Archive pour décembre, 2010

28/12/2010

La femme de l’année : Victoire Ingabire Umuhoza

Editions Sources du Nil

Bye bye Marie Louise, bonjour Victoire

Les femmes au Rwanda ont toujours été de tous les combats. Elles sont parfois manipulées (comme les femmes députés non élues, nommées par Kagame lui-même pour redorer son blason), mais elles peuvent également prendre des initiatives qui nous surprennent. L’année dernière nous avions décerné ce titre à Marie-Louise Mushikiwabo pour son  aplomb incroyable à pouvoir monter sur le cadavre de son frère Lando Ndasingwa pour embrasser les tueurs de celui-ci. D’abord au Ministère de l’information, c’est ainsi que nous lui avions décerné la muselière d’or parce qu’elle avait réussi à interdire la BBC d’émettre sur le territoire rwandais pendant deux longs mois. Depuis elle défend mordicus, du haut de son Ministère des affaires étrangères, contre vents et marrées, le boucher de Kigali par une com bien huilée qui ferait passer le loup pour un vulgaire agneau d’abattoir.

Cette année-ci nous avons choisi de distinguer encore une femme par une palme d’or, symbole de la paix. La mère courage Victoire Ingabire Umuhoza le mérite. Le 16 janvier de cette même année 2010, malgré les conseils qui la dissuadaient de partir en enfer et ses collègues des FDU qui ont refusé de prendre le billet non-retour, a quand même décidé de prendre son avion pour défier l’homme qui a donné la mort à plus de 5 millions d’innocents rwandais et congolais. « Ça  ne peut plus durer », m’avait-elle dit, « on ne peut pas rester les bras croisés et penser que les choses vont bouger d’elles-mêmes ! » Oui d’accord mais quelles moyens allez-vous utiliser pour bouger l’homme qui est soutenu par les puissances internationales ? La « non-violence » m’a-t-elle répondu ! De mémoire d’homme, seul le Mahatma Gandhi a réussi avec cette méthode contre les colons Anglais, ai-je pensé ! Ah non ! Il y a aussi Mandela. Après plus de 50 ans de lutte de l’ANC et 27 ans d’emprisonnement de son leader Nelson Mandela, Martin Luther King qui l’a payé de sa vie ! C’est dur, mais est-ce jouable pour le Rwanda ? Le Dalaï Lama, depuis plus de 50 ans, n’a pas encore récupéré son Tibet natal ! C’est ainsi que je suis resté désarçonné et inquiet pour ce bout de femme qui croit toujours qu’elle va renverser le cours du monde par sa détermination et son sacrifice ! Effectivement, moi j’ai toujours pensé au pire, et c’est ce qui est en train de lui arriver, mais que rien ne changera sans le sacrifice suprême ! Et c’est Victoire Ingabire qui a décidé de porter la croix.

 

Oser parler, même au risque de sa vie

Depuis qu’elle est arrivée au Rwanda, beaucoup de choses ont changé, elle a quand même pu mettre les gens dans la rue pour manifester contre le pouvoir en place. Les partis d’opposition ont pu faire une coalition qui a fait peur au Führer de Kigali, qui les a tous embastillés. Nous avons vu débarquer dans l’arène l’avocat Peter Erlinder, non sans avoir fait sa dernière prière dans un colloque à Bruxelles au mois de mai 2010. Car le tyran de Kigali n’avait pas oublié son départ précipité d’Oklahoma où une plainte avait été déposée contre lui par le célèbre avocat. L’arrestation de Peter Erlinder était une goutte d’eau qui a fait déborder le vase pour la communauté internationale. Désormais la communauté internationale voyait l’homme qui se targue d’avoir arrêté le génocide sous son vrai visage de tueur, de dévoreur des libertés publiques. Peter Erlinder s’en est sorti grâce à l’intervention du Département d’Etat américain. Comme nous l’a dit V. ingabire dans une interview qu’elle nous a accordée dans sa captivité :

« Notre présence au Rwanda a tout d’abord démystifié le régime. En moins de 6 mois, les opinions ont changé. Les gens se sont soudainement rendu à l’évidence que les miracles du régime n’étaient que le fruit de l’imagination. Les langues se sont déliées et la population a commencé à oser. Oser réclamer (comme questionner la légitimité de payer une cotisation spéciale pour le FPR ou même pour l’organisation des élections), oser parler, même au risque de sa vie. Pour la première fois depuis juin 1994, on peut parler d’une opposition qui ne cède pas au chantage et qui  fait sauter les interdits. »

Mais Victoire Ingabire sera interdite de participation aux élections présidentielles. Cela je le lui avais fait également remarquer au mois de janvier qu’elle ne devait pas s’attendre au changement de régime au mois de septembre 2010. J’ignore si elle y croyait elle-même. Entretemps Kagame s’est fait réélire avec un score à la soviétique et l’on se demande pourquoi la communauté internationale par l’ONU interposée n’a pas marché sur Kigali pour déloger le dictateur qui a empêché à tous ses opposants de se représenter, comme elle se prépare à le faire en Côte d’Ivoire où le Président Gbagbo a pourtant laissé son grand rival se présenter et a laissé les élections se dérouler démocratiquement jusqu’à la fin, même si il a fait volte-face par une initiative anti-démocratique.

Néanmoins, beaucoup de choses ont changé pour le Rwanda dans l’opinion internationale, puisque nous avons vu paraître le Rapport Mapping sur les massacres au Rwanda et Congo entre 1993-2003 publié par le Haut Commissariat aux Droits Humains qui met lourdement en cause Paul Kagame pour le massacre de plus de 5 millions de victimes rwandaises et congolaises. Mais le dictateur est toujours en place, Victoire Ingabire est toujours en prison. Sa mission est-elle terminée ? Cela dépend encore du bon vouloir de Paul Kagame qui peut décider de la libérer, de la maintenir en prison ou de la liquider.

 

L’opposition rwandaise est-elle incapable de transformer l’essai Victoire Ingabire ?

Nul doute, l’arrivée de Victoire Ingabire a transformé l’opinion internationale mais aussi le paysage politique rwandais sclérosé entre les divisions de  l’opposition active à l’extérieur du Rwanda et le dictateur-génocidaire  rwandais Paul Kagame qui impose toujours aux Rwandais son régime répressif. Il y a une certaine prise de conscience l’intérieur que les choses peuvent et doivent changer, mais les divisions ont persisté à l’extérieur. Le départ de Victoire Ingabire a montré que son bureau n’a rien planifié ni à moyen ni à long terme, sinon attendre la réaction de la communauté internationale et le bon vouloir de Paul Kagame d’emprisonner ou d’assassiner  Victoire Ingabire. Déjà la cacophonie qui s’est installée au lendemain du départ de la présidente, a montré que le bureau des FDU n’était pas lié corps et âme à la démarche de leur chef de file. D’où ils ont dû créer une structure parallèle dénommée « comité de soutien ». La formation d’un comité de soutien aurait été logique si l’initiative était pilotée par des personnes qui ne font pas partie des FDU, en tous cas pas de son bureau.

 

Si les divisions persistent, il n’y aura pas de changement

Ce sont les divisions au sein des FDU et dans l’opposition en général qui font que la démarche de Victoire Ingabire ne soit pas fructueuse. Pourtant le dictateur ne manque pas de leur laisser du grain à moudre. Les récentes défections d’officiers supérieurs dont le Général Kayumba Nyamwasa, auraient permis de penser que les choses allaient changer à Kigali, non plus par les élections comme l’aurait souhaité Victoire Ingabire, mais par un coup de force, qui selon moi ne ferait qu’empirer les choses. Car le Général Kayumba Nyamwasa, allié d’origine de Paul Kagame, n’est pas un tendre.  Il avait déclaré à une télévision française ceci en parlant de ses adversaires :

« Quand je parle de neutralisation, en fait, mon objectif est de les frapper sur le champ de bataille et de les tuer, pas les arrêter. Quand je vais en opérations, je n’y vais pas pour faire des arrestations. Je dis à mes soldats: vous devez parfaitement viser, vous devez tirer pour tuer, pas pour arrêter. Je suis en opérations, je ne fais pas un travail de police ici. Mais en même temps nous avons des prisonniers… »

Jusque là les partis d’opposition surtout armée, ont cherché à récupérer ce tueur de renom qui a écumé l’ancienne préfecture de Ruhengeri avec sa soldatesque en tirant sur tout ce qui bouge. Dommage pour le Rwanda que l’on soit obligé à recourir à des criminels pour changer les choses. La formation d’un nouveau parti politique RNC (Rwanda National Congress)  par le même Général Kayumba Nyamwasa et d’autres, a peut-être calmé les appétits de ceux qui pensaient pêcher le gros poisson. Mais c’est là aussi la faiblesse de l’opposition surtout de l’extérieur. Multiplier les sigles des partis politiques va à l’encontre d’une union qui devrait mobiliser et dynamiser les déçus d’un manque de cohésion dans la démarche de l’opposition extérieure. Même le « rêve » de Rukokoma alias Faustin Twagiramungu (c’est le nom de son nouveau parti : « Rwanda Dream Initiative ») risque de virer au cauchemar pour les Rwandais, surtout si sa démarche ne vise pas à aborder les autres partis politiques en vue d’organiser un accompagnement de l’action de Victoire Ingabire Umuhoza. L’on sait que le vieux routier de la politique rwandaise n’aime pas les seconds rôles, quand il n’est pas devant, il préfère quitter. C’est ainsi qu’il a quitté une coalition qui a précédé la formation des FDU, botté aux fesses par Eugène Ndahayo qui lui contestait le leadership de l’ancien parti fondé par Seth Sendashonga, les FRD (Forces de Résistance pour la Démocratie). Impossible de croire que les deux anciens alliés puissent se remettre ensemble pour des actions communes d’accompagnement de  l’initiative de Victoire Ingabire. Et c’est ainsi que la communauté internationale continuera à croire qu’il n’y a pas de rechange au régime sanguinaire de Paul Kagame.

 

 

Eugène Shimamungu

www.editions-sources-du-nil.fr

27/12/2010

Aurore Bergé, UMP, responsable sur tweeter du bluff de la victoire de Ouattara le 29 novembre

Alterinfo.net

Aurore Bergé, ambitieuse candidate en 2008 à la direction des Jeunes populaires de l’UMP

Lundi 29 novembre 2010. La Côte d’Ivoire se réveille en comptant les bulletins de vote. La France, les Ivoiriens de France, les Africains de France sont dans l’expectative. Les votes de la diaspora française étant annulés, la question tient en une hypothèse : les bédiéistes historiques sont-ils vraiment aller voter pour Ouattara ? Les premiers taux de participation, à 70-71 %, donnent à penser que non… En-dessous des 80 % de participation, ceux du premier tour, chacun sait qu’ADO n’a à peu près aucune chance. Il a besoin d’un report complet et total des suffrages du PDCI.
Lundi 29 novembre 2010. Peu après 15H. Des observateurs particulièrement attentifs, français, 24presse.com, voient passer sur tweeter une annonce à cet instant extraordinaire… “Victoire de Ouattara en Côte d’Ivoire, avec 55 %”. Il s’agit déjà d’une reprise de reprise de reprise… Patiemment, ils remontent le fil et finissent par tomber sur “la première occurence d’un résultat en Côte d’Ivoire”… Et donc sur l’identité du responsable… Aurore Bergé. Quelques recherches plus tard, le portrait s’esquisse : jeune responsable ambitieuse de l’UMP en région parisienne. En 2008, elle s’est présentée à la direction des Jeunes populaires (battue par Benjamin Lancar). Ces derniers temps, elle s’est rapprochée de Valérie Pécresse. Mais d’où qu’on la considère, pas le début d’un lien, ni avec la Côte d’Ivoire, ni avec l’Afrique, la Coopération ou la Francophonie.
À peine contactée, elle bredouille, s’excuse, efface immédiatement le message coupable… comme accablée soudain par l’importance de l’acte qu’elle vient de commettre. Sa source ? Une connaissance en Côte d’Ivoire… Hasard merveilleux qui fait tomber une telle “information” sur une jeune responsable de l’UMP. Qui l’apprenant n’a rien de plus urgent à faire que de la répercuter. Et sur tweeter. Au lieu de simplement vérifier.

Lundi 29 novembre 2010. Soirée. Paris. Lors d’un gala humanitaire organisé par l’Amref, auquel prenaient part divers artistes et gens de médias, la rumeur se répandait, déjà (jusqu’à arriver au Gri-Gri), d’une victoire de… Ouattara !
Mardi 30 novembre 2010, dans les médias et les élites, la victoire de Ouattara a gagné la bataille.
Qu’importe, à partir de là, les (finalement) 71 % de participation qui rendent toujours arithmétiquement impossible la victoire de Ouattara. Qu’importe les incidents, passages à tabac et empêchements de voter au nord pour les gbagbistes. Un Coréen de l’ONU et une Française de l’UMP ont décidé que Ouattara a gagné…

http://www.legrigriinternational.com/

27/12/2010

Elections en Cote d’Ivoire : la main de la Francafrique

24/12/2010

Meilleurs voeux de noel et du nouvel an 2011

22/12/2010

DÉCLARATION LIMINAIRE DE LA DÉFENSE DE M. BEMBA

Le texte ci-après est une transcription non officielle de la déclaration liminaire de la Défense lors de l’ouverture du procès de Jean-Pierre Bemba devant la Cour pénale internationale (CPI), le 22 novembre 2010. M. Bemba rejette les cinq chefs d’inculpation qui lui sont reprochés. La déclaration a été prononcée par l’avocat principal de la Défense, Nkwebe Liriss.


Les accusations portées contre M. Bemba n’ont absolument aucun fondement. Sauf erreur de ma part, il semble que 42 millions d’euros ont été nécessaires pour mener une enquête de 5 ans sur les crimes prétendument commis par Jean-Pierre Bemba, somme que les contribuables internationaux et les États parties devront payer. Pourtant, que sait-on aujourd’hui ? Cette enquête partiale et bâclée n’apporte aux juges aucun des éléments qu’ils sont en droit d’attendre, à savoir, aucune preuve telle qu’il ne subsiste aucun doute raisonnable.

Enquête bâclée, ai-je dit. Telle est la conclusion à laquelle la Cour a abouti lorsque la chambre concernée a rejeté les requêtes déposées par l’Accusation d’émettre un mandat d’arrêt à l’encontre M. Bemba. Voici donc le premier désaveu : les éléments de preuves n’étaient pas suffisants. Pour résoudre ce problème, le procureur choisit de recourir à la ruse : le bruit s’était répandu que M. Bemba s’apprêtait à fuir. Depuis 2008, la Défense n’a cessé de réclamer les preuves alléguées de la fuite imminente de M. Bemba, en vain.

Enquête bâclée, disais-je. Lors de l’arrestation de M. Bemba, l’Accusation ne s’appuyait que sur 22 témoignages pour prouver l’existence d’un millier de cas allégués de viols, la destruction de l’économie tout entière de la République centrafricaine et le transfert de biens de ce pays vers la République démocratique du Congo.

Enquête bâclée, je le répète. Lors de l’audience de confirmation des charges, la Chambre préliminaire a été amenée à demander à l’Accusation de refaire son travail, car le crime allégué ne dérive pas d’une participation conjointe. M. Bemba n’a pas commis de crime directement et, si ces crimes étaient avérés, sa responsabilité ne relèverait pas de l’article 25-3-a mais de l’article 28-a : M. Bemba n’a pas commis de crime individuellement, en tant que coauteur avec M. Patassé ; d’après les juges auteurs de l’arrêt, il semblerait plutôt qu’il soit accusé d’imprudence dans l’exercice de son commandement et de tolérance vis-à-vis du risque de commission de crimes.

Deuxième point de désaccord : j’ai dit que cette enquête était partiale. L’Accusation n’a pas respecté la décision rendue par la Chambre préliminaire. L’Accusation a écrit noir sur blanc qu’elle estimait que la responsabilité partagée avec M. Patassé, au sens de l’article 25-3-a, était le point primordial. L’Accusation n’a fondé ses arguments sur le principe de la responsabilité de commandement que comme solution alternative.

D’après cette argumentation particulière, l’Accusation aurait dû incriminer également le coauteur, M. Patassé. Imaginez donc la surprise de la Défense et du monde entier lorsque le Procureur expliqua à la presse, par l’intermédiaire de son assistante Melle Bensouda, qu’aucune preuve compromettante n’avait été trouvée à l’encontre de M. Patassé.

20/12/2010

Lettre de Laurent Gbagbo à Ban Ki Moon

Source : Abidjan.net

Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Alcide Djédjé Ilahiri, a écrit une lettre au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki Moon, au nom du président de la République, Laurent Gbagbo, pour demander le départ du pays des forces onusiennes et françaises déployées en Côte d’Ivoire.

Monsieur le Secrétaire Général,

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) est une opération de maintien de la paix créée par la résolution 1528 (2004) du 27 février 2004 du Conseil de Sécurité, après qu’une tentative avortée de coup d’Etat le 19 septembre 2002 se fut transformée en rébellion armée, donnant lieu à une partition de fait du territoire ivoirien. Le mandat de l’ONUCI, dont la composante militaire est aussi appelée Force impartiale, consistait en substance à désarmer et à démobiliser les rebelles et à accompagner les acteurs politiques et militaires ivoiriens dans leur volonté de cesser toute belligérance et de s’inscrire dans un processus de paix et de réconciliation (Voir Résolution 1528, art. 6).

Cependant, la mise en œuvre du mandat de l’ONUCI a été ponctuée par de nombreuses prises de position et d’agissements partiaux qui ont été régulièrement portés à votre connaissance. Plus particulièrement, l’élection présidentielle qui s’est tenue les 31 octobre et 28 novembre 2010 a donné lieu à plusieurs cas graves d’ingérence, d’abus de pouvoir et de partialité dont je vous fais ci-dessous, une liste non exhaustive :

1. Le 29 novembre 2010, au lendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle, vous avez instamment invité “les candidats et les parties à respecter la loi en matière de règlement des différends électoraux”. Malgré cela, en violation de la loi électorale ivoirienne, au mépris des institutions de la République de Côte d’Ivoire et de toutes les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, votre Représentant Spécial a déclaré ne reconnaître que les résultats provisoires donnés par le Président de la Commission électorale dans l’illégalité la plus totale ;

2. La chaîne de radio de l’ONUCI dénommée “ONUCI FM” s’est érigée en relais médiatique du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), passant à longueur de journées des émissions incitant à la haine, au non respect de la décision du Conseil Constitutionnel et à la désobéissance civile;

3. Le jeudi 16 décembre 2010, dans le cadre d’une marche annoncée comme pacifique par le RHDP, les faits suivants ont été relevés :
Des soldats membres des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), constituant de fait le bras armé du RHDP et habillés en tenues militaires des casques bleus (comme en témoignent clairement les images du journal de 20 heures de la chaîne de télévision française TF1 en date du 16 décembre 2010) ont attaqué à l’arme lourde un point de contrôle des Forces de l’ordre situé à la périphérie de l’Hôtel du Golf à Abidjan, quartier général de campagne de Monsieur Alassane Ouattara ;

A Tiébissou, Bangolo, Logoualé et Duékoué, les FAFN qui ont attaqué les positions des FDS ont été ravitaillés en armes et en munitions par les véhicules et les hélicoptères de l’ONUCI ;
A Yamoussoukro, c’est avec les véhicules de l’ONUCI qu’étaient transportés les manifestants du RHDP à travers la ville pour leurs rencontres et leurs actions violentes contre les forces de l’ordre ;

Il est regrettable que toutes ces actions aient contribué à alourdir le bilan enregistré au cours des manifestations du 16 décembre 2010 : 20 morts dont 10 éléments des Forces de l’ordre tués par balles ou brulés vifs à leur domicile. Les faits de collusion rapportés ci-dessus nous incitent à penser que les armes et particulièrement les munitions dont se sont servies les FAFN leur ont été fournies par l’ONUCI, laquelle déclarait dans un rapport intitulé Processus DDR/SSR en Côte d’Ivoire en date du 30 septembre 2010 que les FAFN ne disposaient d’aucune munition. En vertu de ce qui précède, l’Etat de Côte d’Ivoire considère que l’ONUCI s’est rendue coupable de graves dérapages qui font d’elle indubitablement un agent de déstabilisation ayant contribué à diviser davantage le peuple ivoirien.

Tous ces faits n’étant pas de nature à ramener la paix dans le pays, le Gouvernement ivoirien considère que l’ONUCI a largement failli à sa mission en posant des actes qui ne sont pas conformes à son mandat. Comme nous l’avons souligné en plusieurs occasions, la Côte d’Ivoire demeure jalouse de sa souveraineté et de la maitrise des étapes devant la conduire sur le chemin du développement. C’est dans cette optique que nous avions souhaité en son temps, que la Côte d’Ivoire ne figure pas à l’agenda de la Commission de Consolidation de la Paix, afin de rester maîtresse de notre destin.
Monsieur le Secrétaire Général,

Les nombreux efforts déployés par la communauté internationale, notamment par l’ONU, pour aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise où elle est plongée depuis la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 n’ont pas échappé au peuple et au Gouvernement ivoiriens ; aussi voudrais-je en cette circonstance vous exprimer nos remerciements les plus sincères. Toutefois, en raison des faits évoqués plus haut, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le Président de la République de Côte d’Ivoire demande le départ immédiat de l’ONUCI (y compris les forces françaises qui la soutiennent) du territoire ivoirien. Cela implique tout naturellement que la Côte d’Ivoire ne souhaite pas le renouvellement de cette Opération qui expire le 20 décembre 2010. Je vous saurais gré des dispositions que vous voudrez bien prendre aux fins de mettre en application dans les meilleurs délais cette décision du Gouvernement ivoirien. Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’assurance de ma très haute considération.

Alcide DJEDJE ILAHIRI

Son Excellence
Monsieur BAN KI MOON,
Secrétaire Général de l’Organisation
des Nations Unies
NEW YORK

20/12/2010

Les deux Présidents de la Cote d’Ivoire : Le regard de Maître Marcel Ceccaldi avocat

La Côte d’Ivoire a 02 Présidents.L’un reconnu à l’international et l’autre par le conseil constitutionnel de C.I.Maître Marcel Ceccaldi avocat à Paris donne son sentiment au journaliste Joël Ettien. Paris le lundi 06 Décembre 2010.

18/12/2010

17.12.2010 : Coupe du monde des Clubs 2010 : La bataille approche pour le TP Mazembe

A quelques heures d’une finale légendaire face aux Italiens de l’international Milano, les Corbeaux restent détendus est prêt à se lancer à l’assaut des champions d’Europe ce samedi 19 décembre au Zayed Sports City d’Abu Dhabi à 17 heures TU.

Ce vendredi à la dernière séance d’entraînement, le groupe qui affiche complet avec le retour du milieu de terrain SUNZU STOPPILA absent en demi-finale suite à un deuxième carton jaune suivi d’un rouge au cours du match face à Pachuca, qui lui a privé du prochain match. Le Zambien reprendra sa position du milieu défensif permettant ainsi à Hugues BEDI d’appuyer la ligne d’attaque, laquelle reste à ce jour étincelante après deux sorties, a inscrit trois splendides buts.

Aucun détail n’a été négligé à la veille de cette finale, Lamine NDIAYE est resté aux aguets analysant et mettant sur pied une stratégie d’appoint afin d’arriver à bout d’une équipe de l’Inter Milan qu’il respecte.

Se referant au parcours des Corbeaux cette saison à Abu Dhabi, NDIAYE ose croire que tous ses adversaires à la coupe du monde des clubs sont très expérimentés au regard de leurs casquettes des champions des confédérations. Pachuca du Mexique et Sporting club   Internacional Porto Alegre du Brésil qu’il a affronté regorgent des talents, des équipes qui ont des effectifs bien rodés avec des joueurs originaires des grands pays du football d’Amérique et qui sont passés par des clubs européen ne citons que le capitaine BOLIVAR de Porto Alegre qui a été chez MONACO, précise le coach du TP Mazembe ; voire son équipe renverser ces deux clubs prouve à suffisance que Mazembe s’est bien préparé enfin de dérouté tout adversaire parce qu’à la recherche d’une notoriété au monde, souligne-t-il.

Joseph Sepp Blatter, Président de la FIFA, a réagit face à la performance des Corbeaux

Le football africain dit ce jour de haut niveau a aussi suscité la réaction du président de la FIFA, le suisse Sepp BLATTER. « … Je vais simplement exprimer un très profond compliment au TP Mazembe qui sort du lot en réussissant à dominer l’Afrique en 2009 tout comme en 2010. Deux années successives gagner la ligue des champions de la CAF en surclassant des grandes équipes de l’Afrique du nord. C’est vraiment un champion en 2010 qui démontrent aux yeux du monde la capacité des joueurs africains … »

Des propos qui ne laissent pas indifférents le chef des troupes à Abu Dhabi, Moïse KATUMBI président du club. Le boss des Corbeaux qu’entouré le numéro un de la Fédération Congolaise de Football Association FECOFA en sigle, Constant OMARI, a tard dans la soirée du jeudi 16, réunit tous les joueurs cela avec comme objectif tel que fixé depuis l’ouverture de cette compétition, rappeler aux brillants ambassadeurs de l’Afrique que le continent court derrière un trophée qui reste à notre portée.

Ils restent sereins ces vaillants corbeaux à quelques heures de cette finale, la finale est à nous.

« Impossible n’est pas Mazembe ».

17/12/2010

Les Français dénoncent le complot contre la Cote d’Ivoire

17/12/2010

Sarkozy le gendarme de l’Afrique donne un ultimatum au Président ivoirien Laurent Gbagbo

 

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