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AUJOURD’HUI, C’EST SON 6EME  JOUR EN DETENTION.

Mme Victoire Ingabire Umuhoza a été de nouveau présentée à la Cour de GASABO pour un nouvel interrogatoire serré sur les accusations portées contre elle. Malgré son état visiblement faible, la police l’a amenée et retournée dans un convoi de pick-up ouvert, toujours dans les menottes. C’a été un long interrogatoire de 6-7 heures ! Elle est censée de nouveau comparaître demain à 14:00 pour une confrontation avec le témoin clé préparé par les services secrets de l’Etat.

Certains de ses collaborateurs ont été harcelés sur place avant d’être fouillés par des agents des services de sécurité. Les services de renseignement militaire ont obligé la collègue de Mme Ingabire à donner une liste de médicaments qu’elle prend normalement quand elle est malade. Au lieu de l’amener à l’hôpital ou de lui permettre de voir un médecin indépendant, ils préfèrent juste lui acheter des médicaments en vente libre, sans aucun examen ni prescription médicale.

 

La charge criminelle recyclée est maintenant presque formulée : création d’un groupe terroriste CDF.

 

La Coalition de Forces Démocratiques (CDF), un mouvement rebelle inconnu, sans base, sans aucune direction, sans aucun programme clair,  parce qu’il n’existe tout simplement pas.

Aucun membre des FDU-INKINGI qu’il soit de l’intérieur ou de l’extérieur du Rwanda n’en a jamais entendu parler. Seul le régime semble avoir une mine d’informations et une multitude de témoins, ayant tous en commun d’être des ex-FDLR rapatriés, démobilisés ou non.

Cette accusation change continuellement. Quelques témoins allèguent que le prétendu groupe terroriste est une aile militaire des FDU-INKINGI en construction tandis que d’autres disent qu’il opère déjà quelque part dans l’Est de la République Démocratique du Congo comme une branche des FDLR, curieusement composée par ses déserteurs. Ni les forces de la MONUC déployées et opérant dans cette région, ni celles de l’Armée de la République Démocratique du Congo ne semblent savoir quoi que ce soit sur l’existence de cette CDF.

Ce qui est clair c’est que les témoins préparés par les services de sécurité de l’Etat semblent avoir une quantité énorme de preuves pour l’accusation : des appels téléphoniques, des courriers électroniques, des transferts d’argent, des fausses identités multiples, des facilités de mouvement et des nombreux contacts au Rwanda où chacun connaît l’omniprésence d’agents secrets et des services de sécurité. Le témoin clé actuel, le Commandant Vital UWUMUREMYI, a rencontré des officiers chargés de la sécurité et effectué des missions dans le pays et à l’extérieur, depuis février 2010, en leur nom. Voilà la personne qui aide présentement le régime pour garder Mme Victoire INGABIRE en prison.

 

FDU-INKINGI

KIGALI.