Archive pour janvier, 2012

31/01/2012

Congo Genocide: Obama Knows Real Story

Reblogged from UMOJA:

Cliquer pour accéder à l'original

The official October 1st release of the United Nations Report on Human Rights Abuses in the Democratic Republic of Congo, 1993-2003, documenting the Rwandan and Ugandan armies’ massacres of Rwandan Hutu refugees and Congolese Hutus in the Democratic Republic of Congo, should be a defining moment for President Barack Obama.

How will the U.S.’s first African American president respond to the detailed and widely publicized UN documentation of genocide in the heart of Africa, committed by the U.S.

Lire la suite… 956 suppléments

30/01/2012

Manifestation à La Haye pour la liberation de Ingabire Victoire

30/01/2012

Le fils de Léon Mugesera se confie

Pendant 16 ans, Léon Mugesera a tenté d’éviter son expulsion vers le Rwanda. Mais lundi, le présumé penseur du génocide a perdu sa bataille. Son atterrissage et sa détention à Kigali ont été immédiatement salués par le gouvernement rwandais. Mais la famille de l’ancien résidant de Québec dénonce plutôt une décision «politique» du Canada. Dans une rare entrevue, l’un de ses fils raconte le choc, la consternation et la résignation.

C’est une scène qui n’a duré que quelques minutes, mardi soir, mais qui a été suivie par les médias et les curieux sur le tarmac de l’aéroport de Kigali. Peu avant minuit, un avion décoré de la feuille d’érable a illuminé la nuit et s’est posé sur la piste. Vêtu du même manteau que lors de ses dernières apparitions au coeur de l’hiver montréalais, Léon Mugesera, l’un des hommes les plus recherchés du Rwanda, est sorti rapidement et s’est engouffré dans une voiture.

À plusieurs milliers de kilomètres de là, sa femme et ses cinq enfants ont vu ces images. Ils ne lui ont pas parlé depuis qu’il a quitté le Canada.

«Bien sûr, on est inquiets», répond l’un de ses fils, Irénée.

Choc et consternation

À Québec, l’humeur familiale varie entre le choc, la consternation et la résignation. «On est sous le choc. Nous nous sommes battus jusqu’au bout. Mais le sentiment qui domine, c’est que nous ne réalisons toujours pas.»

À 32 ans, Irénée se souvient encore parfaitement du jour où il a posé le pied au Québec. C’était le 12 août 1993. Sa famille fuyait «l’état de guerre» du pays des mille collines.

«Le Rwanda était en état de guerre. Les militaires menaçaient de nous tuer, dit-il. On parle souvent comme si le génocide était sorti de nulle part. Mais le Rwanda était en guerre depuis 1990.»

Diplômé de l’Université Laval, Léon Mugesera, intellectuel et homme politique, avait abondamment parlé à ses enfants de leur futur pays d’accueil. «Pour nous, le Canada, c’était un rêve.»

Mais les démêlés de la famille avec les autorités canadiennes ont commencé peu après son arrivée. À la suite de la mise au jour d’un discours que Mugesera avait prononcé en 1992, considéré comme une incitation au génocide, la famille est interdite de territoire. L’affaire est portée en Cour fédérale, à la Cour d’appel, puis à la Cour suprême, qui, en 2005, confirme l’expulsion de M. Mugesera.

«C’est notre père et nous le croyons.»

Irénée croit-il que son père est innocent? L’aîné de la fratrie se veut prudent.

«Il n’est pas un meurtrier. Moi, j’ai des amis tutsis. Jamais mon père ne m’a appris la haine, dit-il. Sauf qu’il était sous le choc (au moment du discours). Il a vu des déplacés dans des camps, et il était en colère. Mais il nous a toujours dit que ce n’était pas un discours haineux. C’est notre père et nous le croyons.»

En novembre 2011, la mesure de renvoi est mise à exécution. C’est le choc. Léon Mugesera abat ses dernières cartes, sans y croire.

«On a toujours cru en la justice, mais on lui a fait nos adieux le 11 janvier. Nous n’étions pas naïfs non plus. C’est une question politique», croit Irénée.

Jamais M. Mugesera n’a été jugé, et pourtant il est condamné, s’indigne sa famille. «C’est incompréhensible. C’est juste un discours de 1992, avant 1994, et il n’y a pas eu de procès, pas d’enquête…»

Avant de partir pour le Rwanda, lundi, Léon Mugesera a exhorté ses proches à «passer à autre chose» et à ne pas venir le voir. Irénée ne sait pas s’il ira à Kigali. Il continue à suivre ce qui se passe dans son pays d’origine. «Mais je ne veux pas commenter. Tant et aussi longtemps que mon père sera entre leurs mains, je ne pourrai pas.»

Source : cyberpress

30/01/2012

OPERATION AFRIQUE-2021 – APRES LA THEORIE, LE MOMENT DE LA PRATIQUE

Le 12 janvier 2011, je démarrais une aventure de 10 ans dénommée Afrique 2021, en publiant ce jour, le premier d’une série d’articles, prenant position sur les événements marquants de l’année 2011 en rapport avec le continent Afrique. Ce 12 janvier 2011, c’est la publication de mon éditorial de 4 pages sur la crise ivoirienne, suivront 7 éditoriaux sur la guerre en Lybie. Chaque article visait deux objectifs principaux :

  • Déconstruire dans la tête des Africains une partie du mensonge qui a servi à installer durablement l’injustifié, complexe d’infériorité, consolidé ensuite par les siècles de domination européenne.
  • Redonner la fierté aux Africains, faire rêver le continent africain aux propres africains.
  • J’avais ciblé les jeunes dans ce travail. Pourquoi les jeunes ? Parce que les personnes de ma génération avaient grandi, bercés par un refrain des parents que le patron Européen fouettait, de l’allégeance et la subalternité universelle à l’Européen, quoiqu’il arrive, quoi qu’il se passe. Aller donc vers ces personnes pour espérer le moindre changement de mentalité en Afrique, me semblait donc comme un Don Quichotte allant contre les moulins à vent. Et puis, il y a eu la révolution dénommée « internet » sans laquelle mes écrits seraient restés comme tous les autres depuis 25 ans, aux oubliettes, en attente de l’énième censure de l’énième éditeur pour accepter de les publier. Et à la manœuvre pour distribuer mes points de vue, étaient les jeunes africains sur pratiquement tout le continent.

Après 12 mois, la première étape a été visiblement couronnée de succès et toujours plus d’Africains sont éveillés par mes écrits et ont pris conscience du fait que l’El-dorado c’est en Afrique et non ailleurs. De tous les courriers que je reçois quotidiennement, ceux que j’adore le plus, sont très certainement ceux des jeunes qui me racontent que depuis qu’ils me lisent, ils ont abandonné l’idée de quitter l’Afrique, qu’ils ont compris que c’était stupide aller risquer de mourir dans la mer Méditerranée, en tentant la traversée vers l’Italie entassés à 100 sur une pirogue de 10 personnes. J’ai été particulièrement touché de recevoir de centaines de témoignages de jeunes m’annonçant après l’article sur le Palmier à Huile qu’ils se lançaient désormais dans la plantation, qui avec 2 hectares, qui avec 3. J’ai eu les larmes aux yeux lorsqu’après l’article intitulé : « voici comment l’Afrique va contrôler l’Europe », j’ai reçu de nombreux témoignages venant des jeunes nés en Europe de parents africains qui me disaient qu’ils avaient tout simplement décidé de rentrer en Afrique, de retrouver le pays de leurs parents, pour faire partie de ceux-là qui iront à la conquête de l’Europe, cette fois-ci, non plus en pirogue, mais en protagonistes, en hommes et femmes d’affaires.

Oui, je voulais susciter ce genre de réactions, je voulais susciter ce genre d’enthousiasme chez nos jeunes. Et c’est pour éviter qu’on passe très facilement de l’enthousiasme au découragement que dès le début, j’avais prévu une deuxième étape, celle du concret, celle où on passe des mots aux faits, celle où on passe à la mise sur pied des voies et moyens pour faire de l’Afrique cette troisième puissance mondiale.

 

28/01/2012

Youssoupha – Histoires Vraies feat. Corneille – Officiel

26/01/2012

Thomas Sankara - Victime de la françafrique

Reblogged from UMOJA:

24/01/2012

Voici ce que les occidentaux n’ont pas compris de l’économie moderne

Le Dumping Social, la sous-évaluation de la monnaie chinoise, le Yuan, la concurrence déloyale etc. Voilà quelques-uns des florilèges d’accusations que font pleuvoir sur la Chine la majorité des économistes et politiciens occidentaux. Et si ce beau petit monde était à côté de la plaque ?

La croissance de la Chine et son positionnement stratégique au rang de la première puissance mondiale montante a fait naître un désarroi sans précédent chez les anciens puissants d’hier et la conséquente
navigation a vu chez les économistes et politiciens occidentaux qui étaient incontestablement il y a peu de temps les références pour un modèle économique réussi, qui semblait indétrônable. Avec la Chine qui a imposé un nouveau modèle économique, le désarroi est total, et 10 ans après, la boussole leur semble toujours introuvable pour mieux orienter les idées et comprendre de quel côté se trouve le Nord au XXIème, c’est-à-dire à l’Est.

A-    ET SI LA COMPETITIVITE AVAIT PRIS UN NOUVEAU VISAGE !

Comme il est déconcertant de voir des économistes occidentaux s’accrocher à des considérations puériles pour expliquer leur manque de compétitivité vis-à-vis de la Chine et le conséquent désert
industriel qui semble avoir stablement élu domicile en Occident, en invoquant tous les bas salaires pratiqués en Chine, ce qui est faux.

Ceci est faux parce qu’en matière de salaires, ils sont deux fois plus bas en Afrique et en Amérique du Sud qu’en Chine, sans que ces deux régions attirent les mêmes investissements. Les vraies raisons sont
ailleurs :

1- Il existe en Chine un état fort qui est présent dans presque tout le processus économique avec un objectif bien précis et bien visible, celui de sortir des millions de chinois de la misère.

2- Dans la formation du coût d’un produit, la main d’œuvre compte pour environ de 2 à 4 %, pire, à 10%. Il est donc absurde qu’en Occident, on utilise la question des salaires prétendument élevés pour justifier la non compétitivité des entreprises. Si un producteur Italien met un article sur le marché à 100 € alors que son concurrent chinois est capable de l’offrir à 25 €, la différence de 200% ne peut nullement être justifiée par les 10% de coût de l’emploi. Même si on avait offert le coût des salaires gratuitement au producteur européen, il resterait toujours une différence de 190% à couvrir et c’est peut-être en se concentrant sur cette valeur que l’Occident peut avoir un début de solution à sa crise qui n’est qu’au début, malheureusement. Il s’agit notamment des  coûts liés à l’architecture industrielle
elle-même du pays de l’acquisition des  matières premières à la qualité de la formation professionnelle et au type de la logistique pour toucher le client du bout du monde  et que nous allons étudier ci-dessous.

23/01/2012

Réflexions du compañero Fidel: LA PAIX MONDIALE TIENT À UN FIL

Réflexions du compañero Fidel

LA PAIX MONDIALE TIENT À UN FIL

J’ai eu le plaisir, hier, de converser calmement avec Mahmoud Ahmadineyad que je n’avais plus vu depuis septembre 2006, voilà plus de cinq ans, quand il était venu à La Havane participer à la Quatorzième Conférence au sommet du Mouvement des pays non alignés qui avait élu Cuba pour la seconde fois à la présidence de cette organisation pour la durée prévue de trois ans. J’étais tombé gravement malade le 26 juillet 2006, un mois et demi avant, et je pouvais à peine me maintenir assis sur le lit. Plusieurs des dirigeants les plus distingués qui assistaient au Sommet eurent l’amabilité de me rendre visite. Chávez et Evo le firent plusieurs fois. Quatre dont je me souviens encore vinrent en début d’après-midi : Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU ; un vieil ami, Abdelaziz Bouteflika, le président algérien ; Mahmoud Ahmadineyad, le président iranien ; et Yang Jiechi, alors vice-ministre et aujourd’hui ministre des Relations extérieures de la République populaire de Chine, en représentation de Ju Jintao, chef du Parti communiste et président du pays. Ce fut vraiment un moment important pour moi qui rééduquais aux prix de gros efforts mon bras droit sérieusement blessé lors de ma chute à Santa Clara.

J’avais commenté avec ces quatre dirigeants des aspects des problèmes complexes que le monde connaissait alors et qui sont le devenus assurément de plus en plus.

À notre rencontre d’hier, j’ai constaté que le président iranien était on ne peut plus tranquille, absolument indifférent aux menaces yankees, confiant en la capacité de son peuple de repousser n’importe quelle agression et dans l’efficacité des armes dont il produisent une grande partie eux-mêmes pour faire payer aux agresseurs un prix insupportable.

En fait, c’est à peine s’il a parlé de la guerre. Il est plutôt revenu sur les idées qu’il avait exposées à sa conférence dans le grand amphi de l’Université de La Havane, axées sur l’être humain : « S’acheminer vers la paix, le respect de la dignité humaine en tant que souhait de tous les êtres humains tout au long de l’Histoire. »

Je suis convaincu qu’on ne doit pas s’attendre de la part de l’Iran à des actions irréfléchies qui contribueraient au déclanchement d’une guerre. Si celle-ci éclate, ce sera uniquement la faute de l’aventurisme et de l’irresponsabilité congénitale de l’Empire yankee.

19/01/2012

Sauvez Léon Mugesera

Le Comité contre la torture du haut Commissariat Des Droits de l’Homme aux Nations Unies demande au gouvernement Canadien de respecter ses engagements internationaux, soit de protéger les Refugiés et surtout de ne pas les déporter vers un pays où ils risquent d’être soumis à la torture. Léon Mugesera et ses avocats luttent actuellement pour cela.

La vraie question dans le dossier de déportation Mugesera est la suivante : Est-il juste pour un pays libre et démocratique de livrer en toute connaissance de cause un refugié politique à un autre pays, spécifiquement lorsqu’ il/elle risque de subir la torture voir même la mort, quand il/elle n’a pas été reconnu coupable d’un crime, en particulier si il/elle ne constitue pas un danger pour la sécurité nationale du Canada?

La vérité est que Léon Mugesera n’a jamais été reconnu coupable d’aucun crime. En fait Mugesera implore le gouvernement Canadien de le poursuivre au Canada en vertu de la loi à compétence universelle, soit une législation dont s’est doté le Canada, qui a la capacité de juger des crimes commis outre-mer. Si vous croyez que le Canada devrait faire prévaloir la justice universelle, une valeur fondamentale qui est chère à tous les Canadiens et autres libres citoyens du monde, joignez-vous à nous et demandez au Canada d’accuser Mugesera afin qu’il soit jugé au Canada comme il le demande depuis maintenant déjà presque deux décennies.

(Contexte politico-historique : le 1er Octobre 1990 le Rwanda a été attaqué par une armée en provenance de l’Ouganda.) Après quatre ans d’une guerre sanglante, l’avion transportant les présidents du Rwanda et du Burundi a été abattu de 6 avril 1994. En 1992, Léon Mugesera prononce un discours (non radiodiffusé ni télédiffusé) où il accuse des politiciens d’être à la fois corrompus et d’œuvrer à l’encontre de l’intérêt du peuple; il accuse également les belligérants d’avoir massacrés des citoyens. Dans ce discours, Léon Mugesera demande également des élections démocratiques afin d’arrêter la guerre en cours et de stabiliser le pays en plein déchirement. La même année, comme beaucoup de ses compatriotes, Léon Mugesera quitte son pays afin de sauver sa vie. Doit-il être blâmé pour ce qui est arrivé au Rwanda en 1994, presque deux ans après son départ? À vous de juger.

L’affaire Mugesera au Canada : il s’agit d’une enquête administrative au sujet de son admissibilité à titre d’immigrant au Canada et non un procès pénal. Dans de telles circonstances, les rumeurs, les ouï-dire et les faits sans fondement obtiennent le caractère sacré de faits prouvés et sont maintenus contre l’immigrant. Ceux-ci répondent à la norme kafkaïen des ”motifs raisonnable de croire” une norme de preuve soumise à des standard s moins rigoureux que ” l’équilibre des probabilités”, et encore moins rigoureuse que le ”hors de tout doute raisonnable”. Lorsqu’un présumé criminel est reconnu coupable d’un crime hors de tout doute raisonnable, il est mis en prison. Mais s’il est raisonnable de croire qu’un immigrant peut avoir dit quelque chose qui aurait pu constituer un crime, l’immigrant se voit refuser son admissibilité au Canada, son statut de refugié est refusé, et il est renvoyé vers le pays qu’il a fui, et son sort est remis entre les mains de ses opposants. Ce qui est le cas dans l’affaire Mugesera contre immigration Canada. Ce dernier doit-il être traité comme un criminel sans avoir bénéficié de son droit à un procès juste et équitable? A vous de juger.

Si vous trouvez intolérable le fait d’ignorer les valeurs fondamentales auxquelles tous les canadiens et autres libres citoyens du monde tiennent s à cœur, joignez-vous à la cause et exigez au Canada de poursuivre Léon Mugesera afin qu’il soit jugé au Canada. Cependant, si vous êtes d’avis contraire et croyez qu’il ne devrait pas être jugé sur le territoire canadien, joignez-vous tout de même à nous pour demander au Canada de respecter ses obligations internationales et lui donner un délai raisonnable afin qu’il puisse trouver un autre pays d’asile où il pourra bénéficier de son droit à un procès juste et équitable. Effectivement, Léon Mugesera ne veut pas échapper à la justice et à la vérité. Il ne demande qu’à être jugé devant un tribunal criminel canadien, et ce depuis près de vingt-ans. Serait-t-il raisonnable de croire que le Canada ne veut pas poursuivre Léon Mugesera devant un tribunal pénal canadien, car il n’a pas recueillit suffisamment de preuves pour le déclarer coupable et le condamner en vertu du droit canadien? Croyez-vous vraiment que le Rwanda est en mesure d’apporter plus de preuves afin d’inculper Léon Mugesera alors que le canada a échoué? A vous de juger.

L’élément le plus important à souligner est le suivant : les demandeurs d’asile ainsi que les refugiés ont des droits qui doivent être protégés et les états ont des devoirs et obligations qui doivent être respectés. La protection des demandeurs d’asile et des refugies est la norme minimale requise de toute dite civilisation. Le Canada ne doit pas sacrifier ses obligations et ses responsabilités par opportunisme, commodité et intérêt. C’est une question de justice, d’équité, de paix et d’humanité que de tenir les refugiés responsables de leurs actions dans les pays où règnent les règles de droit, particulièrement lorsqu’ils demandent à un pays libre et indépendant tel que le Canada, un procès juste et équitable. Léon Mugesera, un refugié qui a fui le Rwanda en 1992 et qui est blâmé pour ce qui s’est passé en 1994 ne demande que cela. A vous de juger.

18/01/2012

Comment BBY du jeune Afrique arnaque les dirigeants africains.pays par pays

Depuis presque un demi siècle, des générations entières d’Africains subissent la tyrannie, le mépris de M. Béchir Ben Yahmed et de son groupe de presse, et ce n’est pas fini, car ses rejetons sont là à l’œuvre et travaillent à pérenniser l’œuvre de colonisation de nos esprits et de dépouillement de nos deniers publics. Qu’a-t-il apporté ce groupe de presse aux Africains ? La question mérite d’être posée, tellement cette famille s’est enrichie plus que de raison sur le dos des Africains. Bras armé de la françafrique, la ligne éditoriale du « sac à merde » comme l’a qualifié un homme politique malien, s’est toujours alignée sur les positions néocolonialistes françaises.

Les violons s’accordaient régulièrement entre BBY et Jacques Foccart qui révéla dans ses mémoires qu’il avait un rituel d’un dîner par mois avec le propriétaire de J.A. La complicité entre les deux hommes était telle qu’à sa mort, Jacques Foccart désigna BBY comme son légataire testamentaire universel. Que peuvent attendre les Africains du légataire de Foccart ? Que peut-il leur offrir ? A part, les maintenir autant et aussi longtemps que possible dans les liens du pacte colonial ?

« BBY devenait le gardien et, en fait, l’agent de commercialisation des mémoires de l’homme ayant, outre des opérations telles que le débarquement des mercenaires en 1977 au Bénin, perpétué la présence néocoloniale de la France dans ses ex colonies et ainsi permis à la France de partir pour mieux rester » releva Antoine Glaser. Le groupe JA faisait bel et bien partie du réseau Foccart.

BBY a-t-il convaincu de son indépendance ?

Ou bien a-t-il tout simplement réussi à convaincre qu’il était un sous fifre de la Françafrique, informé, managé et exécutant toutes les missions qui pouvaient aller de la terreur médiatique à la mise à mort, programmées dans les sous-sols de la Foccardie, puis de ses successeurs ; l’empire JA puise ici sa source et le fondement de sa puissance ; une puissance dont l’expression première est sa capacité de nuisance, sa détermination à salir, à insulter les dirigeants et Chefs d’Etat de la seule Afrique Noire. Car de mémoire d’homme, on n’a jamais vu BBY traiter ou qualifier un Chef d’Etat arabe, de dictateur, de tueur, et pourtant certains ont instauré de monstrueuses tyrannies qui, pour le moins, n’ont rien à envier à toutes les « dictatures » africaines qu’il n’a cesse de dénoncer et de brocarder en des termes orduriers et racistes.

« Aboul le fric » est la devise du groupe, les Chefs d’Etat Africains doivent payer pour qu’on les épargne, s’ils refusent, ils se font descendre, et leur entourage de souligner le tirage de J.A. à X…Exemplaires, de prévenir que leur avidité non satisfaite se transformerait en haine et en poursuite infernale contre eux ; alors de grâce, payez pour avoir la paix, payez pour qu’il vous lèche les bottes, plutôt que de le voir vous déverser sa bile. C’est le discours qu’on entend régulièrement dans les couloirs des présidences africaines.

Ainsi donc, à cette opération de chantage bien menée, s’ajoute une escroquerie qui consiste en ce que chaque semaine, le journal est vendu deux fois ; une première fois à l’annonceur – Chef d’Etat ou homme politique – puis une seconde fois au pauvre lecteur que nous sommes qui, perdons notre temps à acheter et à enrichir depuis plus de 60 ans une famille qui n’a aucune considération pour nous si ce n’est que de s’appliquer à vider les poches de nos responsables sans aucun scrupule.

Quoi de plus convaincant que des exemples concrets, entrons donc dans les égouts du journal et faisons la lumière sur ses pratiques douteuses. Du Cameroun au Gabon, en passant par la Côte d’Ivoire, le Sénégal, tout le monde est logé à la même enseigne ; seule la rapide docilité de certains à allonger le blé aux journalistes commerciaux de J.A, explique la différence de traitement.

C’est ainsi qu’aux dossiers incendiaires dont le but est de maintenir la pression plutôt que d’informer, succéderont des reportages qui sont, en fait, des publi-reportages de même que l’enquête journalistique est en fait une quête publicitaire. Aujourd’hui, JA fait face dans l’arène médiatique à une presse privée africaine qui devient très audacieuse et dynamique, vous comprendrez pourquoi la vénalité de cette famille la pousse au chantage, aux menaces dans leur course de rattrapage. Véritable outil de propagande, l’hebdomadaire n’accepte ni la concurrence ni le refus d’adhérer à ses idées mercantiles. Exemples :

Le Cameroun

Un contrat portant sur la somme de 650 millions de FCFA à verser chaque année permet au régime de Paul Biya de bénéficier d’un traitement de faveur. Le Gouvernement paya sans râler pendant 4 ans, puis en a eu marre, surtout que l’impact positif des articles de JA n’a jamais été prouvé, de même que les retombées en termes d’image sont une belle arnaque et personne n’y croit. Aussi, malgré plusieurs relances, on fit la sourde oreille à Yaoundé. Pendant ce temps, à Paris, la famille BY affute ses couteaux, et pond un dossier sur les 50 personnalités qui comptent en Afrique et, bien entendu, Paul BIYA est zappé et sérieusement critiqué sur tous les angles.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 43 followers