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16/01/2012

51 ans après l’assassinat de Patrice Lumumba : 17 janvier 1961 – 17 janvier 2012

voici la dernière lettre de Patrice Lumumba à sa femme Pauline:

Ma compagne chérie,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ?

Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

A mes enfants que je laisse et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

Ma compagne chérie,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ?

Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

A mes enfants que je laisse et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

13/09/2011

Paul Kagamé : l’ancien guerillero devenu président

Tutsi anglophone, Paul Kagamé détient la présidence du Rwanda depuis 2000 mais, dans les faits, il est l’homme fort du pays depuis la fin du génocide en 1994.Son passé reste assez trouble. Il a notamment été actif dans des mouvements de lutte armée pendant des années.Retour sur son histoire.

A droite, le jeune Paul Kagamé.

L’enfant chassé

Né en octobre 1957 à Kamonyi dans le centre du Rwanda, Paul Kagamé est un Tutsi anglophone issu de la famille royale du pays.En 1961, devant la montée des persécutions contre les Tutsis, il quitte le Rwanda avec sa famille pour l’Ouganda. Il a 4 ans.

L’homme de la reconstruction

L’épouse de Paul Kagamé en visite aux Etats-Unis.
Même s’il semble se contenter du poste de vice-président aux côtés du nouveau président hutu Pasteur Bizimungu, Paul Kagamé est considéré comme l’homme fort du Rwanda. Il a été nommé ministre de la Défense du gouvernement d’union nationale et chef d’état-major.En 2000, il est désigné président par le parlement et est reconduit au pouvoir lors des élections de 2003 avec 95 % des voix. Un résultat contesté par l’opposition. Six mois avant le scrutin, la justice rwandaise avait condamné l’ancien président Pasteur Bizimungu à 15 ans de prison (il sera par la suite gracié), écartant ainsi l’un des principaux opposants. Toutefois, l’élection d’un Tutsi par la majorité hutu est perçue comme un signe de réconciliation par la communauté internationale.De chef de guerre, Paul Kagamé se transforme peu à peu en chef d’État. Il délaisse le treillis militaire pour d’élégants costumes sombres ou des chemises multicolores.  Il se consacre à la pacification de son pays et cherche à remettre l’économie en marche.
20/01/2011

50 ans après l’assassinat de Patrice Lumumba : 17 janvier 1961 – 17 janvier 2011

voici la dernière lettre de Patrice Lumumba à sa femme Pauline:

Ma compagne chérie,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ?

Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

A mes enfants que je laisse et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

Ma compagne chérie,  

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ?

Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres.

A mes enfants que je laisse et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau.

Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

13/09/2010

Former RPA Major pins Kagame on killings

As the Rwandan Government grapples to shake off international uproar over the leaked UN report accusing the Rwandan troops of committing acts of genocide and mass murder in DRC,a former RPA Major has joined the fray, accusing President Kagame of systematic Hutu mass killings since 1990. Major Alphonse Furuma also accuses Kagame of attempting to kill former President Habyarimana at the aborted swearing in ceremony of the broad based government early 1994, and reveals why former MP Evariste Burakari, was assassinated.


In a lengthy statement to The Newsline, Maj. Furuma, a former Rwandese Patriotic Army Political Commissar during the RPA war, and later Aide de Camp (ADC) to the former army Chief of Staff Gen. Kayumba Nyamwasa, further accuses his former Commander in Chief, President Kagame, of ordering killings of thousands of innocent civilians during the RPA war and after capture of power.

Maj. Furuma, the first senior officer to fall out with Kagame, details numerous Hutu mass killings, dating from the early days of RPA invasion.
He also accuses Kagame of ordering systematic massacres, laying of mines, looting property,demolishing homes and other building as well as destruction of crops so as to displace the population and create an RPF/RPA controlled territory free of the Hutu.
These crimes, Furuma explains, were carried out between 1992-4 in the Districts of Muvumba, Ngarama, Bwisigye, Kiyombe, Mukarangye and Cyumba. Other districts were Kibali, Kivuye, Cyungo, as well as in Kinigi, Butaro, Cyeru and Nyamugari.
He further says military operations were carried out against known civilian targets, in most cases peasants. ‘Known Refugee Camps and densely populated villages and Towns were routinely shelled with 120 mm motors, 107 mm rocked launchers and 122 mm guns mounted on hill tops overlooking such locations,’ he writes.
Examples of these incidents include the shelling of Rwibare Refugee Camp in Muvumba, Kisaro Refugee Camp in Buyoga as well as Byumba and Ruhengeri towns in 1991 and 1992.
The exiled officer claims that when the Arusha Peace Talks for Rwanda started in 1992, Paul Kagame launched a deliberate policy to create a Tutsiland through Hutu massacres, massive population displacement, property appropriation and land grabbing in the North East, East, South East and in
Central Rwanda. “This is the policy we saw at work in 1993, 1994 and 1995,” Furuma says in the statement.
Furuma also accuses Kagame of assassinating Hutu elites including members of the RPF/RPA like Member of High Command Muvunanyambo who was killed in 1992 as well as many civilian cadres recruited from the demilitarized zone in Northern Rwanda between 1992 and 1994.
‘Once again, the districts most affected include Muvumba, Ngarama, Bwisigye, Kiyombe, Mukarangye, Cyumba, Kibali, Kivuye, Cyungo, Kinigi, Butaro, Cyeru and Nyamugari,” he asserts.
The former officer also claims there were periodic revenge massacres against the Hutu population whenever the regime in Kigali massacred the Tutsi. For example such revenge massacres were carried out in the RPA Offensive of February 1993 covering the entire North of the country, he says.
‘The offensive was launched overnight, by morning several districts had been taken over by the RPA and in the hours and days that followed the Hutu were hunted and shot at sight.

In one location in the District of Ngarama, at least 134 people were massacred and buried in shallow graves’, Furuma writes.
From 1992 up to 1994, Major Furuma alleges politico-military cadres (RPF/A) were infiltrated behind government lines to carry out terrorist activities especially in urban areas.
‘From 28th December 1993 to 6th April 1994, this time using the RPA Unit in Kigali, more people were trained, arms distributed and an urban terrorist campaign launched against civilian targets in Kigali City,’ he adds.
Furuma says these terrorist groups, among others, targeted high profile politicians including the late President Juvenal Habyalimana, former Minister Gatabazi, Gapyisi and Martin Bucyana. ‘For example President Habyalimana had been a target for assassination between January and April 1994 at a swearing ceremony of the Broad Based Transition Government scheduled to have taken place at the Parliamentary Buildings in Kigali’, he says.
Major Furuma also says Kagame ordered counter genocide massacres covering the entire nation immediately the genocide started. ‘All RPA Units were under orders to kill any Hutu on sight and for several months, many soldiers did kill as many Hutu as they could’ the statement adds.
Furuma details the massacres at Rwesero Seminary on April 21, 1994, which included seven priests who had taken refugee there; the massacres at Kabgayi on June 5, 1994, which included three Catholic Bishops and other Church leaders; the massacres by the RPA Kigali Battalion in the hours and daysimmediately following the start of the genocide and, the killing of Hutu families in locations north of Kigali City like Kimihurura and Remera. Others massacres, he contends, were carried out in the Province of Gitarama.

newslineea

30/06/2010

As Congo Marks 50th Anniversary of Independence, Human Rights Abuses Rise in Congo and Neighboring Rwanda

Tomorrow marks the fiftieth anniversary of Congolese independence from colonial Belgian rule. On June 30, 1960, the new prime minister of the independent Congolese government, Patrice Lumumba, declared an end to the slavery of colonialism and a new beginning for the country and the liberation of the entire continent of Africa. But today, jubilee independence celebrations in the Democratic Republic of Congo are marred by ongoing violence and increasing political repression, in particular the recent murder of Congo’s leading human rights activist Floribert Chebeya. Meanwhile, repression is on the rise in neighboring Rwanda, as well, ahead of scheduled elections this August, which incumbent president Paul Kagame is widely expected to win.

Guests:

Peter Erlinder, American attorney who was arrested in Rwanda last month, held for nearly three weeks, and released on health grounds. He is a lawyer at the International Criminal Tribunal for Rwanda and a past president of the National Lawyers Guild. He was jailed shortly after arriving in Rwanda to help with the legal defense of an opposition presidential candidate charged with “genocide ideology.” Erlinder himself stands accused of violating laws barring the denial of the Rwandan genocide.

Alafuele Kalala, Congolese pro-democracy activist who ran for president in his country in 2006.

AMY GOODMAN: Tomorrow marks the fiftieth anniversary of Congolese independence from colonial Belgian rule. On June 30th, 1960, the new prime minister of the independent Congolese government, Patrice Lumumba, declared an end to the slavery of colonialism and a new beginning for the country and the liberation of the entire continent of Africa.

But today jubilee independence celebrations in the Democratic Republic of Congo are marred by ongoing violence and increasing political repression, in particular the recent murder of Congo’s leading human rights activist Floribert Chebeya. He was found dead in his car earlier this month, a day after being called to meet the national police chief. The Joseph Kabila government has announced several investigations and suspended the police chief, but no charges have been filed, and the cause of Chebeya’s death remains unknown.

Meanwhile, repression is on the rise in neighboring Rwanda, as well, ahead of the scheduled elections this August, which incumbent President Paul Kagame is widely expected to win. Two opposition leaders have been arrested. Dozens of opposition party members have been detained. Last week a critical journalist was murdered, a case in which Rwandan authorities deny any involvement.

American attorney and law professor, Peter Erlinder, was also arrested in Rwanda last month, and he was held for nearly three weeks and released on health grounds. Peter Erlinder is a lawyer at the International Criminal Tribunal for Rwanda and a past president of the National Lawyers Guild. He was jailed shortly after arriving in Rwanda to help with the legal defense of an opposition presidential candidate charged with “genocide ideology.” Erlinder himself stands accused of violating laws barring the denial of the Rwandan genocide. We turn now to Peter Erlinder, who joins us from the Twin Cities, from Minneapolis.

Peter, welcome to Democracy Now! How are you felling? What happened to you?

PETER ERLINDER: Good morning, Ms. Goodman. Of course, I’m feeling much better now that I’m out of detention, but it strikes me that the earlier piece with Pilger is actually an introduction to this piece, because the reality is that most people in the United States don’t know about the US support for the Kagame dictatorship or the US responsibility for about ten million deaths in the eastern Congo, most of which have been the result of the invasions of the Congo by Rwanda and Uganda in the 1990s and the continued occupation of the Congo today. There’s been a massive disservice done to the American people regarding the truth of their government’s involvement in Central Africa. And unfortunately, until we’re able to find the documents in the UN files that tell the other story, the entire world has been misled with respect to what happened in Rwanda in 1994.

AMY GOODMAN: Why were you arrested? Peter Erlinder, why were you arrested?

PETER ERLINDER: Well, you’ll have to ask that of the Rwandan government, wouldn’t you? I was having breakfast and a croissant, finishing a document that I was working on for my client, and six large men surrounded me and took me away from the hotel. As to why that happened, I suspect that only the Rwandan leaders know.

AMY GOODMAN: They claim that you tried to commit suicide. Is that true?

PETER ERLINDER: Well, it seems to me that there are so many more important issues to talk about, like the ten million people that have been killed in the Congo. The state of my health and getting through that issue, it seems—or that circumstance, seems to me to be not the most important question to talk about. And because it was necessary for me to go public in court, with all of the various ills that I have as a guy who’s getting older, I think I’ve made a complete record of all that up until now, and I’m not talking about that in the media. I’d rather talk about the conditions of the US support for the military dictatorships in Central Africa, which I think is the much larger question.

AMY GOODMAN: Well, why don’t you talk about who you were representing there and what is the situation in Rwanda today—

PETER ERLINDER: Sure.

AMY GOODMAN: —and as it relates to Congo, as well.

PETER ERLINDER: OK, thanks a lot. Yeah, I went there to represent Madame Victoire Ingabire, who had left Rwanda before 1994 to study in Europe. She returned at the beginning of this year with the idea of running for the presidency against the current president, Paul Kagame. Within a few hours after she arrived in Kigali, she went to the memorial for the Tutsis who were killed in the genocide, and she raised the question as to why it was that there were only Tutsis that were memorialized, when even the government says that moderate Hutus and Tutsis were the victims. And based on her questioning of the Tutsi being the only victims, she herself was charged with genocide ideology.

When I arrived in Rwanda, she had been charged. And I went there to consult with her to see if there was anything I could do. And five days later, I was arrested myself, based on, we later found out, my writings, written in the United States that were published on the web in English, which is both a medium that most Rwandans don’t have access to and a language that they don’t understand. It would have to be translated into Kinyarwandan in order for the ordinary Kinyarwandan to—only ordinary Rwandan to know what my articles were about at all.

AMY GOODMAN: We’re also joined from Washington, DC by the Congolese pro-democracy activist Alafuele Kalala, who ran for president in the Democratic Republic of Congo in 2006.

We welcome you to Democracy Now! on this eve of the fiftieth anniversary of the independence of the Democratic Republic of Congo under Patrice Lumumba. Your thoughts today about where your country is?

ALAFUELE KALALA: That’s a very—thank you. It’s a very difficult question. I think that the country is nowhere. It’s completely destroyed. In fact, it’s a nightmare for most Congolese, and they don’t know what fifty years of independence, formal independence, I should say, means. So, people are suffering. The country is completely bankrupted, at all levels. I say it’s a quintuple bankruptcy: political, economic, social, military, cultural. So, the country is nowhere. It’s completely destroyed. That’s what I can say in a few words.

AMY GOODMAN: Can you talk about the death of the human rights activist Floribert Chebeya?

ALAFUELE KALALA: Yeah, as I said it in my—just to summarize how I view it, it’s that this is a horrible murder that reveals the nature of the regime. It was shocking, but I was not surprised, because a couple of months ago I spoke with someone close to the Congolese government who told me, making a comparison between the Mobutu regime and the Kabila regime in the way they were treating human rights activists or human rights pro-democracy movement in the Congo. He said, during the Mobutu years, Mobutu was very cautious with human rights activists. Here we are dealing with people who don’t care, who arrest, torture and even kill pro-democracy activists and human rights activists. So that was told to me just a couple of months ago. And when this happened, I was shocked, but I was not surprised.

In fact, they tried to send a shockwave throughout the Congolese community, the Congolese society, in general, because if they can kill a leading human rights activist, a standing, leading human rights activist, respected in the world, what can they do of ordinary Congolese? And they are trying to frighten the human rights activists in the Congo not to take the ordinary tough stand against them.

AMY GOODMAN: You know, there—

ALAFUELE KALALA: So it’s a sad day for Congelese and for the world, I should say.

AMY GOODMAN: Eve Ensler and other women’s rights activists have been trying to shine the spotlight on what’s been happening in the eastern Congo, the massive number of rapes by soldiers and others there. People hear, and they think, what can we do? It’s so far away. Can you talk about the US role in the Democratic Republic of Congo?

ALAFUELE KALALA: Yeah. I should say, the past, the present and the future. What is happening in the Congo now, I summarize it saying that it’s fifty years of American foreign policy at work. The Americans played a role in the assassination of Lumumba; it’s a secret for no one. They put Mobutu in power and supported him unconditionally, allowing him to destroy an otherwise wealthy country. They knew everything that was happening. I would refer, if I had some time, to an editorial that Jim Hoagland put in the Washington Post in 1993 saying briefly that successive American administration knew everything that Mobutu was doing in the Congo, but they considered it to be a small Cold War tax on Zairians, as it was called at that time. So now, I am—OK, that was explained with the Cold War. I don’t think that it’s a complete explanation of the American role in the Congo. In my opinion, it shows the power and the influence of mining companies on the American foreign policy in the Congo, in particular.

Unfortunately, I thought that after the Cold War, the American administration was going to amend its act and allow the people of the Congo to chart a new course. Unfortunately, in the 2006 elections, they imposed—they worked with other Western countries to impose Kabila on the Congo. It was a sham election. And now we are witnessing a total collapse, deliquency of the country, because we are dealing with a widespread corruption on top of the violence that they use against even ordinary people, political activists, human rights activists. So, so far, to date, the US administration has—

AMY GOODMAN: We have five seconds.

ALAFUELE KALALA: —played a negative role in the Congo. Yeah.

AMY GOODMAN: We’re going to have—

ALAFUELE KALALA: They also supported Rwanda in its invasion of Congo. So, so far, it has been a totally negative role in the Congo.

AMY GOODMAN: We’re going to have to leave it there, but we will continue the discussion. Alafuele Kalala, Congolese pro-democracy activist, former presidential candidate in Democratic Republic of Congo, and Peter Erlinder, thank you so much.

DemocracyNow

18/06/2010

Les spéculateurs du coltan: haro sur le Congo

Le droit international s’applique-t-il à tous les pays ? Israël le bafoue en toute impunité. Avec la Colombie qui assassine et déporte au profit des multinationales, l’Union européenne signe un traité de libre échange. Avec  les dictatures arabes, les Etats-Unis font un commerce juteux et discret.

Par contre, quand les intérêts de l’autoproclamée « communauté internationale » paraissent menacés, alors elle ressort bien vite le prétexte des droits de l’homme et le principe d’ingérence humanitaire cher à Bernard Kouchner.

Exemple : le Congo. Raf Custers s’est demandé pourquoi certaines multinationales, d’habitude guère préoccupées par la vie des populations du Sud, ont tout à coup invoqué les droits de l’homme à propos du coltan et du Congo. Enquête sur un pseudo mystère…

Investig’Action


Le 8 décembre 2009, un certain Ron MacDonald participe à une réunion de travail à l’OCDE, à Paris. MacDonald se présente comme conseiller en politique internationale d’une société minière canadienne. La réunion traite des investissements dans le secteur minier et de la façon dont les minerais « contaminés » peuvent être éloignés du commerce. Le Congo ne figure pas expressément à l’ordre du jour de la réunion. Mais MacDonald détourne toutefois la discussion dans cette direction, au moyen d’une intervention qui est loin d’être du goût de tous les participants. Il plaide, ni plus ni moins, pour un embargo contre l’exportation de ces minerais à partir du Congo. Le sort des Congolais n’est cependant pas la préoccupation majeure de MacDonald. Il n’est là que pour défendre les seuls intérêts de la firme qui a loué ses services.

L’OCDE, l’organisation des pays occidentaux les plus riches, est elle aussi préoccupée par le commerce des minerais. Il y est question de minerais « sales » ou « contaminés ». Plus d’une organisation d’aide au développement se plaint que ces minerais entrent dans la fabrication d’appareils électroniques à usage quotidien. On les dit « contaminés » parce qu’ils sont extraits dans des conditions indignes pour les travailleurs. Par exemple, dans les mines exploitées par les rebelles et où des enfants doivent également travailler en tant qu’esclaves. Il s’agit surtout ici du tantale, le minerai entrant aussi dans la fabrication de certains composants des GSM, ou du minerai d’étain (cassitérite). Ces deux minerais sont entre autres produits dans l’Est du Congo, une région qui, depuis 1994, a été dévastée par des guerres successives et qui est demeurée très instable. Pour empêcher les minerais sales de débarquer dans le circuit commercial, l’OCDE entend pratiquer la « due diligence » (contrôle rigoureux) [1a]. Les commerçants ou les utilisateurs des minerais doivent donc chercher à vérifier activement si leurs matières premières proviennent bien de mines « propres », exploitées légalement et de façon normale.

16/06/2010

Affaire Chebeya : Le corps de Fidèle Bazana immergé au fond du fleuve à Kinsuka ?

Des diplomates en poste à Kinshasa font état d’un étrange courrier électronique sous forme d’«aveu» qui leur a été envoyé par un mystérieux officier de police qui se dit membre du département des renseignements généraux dont le chef n’est autre que le colonel Daniel Mukalay. Le policier jure que l’ordre d’exécuter Floribert Chebeya émanait du «colonel Daniel» qui agissait sur base d’un «coup de fil» de l’«IG», autrement dit l’Inspecteur général de la police nationale John Numbi Banza. Selon ce policier non autrement identifié, le corps de Fidèle Bazana Edadi aurait été jeté dans le fleuve au niveau de Kinsuka.


Rebondissement ou tentative de brouiller les pistes dans l’affaire relative à l’assassinat le mardi 1er juin de Floribert Chebeya et la disparition de son chauffeur Fidèle Bazana Edadi ? Les deux hommes n’ont plus été revus en vie après avoir répondu à une convocation de l’Inspecteur général de la police nationale congolaise. Si le corps de «Floribert» a été retrouvé, «Fidèle» est porté disparu.

Deux semaines après la découverte du corps inerte de ce défenseur des droits de l’Homme, des questions restent sans réponses. Qui l’avait convoqué au bureau de l’Inspecteur général (IG) de la police nationale? Qui est le fonctionnaire de police qui l’a reçu ce mardi 1er juin à 16h30 à l’IG? Qui l’a tué? Pourquoi? Qui a transporté son corps jusqu’au quartier Mitendi? Qui a déposé des préservatifs, mèches de cheveux, ongles artificiels et autre Viagra trouvés dans la voiture du défunt? Qui est le policier qui a découvert le corps ? Dans quelles circonstances ? Pourquoi la charge de faire les premières constations a été confiée aux policiers et non à des magistrats instructeurs du parquet ? Qui a commandité cet assassinat? Qu’est devenu le corps de Fidèle Bazana Edadi, chauffeur et membre de la «VSV»?

30/09/2009

DECRYPTAGE – Interview de Charles ONANA: Les dessous de la Guerre au KIVU

07/06/2009

Guerre au Congo – interview de Charles Onana

Charles ONANA est journaliste d’enquête, auteur de nombreux ouvrages sur les conflits qui touchent la région des Grands Lacs africains. Il est le premier à avoir mis en cause le président du Rwanda Paul Kagame dans l’attentat du 6 avril 1994 qui a coûté la vie à deux chefs d’Etat africains. Il a également fait un travail pionnier sur le rôle des Africains durant la Seconde guerre mondiale et est l’auteur de plusieurs biographies sur des personnalités artistiques et intellectuelles du monde noir.

Présentation de l’éditeur
Instrumentalisant la mémoire de la Shoah, ils s’autoproclament victimes d’un génocide au Rwanda. Pourtant, en 1994, ils ont assassiné deux chefs d’Etat africains, des milliers de Rwandais ainsi que des témoins français, espagnols et canadiens. Ils sont aussi soupçonnés d’avoir froidement abattu les parents du chanteur Corneille. En 1997, ils envahissent la République Démocratique du Congo (RDC) où ils exterminent des milliers de réfugiés hutu. Bénéficiant de l’impunité, ils torturent et violent les femmes à l’Est de la RDC et massacrent plus de 6 millions de Congolais chez eux. Appuyés par des puissances étrangères, ils pillent massivement les resources minières de la RDC pour les vendre à Kigali. Ces mercenaires de l’horreur ont un nom : les extrémistes tutsi du Rwanda. Soutenus aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Belgique ainsi que par des multinationales, ils sont devenus les sous-traitants officiels d’une mondialisation sanguinaire en Afrique Noire. A l’instar du ministre français Bernard Kouchner qui soigne ses relations avec le régime tutsi de Kigali et de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, devenu “conseiller bénévole” du dictateur Paul Kagame, le commissaire européen Louis Michel compte désormais parmi leurs soutiens les plus actifs au sein de l’Union Européenne. L’enquêteur Charles Onana, qui a obtenu de nombreux documents confidentiels de l’Union Européenne, révèle que, depuis 2005, le président de la RDC Joseph Kabila, serait disposé à partager les richesses de son pays avec le Rwanda; une curieuse idée émise également par le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy en 2009. Ce document exceptionnel raconte aussi comment l’uranium du Congo a servi à fabriquer la bombe atomique américaine en 1942 et comment le gouvernement américain a formé des extrémistes tutsi pour déstabiliser l’Afrique Centrale sous le regard complaisant de la communauté internationale et des “grandes démocraties”.

02/04/2009

Alerta sulla sorte dei rifugiati rwandesi in RDCongo

Cari tutti e tutte,

Convinto che ognuno di noi, nel suo piccolo, può essere portatore e ambasciatore di pace nei Paesi dei Grandi Laghi africani, invio di nuovo la testimonianza sulla situazione attuale dei profughi rwandesi in RDC  come testo nel corpo del messaggio visto che l’invio come allegato, di qualche settimana fa, non è riuscito: appena me ne sono reso conto.

Nel corpo della mail viene presentato un riassunto delle raccomandazioni della Rete “ Pace per il Congo”relative al contributo che la Comunità Internazionale (e in particolare l’Unione Europea) potrebbe dare per riportare la pace nella Regione dei Grandi Laghi.

Cordiali saluti

                                                                                  Kalisa Jean-Bosco

Raccomandazioni

Restiamo convinti che una soluzione puramente militare al problema non esiste. Occorre invece promuovere una reale democratizzazione dei Paesi della Regione e in particolare del Rwanda mediante l’avvio di un vero dialogo inter-ruandese che possa dare un futuro di pace al Paese e all’intera Regione.

Non dobbiamo sempre ricordarci che nelle sue Posizioni comuni sul Rwanda del 13 luglio 1999 e del 21 ottobre 2002, l’UE ha messo in evidenza la necessità per il paese di iniziare un processo di dialogo per arrivare alla riconciliazione e ad una condivisione del potere. Tuttavia, finora questa Posizione comune non ha avuto nessun impatto concreto sulla politica di cooperazione dell’UE nei confronti del Ruanda.

Di conseguenza, dobbiamo chiedere tutti insieme all’Unione Europea e ai suoi paesi membri di aiutare il popolo ruandese a riconciliarsi, cessando ogni appoggio interessato al governo ruandese e utilizzando tutti i mezzi diplomatici ed economici a disposizione, suscettibili di spingere il regime ruandese ad aprire un vero dialogo inter-ruandese, unica via che possa garantire la pace non solo al popolo ruandese, ma anche ai popoli della regione dei Grandi Laghi.

La porta del negoziato deve restare aperta e altri mezzi di pressione sul regime rwandese spiegati in modo da esercitare una pressione sul governo ruandese affinché garantisca il rispetto delle libertà democratiche e inizi un dialogo costruttivo con i FDLR sul campo per accelerare il processo pacifico del loro disarmo e rimpatrio volontario e incoraggiare tutte le parti a rispettare i loro impegni presi con gli Accordi di Nairobi (novembre 2007).

Questo negoziato deve includere le misure di accompagnamento dei profughi ed ex-combattenti ruandesi. E’ molto importante che la Comunità Internazionale faccia il monitoring del processo di rimpatrio degli ex-combattenti e dei gruppi di profughi.

Incombe quindi alle Nazioni Unite designare un mediatore per dirigere i negoziati tra Kigali ed i suoi oppositori politico-militari che vivono in RDCongo.

  Rete “Pace per il Congo”, Strada Cavestro, 16/ Località Vicomero di Torrile, 43056 Torrile/Pr

 

Rientrare, fuggire o morire: ma nessun dialogo

 

Allerta sulla sorte dei rifugiati hutu e delle popolazioni congolesi dell’est della RDCongo

  

In Repubblica Democratica del Congo, in un silenzio quasi totale, interrotto a volte da informazioni provenienti quasi esclusivamente dai bollettini della coalizione rwando-congolese, sono in corso, nel Nord-Kivu, un attacco ai rifugiati ruandesi e, nel Sud-Kivu, il conseguente rientro in Ruanda di migliaia di profughi. Che cosa accade realmente al fronte? Qual’è la situazione del paese in cui questi rifugiati sono rimpatriati dal HCR? In quali condizioni sono fatti rientrare? Di fronte alla laconicità dei media liberi, abbiamo fatto un’inchiesta e ve ne diamo il risultato. 

 

L‘attacco alle FDLR: al fronte 

In seguito agli accordi dell’inizio dell’anno tra lo stato ruandese e lo stato congolese, l’ex-generale ribelle Laurent Nkunda, che da un anno e mezzo alimentava la guerra nella provincia del Nord-Kivu, è stato arrestato dal Ruanda e mantenuto in residenza sorvegliata a Gisenyi e il Ruanda ha mandato in RDCongo, attraverso la frontiera di Goma, delle truppe per cacciare gli Hutu.  

L’11 e il 12 gennaio, circa 6 mila militari dell’Esercito Patriottico Ruandese (APR, adesso Rwandan Defence Force, RDF), molto armati, sono entrati nel Congo, lasciando nello stupore e nella paura la popolazione di Goma, del Nord-Kivu e dell’intera RDCongo. Entravano come osservatori, per constatare come l’esercito congolese avrebbe fatto partire e rimpatriato i rifugiati hutu dell’est del Congo, quelli che li si chiamano Forze Democratiche per la Liberazione del Ruanda (FDLR), le loro famiglie, l’ex esercito del defunto presidente Habyarimana, i suoi giovani partigiani gli Interahamwe e i Rasta che hanno causato tanti danni nei villaggi situati nei dintorni della foresta nel Sud-Kivu. Le truppe hanno preso due direzioni: Masisi e Rutchuru e subito si è parlato di operazioni congiunte.  

Nessuno sa ciò che stia realmente accadendo al fronte. Nessun giornalista indipendente vi è ammesso e non si sentono che i bollettini di guerra emessi dalle forze rwando-congolesi o le informazioni provenienti da una fonte fedele al Presidente congolese. Le autorità, tanto locali che nazionali, tacciono o sono evasive. Dei testimoni di Goma parlano di camion carichi di cadaveri che attraversano, con tutta discrezione, la frontiera con il Rwanda, portando probabilmente i corpi dei militari uccisi. In questo modo, la popolazione e molti osservatori restano perplessi, ricordando i massacri indiscriminati degli hutu che avevano marcato l’avanzata delle truppe della coalizione dell’AFDL guidata dal Ruanda nel 1996 – ’97.  

Se si volesse costringere i rifugiati a ritornare al loro paese, si sarebbe accerchiato il territorio che li ospita per spingerli verso la frontiera, invece si segue il movimento inverso, spingendoli verso l’interno del Congo. Li si respinge? Li si uccide? Come non ci sono testimoni, chi lo sa? Le FDLR sono armati e conoscono la foresta come le loro tasche; anche i loro assalitori sono molto armati ed il loro comportamento nel passato è stato contrassegnato da una grande facilità ad uccidere anche la popolazione civile.  

Un abitante hutu di Goma ha detto: L’entrata dell’esercito ruandese significa che non avremo più pace, ci uccideranno e occuperanno la nostra terra “. Un superstite arrivato a Goma ha parlato di una trentina di capi tradizionali uccisi dall’esercito ruandese che guida l’attacco, mentre l’esercito congolese lo segue: erano dei congolesi, o degli hutu venuti dal Ruanda sin dal tempo della colonia e ormai con nazionalità congolese. È molto difficile distinguere i congolesi e dagli hutu: i due rischiano di subire le stesse violenze. Da parte loro, ritirandosi verso la foresta, le FDLR avrebbero preso in ostaggio dei civili congolesi.

Il rientro dei rifugiati in Ruanda 

Nel Nord-Kivu, l’arresto di Nkunda e l’integrazione delle truppe del suo movimento, il CNDP, nell’esercito congolese non hanno portato come effetto il rientro degli sfollati, congolesi e hutu (non ci sono tutsi nei campi profughi). A Mugunga, vicino a Goma, gli sfollati occupano cinque campi, in cui sono stati accolti anche quelli di Mushake, dopo la distruzione del loro campo. Tra gli hutu ruandesi, nessuno ha finora attraversato la frontiera per ritornare in Ruanda.  

Domenica 8 febbraio, 74 uomini delle FDLR che si erano dichiarati disposti a ritornare in Rwanda con le loro famiglie, sono fuggite durante la notte dal campo di transito di Kasiki, a Lubero, poche ore prima del loro trasferimento: a sua grande sorpresa, si dice, la forza ONU in RDCongo, la Monuc, non ha trovato che un campo smantellato. 

Invece, la popolazione di Bukavu assiste ad un arrivo continuo di decine e di centinaia di rifugiati hutu, in provenienza dalle foreste di Bunyakiri e di Walikale. Sono delle donne, dei bambini e degli anziani dall’aspetto miserabile, con le mani quasi vuote. Un giornalista di Radio Iriba, ha interrogato una donna di un gruppo che stava entrando nel Centro di transito del HCR: Non vi si farà soffrire nel campo di Nyagatare dove siete diretti?”. Ha risposto: “Abbiamo delle informazioni provenienti dal campo secondo le quali le persone non vi restano che per due settimane, poi ritornano sulle loro colline”.

Questa operazione viene realizzata nel silenzio e la discrezione. Il Centro di transito del HCR, dove i profughi passano solo alcune ore o un giorno, per essere identificati e preparati al rientro, è stranamente silenzioso. Dalle numerose persone che vi si trovano non trapelano che dei mormorii e, talvolta, i pianti dei bambini. Giunta l’ora del rimpatrio, si consegna loro un vestito pulito. Un camion trasporta le loro povere cose e le persone salgono, in silenzio, negli autobus affittati dal HCR e parcheggiati proprio davanti al portale del recinto. Poi, partono.  

“Parto volentieri per il Ruanda – dichiarava un giovane al microfono, alla frontiera congo-ruandese, prima di attraversarla – mi dispiace solamente che il HCR non mi abbia permesso di prendere con me le mie cinque capre…. Molti tra di noi hanno dovuto abbandonare i loro pochi animali da cortile”. Che siano veramente contenti per il loro rientro, è tutto da dimostrare. I visi sono oscuri, si intravede l’inquietudine; rari sono quelli che sorridono, alcuni salutano con la mano prima di attraversare la frontiera.  

In seguito all’intervento del HCR, non sono più perquisiti alla frontiera, ma prima di attraversare la frontiera, si procede ad un nuovo appello. Quelli che hanno dei franchi congolesi o dei dollari, glieli si cambia in franchi ruandesi. I civili sono trasportati dal HCR fino al campo di Nyagatare, il feudo del FPR in Ruanda, nella prefettura del Nord; gli ex combattenti delle FDLR smobilitati, di cui si occupa la MONUC, sono trasferiti a Gikongoro. Se alcune migliaia di civili hanno  già attraversato la frontiera, i combattenti  FDLR rimpatriati sarebbero solamente alcune decine. 

Da Nyagatare, ogni famiglia, munita di un kit di primo aiuto dato dal HCR, raggiunge la sua collina di origine. Per trovarvi, forse, la sua casa già occupata. In questi anni in Rwanda, il principio in vigore era quello di andare ad abitare in una casa abbandonata, nel caso in cui la propria fosse stata distrutta. Il presidente Kagamé ha esigito che si restituiscano queste case ai profughi che ritornano. In altri casi, della casa restano solamente i relitti: dopo quindici anni di abbandono, le lamiere, porte e finestre sono state portate via.  

Per un paese sovrappopolato, per un regime che non rappresenta che una minoranza e che prevede le elezioni presidenziali per l’anno prossimo, quale vantaggio ci potrebbe essere per fare rientrare i profughi hutu? Installati nelle vicine foreste del Kivu, armati, numerosi (diecimila secondo le autorità ruandesi, ma mai recensiti), le FDLR costituivano un pericolo effettivo per un regime che ha rifiutato il dialogo con loro. Ogni bambino hutu nato nelle foreste del Congo è un combattente potenziale, perché non ha altro avvenire. Mediante questo ritorno di donne e bambini, il pericolo diminuisce. Bisogna anche tenere conto della pressione internazionale, in seguito al Rapporto di dicembre pubblicato da un gruppo di esperti dell’ONU, sull’implicazione del Ruanda nella guerra di Nkunda nel Nord-Kivu. Inoltre, lo stato ruandese riceverà degli aiuti per questo rientro degli hutu e le casse dello stato saranno meno vuote. Qual’è l’attuale situazione del paese (il Rwanda) in cui i rifugiati arriveranno?  

 

Ruanda: situazione economica… 

In Ruanda, la popolazione si lamenta, come dovunque, della diminuzione del potere di acquisto: tutto è caro. Le spese per gli studi all’università sono fortemente aumentate, ciò che provoca una selezione secondo le proprie possibilità economiche. Ci sono tuttavia delle borse di studio, attribuite secondo i risutati scolastici. Non conoscendo a sufficienza l’inglese, nuova lingua ufficiale del paese insieme con il kinyarwanda, delle migliaia di insegnanti hanno perso il loro lavoro, perchè sostituiti da degli insegnanti provenienti dall’Ugandesi o dal Kenia. Tutte le materie vengono ormai insegnate in inglese.  

Di fronte al boom economico delle costruzioni di privati, molti si chiedono da dove proviene questo denaro. Certamente dallo sfruttamento delle ricchezze naturali della RDCongo e dalla corruzione.  

I nuovi ricchi sono dei militari altolocati, in generale appartenenti al gruppo di quelli provenienti dall’Uganda e che parlano l’inglese e detengono il potere. È difficile per gli altri far loro concorrenza. Si riconoscono tra loro: “N’abacu, s’abacu” (sono dei nostri, non sono dei nostri). Sono loro che costituiscono l’akazu, il circolo al potere.

Alcuni fra loro, si sono accaparrati delle terre, raramente le hanno acquistate: là dove c’erano delle case e dei bananeti, hanno installato dei pascoli recintati da filo spinato. Talvolta, si installano su terre non occupate. Lo stato ruandese è il proprietario di tutto il suolo – un vero catasto esiste solamente nelle città – e ciò fa sì che i cittadini siano solo usufruttuari dei campi. Per valide ragioni, come la costruzione di una strada, di una scuola, di un ospedale o di un centro commerciale, lo stato ha il diritto di sfrattare le persone che si trovano sul terreno in questione: allora partono con le lamiere e le porte, e vengono rimborsati solamente per i muri che restano e gli alberi piantati. Le autorità vogliono trasformare il Ruanda in un Dubai dell’Africa Centrale, una piattaforma per il commercio internazionale.

 

… e della giustizia  

Le giurisdizioni dei gacaca, incaricate di giudicare i casi di partecipazione al genocidio, hanno ufficialmente concluso la loro attività, ma restano ancora novemila dossier da esaminare, concernenti gli ex-funzionari del’anteriore regime di Habyarimana e dei commercianti. Il gacaca è ancora attivo per quanto riguarda il risarcimento dei danni commessi durante il genocidio (furti di mucche, capre, lamiere, porte, distruzione di case, …). I giudici sono molto esigenti e alcuni esigono delle somme enormi. Se non si arriva a stabilire una responsabilità individuale, si ricorre alla responsabilità collettiva: tutto il vicinato viene tassato. I genitori devono pagare per un loro figlio morto o rifugiato in Congo. I ricchi hutu sono destabilizzati e non mancano false accuse contro di loro.  

Dappertutto regna un’atmosfera di paura. Ogni hutu teme di essere accusato per qualsiasi motivo. In quanto ai tutsi che non sono del cerchio del potere, “sono stati invitati” a far parte del movimento politico-militare al potere, il Fronte Patriottico Ruandese (FPR). E’ difficile sottrarvisi: si verrebbe considerati come degli oppositori. Nel FPR si presta questo giuramento: “Se sono traditore, merito una punizione esemplare”. Si entra così nell’umuryango, la famiglia. Tuutavia, nel FPR le decisioni sono prese da un cerchio restretto di persone. 

Il sistema ruandese è una dittatura sotto l’apparenza di una democrazia. All’epoca delle elezioni Presidenziali nel 2004, Kagamé aveva dichiarato: Se perdo le elezioni, torno a fare la guerriglia nella boscaglia “, sottinteso: votate per me, o avrete la guerra. Per quanto riguarda le elezioni dei sindaci e dei consiglieri, i candidati non ben visti dalle autorità, sono minacciati e incarcerati. Il voto è sorvegliato: “Mettete la vostra impronta digitale su quel nome”… Anche se si permette all’elettore di isolarsi, in realtà lo si controlla.     

Un certo numero di prigionieri, uomini e donne, accusati di avere accompagnato delle persone responsabili di uccisioni, sono stati dimessi dalla prigione e mandati in campi a loro riservati, per eseguire dei lavori di interesse pubblico (T.I.P), come il terrazzamento delle colline o la riparazione delle strade. Prima si diceva che avrebbero lavorato solamente tre giorni per settimana e che sarebbero ritornati a casa loro la sera; ma ora si dice che rimangono continuamente nei campi a loro riservati e che lavorano per i T.I.P sei giorni per settimana, per abbreviare la loro pena.  

Tuttavia, molti sono ancora in prigione, dove le condizioni di vita sono più severe. Mentre prima si poteva rendere visita ai prigionieri una volta per settimana, ora viene permessa una sola visita per mese. Non si può più portare cibo ad un prigioniero, ma solo del denaro, da consegnare agli assistenti sociali e da spendere presso la mensa della prigione, al prezzo imposto. È lo stato che fornisce il cibo ai prigionieri, grazie ai sussidi che riceve ed è sempre più difficile per gli organismi e i volontari fornire assistenza ai prigionieri.  

 

Preoccupazioni 

La popolazione congolese guarda al rientro dei profughi rwandesi con soddisfazione, ma nello stesso tempo, anche con compassione. Essa ha accolto sia i tutsi che gli hutu, secondo i cambiamenti politici in Ruanda, ma si è trovata inevitabilmente implicata in conflitti che non la riguardavano. Sin dal 1996, ha sofferto molto a causa delle guerre  che hanno fatto più di cinque milioni di morti. Inoltre, nel Bushi, ha assistito impotente ai violenti attacchi contro i villaggi perpetrati dalle milizie Rasta, composta da hutu e banditi congolesi che uccidevano, sequestravano le persone per esigere poi dei riscatti, violavano le donne, persino le bambine. Allo stesso tempo, la popolazione congolese teme per la sorte dei profughi che stanno ritornando in Rwanda e si chiede perché la Comunità internazionale che ha spinto la RDCongo e il Burundi al dialogo interno, non faccia altrettanto per il Ruanda. 

Il giornale ruandese Umuseso pubblicava in questi giorni un’intervista ad un intellettuale ruandese espatriato, Mushahidi che, criticando il sistema del paese, pone la domanda: Il numero di quelli che ritornano è certamente inferiore a quello di coloro che scappano all’estero… Come si può dire allora a quelli che sono in Congo: ‘Vieni, starai bene in Ruanda?’ … È un apartheid che si installa”.  

Fare rientrare i profughi con la forza va contro il diritto internazionale. Anche se queste donne, vecchi e bambini arrivano da se stessi alle basi del HCR, è in seguito all’operazione di guerra condotta contro di loro. Precedentemente, le autorità congolesi avevano offerto loro tre opzioni: deporre le armi e accettare di essere trasferiti altrove in RDCongo; ritornare disarmati e volontariamente in Ruanda; essere rimpatriati con la forza. In questi giorni, la prima opzione non è più tenuta in considerazione dai media. Le FDLR hanno reiterato spesso la loro volontà, espressa negli accordi di Roma del 31 marzo 2005, di ritornare disarmati, di trasformarsi in forza politica e la loro richiesta di un dialogo inter rwandese e di una garanzia internazionale per la loro sicurezza in Ruanda.  

Stranamente, la richiesta di dialogo, che sembrerebbe semplice e ragionevole, non è presa in considerazione non solo dal potere ruandese, ma nemmeno dalla Comunità internazionale. Tuttavia, anche se fragile, l’esempio del Burundi, che ha la stessa composizione etnica del Ruanda, dimostra che la democrazia può offrire uno spazio sufficiente anche alle minoranze. 

Quale sarà dunque la sorte di questi hutu che rientrano? Si può prevedere che, per i primi mesi, donne e bambini non avranno problemi; le chiese li accoglieranno, le persone li aiuteranno con generosità. Tuttavia le accuse contro essi non tarderanno ad arrivare. Ora, quindici anni dopo il genocidio, è molto difficile ricordare con precisione chi ha fatto che cosa e pochi sarebbero gli indizi. E le false accuse non mancheranno, se il sistema rimane lo stesso per quanto riguarda la giurisdizione del gacaca. 

Secondo le autorità ruandesi, i grandi assassini sono in Congo: ma si può accusare tutti gli hutu di genocidio? Sicuramente, non quelli che stanno ritornando in Ruanda in questi giorni. Non bisogna dimenticare che centinaia di migliaia di hutu sono stati massacrati dal 1990, durante il genocidio stesso e nel 1996 – ’97 in Congo, nei campi dei rifugiati durante la loro fuga attraverso il paese.  

 

La Comunità internazionale di fronte alle sue responsabilità 

La divisione tra boia e vittime, alimentate da un’abile propaganda, è stata troppo semplicistica e comoda per la Comunità internazionale, che nasconde dietro tutto ciò i suoi rimorsi e le sue responsabilità. A costo di lasciare preparare, per il suo accecamento, nuove atrocità. 

Il Ruanda che funziona, il Ruanda che si può dominare facilmente perché è piccolo, il Ruanda in posizione strategica dal punto di vista dell’accesso alle materie prime della RDCongo e della geopolitica… tutto ciò fa chiudere gli occhi sulla verità e la giustizia e non può che avere pesanti conseguenze, come l’hanno dimostrato questi anni di guerra e come si può intravedere nella soluzione forzata utilizzata nei confronti dei profughi hutu. 

Che la Comunità internazionale, che nel 1994 ha istradato verso il Congo gli hutu  e che ora li rimpatria, prenda la sua responsabilità di fronte alla loro sicurezza. Ha tutti i nomi dei rimpatriati, che verifichi regolarmente ciò che accadrà di loro. Ma non potrà proteggerli eternamente. E’ per questo che la vera protezione e la strada verso una pace vera passano  attraverso un processo di democratizzazione del Ruanda, per la via di un dialogo inter rwandese. 

Che l’ONU, l’Unione Europea, gli Stati che hanno delle relazioni di aiuto verso il Ruanda usino i mezzi diplomatici ed economici capaci di orientare il paese e la regione dei Grandi Laghi verso una vera pace. La popolazione congolese percepisce che stanno iniziando una nuova guerra e una nuova occupazione, questa volta ufficialmente. La piccolezza di uno Stato non giustifica l’occupazione violenta, ma piuttosto un’emigrazione rispettosa delle leggi e convenzioni internazionali. Il bisogno di materie prime non giustifica il loro commercio illegale, ma piuttosto delle trattative rispettose della sovranità di un paese e del diritto delle popolazioni locali di poetr usufruire delle ricchezze delle loro terre. È tempo che si istituisca un osservatorio sull’importazione delle materie prime in Europa, come l’hanno chiesto gli europarlamentari nel mese di dicembre scorso. È tempo che la giustizia animi le relazioni internazionali, perché l’ingiustizia è sempre coperta dal sangue delle povere persone.

 

 

 

 


 



 


Secondo alcune affermazioni, questi ultimi sarebbero mandati e sostenuti dal Ruanda stesso, per infangare l’immagine degli hutu; tra di loro ci sarebbero anche dei disertori delle FDLR. La popolazione congolese, che ne è stata vittima, ha parlato spesso di connivenza tra le FDLR e i Rasta.

Un’autorità nazionale, parlando recentemente coi giornalisti della possibilità che anche dei civili congolesi muoiano in questa operazione, ha qualificato ciò di effetti collaterali “.

Alcuni testimoni parlano anche di un camion di bambini, i cui genitori sarebbero degli Interahamwe che, all’arrivo della Monuc, si sarebbero dispersi nella foresta, lasciandoli soli; e anche di un camion di persone handicappate, alcune senza un braccio o una gamba.

Si è scoperto la presenza di un giovane, disarmato ma delle FDLR, che non era sulla lista insieme con la sua famiglia. Mentre sua moglie piangeva, lo si è trasferito presso il campo della MONUC, vicino alla frontiera, dove sono raggruppati i combattenti FDLR che hanno accettato il programma DDRRR (disarmo, smobilitazione, rimpatrio, reinstallazione, reintegrazione).

In seguito a questo rapporto, la Svezia e l’Olanda hanno bloccato gli aiuti di bilancio al Ruanda e delle possibilità in questo senso venivano anche dalla Germania e dalla Gran Bretagna. E’ per questo che il Ruanda ha ritirato il suo appoggio a Nkunda, diventato scomodo e ha ottenuto, in cambio, l’autorizzazione ad entrare in Congo, ufficialmente per osservare le operazioni militari contro le FDLR. Anche gli USA avrebbero fatto pressione, affinché la situazione cambiasse prima dell’installazione del nuovo Presidente alla Casa Bianca.

I militari soprattutto tutsi, rifugiati in Uganda e che hanno attaccato il paese il 1° ottobre 1990, fino a riuscire a prendere il potere il 17 luglio 1994.

Nel Mutara, per esempio, un capo della sicurezza si è accaparrato di tre case con terreno.

Alcuni ricchi hanno voluto installare una cooperativa in una palude molto fertile, verso Nyamasaka e lo stato ha fatto partire i coltivatori che vi lavoravano.

I tribunali popolari finanziati dalla comunità internazionale, in attività dal 2005 e che invece di far diminuire la popolazione carceraria, l’hanno di fatto aumentata.

Ecco un esempio di dialogo: “Eri presente nel momento in cui è avvenuto il fatto?”. “Sì”. “Vi ha partecipato?”. “No”. “Che hai fatto per impedirlo?”. “Niente”. “Allora adesso paghi”.

Umuseso n. 326, del 3 febbraio 2009. Un altro numero del giornale accusa dei ruandesi tutsi di avere cooperato con le FDLR in Congo per lo sfruttamento illegale dei minerali.

Alcuni FDLR ritornati in questi anni, hanno dapprima accettato di essere integrati nell’esercito, per dimostrare agli altri che avevano ricevuto una buona accoglienza ed attirare così il resto; ma poi essi sono stati processati e giudicati come genocidari.

Un segno è l’ambasciata-fortezza che gli USA hanno costruito a Kigali. Il presidente Kagamé ha vi posto vicino la sua residenza e gli alloggi dei suoi ufficiali. Si parla anche di un nuovo aeroporto nel Bugesera, ufficialmente civile, ma che potrebbe essere strategico per gli U.S.A.

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