS DESCENDANTS, D’AFRICAIN-FRANCAIS, D’AFRICAINS adhèrent au sein de le M.A.F., Mouvement des Africain-
Français, nous serons la PREMIERE FORCE POLITIQUE DE LA FRANCE et ALORS, ils seront obligés de nous écouter.

Je vous encourage à continuer à organiser des conférences, à continuer d’organiser sans cesse des MARCHES !

MAIS LA VERITABLE manière de frapper, c’est que avant la fin de l’année, nous soyons 1 MILLION au sein du MAF !

Et cela est possible, si chacune et chacun d’entre nous adhère, indépendamment de ses activités politiques par ailleurs.

C’est possible, si chacun d’entre nous y fait adhérer ses amis, ses enfants, son compagnon, sa compagnre, ainsi que toute personne susceptible de l’aider.

C’est POSSIBLE DE SE FAIRE ENTENDRE ! C’EST POSSIBLE DE NOUS FAIRE RESPECTER grâce au MAF

Bises à tous !

“Calixthe Beyala”

06/07/2011

‪Cote d’Ivoire: Affi N’Guessan et Michel Gbagbo s’entretiennent avec un garde à Bouna video amateur‬‏

05/06/2011

Théophile Kouamouo : le SOS d’un journaliste ivoirien

« Mon quotidien est empêché de paraître par le nouveau pouvoir ivoirien. Ce mail est un SOS. Nous avons besoin de vous, sinon nos journaux mourront. » Tel es…

31/05/2011

Problèmes politiques nouveaux: message du Président Gbagbo

Ivorian.Net-31/5/2011

La situation de guerre que la France impose à la Côte d’Ivoire sans une déclaration préalable de guerre a déstabilisé la société ivoirienne en ouvrant une plaie béante et en engendrant des problèmes politiques nouveaux.

C’est le cas de l’assassinat, de l’arrestation et la détention arbitraires d’hommes politiques, d’enseignants, de Hauts cadres de l’Administration, de syndicalistes, de journalistes, d’étudiants, voire de simples anonymes pour délit d’opinions. Nombreux sont nos compatriotes qui sont soit assassinés soit continuent de subir des exactions sur la base de leur appartenance ethnique ou partisane. Tout ceci est de nature à mettre à mal l’unité nationale et a fini par nous convaincre de la volonté de la France de remettre en cause les acquis de notre lutte commune de plusieurs décennies pour l’instauration de la démocratie et des libertés individuelles au service de la Souveraineté de la Côte d Ivoire. Cette lutte a valu au président Laurent GBAGBO lui-même, à sa famille et à ses compagnons plusieurs arrestations et humiliations de la part de ses adversaires politiques.

C’est pourquoi, face à des problèmes politiques d’une telle importance, la polémique de l’entrée ou non du Front Populaire Ivoirien (FPI) dans un Gouvernement paraît inappropriée et indécente au regard de l’ampleur des dégâts causés par la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Le Président Laurent GBAGBO s’étonne que cette question fasse l’objet de tant d’attentions et de passions alors que les problèmes politiques relevés et soulignés sont encore pendants et ne font même pas l’objet d’intérêt pour connaître un début de solution.

A ce propos, le Président Laurent GBAGBO rappelle, que le Président de son Parti, M. Pascal AFFI N’Guessan (photo) a été arrêté, maltraité et déporté au Nord de la Côte d’Ivoire pour avoir fait publier un simple communiqué donnant la position du FPI sur l’évolution de la situation politique nationale.

30/05/2011

Alassane Ouattara : “besoin de 15 à 20 mds d’euros”

Le président ivoirien compte lancer un appel aux dirigeants réunis au G8, à Deauville. Il estime à “15 à 20 milliards d’euros” le besoin d’aide financière pour relancer son pays.

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