Archive pour juillet, 2010

30/07/2010

Africa Calls upon Obama: Do not recognize Kagame’s Election

Support real freedom and democracy in Africa

by the Africa Faith and Justice Network, Friends of the Congo, Hotel Rwanda/Rusesabagina Foundation, International Humanitarian Law Institute of Minnesota, Institute for Policy Studies, Mobilization for Justice and Peace in Congo

Source: San Francisco BayView

President Obama said, in his 2009 speech in Accra, Ghana, that America should support strong institutions and not strong men. However, in the case of Rwanda, this has been no more than rhetoric. Rwandans, like most Africans, cheered Obama’s election, hoping that it might signal a new, more peaceful and cooperative relationship between the U.S. and Africa, but Obama has expanded AFRICOM, the U.S. Africa Command, and now he remains silent as Rwanda’s strongman, President Paul Kagame, prepares a sham presidential election to retain his brutal grip on power.

On Aug. 3, in Washington D.C., we, Africa advocates, will gather at the National Press Club to call on President Obama and the U.S. State Department not to recognize the legitimacy of Rwanda’s upcoming Aug. 9 election results and to stop militarizing Africa and supporting repressive regimes.

“The U.S. policy has been to support strongmen,” says Maurice Carney, executive director of Friends of the Congo. “And at the head of the class is Paul Kagame, who has received military support, weapons, training and intelligence and as a result has been able to invade its neighbor, the Democratic Republic of Congo, and sustain proxy militia fighting there to rob the Congolese people of their natural resources. He has contributed to the death of over 6 million people in Congo and to the destabilization of Africa’s whole Great Lakes region.”

Assassinations, arrests, disappearances, imprisonment and torture of both politicians and press critical of Kagame have led up to Rwanda’s Aug. 9 presidential polls, and now the question is not “Will Rwanda’s August 2010 election be free and fair?” but “How much more violence will the population suffer from Rwandan police, military and security operatives?”

And how much longer will President Obama continue to support the brutal Kagame regime in the heart of Africa, even though 40 of Kagame’s top officers and officials have been indicted in both Spanish and French courts for war crimes, crimes against humanity and genocide? Kagame himself has not been indicted by these courts but only because he is a sitting head of state and indictment would therefore be a declaration of war.

“Kagame is doing everything he can think of, including killing journalists, jailing and torturing political opponents and denying political opponents their constitutional right to register their parties to exclude them from the election. Because as soon as he loses the presidency, he is likely to be tried for all the mass killings he ordered,” says Rwandan exile, writer and activist Aimable Mugara, who now lives in Toronto.

All the viable opposition has been kept out of the election, but four Kagame allies have agreed to stand so as to make it appear that Rwanda is having a real election.

Leading presidential candidate Victoire Ingabire Umuhoza, who was arrested and indicted on trumped up charges to prevent her from registering to run against Kagame, has said that she will not vote and has urged other Rwandans not to vote either. “We know that the military and police will use violence against the population,” Ingabire said, “but we have to fight for our rights. There is no reason to vote if you don’t have a choice.”

In May, Assistant Secretary of State for African Affairs Johnnie Carson announced that the U.S. government plans to send a dozen teams of election observers to Rwanda before the Aug. 9 polls, but many Rwandans now say they will only be wasting U.S. taxpayers’ money.

“There is no reason to vote if you don’t have a choice.” – Victoire Ingabire Umuhoza

“Why do people seriously think of going there to observe elections?” asked Charles Kambanda, an American of Rwandan origin, former member of Kagame’s RPF Party and former professor at Makarere University in Kampala, Uganda. “Which elections are they going to observe? There is nothing to be observed, because what we have is a one-man show. What we have is a situation where the government has created the so-called opposition.

“The RPF has kicked out all the real opposition leaders. They are either under house arrest, like Victoire Ingabire, or in prison or they are already dead or they are in exile.”

“Foreign election observers planning to go to Rwanda to observe the ‘election’ this August are wasting time and money,” said Aimable Mugara. “I would recommend that they stay in their countries and write their reports based on all the insane actions Gen. Kagame’s ruling party has taken since the beginning of this year, actions that make this so-called election null and void.”

The United States government has provided not only election observers but also over $1,034,000,000 in United States taxpayer-funded foreign assistance to Rwanda since 2000. An additional $240,200,000 is proposed in the president’s fiscal year 2011 budget.

24/07/2010

Rwanda: le silence assourdissant de l’Occident (encore…)

Cyberpresse

À l’approche des élections présidentielles du 9 août 2010, le régime de Kigali multiplie les assassinats, les emprisonnements et d’autres formes de répression.


Le 14 juillet, le vice-président du Parti Démocratique Vert, André Kagwa Rwisereka, a été retrouvé mort, son corps quasiment décapité. Peu de temps avant ce meurtre crapuleux, le régime de Paul Kagame avait perpétré d’autres graves violations des droits de la personne, notamment l’assassinat du journaliste indépendant Jean Léonard Rugambage, l’emprisonnement de Me Bernard Ntaganda et de Déo Mushayidi, respectivement présidents du Parti Social-Imberakuri et du Pacte de Défense du Peuple, la mise en résidence surveillée de la présidente des Forces Démocratiques Unies Mme Victoire Ingabire et l’emprisonnement pendant une vingtaine de jours de son avocat américain, le professeur Peter Erlinder, ainsi que la tentative d’assassinat en Afrique du Sud du général Kayumba Nyamwasa.

Cette répression des opposants et des journalistes indépendants a été fortement dénoncée par les grandes organisations de défense des droits de la personne et de la société civile tels que Amnesty international, Human Rights Watch et Reporters Sans Frontières. Certaines d’entre elles ont même recommandé aux bailleurs de fonds de suspendre leur soutien au régime de Kigali et de cesser leur appui financier aux prochaines élections présidentielles. Mais ce qui est inquiétant, c’est le silence assourdissant de ces bailleurs de fonds et des gouvernements occidentaux alliés du régime de Kigali. Même le gouvernement canadien, qui a appuyé la candidature du Rwanda pour son entrée au Commonwealth en soutenant que «le Commonwealth est bien placé pour aider le Rwanda dans le renforcement de ses institutions démocratiques», s’est jusqu’à présent muré dans un mutisme total. Pire encore, certains grands acteurs de la scène internationale qui sont supposés garantir le respect des valeurs démocratiques et la défense des droits de la personne se sont érigés en promoteurs de Paul Kagame au moment même où il tue et emprisonne ses opposants à tour de bras. Ainsi, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, l’a nommé pour coprésider la réunion du 15 juillet dernier sur les Objectifs du millénaire pour le développement et il a fallu d’énormes pressions de la société civile et des partis politiques espagnols pour que le président José Luis Zapatero renonce à s’afficher avec celui qu’ils considèrent comme un «présumé génocidaire».

La passivité et la complaisance de la communauté internationale face aux graves violations des droits de la personne au Rwanda sont d’autant plus inquiétantes qu’elles ont déjà démontré dans le passé leurs terribles conséquences. De fait, c’est la non-intervention de la communauté internationale qui a permis l’exécution du génocide rwandais de 1994. C’est cette même passivité qui a conduit à l’extermination en République Démocratique du Congo de plus de 5 millions de personnes lors des guerres initiées par l’armée de Paul Kagame en 1996 et en 1998. C’est aussi elle qui a permis l’assassinat au Rwanda de nos compatriotes canadiens, en l’occurrence le frère François Cardinal, les pères Claude Simard et Guy Pinard, Madame Hélène Pinsky ainsi que celui de beaucoup d’autres citoyens de pays occidentaux.

Les mêmes causes créant les mêmes effets, si les gouvernements qui ont une influence sur le régime de Kigali continuent d’être complaisants à son égard, il est n’y a aucun doute que d’autres drames vont survenir et qu’ils n’affecteront pas seulement les malheureux Rwandais.

Un autre danger de la complaisance de nos gouvernements en occident vis-à-vis de la répression des opposants au régime de Kigali est la contradiction qu’elle introduit dans la justification de l’envoie de nos forces armées là où les valeurs dans lesquelles nous croyons sont bafouées. Comment continuer à avancer avec crédibilité l’argument de démocratie et de défense des droits de la personne pour justifier la présence de nos soldats en Afghanistan tout en restant de marbre devant la décapitation des opposants au Rwanda? Cette brèche créée par nos contradictions ne risque-t-elle pas de faciliter le recrutement chez nos adversaires et de mettre davantage nos concitoyens en danger?

Le peuple rwandais aspire à la démocratie et la diversité ethnique des leaders de l’opposition montre sans équivoque que cet idéal est porté autant par les Hutu que par les Tutsi. Même si le régime de Kagame tente de verrouiller cette issue, les gouvernements occidentaux ont les moyens de l’amener à négocier avec son opposition comme cela a été le cas au Burundi voisin. Mais voudront-ils relever ce défi ou préféreront-ils attendre d’autres drames pour encore exprimer des regrets?

Emmanuel Hakizimana
L’auteur est président du Congrès Rwandais du Canada.

21/07/2010

Paul contre Kagame

Morin Yamongbè – FasoZine/Tottem

Rien ne peut troubler le sommeil de Paul Kagamé dans la course à la présidentielle dans laquelle il vient de se lancer pour se succéder à lui-même. Sauf tremblement de terre, l’homme mince de Kigali est sûr de rempiler pour un autre mandat à la tête du Rwanda. L’homme est même certain de réussir le score stalinien de 95% qu’il a obtenu sans coup férir en 2003.

Qu’est ce qui pourrait bien empêcher Paul Kagamé de consolider son fauteuil, alors qu’il s’est ouvert un véritable boulevard, écartant de son passage tout et tous ceux qui sont susceptibles de constituer un obstacle pour ses ambitions de président incontesté?

Malgré la témérité qui pourrait être leur, la presse et les principaux opposants au régime manquent simplement d’espace pour s’exprimer. Ce ne sont pas les trois grandes formations de l’opposition dont deux ont été privées de leur enregistrement par le pouvoir, et une autre, en l’occurrence le Parti vert, qui pleure toujours la mort de son vice-président retrouvé décapité il y a quelques jours, qui diront le contraire.

Quant à Victoire Ingabiré, la présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), elle est interdite de tout mouvement, placée qu’elle est sous contrôle judiciaire, depuis son inculpation pour négation du génocide et complicité de terrorisme», deux armes fatales dont usent à merveille Kagamé contre ses adversaires qui ont la chance d’avoir la vie sauve.

Du reste, Bernard Ntaganda, le leader du PS Imbérakuri, lui non plus ne pourra pas battre la campagne qui vient d’être officiellement lancée ce mardi 20 juillet, de la cellule dans laquelle il est emprisonné il y a presqu’un mois.

Au finish, et comme presque partout en Afrique où la démocratie et particulièrement l’alternance sont prises en otage, Paul Kagamé, débarrassé de tous ses contradicteurs, ira en roues libres à la reconquête de son propre fauteuil, qu’il conservera. Lui et bien d’autres chefs d’Etat, avant et après lui, ignorent royalement qu’ «à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire».

20/07/2010

L’inconscient Koffi Olomide soutient l’homme qui a tué 6.000.000 de Congolais

Editions Sources du nil

L’inconscient Koffi Olomide soutient l’homme qui a tué 6.000.000 de Congolais et deux millions de Rwandais dans la campagne électorale du 9 août au Rwanda. Que ne ferait pas cet homme lorsqu’il a devant lui des espèces sonnantes et trébuchantes? A-t-il seulement conscience qu’il travaille pour le plus grand nazi africain après Hitler ou plus que Hitler lui-même. A-t-il conscience qu’il travaille contre son peuple, contre le peuple rwandais et contre le peuple congolais lui-même. Il est vrai qu’il est poursuivi en France pour  viol séquestration et détournement de mineurs et qu’il ne peut plus voyager. Le seul endroit où il peut ramasser des sous c’est le Rwanda! Là il peut se promener sans craindre d’être arrêté! Et cela s’entend, Paul Kagame aussi a deux mandats d’arrêts internationaux sur le dos s’il ne gagne pas les élections! Entre criminels (pardon présumés criminels), on doit se serrer les coudes!

KIGALI – Renowned Congolese musician, Koffi Olomide arrived in the country yesterday to perform at the official launch of the Rwanda Patriotic Front (RPF) presidential election campaign drive today at Amahoro National Stadium.

Speaking to journalists at Kigali International Airport, the musician said “I didn’t compose any specific song for the campaign because my music has a great message and suits all seasons.”

Jean Pierre Karabaranga, the head of the entertainment committee, said that the singer was approached and asked to perform and support the party’s campaigns.

Olomide, 54, who is also scheduled to perform during the biennial Pan- African festival  Fespad slated for July 24—31, said, “It is my pleasure to support the candidate, President Paul Kagame in the campaigns—I respect and admire him.”

20/07/2010

Paul Rusesabagina : Rwanda is a volcano waiting to erupt

here’s a link of Hotel’s Rwanda hero interview with CNN on Rwanda’s actual political situation:

click to open the link

20/07/2010

Les opposants dans la tourmente

Au Rwanda, la présidentielle, c’est le 09 août prochain, autant dire exactement dans 20 jours. Et, sauf tremblement de terre, le président Kagamé sortira avec au moins un score à hauteur d’homme : 1,80 mètre. Pour l’homme fort de Kigali, l’objectif à présent, c’est de faire le plein de voix avec au moins 95% de suffrages pour transcender les résultats de 2003 qui tournaient autour des 90%.

Cela est d’autant plus probable que toutes les personnalités qui avaient un poids réel sur l’échiquier politique national, et capables de faire un peu ombrage à l’homme fort de Kigali, ont été écartées de la course à la présidentielle. Tout en écartant ceux qui pouvaient encore le gêner, le général Kagamé s’est, dans le même temps, choisi des candidats de complaisance ou candidats accompagnateurs. Il ne faut tout de même pas aller à une présidentielle en solitaire !

Non, cela aurait pour conséquence de mettre la communauté internationale dans l’embarras, elle qui finance de bout en bout le processus ! Mais non content d’avoir écarté par des subterfuges juridico- politiques des présidentiables peu accommodants, Paul Kagamé tenterait de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui pourraient se mettre en travers de sa ferme intention de gouverner le Rwanda à sa guise C’est certainement pour cela qu’à l’approche de cette présidentielle le Rwanda est secoué par des assassinats, des arrestations et autres disparitions d’hommes politiques et de journalistes.

En tout cas, sauf à prendre le dur chemin de l’exil, elles ne seront pas nombreuses, les têtes de proue de l’opposition rwandaise qui auront la chance de vivre cette présidentielle. Il y a un mois, c’était le général Faustin Kayumba, ancien homme de confiance du président Paul Kagamé, qui échappait in extremis à la mort.

Ancien chef d’état-major de l’armée et tombé en disgrâce, il croyait être en lieu sûr en se réfugiant à Johannesburg, en Afrique du Sud, lorsque des sicaires faillirent lui ôter la vie en mitraillant son véhicule. Après l’assassinat du journaliste Jean–Léonard Rugambage, il y a une dizaine de jours, c’est l’opposant André Kagwa Rwisereka qui avait été retrouvé décapité et gisant dans une mare de sang dans un marais.

Vice–président du Parti vert démocratique, créé il y a moins d’un an, et qui rassemble les transfuges du Front patriotique rwandais, au pouvoir depuis 1994, sa formation politique n’avait jamais obtenu sa légalisation, ce qui, tout de go, l’a mise hors course pour la présidentielle du 09 août prochain.

Mais sa mort semble une suite logique des actes d’intimidation puisque l’infortuné André Kagwa Rwisereka avait déjà reçu des menaces de mort de quelques pontes du parti au pouvoir. Et qui parle de pouvoir au Rwanda parle de Paul Kagamé. Et comme ces meurtres et autres arrestations semblent pain bénit pour l’homme fort de Kigali, on n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur sur lui. Ici, personne ne doute de celui à qui profite le crime, même si, en pareille circonstance, les preuves sont difficiles à établir.

Mais pour Reporters sans frontières, il n’y a aucun doute sur le commanditaire de ces assassinats. C’est Paul Kigali qui en est à la base. C’est pour cela que l’organisation Reporters sans frontières a appelé l’Union européenne et les autres bailleurs de fonds internationaux à suspendre leur soutien au pouvoir rwandais.

C’est vrai qu’en soutenant financièrement cette mascarade électorale qui se trame à Kigali, la communauté internationale se rend complice de ce régime qui n’en finit pas de terroriser ses opposants. Alors, pourquoi soutenir une mascarade électorale pour une présidentielle pliée d’avance ?

La Rédaction

18/07/2010

Respinti in Libia. Le foto esclusive di Paris Match

MODICA, 28 giugno 2009 – Il 5 maggio 2009 a bordo della motovedetta italiana Bovienzo, che riportò a Tripoli 80 naufraghi salvati in alto mare, c’era anche il giornalista François de Labarre e il fotografo Enrico Dagnino, della rivista francese Paris Match. Una testimonianza esclusiva che vi riproponiamo mostrandovi questo video. E invitandovi a rileggere il loro articolo, tradotto in italiano da Internazionale: Immigrati: il sogno infranto. Qua invece trovate l’intervista al fotografo Enrico Dagnino.

17/07/2010

ICTR Defense Lawyers Condemn Murder of ICTR Lawyer Mwaikusa: Continuing Threats from Rwandan Government

July 16 –ARUSHA, TZ –The Bureau of the ICTR Association des Avocats de la Defense (ADAD), notes with sadness and alarm the murder of our ICTR colleague University of Dar es Salaam Law Professor Jwani Mwaikusa, who was shot to death at his home on July 14. Professor Mwaikusa had recently prevented the transfer of ICTR defendants to Rwanda on “lack of fair” trial grounds, and recently annnounced the appeal of his client’s July 3 conviction.

Our colleague’s murder is not an isolated incident. Within the past month, a prominent Rwandan opposition journalist was also shot to death in front of his home; a former Rwandan general survived an apparent assassination attempt in South Africa, where he is seeking asylum; the de-capitated body of the Rwandan Green Party Vice-president was found near his car two days ago, and, the Green Party’s President has been publicly threatened with assassination.

Hundreds of potential opposition candidates and supporters have been arrested or disappeared. Presidential candidate Victoire Ingabire was arrested on “genocide denial” charges for suggesting that both Tutsi and Hutu were victims during the 1990-94 civil war and genocide, as were her Dutch, U.S. and Rwandan lawyers.

The murder Dr. Mwaikusa also follows the illegal arrest of other lawyers representing alleged opponents of the Rwandan government. U.S. Law Professor Peter Erlinder on “genocide-denial” criminal charges, arising from his work in the ICTR Military 1 Trial, which acquitted four senior military officers on “genocide conspiracy” charges in February 2009, and his representation of Madame Ingabire. After Erlinder’s arrest, ICTR defense lawyers refusing to participate in proceedings and he was released in June after an international campaign.

But, the Rwandan government continues to refuse to recognize UN-granted immunity for Erlinder or other ICTR defense counsel. ICTR defense lawyer Peter Robinson (a former Assistant U.S. Attorney) has notified the court that meaningful defense of ICTR clients is not possible and he has asked to withdraw. Other ICTR defense attorneys are considering similar measures.

Rwandan government threats to ICTR defense counsel are also not isolated incidents. In 2006 ICTR defense lawyer Me. Gakwaya was arrested on a Rwandan “genocide” warrant when he arrived at the ICTR and he was forced to end his ICTR work. Many other defense team members have also been forced to give up the ICTR work, because of threats or arrest by the Rwanda government. The charges against Erlinder, the Mwaikusa murder and continuing threats against ICTR defense teams make in clear that ICTR defense team members cannot take their safety for granted anywhere in Africa.

In addition, during the past-2 months credible media reports have documented the systematic withholding of evidence helpful to the defense by the ICTR Prosecutor, which further deepens our concern because only the losing side in the Rwanda civil war has been prosecuted at the ICTR. The ADAD Bureau is deeply concerned that the impossibility of meaningful defense at the ICTR has now made the legitimacy of the ICTR, itself, an open question.

The ADAD Bureau calls on the UN Security Council to ensure the safety of ICTR defense teams, to undertake an independent of the Mwaikuza murder, and to re-establish the integrity of the Tribunal by fully disclosing evidence of crimes committed in Rwanda in 1994 by both the former and the current government of Rwanda. .

17/07/2010

Rwanda opposition figure calls for poll boycott

KIGALI (Reuters) – A leading opponent of Rwanda’s President Paul Kagame on Friday called for a boycott of next month’s presidential elections because she and a number of would-be candidates have been barred from standing.
Victoire Ingabire, the outspoken head of the unregistered United Democratic Forces party who faces charges of crimes linked to genocide denial, told Reuters Kagame faces little competition and is set to easily secure a second seven-year term.

“I will not vote and I will ask the population ‘don’t vote’ because we know before the election who will win,” she said in an interview.
She said her absence on the ballot paper would render Kagame’s victory illegitimate.
Kagame is widely lauded outside Rwanda with restoring stability and rebuilding the central African nation in the aftermath of the 1994 genocide, and for his bold ambition to transform Rwanda into a middle income country by 2020.
But his critics have frequently accused him of trampling on political and press freedoms. In the run-up to the poll, rights groups have said he is turning the screws on his opponents and showing signs of increasing repression.
“Elections do not mean democracy. If we want to start a democracy we have to allow an opposition to be active,” Ingabire said.
Kagame will compete against Damascene Ntawukuliryayo from the Social Democratic Party (PSD), Prosper Higiro from the Liberal Party (PL) and Alvera Mukabaramba from the smaller Party of Progress and Concord (PPC).
All three registered candidates, Ingabire maintains, are “stooges” of Kagame and head “satellite” parties of Kagame’s Rwandan Patriotic Front (RPF).
Ingabire questioned the independence of the National Electoral Commission and said voters would be coerced into which way to vote.
UNLEVEL PLAYING FIELD
“We will have the same scenario like in 2003 because nothing has changed. He has no candidate to compete with him,” Ingabire said. “People vote because authorities push them to go to vote and show who they have to vote for.”
In 2003, Kagame won over 90 percent of the vote.
Kagame has in previous media interviews suggested a Western-style democracy is not automatically appropriate for a nation like Rwanda recovering from a traumatic social upheaval. Instead he points to the considerable progress in health, education and infrastructure.
But the gruesome murder this week of a senior member of another emerging opposition party, an attack on his former army chief and the slaying of a critical journalist have alarmed diplomats.
Rwanda firmly denies being linked to the attacks and says Ingabire broke laws aimed at avoiding a repeat of the genocide, including stoking ethnic hatred.
Official campaigning begins on July 20.

17/07/2010

Espagne: Zapatero ne verra finalement pas Kagame vendredi

MADRID – Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ne rencontrera finalement pas vendredi le président rwandais Paul Kagame, dont la venue en Espagne est très critiquée, au cours d’une réunion de l’ONU sur les objectifs du millénaire, a-t-on appris officiellement jeudi soir.
Cette réunion du groupe de contact sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), coprésidé par MM Kagame et Zapatero, devait avoir lieu à la Moncloa, siège du gouvernement. Elle a été déplacée dans un grand hôtel de Madrid, a précisé à l’AFP un porte-parole gouvernemental.
L’Espagne sera représentée par son ministre des affaires étrangères Miguel Angel Moratinos à cette réunion à laquelle participera également le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Ce dernier sera reçu séparément par M. Zapatero, a-t-on précisé.
Un groupe d’ONG espagnoles, Amnesty international et plusieurs groupes parlementaires avaient vivement critiqué jeudi la venue à Madrid de M. Kagame et sa réception par M. Zapatero, alors qu’une enquête pour “génocide” vise en Espagne des militaires de son régime.
Interrogé à ce sujet, le porte-parole s’est contenté de préciser que la décision de déplacer la réunion à l’hôtel Ritz avait été prise jeudi et que la gouvernement espagnol considérait comme “suffisante” la présence de M. Moratinos.
Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait annoncé en juin la création du groupe de contact chargé de stimuler les efforts en vue de réaliser d’ici à 2015 les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), visant à réduire l’extrême pauvreté à travers le monde.
Un sommet sur ce thème est prévu en septembre au siège des Nations-Unies à New York.
La Coordination des ONG espagnoles pour le développement (Congde) avait dénoncé jeudi “le choix questionnable de M. Ban Ki-moon” d’élire M. Kagame pour co-diriger ce groupe et “la passivité du président Zapatero qui a accepté sans objection d’agir au côté d’un présumé génocidaire”.
Un juge espagnol a émis en février 2008 des mandats d’arrêt contre 40 militaires du régime rwandais, accusés de “génocide” et d’avoir fomenté des affrontements ethniques dans les années 90 afin de s’emparer du pouvoir et de mettre en place un “régime de terreur”.
Il leur est notamment reproché d’avoir assassiné des missionnaires et coopérants espagnols témoins de massacres.
Le juge Fernando Andreu avait lancé des accusations détaillées contre le président Kagame, sans le poursuivre en raison de son immunité de chef d’Etat.
Kigali avait vivement réagi à ces accusations qu’il avait formellement démenties.
©AFP
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